‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 46 sur 1479 · MONT · texte numérisé non relu

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369 Romanum II, par le Pape Damase, où l’on condamne Ursace et Valens. (TiLLE MONT.) Pagi met ce concile en 367,

310 ou environ. Alexandrinum, d’où saint Athanase écrit au Pape Damase pour le remercier de ce qu'il a condamné Ursace et Valens. Il voudrait qu’on en eût fait autant à Auxence de Milan : ce qui paraît avoir donné occasion au concile de Rome de 372.

372 In Cappadocia, en Cappadoce, vers le mois de juin. L'empereur Valens, ayant divisé la Cappadoce en deux provinces, établit la ville de Tyane pour métropole de la seconde. L’évêque de Tyane, en vertu de cette division, s'étant voulu attribuer le titre et les droits de métropolitain, saint Basile s’y opposa ; sur quoi l’on assembla ce concile, où l’on accorda les deux parties en multipliant les évêchés de la Cappadoce. ‘& Maran, Vita S. Basilii ; Mansi, Suppl. Conc. t. I.)

372 Romanum 111, sous le Pape Damase.

- Quatre-vingt-treize évêques ÿ excommunièrent Auxence de Milan, et y trailèrent de la consubstantialité du Saint-Esprit.

(PaGr.) Tillemont place ce concile à « un de 371.

372 Antiochenum, d'Antioche, par saint Mélèce, à la tête de cent quarante six évê-

ques. On y reçoit la Lettre synodique du Pape Damase, apportée par le diacre Sabin, auquel on en remet une autre pour ce Pape. C’est la quatre-vingt-douzième de celles de saint Basile. (Mansr, Suppl. Conc.

372 ou environ. MNicopolitanum, dans Îa

petite Arménie, sur les confins de la Cappadoce, par Théodose, évêque de celte ville. Saint Basile, comme il paraît par sa lettre 187, y assista, et y ayant ramené de ses erreurs Eustathe de Sébaste, il l’obligea de signer la profession de foi qui se trouve dans la lettre 77 de ce Père. Eustathe retourna depuis à ses erreurs. Où traita vraisemblablement aussi dans ce concile de l’état des Eglises d'Arménie, dont saint Basile et Théodose avaient été nommés Visiteurs par le comte Terentius.

(Editio Veneta, t. 1, p. 1056.)

374 Valentinum, de Valence en Dauphiné,

le 12 juillet, On ; fit quatre canons, dont le quatrième est: Qu'il n’est pas plus permis de porter faux témoignage contre sotméme que contre un autre. (PaGi.) Le Père Mansi rapporte ce concile à l’an 375, mis mal, puisqu'il est daté du consulat de Gratien et d’Equitius.

374 Romanum, le quatrième sous le Pape

Damase, contre Apollinaire et Timothée, qui prétendaient que Jésus-Cbrist n'avait point d'âme humaine, mais que le Verbe de Dieu animait son corps, etc. (Voyez PGr, qui rectifie plusieurs historiens sur ce concile.)

375 Illyricum, de l'Ilyrie, où l'on décide que

le Fils et le Saint-Esprit sont une même substance avec le Père. L'empereur Valentinieu confirma le décret de ce concile par un rescrit portant ordre de publier partout la Trinité consubstantielle, (D. Ceizuier } Pagi met ce concile en 372 ou 373, Hurdoin en 374.

375 * ou environ. Ancyranum, d’Ancyre en

Galatie, où le préfet Démosthène, à l’instigation des ariens, fait déposer Hypsius, évêque de Parnassée et non d’Ancyre.

(Mansi, Suppl. Conc., t. I.)

375 * ou environ. Nyssenum, de Nysse dans

le Pont, où saint Grégoire de Nysse est condamné, quoique absent, et déposé sur les accusations des ariens. (Maxsi, ibid.)

375 Romanum V, par le Pape Damase, où

l’on condamne Lucius, usurpaleur dü Siége d'Alexandrie. (Mansr, tb.)

375 * Puzense, de Puze où Pépuze en Phry-

sie, par les aétiens, où l’on décide quil faut célébrer la Pâque avec les Juifs. (Edit. Venet., t, IL.) Fabricius met ce concileen

376 * Cyzicenum, de Cyzique, en faveur des

semi-ariens, macédoniens et eunomiens.

(Edit. Venet., t. I; Maxsr, Suppl. 1. E.)

371 Romanum VI. par saint Damase vers la

fin de l’année, u l’on condamne l'hérésie des apollinaristes et celle des marcellianistes. Damase écrivit, au nom de ce conz cile, une Lettre aux Orientaux dans laquelle il condamnait toutes les hérésies

285 CHRONOLOGIE DES CONCILES

du temps. C’est la deuxième de celles de ce pontife. {TILLEMONT, Mansr.)

318 Romanum VII, en faveur de Damase contre ses accusateurs et sur d'autres matières. Nous avons la Lettre de ce concile à Valentinien, par laquelle on le prie de faire exécuter son rescrit de 367, portant que l’évêque de Rome jugerait les causes des autres évêques. (D. CELILIER.)

318 Iconiense, d'Icone, par saint Amphilo-

que. Ce prélat, après la üélibération du

concile, donne à certains évêques les éclaireissements qu’ils lui avaient demandés sur le concile de Nicée et sur le Saint-

Esprit. Le Père Mansi doute si ce concile

est le même que celui dont parle saint Ba-

sile (Ep. 202), et où il assista.

379 Romanum VIII, sous Damase, contre divers hérétiques et contre les partisans d'Ursicin, C’est à ce concile que se rapporte la Letire symodique de Damase, qu’on lit dans Théodoret, |. v, ch. 10. (Edit. Venet., t. I ; Maxsr, Swppl., t. EL; D. CEiLier, t. V.)

319 Antiochenum, d'Antioche en Syrie, par saint Mélèce et 146 Orientaux, au mois d'octobre. On y souscrivit la Lettre synodaie du concile tenu à Rome en 377. (D.

Ceinstier, t, V.) Le Père Mansi met ce concile en 378.

389 ou environ. Mediclanense, de Milan, par saint Ambroise et les évêques de sa province, où l’on reconnaît l'innocence de la vierge Hidicia, accusée de s'être laissé corrompre. (Edit. Venet., t, 1.)

380 ou environ. * Africanum, d'Afrique, par les donatistes, où l’on condamne Tichonius, donaliste, qui soutenait par écrit e* de vive voix que la vraie Eglise est répandue jar toute la terre. (Edit. Venet., t. :1.

380 Cæsaramgustanum, de Sarragosse, par douze évèques, le 4 octobre, contre les priscillianistes, secte dont ihérésie était un composé des erreurs des gnostiques, des manichéens ct des sabelliens. Le Père Mansi pemse que ce n'est pas dans ce concile, mais dans un autre, tenu l’année précédente au même lieu, que les priscillianistes furent condamnés pour la pre tière fois.

380 * Antiochenum, d'Antioche. Les ariens, condamnés à céder les églises d'Antioche aux catholiques, tinrent en cette ville, au mois de décembre, un concile, d’où ils écrivirent à Eunomius et à ceux de son parti, pour leur demander leur commu Dion ; inais tls ue l’oblinrent qu’à condilion d’anathématiser Aëce et ses livres.

(Mawsr, Suppl. Conc., t. 1.)

381 CONSTANTINOPOLITANUM, de Constantinople, commencé au mois de mai et finile 30 juillet. Second concile général convoqué par Théodose. Saint Mélèce d’Antioche y préside jusqu'à sa mort, arrivée pendant la tenue du concile. Saint Grégoire de Nazianze, élu évêque de Constantinople, y préside ensuite avant sa retraite; TimGthée d'Alexandrie après saint Grégoire, ct enfin Nectaire, nommé à sa place évé-

que de Constantinople par Théodose, quoiqu'il ne fût point encore baptisé. Le concile était de cent cinquante évêques.

1! dressa le Symbole que nous chantons aujourd’hui à la messe. On y a ajouté depuis le Filioque, On y condamsa tous les hérétiques du temps, et on y fit plu sieurs canons. Celui qui donne la prérogalive d'honneur ou le second rang après le Pape à l’évêque de Constantinople, a dans la suite souffert beaucoup de difticultés de la part de Rome. Ce concile d’Orient n'a été général que par l'acceptation de toute l'Eglise. (PaGr.)

381 Aquileiense, d'Aquilée, au mois de septembre, sous saint Valérien d’Aquilée et salt Ambroise de Milan. Il n’y avait que trente-deux outrente-trois évêques, mais il était de tout l'Occident par sesdéputés.

Pallade et Secondien , évêques d'Illyrie, ariens, y furent déposés.

281 Italicum, d'Italie, vraisemblablement à Milan, par saint Ambroise. Maxime le Cynique, chassé du siége de Constantinople, s'étant présenté à cetle assemblée, y est reconnu sur ses allégations pour évêque légitime, et Nectaire, qu'on avait mis à sa place, regardé comme un intrus.

On y condamna aussi les apoilinaristes.

Le concile rendit compte de ses opérations à l’empereur Théodose par deux lettres que nous avons. (Edit. Venet. 1. 1.)

382 Constantinopolitanum, de Constantinople, au commencement de l'été, pour apaiser les divisions, particulièrement d'Antioche, dont Flavien avait été nommé évêque au concile de Constantinople de 381, du vivant de l’évêque Paulin. Il y a une Lettre de ce concile aux Occidentaux, où la foi de la Trinité et de l'Incarnation est très-bien exposée. (FLEURY.)

382 Romanum 1X, d'où le Pape Damase et les évêques d'Occident adressèrent leurs Letires synodales à Paulin d’Antioche, sans écrire à Flavien. (FLeury.) Le Père Mansi perche à renvoyer ce concile au mois de septembre ou d'octobre 383.

383 Constantinopolitanum, de Constantinop'e, où Théodose assemble toutes les sectes suchismatiques au mois de juin, dans le dessein de Jes réunir à l'Eglise. Les chefs des arieus, des eunomienus et des macédonicns s’y trouvèrent. On essaya de les ramener à la foi catholique ; mais rien ne fut capable de vaincre l’opiniàtreté de ces hérétiques ; ce qui engagea l'empereur à donner contre eux une loi, qui est la x1° du Code Théodosien.

384 ou environ. Burdigalense, de Bordeaux, contre les priscillianistes. Priscillien appela de ce concile à l’empereur, et les évêques eurent la faiblesse de le souffrir; au Éeu qu’ils devaient, dit Sulpice Sévère, le condamner par contuma£e, où réserver Ce Jugement à d’autres évêques, et non pas laisser à l’empereur le jugement de crimes si manifestes. Maxime, à la réquisition d’Ithace, et contre la promesse faite à saint Martin, condamna à mort Priscillien avec

queiques-uns de ses sectateurs. C’est avec es ithaciens que saint Martin, quelque temps après, communiqua pour ne point désobéir à Maxime, et pour sauver la vie à des malheureux qui allaient être égorgés. Saint Marlin, dit Sévère Sulpice, nous avouait de temps en temps avec larmes qu'il sentait une diminution de puissance pour délivrer des possédés, à cause de cette malheureuse communion, où il s'était engagé pour un moment.

385 * Trevirense, de Trèves, où lon reçoit à la communion l’évêque Ithace, qui avait fait condamner cette même année l'hérésiarque Priscillien au dernier supplice.

(Conc. Germ., t. 1°.)

38) Ramanum, de Rome, le 6 janvier, par le Pape Sirice et quatre-vingts évêques.

On y fit, sur la discipline, divers règlemeuts, dont le plus remarquable a poar objet le célibat des prêtres et des diacres.

On peut voir le résultat de ce concile dans la Leltre synodique du Pape saint Sirice, dont le Père Coustant a très-bien prouvé l’authenticité.

336 Carthaginense, de Carthage. Les évêques d'Afrique y approuvent la Lettre synodique du Pape Sirice, et confirment, par un nouveau Caliob, ce qu’il avait réglé sur le célibat des prêtres et desdiacres. (Marca, Mansr.)

386 ou environ. Leptense, de Leptes en Afrique. On y fit neuf canons, tirés de la Lettre synodale de saint Sirice. (Mansi, Suppl. Conc., t. 1".)

383 ou environ. Nemaufense, de Nimes. Saint Martin refuse de s’y trouver; mais un ange lui révèle ce qui s’y élait passé. C’est tout ce que nous en savons, (D. CEILLIER.) D’autres rapportent ce concile à l’an 393.

389 Antiochenum, d’Antioche, où l’on défend aux enfants de Marcel, évêque d’Apamée, tué par les idolâtres, de poursuivre la vengeance de sa mort. (Edit. Venet., t 11.)

390 Romanum, de Rome, par le Pape Sirice PE l’hérésiarque Jovinien. (Edit. Venet.

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