TILLEMONT
397 Carthaginense 111, sous Aurèle, le 26 juin. Quarante-huit évêques y assistèrent. Nous avons cinquante canons qui portent le nom de ce concile ; mais on en soupçonne quelques-uns d’avoir été ajoutés des conciles suivants.
397 Buyzacenum, de la Byzacène, où l’on ordonne de se conformer aux canons du concile d'Hippone de l'an 393. (Edit. Vemet., t. Il.)
398 Carthaginense IV, le 8 novembre, de deux cent quatorze évêques. On y fit cent
uatre canons, la plupart touchant l'or-
ination et les devoirs des évêques et des cleres. Il n’est point supposé, comme les protestants le prétendent; mais quelquesuns des 10% cantons ne sont point de ce concile. (PaGr.)
399 Carthaginense, le 27 avril, sous Aurèle,. Deux évêques y furent députés pour obtenir des empereurs une loi qui défendit d'enlever des églises ceux qui s’y réfugiaient, prévenus de quelques crimes.
399 Alexandrinum, d'Alexandrie, par l’évêque Théophile, contre les origénistes et contre les quatre grands frères en particulier. La Lettre synodique de ce prélat, traduite en latin par saint Jérôme, se trouve (Ep. 92) parmi les Lettres de ce Père dans l'édition de Vérone. Le P. Pagi et M. de Tillemont paraissent se tromper en rapportant ce concile à l’an 401. (Voyez Mansi, Suppl. Conc., t. L.)
399 Hierosolymitanum, de Jérusalem, par l’évêque Jean, où l’on approuve la Lettre synodique de Théophile contre les origéuistes. ( Voyez la lettre synodique de l'evêaue Jean dans saint Jérôme, Ep. 93 de l'édition de Vérone, )
399 Cyprium, de Chypre, contre les origénistes. (BaLuze, Conc.) L'éditeur de Venise le met en 401.
#00 Toletanum I, de Tolède, le 7 septembre. On y fit vingt canons. Plusieurs priscillianistes y furent reçus à la communion de l'Eglise, après avoir condamné leurs erreurs. (FERRÉRAS, t. 1, p. #18.)
k00 Romanum, de Rome, par le Pape Anastase. On y décida que les clercs ou évèques donatistes ne seraient point maintenus dans leurs grades, lorsqu'ils revien-
CHRONOLOGIE DES CONCILES
CU à l'Eglise catholique. (Edit. Venet.,
t. HE.
k01 Ephesinum, de soixante-dix évêques d'Asie, pour l'élection d'un évêque d’Ephèse. Six prélats simoniaques y furent déposés.
k01 Carthaginense V, sous Aurèle, le {8juin.
Ce prélat y propose de députer à Rome ct à Milan, afin d'obtenir leur approbation pour mettre dans le clergé les enfants des donatistes convertis en â5e de raison.
kO1 Carthaginense, sous Aurèle, le 13 sentembre, de toutes les provinces d'Afrique.
On y députe à Rome pour y faire voir au Pape Anastase la nécessité de recevoir les clercs donatistes dans leur rang.
kO1 Taurinense, de Turin, le 22 septembre, sur les affaires des Gaules, et en particulier sur le différend des évêques de Vienne et d'Arles touchant la primatie. {1 n’a pu être tenu avant cette année. (Pacr.)
402 Milevitanum I, de Milève, pour la réunion des donalistes. On y fit divers canons, dont le cinquante-sixième veut que les lettres d’ordination soient datées du jour et du consulat. Ce concile porte luimême Ja date du consulat d’Honorius et d'Arcade, le vi‘ des calendes de septembre (27 août).
403 * Ad Quercum, du Chêne, bourg près de Calcédoine, au mois de juin, par Théophile d'Alexandrie et quarante <a, 6vaques, contre saint Jean Chrysostôiue (Pacr.)
k03 Constantinopolitanum, äe Constantinople, en même temps que le précédent, de quarante évêques pour saint Jean Chrysostome. Ce saint ayant été injustement déposé au concile du Chêne, pour avoir refusé d’y comparaître, l’empereur l’exila ; mais son exil ne dura qu'un jour, et il fut ramené comme en triomphe à Constantinople.
h03 Carthaginense, sous Aurèle, le 25 août, de toutes les provinces d'Afrique. I y fut
- décidé qu’on inviterait les donatistes à se trouver avec les catholiques jour examiner les raisons qui les séparaient de communion. Tout ce qui est dans le Codex Ecclesiæ Africanæ, depuis la p. 911 C., jusqu’à la p. 915 C., appartient à ce concile.
k0% * Constantinopolitanum, de Cons'antinople. Saint Jean Chrysostome y fut déposé une seconde fois et chassé de la ville cinq jours après la Pentecôte, qui en c:lte année tombait le 5 juin. Arsace fut élu en sa place le lundi 27 du même mois.
k0% Carthaginense, sous Aurèle, le 26 juin.
On y implora le secours de lem; ereur contre les violences des donatis’es, et on y fit divers canons sur la discipline. Tout ce qui est dans le Codex Eccl. Afr., depuis la p. 915 C., jusqu'à la 0. 918 E., appartient à ce concile. .
405 Carthaginense, le 23 août. Tout ce qui est dans le Codex Eccl. Afr., depuis la
p. 918 E., jusqu'à la 0. 919 B., appartient à ce concile.
40$ Jtalicum, d'Italie, par Innocent 1‘, pour demander un concile à Thessalonique en faveur de saint Jeari Chrysostome. (TiLLe- MONT, Mansi.)
h07 Carthaginense, le 15 juillet, par Aurèle, évêque de Carthage. On y fit plusieurs canops sur les appels, sur les voyages des évêques au delà de la mer, sur les évêques donalisies qui se réuniraient à l'Eglise, sur les érections de nouveaux évêchés. Tout ce qui est dans le Codex Eccl.
Afr., depuis la p.919 B., jusqu'à la p. 926 B, appartient à ce concile.
h08 Carthaginensia duo, un le 1‘ juiller, l’autre le 13 octobre. Dans le premier, on députa l’évêque Forturatien à l’empereur, avec ‘pouvoir d’agir contre les paiens et les hérétiques. Dans le second, on donne une semblable commission aux évêques Florent et Restitu!t, à l’occasion du mas sacre de Sévère et de Macaire.
k09 Carthaginense, le 15 juin. On y ordonna qu’un évêque ne jugerait point seul. C’est tout ce qu’on en sait.
410 Carthaginense, sous Aurèle, le 14 juin.
A la demande de ce concile, l’empereur Honorius révoque aux donatistes la liberté qu'il leur avait accordée auparavant pour le libre exercice de leur religion.
k10 Seleuciense, de Séleucie en Perse, par Jean, métropolitain de Séleucie, et quarante autres évêques, le jour de Noël. On y fit vingt-deux canons sur la discipline.
(Mansi, Suppl. Conc.,t. EL.)
k11 Ptolemaidense, de Ptolémaïde, où l’évêque Synésius excommunia le préfet Andronic, qui se conduisait en lyran, et qui avait fait aflicher ses ordonnances à la porte de l’église. (Pacr.)
h11 Carthaginense. Conférences le 1", le 3 et le 8 juin, en présence du comte Marcellin, par ordre d'Honorius, entre les catholiques et les donatistes. Ceux-ci furent condamnés; mais plusieurs se con vertirent et revinrent à l'Eglise.
k12 Carthaginense, sous Aurèle, où Célestius, disciple de Pélage, est condamné.
(PaGr.) Tillemont le rapporte à #11.
412 Cirtense, ou Zertense, de Cirte ou Zerte. Saint Augustin , au nom du concile, écrit aux donatistes, pour les désabuser du faux bruit que leurs évêques faisaient courir, que le tribun Marcellin avait été corrompu par argent pour les condamner.
&14 * Africanum. Conciliabule des donatistes au nombre de trente. On y régla que les évêques et les prêtres de leur secte, qui auraient communiqué avec les catholiques, serasent reçus et conservés dans leur rang, pourvu qu'ils n’eussent point offert ensemble je saint sacrifice, ou exercé d’autres fonctions du ministère avec eux.
{AUGUSTINUS, |. 1 Contra Gaudent., c. 27.)
&15 Jerosolymitanum, de Jérusalem, où Pélage est renvoyé aux évêques latins pour le juger. Ce concile, suivant Orose, fut célébré quarante-cinq jours avant la dédicace (de l’église de la Résurrection) qui tombait le 1# septembre. Sa date précise
est par conséquent le 1° août.
k15 Jllyricianum, d'Ilyrie, pour Périgène, ordonné évèque de Patras. (TILLEMONT.)
415 Diospolitanum, de Diospolis, le 20 décembre. Pélage y évita sa condamnation par sa dissimulation et ses mensonges.
Saint Augustin à souvent reproché aux pélagiens que leur chef s’y était condamné par sa propre bouche. Il y avait anathématisé ce qu’on y avait rapporté de Célestius, son disciple.
416 Carthaginense, vers le mois de juin.
Soixante-huit évêques y anathématisent Pélage et Célestius, s’ils n’anathématisent eux-mêmes clairement leurs erreurs, et ils en écrivent au Pape Innocent, afin qu'il scellât se jugement de son autorité.
416 Milevitanum 11, de Milève ou Milah en Numidie, vers le mois de septembre.
Soixante-un évêques écrivent, comme ceux de Carthage, au Pape Innocent. Saint Augustin lui écrit une seconde lettre au nom de cinq évêques, où il expliquait plus au long l'affaire de Pélage. Le Pape, dans ses réponses aux deux lettres synodales, établit sommairement la doctrine catholique sur la grâce, et condamne Pélage, Célestius et leurs seclateurs. Ces réponses sont du 27 janvier #17.
417 Tusdrense, de Tusdre dans la Bysacène.
On y fit lecture de la Lettre du Pape Sirice, écrite en 386 aux évêques d'Afrique, après quoi l’on dressa deux canons sur la discipline. (BALUZE, Conc.)
417 Carthaginense, vers le mois de novembre, de deux cent quatorze évêques. Ils écrivirent au Pape Zozime, qui s'était laissé tromper par Pélage et Célestius, que la sentence prononcée contre eux par Innccent subsiste jusqu’à ce qu’ils confessent nettement que la grâce de Jésus-Christ nous aide, non-seulement pour connaître, mais aussi pour faire la justice en chaque action; en sorte que sans elle nous ne pouvons rien avoir, penser, dire Ou faire qui appartienne à la vraie piété, etc. Le P. Mansi renvoie ce concile à la mi-janvier 418.
418 Suffetulense, de Suffétuia dans la Bysacène. On y défend d'élever un ilaique à l'épiscopat, à moins qu'il n’ait passé pendant une année par tous les autres degrés du ministère ecclésiastique. ( BALUZE, Conc.) ,
h£8 Macrianum, de Macriane dans l'Afrique On y fit deux canons, dont le premier porte que le suffrage de l'Eglise matrice suffit pour l'élection d'un évêque. ( Ba- LUZE, ibid.)
k18 Seplimunicum, en Afrique. On y fit six canons sur la discipline. ( Baruze, ibid.)
418 Thenesium, de Thènes ou Thénèse, ville maritime de la Bysacène. Il nous en reste trois canons sur la discipline. ( BALUZE, ibid.) Les dates de ce concile et des trois précédents ne sont pas absolument cer-.
taines.
418 Carthaginense, le 1‘ mai. Plus de deux cents évêques y décident huit ou neuf
articles contre les pélagiens, sous peine d’anathème. On peut les voir dans Fleury, de même que les canons que le même concile fit touchant la réunion des donanistes. Le Pape Zozime, mieux informé, condamna aussi Pélage et Célestius, et confirma les décrets du concile de Mïlève de 416, comme avait fait son prédécesseur Innocent,
418 Antiochenum, par Théodote, évêque d’Antioche, contre les erreurs de Pélage.
Prayle, évêque de Jérusalem, que cet hérésiarque avait d'abord prévenu en sa faveur, assisla à ce concile, où il reconnut l'illusion que Pélage lui avait faite, et souscrivit à sa condamnation. (Mansi, Suppl. Conc., t. 1°", p. 296.) L'éditeur de Venise place ce concile en 42%.
k:19 Ravennatense, de Ravenne, au mois de février. Ce concile, assemblé par l'empereur Honorius pour décider entre le prêtre Boniface et l’archidiaere Eulalius, tous deux nommés à la papauté, ne put rien décider faute d’unanimité. (Edit. Venet.; D. Ceuiier, t. XII.)
419 Carthaginense VI, le 25 mai et le 1” juin. Ce concile était général d'Afrique, et le légal du Pape y assistait après les deux présidents.
k20 Ctesiphontis, de Ctésiphon en Perse, par Jaballana, métropolitain de Séleucie. On y confirme les canons du concile de Séleucie, tenu l'an #10. (Assemanr, Bibl.
Orient., t. 1; Mansi,.t. 1°.)
422 Hipponense, d'Hippone, où Antoine, évèque de Fussale, est déposé. Cet évèque surprit le primat et ensuite le Pape Boniface. Saint Augustin en a tant de douleur, qu'il est disposé à quitter plutôt l'épiscopat, que de voir Antoine rétabli. (Ticemonr, t. XII; Mans, t. E, p. 310.)
h23 Ciliciense, de Cüicie. Les pélagiens y sont condamnés par Théodore de Mopsueste wême, qui est regardé comme leur chef, et chez qui Julien s'était retiré quelque temps pour y faire ses huit livres contre saint Augustin.
k25 ou environ. Carthaginense. Appiarius, mal rétabli par le Pape, y confesse enfin ses crimes. Les Pères du concile en écrivent à Célestin, en révoquant la permission accordée en #19 aux Africains d’appeler au Pape ; résolus de juger et de finir en Afrique toutes les affaires qui y nais- Saient, suivant les vrais canons du concile de Nicée.
k26 Constantinopolilanum, de Constantinople, le 28 février, pour ordonner l’évêque Sisinnius. On y défend de recevoir les messaliens relaps.
420 Hipponense, le 26 septembre. Saint Augustin y -éclare Héraclius pour son successeur , mais en le laissant dans l’ordre de prêtre jusqu’à sa mort. Deux évêques, sept prêtres et tout le peuple d'Hippone consentirent à celte déclaration.
429 Trecense, de Troyes en Champagne, dans l'automne, où l’on choisit, de l'avis
CHRONOLOGIE DES CONCILES
du Pape Célestin, saint Germain d'Auxerre et saint Loup de Troyes, pour aller en Angleterre combattre les pélagiens. Les Bollandistes prouvent que ce fut à Troyes, dans leurs notes sur la première Vie de saint Loup.
430 Alexandrinum, au commencement de février. Saint Cyrille y écrit à Nesiorius sa seconde Lettre, qui est très-belle. (Tir- LEMONT.)
k30 Alexandrinum, vers le mois d'avril.
Saint Cyrille, ayant appris que Nestorius avait écrit au Pape en lui envoyant ses Homélies, lui écrivit de son côté contre Nestorius. (TILLEMONT.)
k30 Romanum, le 11 août. La doctrine de Nestorius y est condamnée, et lui déposé, s'il ne se rétracte dans dix jours.
Saint Cyrille est commis pour lui donuer un successeur en cas de refus, Les pélagiens y furent aussi condamnés. (D. Cen.- LIER.)
k30 Alexandrinum, le 3 novembre. Saint Cyrille y fait douze anathèmes et les envoie à Nestorius avec la lettre du Pape.
D. CeiLLier.)
431 Romanum, au commencement de mai, à l’occasion de la lettre de l’empereur Théodose pour la convocation du concile suivant, (D. CEILLIER.)
431 EPHESINUM, d'Ephèse, troisième coencile général commencé le 22 juin et terminé le 31 juillet. A ce concile, composé de plus de deux cents évêques, saint Cyrille présida comme tenant la place du Pape, ainsi que portent les Actes. Nestorius refusa d’y assister avant l’arrivée de Jean d’Antiocbe. Il y fut anathématisé et sa doctrine ; ce qui fut confirmé le 11 juillet après l’arrivée des légats.
R31 * Ephesinum, le 27 juin, par Jean d’Antioche et les Orientaux, en faveur des nestoriens. Saint Cyrille et Memnon d'Ephèse furent déposés par ce prétendu concile.
h31 * Tarsense, de Tarse en Cilicie, au mois de novembre, par Jean d’Antioche, contre quelques évèques attachés à saint Cyrille. (PaGr, TILLEMONT, BALUZE.)
k31 * Anliochenum, par le même contre d'autres évêques partisans de saint Cyrille. (SocrATE, BaLuzE, TILLEMONT.) Pagi révoque en doute ce concile. Mansi en prouve la réalité,
432 Antiochenum, pour la paix entre saint Cyrille et Jean d’Antioche. Elle ne fut conclue que l’année suivante. (Par, Tii- LEMONT.)
kK33 * Zeugmatense, de Zeugma en Syrie, où l’on reconnaît saint Cyrille pour orthodoxe, sans vouloir condamner Nestorius el sans rompre de communion avec Jean d’Antioche. (TILLEMONT.)
433 Romanum, par le Pape Sixte, le 31 juillet, pour Fanniversaire de son ordinalion. Al y reçut la rouveile de Ja paix entre saint Cyrille ct les Orientaux. (Tir- LEMONT.)
435 Anazarbicum, d'Anazarbe, par Maximin, métropolitain de la seconde Cilicie.
Les évèques de celte province, exceplé Mélèce de Mopsueste, rentrent, à l’exemle de Théodoret, sous t'obéissance de | d'Antioche, et embrassent la paix qu'il avait faite avec saint Cyrille, sans néanmoins approuver les anathématismes de ce dernier. Baluze met ce concile en #33; mais Pagi montre qu'il est de k35.
&35 Tarsense, par Helladius, métronolitain de la première Cilicie, où les prélats de celte province reçoivent solennellement le concile d'Ephèse, anathématisent Nestorius et adoptent la paix établie entre saint Cyrille et Jean d'Antioche. Pagi prouve, contre Baluz', que ce concile appartient à l’an 435 et non à l'an 434.
k35 Antiochenum, où l'on refuse de condamner la mémoire de Théodore de Mop-
sueste. (Pagr.) Le P. Mansi prétend qu'il
faut distinguer ce concile d'un autre tenu selon lui en 449, d'où Jean d’Autioche écrivit trois lettres en faveur de Théodore, l'une à l'empereur, la seconde à saint Cyrille, la troisième à Proclus de Constantinople.
39 Regiense, de Riez en Provence, le 29 novembre, pour remédier aux désordres de l'Eglise d'Embrum. Saint Hilaire d’Arles y présida, et Armentaire, qui avait été mal élu évêque d'Embrun, v fut déposé.
(TiLLemonr.)
kk1 Arausicanum I, d'Orange, le 8 novenbre, de trois provinces seulement. Nous en avons trente canons imporlants pou.
la discipline.
ki Vasense, de Vaison, le 13 novembre.
Nous en avons dix canons. Ce concile est daté de l’ère (d'Espagne) #80, sous le consulat de Dioscore.
Arelatezse 11, d'Arles. Nous en avons cinquante-six canons. Le P. Pagi, qui place ce concile immédiatement après celui de Vaison, ne doute point qu'il n'ait été une occasion à saint Léon de s’échauffer contre saint Hilaire d'Aries, qui s’attribuait le droit d’assewbler de grands conciles dans les Gaules.
kkh Vesontionense, de Besançon et non de Vienne. Probablement saint Hilaire d'Arles et saint Germain d'Auxerre y assistaient; et l’on y déposa Célédonius, qui était peut-être évêque de Besançon
kk Romanum, où saint Léon fait dresser
- les actes des abominations que des maui-
chéens, qu'il avait découverts, avaient avouées en présence du concile. (Dom CeiLier, t. XIV.)
k45 Romanum, sous saint Léon. Célidonius y est rétabli, et saint Hilaire d'Arles, retranché de la communion du Saint-Siége.
On lui défend d’entreprendre sur Îles droits d'autrui, etc.
&h5 Antiochenum. Concile nombreux, où Athanase, évêque de Perrha, est déposé, et Sabinien mis à sa place.
kkT Toletanum, de Tolède. On y fit une
coufession de foi contre les prisalhanistes, qui se trouve parmi les actes de celui de #00, tenu dans la même ville, et qu'on a faussement attribuée à saint Augustin. (D. CeiLcier, t. XIV.
k4T Romanum, par le Pape saint Léon, 29 septembre, où l'on défend aux évêques de Sicile d’aliéner les fonds de leurs églises, sans le consentement de leurs collègues, (Mans, Suppl. Conc., t. 1°.)
k4S Antiochenum, d'Antioche, sous l'évêque Domnus, aux fêles de Pâques, où l’on oblige les accusateurs d’Ibas, évêque d'Edesse, à se désister de leurs poursuites.
(Mans, Suppl. Concil., t. 1°.)
418 Gallæciæ, de Galice (on ne sait en quel lieu), convoqué par saint Toribius, évêque d’Astorga, par ordre du Pape saint Léon, pour condamner les erreurs et les livres des priscillianistes. Les carions de ce concile sont perdus. (FERRÉRAS, t. Il.)
kh8 Constantinopolitanum, de Constantinople, depuis le 8 novembre jusqu'au 22, par saint Flavien. Après qu’on y eut terminé un différend entre trois évêques, Eusèbe de Dorilée y présenta une requête contre Eutychès, qui fut condamné, matgré l’eunuque Chrysaphius, ennemi de Flavien,
k49 Tyrium et Berytense, de Tyr, le 25 février, et de Béryte, un peu avant Pâques, et non pas au mois de septembre, comme le prétend le P. Labbe. Dans ces deux assemblées, Ibas,évèque d'Edesse, estabsous du soupçon de nestorianisme. Les Actes du concile de Tyr, rapportés dans la neuvième session du concile de Chaleédoine, portent en date : Après le consulat de Zénon ct de Posthumien, l'an 574 (de l'ère le Tyr) le 10 du mois péritius, et selon tes Romains le 25 février, indiction première.
Tous ces caractères, exceplé l’indiction que nous jugeous faulive, se rapportent à l'an de Jésus-Christ #49. Voyez ce que nous avous dit de l'ère de Tyr dans ia Dissertation sur l'Art de vérifier: les Dates (6).
h49 Constantinopolitanum, de Constantinople, le 13 avril. On y vérifie les actes de condampation d'Eutychès, et on en reconnail la sincérité.
k49 * Ephesinum, le 8 août. Théodose, qui avait autant de zèle pour l'Eglise que peu de lumière pour connaître ceux qui le trompaient, surpris par Chrysaphius et Eutychès, leur accorde un concile œcuménique et écrit au Pape que ce concile est iudiqué à Ephèse. Saint Léon, qui en craint les suites, y envoie ses légats, et écrit cette belle lettre à Elavien, qui est un des plus illustres monuments de l'antiquité. L'événement justifia ‘la crainte de saint Léon. Le trouble et la violence régoèrent tellementà Ephèse, que cette misérable assemblée n’est connue que sous le nom de brigandage d'Ephèse, Latrocinium Ephesinum. C’est de ce brigandage
(6) Ceue dissertation se trouve dans notre Dictionnaire de statistique religieuse. (Note de l'Editeur.)
qu'appela saint Flavien, el son appel ne fut jugé qu'après sa mort à Chalcédoine, en 451. La première session de ce conciliabule est datée, d'après le consulat de Zénon et de Posthumien, le vi des Ides d'août, qui est le xv du mois mesori (des Egypliens), indiction 1, Mais il y a faute de copiste pour l’indiction, qui n'était alors que la seconde.
h49 Romanum, au mois d'octobre, d’un assez grand nombre d'évêques pour représenter tout l’Occident. On y condamne tout ce qui s’est fait au brigandage d’E-
, phèse.
450 Romanum, sur la fin de juin, d’un grand nombre d'évèques d'Italie. Saint Léon, à leur tête, va trouver à l’église l’empereur Valentinien, l’impératrice Piacidie, sa mère, et Eudoxie, sa femme, les prie avec larmes et les conjure par l'apôtre, à qui ils venaient de rendre leurs respects, per leur propre salut et celui de Théo dose, de vouloir écrire à ce prince, pour l’engager à faire réparer tout ce qui s’étai fait contre l’ordre à Ephèse, et à faire assembler un concile général; que cé lait le véritable remède aux maux de l'Eglise, et qu'il élait nécessaire, surtout à cause de l'appel de Flavien. Saint Léon, à genoux, obtint la grâce qu'il deman-
dait.
450 Constantinopolitanum, au mois d’août.
Anatole, successeur de saint Flavien, mort des mauvais traitements qu'il avait souiferts à Ephèse, assembla ce concile de tous les évêques, abbés, prêtres et diacres qui se trouvèrent alors à Constanlinople. On y lut et on y approuva la lettre de saint Léon à Flavien, et on anathématisa Nestorius, Eutychès et leurs dogmes. Les légats du Pape rendirent gràces à Dieu de ce qu'ils trouvaient presque tout le monde uni dans la même foi.
k51 Mediolanense. On y approuve la lettre de saint Léon à Flavien.
h5l Gallicanum, ou Arelatense, comme le suppose M. de Tillemont. Quarante-quatre évèques y approuvèrent la mème lettre de saint Léon, et ils lui en écrivirent avec de grands éloges. Le P. Mans: place ce concile, sans beaucoup de fondement, à lin de 451.
h51 CHALCEDONENSE, quatrième concile général, d’abord à Nicée et ensuite transféré à Chalcédoine, où les évêques arrivèrent à la fin de septembre. Il y en avait cinq cent vingt, ou même cinq cent trente-six, en y comprenant peul-être les absents, au nom desquels les métropolitains signèrent la décision de la foi. Tous ces évêques, excepté deux d’Afrique ct les quatre légats du Pape, étaient de l'empire d'Oriént: 11 yaÿait aussi dix neuf des premiers officiers de l'empire, qui as+ sistaient au concile de la part de l’'empereur Marcien. La première session se tint le 8 octobre. L'empereur Marcien assista à la sixième session, tenue le 25 octobre.
k51 Romanum, de Rome, par saint Léon,
7 CHRONOLOGIE DES CONCILES, 298
sur la fin de l’année. On y reçoit le con:
cile de Chalcédoine.. Le P, Mansi met ce concile au 29 septembre 451, jour consa:
cré, dit-il, au synode annuel de Rome.
Mais le concile de Chalcédoine n'était pas même alors commencé.
:53 Andegarvense, d'Angers, le 4 octobre,
pour lordination d’un évêque. On y fit douze canons sur la discipline.
453 Jerosolymitanum, des évèques des trois
Palestines, après le rétablissement de Juvénal et l'expulsion de Théodose, (Tir= LEMONT.)
455 Arciatense IIT, au sujet d'un différend
entre Fauste, abbé de Lérins, et Théodore, évêque de Fréjus. Pagi ie ropporte à #55, Fleury à 461 au plus lard, et Mausi à 456.
457 ou environ. * Alexanüdrinum, par Ti:
mothée Elure, contre le patriarche Proté:
rius et le concile de Chalcédoine. (Edit:
Venet., t. IV, ex Synodico:)
458 Romanum, par sait Léon, pour résou:
dre différentes difficultés que les ravages des Huns avaient fait naître: (T'ILLEMONT:)
k59 Constantinopolitanam, Far le patriarche
Geunade, contre les simoniaques. Nous en avons la lettre synoüdale sans date.
(Pacr.
461 Turonense, de Tours; le 18 novembre,
On y fait treize cations.
:62 Romanum, au mois de novembre, er
faveur d'Hermès, qui s’élait ëmparé de l'Eglise de Narbonne.
kG3 Arelatense IV, d'Arles, sür la fin de
l'année, par Léonce, métropolitain d'Arles, à l’occasion de l’ordination d'un évêque de Die, faite par saint Mamert de Vienne, sans égard pour l'ordonnance de saint Léon, qui avait soumis, en 450, cette Eglise à l'archevêque d'Arles. Le concile écrivit au Pape Hilaire, pour so plaindre du procédé de saint Mamert, que le Pape désapprouva par sa répouse.
(Edit. Venet., t. 1V.)
464 Tarraconense, de Tarragonc, au sujet
de Silvain, évêque de Calahorrye, qui ordonnait des évêques à l’insu d'Astagne, évêque de Tarragone, son métropolitain:
Celui-ci, à la tête de tous les évêques da sa province; en écrivit au Pape, pour sa+ voir comme ii fallait traiter Silvain.
465 ou environ. Venetense, de Vannes en
Bretagne; par Perpétuüs, métropolitain de Tours, pour donner un évêque à celte Eglise. On y fit seize canons,
3 Romanum, en novembre, composé de quärante-huit évêques, sur la discipline.
Le Pape Hilarus, comme on le voit par sa réponse à Ascagne et aus autres évêques de la Tarragonoise, du 30 décembre, veut qu’on pardonne à Silvain tout le passé $ et il leur refuse, par la même lettre, ce qu'ils avaient demandé touchant Irénée, que tout le clergé et le-peuple de Barce-!
lone désiraient d’avoir pour évêque, comme son prédécesseur le leur avait désigné.
470 Cabilonense, de Châlons-sur-Saône, par
saint Patient, métropolitain de Lyom, où
l'on élit pour eveque de Châlons un saint prêtre nommé Jean.
&71 * Antiochenum, d’Antioche, par Pierre le Foulon, où lon fait au Trisagion l’addition impie, qui crucifitus es pro nobis.
(Edit. Venet., tome IV, eæ Synodico.)
472 Antiochenum, où Pierre le Foulon est déposé. Le Pape Gélase en fait mention et Libérat. (Brev. Cap., 18.)
W73 Biluricense, de Bourges, où Sidoine,
évêque de Clermont et président de cette
assemblée, proclama Simplicius, évêque de Bourges, et à cette occasion tit au peuple un discours que nous avons.
k'7h Viennense, par saint Mamert, métropolilain de Vienne, où l’on établit le jeûne et les prières des Rogations, suivant la Chronique de Cambrai.
K75 * Constantinopolitanum, par le crédit de Timothée Elure, faux évêque d'Alexandrie, contre le concile de Chäalcédoine. Les héréliques condamnés furent remis dans 1 siéges, entre autres Pierre le Fou-
475 ou environ. Arelatense et Lugdunense.
Ces deux conciles ne nous sont connus que par les ouvrages de Fauste de Riez :
ouvrages, dit le P. Pagi, qui contiennent tout le venin du semi-pélagianisme, et qui, comme tels, ont été mis entre Îles apocryphes, par le concile du Pape Gélase et de soixante-dix évêques, l'an #96. On a d’ailleurs des preuves du peu de délicatesse de Fauste sur l’article de la sincérité.
476 * Ephesinum, d'Ephèse, par Timothée Ëlure, à la tête des eutychiens, contre Acace de Constantinople et tous les évèques qui,s’étaient opposés aux Lettres encycliques de Basilisque contre le concile de Chalcédoine.(Ædit. Venet.,tome V.)
477 * Alexandrinum, par Timothée Elure, contre le concile de Chalcédoine. (fbid.)
L73 Constantinopolitanum, par le patriarche Acace. Pierre le Foulon, Jean d’Apamée et Paul d'Ephèse y sont condamnés et déposés. Timothée Elure n’y est épargné quà cause qu’il ne pouvait plus aller loin. Le Pape Simplice fit à Rome la même chose dans un autre concile. Mais l'Eglise d'Orieut n’en put tirer aucun fruit, parce que le patriarche Acace, de concert avec l’empereur Zénon, trompait le Pape, en favorisant sous main les hérétiques qu'il affectait de condamner.
(Paci, Tizz., MuraTori, S.-MARC.)
Lk81 Laodicenum, de Laodicée, en faveur d'Etienne HIT, évèque d'Antioche, accusé d'hérésie par les partisans de Pierre le
… Foulon. (Edit. Venet., t. V.)
484 * Carthaginense. Conférence indiquée à Carthage par Hunnerie, rai des Vandales, entre les catholiques et les ariens, pour le 1° février 484. Elle ne se tint point; mais h66 évêques catholiques qui s'y étaient rendus y furent opprimés et relégués, 46 en Corse, 302 ailleurs ; 88 moururent et 28 s’enfuirent.
454 Romanum 1, jar Félix HI, à la tête de
67 évèques, le 98 juillet. Vital et Miséne, légats à Constantinople, y sont déposés et excommuniés, pour avoir communiqué avec les hérétiques et prononcé à haute voix dans les diptyques le nom de Pierre Monge, faux évêque d'Alexandrie. Sa condamnation y fut confirmée et celle d’Acace de Constantisople prononcée pour la première fois. (PaGr.) Tout l'Occident rejetait hautement l’Hénoticon ou Décret d'union de l’empereur Zénon; ce qui fit avec l'Orient un schisme de 35 ans.
(PaGr.)
485 * Seleuciense, de Séleucie en Perse, par Barsumas, métropolitain nestorien de Ni:
sibe, où l'on permet le mariage aux prêtres et aux moines. (Assemant, Bibl.
Orient. t. IL.
&85 * Seleuciense, de Séleucie en Perse, par Babuée, catholique des nestoriens, où l'on condamne la décision de Barsumas et de son concile. (1bid.)
485 Romanum 11, de soixante-dix-sept évêques, le 5 octobre. La condamnation d’Acace de Constantinople prononcée au
concile de Rome précédent, y fut confir- .
mée. C’est apparemment le même concile où Pierre le Foulon, patriarche (intrus} d'Antioche, fut anathématisé. (PaGr.)
488 Romanum LIT, le 13 mars, de quarante
évèques, le Pape Félix à la tête, et de
soixante-seize prêtres tous nommés, On.
y lut la belle Lettre du Pape sur ceux qui !
avaient abandonné la foi dans la persécution en Afrique. (Mansr.)
492 Constautinopolitanum, où l’on confirme :
le concile de Chalcédoine, sous l’évêque
Euphémius, qui l'avait fait recevoir pré-
cédemment à l’empereur Anastase avant :
que de le couronner.
k95 Romanum, de quarante-cinq évêques et .
cinquante-huil prêtres. Misène, légal peé-
varicateur en 48%, y est absous par Ge!
lase. Vital, son collègue, était mort aupatavant. (PaGr.)
495 * Lapetense, Seleuciense, Adriense, trois conciliabules des uestoriens en Perse, tenus par Barsumas, où l'on confirme l’hérésie et les décrets donnés en faveur du mariage des prêtres et des moines.
(Assemant, Bibl. Orient., t. HE.)
495 ou 496 * Constantinopolitanum, où les évêques eurent la lâcheté de déposer et
d’excommunier le patriarche Euphémius, | en élisant Macédonius par une basse com-"
plaisance pour l’empereur Anastase. Les Bollandistes mettent ce concile en 496.
(T. 1, Mens, Aug., p. 47.)
&96 et non 49%, comme le prouve Ie P. Pagi.
Romanum, sous Gélase. On y fit un cata-”
logue des livres canoniques. Celui des Ecritures est semblable au nôtre, excepté
qu'il ne met qu’un livre des Machabées
suivant Ja plupart des exemplaires. Il
nomme les quatre conciles généraux et.
les autres autorisés dans l'Eglise. Il nomme
ensuite les Pères, en commençant par.
saint Cyprien et en finissant par la Lettre.
de saint Léon à Flavien. Enire les apocry-
Sdi phes il nomme Fauste de Riez, comnie on l’a déjà remarqué plus haut.
#99 * Persicum, de Perse, par Hosée, métropolitain nestorien de Nisibe, où l’on confirme les décrets donnés sous Barsumas, en faveéur du mariage des prêtres et des moines. (AssemManI, Bibl. Orient., t. I],
499 RP I, le 1° mars, sous le Pape Symmaque. Soixante-douze évêques, le Pape à leur tête, y font plusieurs décrets pour retrancher les abus qui se commetlaient dans l'élection du Pape. On y dé:
clara nul un décret du Pape Simplice, portant qu’on né procéderait à l’élection d’un nouveau Pape qu’en présence du préfet du prétoire ou de tel autre député du souverain dé Rome. Baronius prétend que ce décret est supposé ; mais les évêques du concile ne le disent pas. Ce qui est constant, c'est que le préfet Basile avait assisté au nom du roi Odoacre à l'élection de Félix I. (Murarort, Ann., t. II.)
300 ou 501. Lugdunense, ou plutôt conférence des catholiques avec les ariens, le 1% et le 15 d'octobre, en présence du roi Gondebaud, arien lui-même. Les ariens furent convaincus d'erreur par saint Avit de Vienne et plusieurs se convertirent ; mais le roi, quoiqu'il aimât les catholiques, demeura endurci : Quia Pater eum non traxerat, non petuit venire ad Filium, ut veritas impleretur : Non est volentis, neque festinantis, sed miserentis Dei, comme il est dit dans la conférence même et dans ie Père Pagi qui la rapporte à 504.
501 Romanum 11, sous le Pape Symmaque, aux fêtes de Pâques, par Pierre, évèque d’Altino, envoyé à Rome par Théodoric, roi dHtalie, en qualité de visiteur, pour terminer la contestation de Symmaque et de Laurent au sujet de la papauté. Symmaque ayant refusé de comparaître à cette assemblée, les choses restèrent dans Ja même confusion qu’auparavant. (Mans, Suppl. Conc., t. I.)
501 Romanum III, au mois de septembre, sur le même sujet que le précédent concile et avec aussi peu de succès. {1bid.)
502 Romanum IV, appelé Synodus Palmaris, peut-être à cause du lieu où 1l a été tenu. Cent quinze évêques y déclarent, le 6 novembre, le Pape Symmaque déchargé devant les hommes des accusations intentées contre lui, laissant le lout au
jugement de Dieu. (PaGi, Mans.)
50% Romanum V, sous Symmaque, contre les usurpateurs des biens de l'Eglise. Hs y sont anathématisés comme des hérétiques manifestos s'ils ne restituent, (Pagr.)
506 Agathense, d'Agde, le 11 septembre, par vingt-quatre évêques et dix députés. Hs y firent quarante-huit canons sur la discipline, auxquels on en a ajouté depuis vingt-cinq autres tirés apparemmerit de quelques conciles suivants. On voit par ce concile que, quoique les Gaules ne tissent plus partie de l'empire, on y dalait encore les actes ecclésiastiques par les
CHRONOLOGIE DES CONCILES
consuls romains. Ïl est dalé du consulat de Messala, vingt-deuxième année d’Alaric IH, roi des Visigoths.
309 * Antiochenum, d'où Flavien d’Antioche écrivit une grande Lettre synodale, par laquelle il déclarait recevoir les conciles de Nicée, de Constantinople et d'Ephèse, sans parler de celui de Chalcédoine. (Le- QUIEN, Or. Christ.)
511 Aurelianense I, d'Orléans, le 10 juillet. On y fit trente-un canons sur la discipline, dont quelques-uns regirdent les moinés.
Les évêques les envoyèrent à Clovis, le priant de les appuyer de son autorité.
511 * Sidonense, de Sidon en Palestine, sur ja fin de l'année, composé de quatrevingts évêques, contre le concile de Chalcédoine. Les partriarches d’Antioche ct de Jérusalem empêchent qu'il ne soit formellement condamné ; mais par une faiblesse coupable ils feignent de ne pasle recevoir. (LEQUIEN, Or. Christ.)
312 * Anfliochenum, par Xénaias, évêque d'Hiéraple. Sévère y est ordonné patriarehe d’Antioche après l'exil de Klavien.
Evagre met l’ordination de Sévère au mois dius, de l’an 561, de l'ère césarienne d’Antioche, indiction vi, ce qui revient au mois de novembre 512.
516 * Constantinopolitanum, par Timothée, patriarche intrus, où l’on condamne le ar de Chalcédoine. (Edit. Venet., KV
516 Jllyriense. Jeande Nicopolis et sept autres évèques y marquent leur communion avec le Papé Hormisdas.
516 Tarraconense, de Tarragone, le 6 novembre, où dix évêques dressèrent treize canons, dont le septième ordonne que l'observation du dimanche commencera dès le samedi, d’où vient la coutume en Espagne de s'abstenir de toute œuvre servile le samedi vers le soir. Ce concile est daté: Anno sexto Theuderici regis, consulatu Petri, sub die octavo idus novembris. C'est un des premiers qui ait employé la date des années du règne des rois d'Espagne.
517 Gerundense, de Girone, le 8 juin. Sept évêques y firent dix canons. Entre autres joints de discipline on y ordonna deux itanies : la première, le jeudi, le vendredi et le samedi après la Pentecôte ; ia seconde, le premier jeudi de novembre et les deux jours suivants.
517 Lugdunense 11, par onze évêques, à l'occasion de l'inceste d’un nommé Etienne avec une femme appelée Palladia; on y fit six canons. Le P. Mansi pense que l'affaire d’Etienne fut jugée au concile d’Albon qui suit.
517 Epaonense, d'Albon au diocèse de Vienne et non d’Yène au diocèse de Belley, depuis le 6 jusqu’au 15 de septembre, par saint Avit, évêque de Vienne, à la tête, non des seuls évêques de sa province, mais de tous ceux du royaume de Bourgogne, au nombre de vingt-cinq. On y tit quarante canons, dont le vingt-unième
abalit la consécration des veuves, appelées diaconesses. (Cnarver, Hist. de l'Eglise de Vienne, p. 118.)
518 Constantinopolitanum, le 15 juillet, sous l’empereur Justin. A la requête des moines et à la prière du peuple on mit dans les diptyques Euphémius et Macédonius ; les quatre conciles généraux et saint Léon furent aussi mis dans les diptyques ; Sévère d’Antioche anathémalisé. Jean de Constantinople envoya partout ce décret de quarante évêques avec un édit de l’empereur pour le faire exécuter.
518 Jerosolymitanum, le 6 août, où tout ce qui s’est fait à Constantinople est confirmé par trente-trois évêques des trois Palestines. (LABBE, Mansi.)
518 Tyriense, de Tyr, où la même confirmation se fit dans l'Eglise parmi les acclamations du peuple le dimanche après la Jeclure de l'Evangile. Dans la cinquième action du concile de Constantinople, célébré sous Mennas l’an 536, il est dit que ce concile de Tyr se tintle 28 de loüs, selon les Tyriens,ou le 16 septembre de l'an 643 (de l'ère de Tyr) indietion x; ce qui revient à l’an de Jésus-Christ 518. Voyez ce qu’on a dit de l'ère de Tyr dans la Dissertation sur l'art de vérifier les dates.
Plusieurs autres Eglises et en particulier le clergé d’Antioche, se déclarèrent alors contre Sévère et en faveur du concile de Chalcédoine. On comptait jusqu’à deux mille cinq cents évêques qui avaient con- Girmé par leurs lettres ce concile sous le règne de l'empereur Justin. (FLEURY.)
519 Assemblée géaérale le jeudi saint 28 mars, où Jean de Constantinople est réuni au Pape, après avoir déclaré qu'Il recevait les quatre conciles et qu'il condamnait tous ceux qui avaient voulu de façon ou d'autre y contrevenir. Acace de Constantinople fut aussi effacé des diptyques avec Fravita, Euphémius, Macédonius, Fimothée et les empereurs Zénon et Anastase.
La même année Sévère fut chassé d’Antioche et Paul ordonné à sa place.
519 Pritannicum, de Brévi dans le Pays de Galles, où saint David, après avoir éteint dans ce concile, par un discours pathétique, les dernières étincelles du pélagianisme, est élu archevêque du pays. (Maxsi, Suppl. Conc., t. LI.)
520 Constantinopolitanum. Epiphane y est ordonné patriarche de Constantinople le 25 février, à la place de Jean, mort au commencement de 520,
521 ou environ. In Sardinia, par les évêques d'Afrique relégués en Sardaigne. Nous avons la Lettre synodale où ils expliquent leurs sentiments sur le libre arbitre et la grâce. Elle est de saint Fulgence et se trouve parmi ses OEuvres.
523 Agaunense, d'Agaune, ou Saint-Maurice en Valais, le 14 mai. La psalmodie continuelle, établie dans ce monastère, le 30 avril précédent, par le roi Sigismond, est confirmée par neuf évêques et neüf comtes.
523 Juncense, de Junque en Afrique, où saint Fulgence présida sur la fin de l’année. Le P. Pagi se trompe en rapportant ce concile à l’an 52%. (Mansr.)
524 Suffetanum, de Suffète en Afrique, où saint Fulgence, par modestie, fit présider l'évêque Quodvultdeus, qui lui avait disputé la préséance au concile de Junque.
524 Arelatense, ie 6 juin, où saint Césaire préside, assisté de 12 évêques. On y fit quatre canons.
524 Ilerdense, de Lérida er Espagne, le 8 août. Huit évêques y firent seize ca:
nons.
524 Valentinum, de Valence en Espagne, le 3 novembre. Six évêques y firent 6 canons. |
525 Carthaginense, le 5 février. Bonitace de Carthage, à la tête de 60 évêques, y rendit grâces à Dieu de la paix rendue à l'Eglise d'Afrique. On y lut un grand nombre de canons, et l’on y ordonnä en général que les monastères seraient libres et indépendants des clercs, comme ils l’avaient toujours été.
527 Carpentoractense, de Carpentras, le 6 novembre. Saint Césaire d'Arles y présida, et il y avait en tout 16 évêques, qui firent quelques canons. Ée
529 Arausicanum II, d'Orange, le 3 juillet.
Treize évêques s'y trouvèrent, dont saint Césaire était le premier. Ils y proposèrent et souscrivirent 25 arlieles qui leur avaient été envoyés du Sainl-Siége touchant la grâce et le libre arbitre.
529 Vasense, de Vaison, le 5 novembre.
Douze évêques, compris saint Césaire, y firent cinq canons. Ce fut dans ce concile qu’on introduisit en France la litame.
simple, ou le Æyrie eleison, à limitation des Eglises d'Orient et d’italie. Il fut ordonné qu’elle se dirait à matines, à la messe et à vèpres. La date de ce concile est ainsi marquée : Actum sub die Nonarum novembris, Decio juniore viro elarissimo consule.
530 Valentinum 1FI, de Valence en Dauphiné, au mois de juillet ou d’août, pour les vérités de la grâce contre les semi-pélagiens. (PAGr.)
530 et 531 Romana duo. Dans le premier tenu après le 12 novembre, le Pape Boniface IE fait signer aux évêques un décret qui l’autorisait à se choisir un successeur, et nomme aussitôt le diacre Vigile. Mais s'étant aperçu qu’il avait en cela contrevenu aux saints canons, il assembla un nouveau concile où il fit casser et brûler ce décret. (Laese, Conc., tom. IV, pag. 1690 ; Pacr.)
531 Toletanum IT, le 17 mai. On y fit cinq canons. Ce concile est daté de l’ère (d’Espagne) 565, la cinquième année du règne d’Amalaric. Ces deux dates se contredisent ; la première est une faute de copiste.
531 Constantinopolitanum, par Epiphane, où l’on suspend de ses fonctions Etienne, métropolitain de Larisse en Thessalie,
pour ne s'être point fait ordonner par le patriarche de Constantinople.
531 Romanum, le 7 décembre, au sujet du même Etienne de Larisse, qui avait appelé au Pape de son interdiction. La décision de ce concile nous manque.
532 Collatio, ou conférence de Constantinople pendant (rois jours, entre les catholiques et les sévériens. Ceux-ci furent confondus, jet il y en eut plusieurs qui revinrent à l'Eglise.
533 Aurelianense 11, d'Orléans, le 93 juin.
On y fit 21 canons contre la simonie et divers abus. Le P. Mansi se trompe en ES do ce concile à l’an 536, (Voyez