‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 50 sur 1479 · tome V; Murarorti, Ân. d'Ital · texte numérisé non relu

tome V; Murarorti, Ân. d'Ital

557 Parisiense 1H, où l'on fit 10 canons qui tendent particulièrement à empêcher Pusurpation du bien des églises. Ces canons furent souserits par 15 évêques.

560 Landavensia tria, de Landaff, au pays de Galles. Dans le premier on excommunie Mouric, roi de Glamorgan, pour avoir tué le roi Cynétu, malgré la paix qu’ils avaient jurée ensemble sur les saintes reliques.

Dans le second, on en use de même envers le roi Morcant, qui avait tué Frioc. Dans le troisième, autre excommunication prononcée contre le roi Guidnert, pour avoir mis à mort son frère, qui lui disputait la couronne. Ces trois princes réparèrené leurs crimes par une pénitence éclatante.

562 Santonense, de Saintes, par Eéonce, évêque de Bordeaux. On y déposa Emérius, qui avait été placé sur le siége de Saintes par Clotaire 1“, sans avis du métropolitain, et on mit à sa place Héraclius; ce que Chérebert, fils de Clotaire FE, trouva très-mauvais. 1 punit les évêques de ce concile et maintint Emérius.

563 Bracarense 1, de Brague, le 14° mai, par Lucrétius, archevêque de Brague, où se consomma la conversion du roi Fhéodémir et de toute la nation des Suèves à la foi catholique. On y publia 17 articles contre les ariens et les priscillianistes'; après quoi l’on dressa 22 canons, dont la plupart concernent les cérémonies. (FERmoe Pagi met ce concile en 560.

566 Lugdunense II, de Lyon, par saint Nicet.

Quatorze évêques, 8 présents et 6 par députés, y firent 6 canons. Ce coneile est daté de la sixième année du roi Gontran.

de la huitième année du Pape Jean ill, et de lindiction x1v.

566 ou 567. T'uronense IE, de Tours, le 17 novembre. Neufévêques y firent 27 canons et quelques règlements touchant la discipline et les cérémonies de la religion. Ee concile est daté de la sixième année du roi Chérebert. Une lettre circulaire, écrite par les évêques après cette assemblée, paraît ordonuer le payement de la dîme, mais comme d’une aumône.

569 Lucense I, de Lugo, en Espagne, le 1°" jauvier. Lugo y est érigé en métropole.

Cette église est auiourd'hui soumise à Comuostelie. (Pacr.)

572 Bracarense IE, le 1° juin, par saint Martin de Dumie, archevêque de Brague.

Douze évèques y dressèreut 10 canons.

La date de ce concile porte : Regnante Domino nostro Jesu Christo, currente æra pex. C’est de l’ère d’Espagne qu'il s’agit.

Ce concile est le premier où l’on ait employé la formule Regnante Christo, quotque longtemps auparavant usitée en d’autres actes. (D’AGuIRRE, Pagqi.) Loyasa et Ferréras mettent ce concile au 15 décembre 571.

572 Lucense IT, par Nitigius, métropolitain de Lugo, où le roi confirme la division des diocèses, établie dans le premier concile de. cette ville.

573 Parisiense IV, le 11 septembre, assem blé par le roi Gontran pour terminer un différend entre ses deux frères. Promotus, sacré évêque de Châteaudun, par Gilles, archevêque de Reims, à la réquisition de Sigebert, roi d’Austrasie, y fut déposé ; mais Sigebert le maintint dans cette ville malgré les évêques qui assistèrent à ce concile au nombre de 32, dont 6 étaient métropolitains. Promotus ne fut chassé . Chäteaudun qu'après la mort de Sige-

ert.

576 * Seleuciense, de Séleucie en Perse, par Ezéchiel, catholique des nestoriens, au mois de février. On y fit 39 canons sur la discipline. Ce concile est daté, dans le Nomocanon arabique, de l’an 45 de Chosroès. (Manst, Suppl., tome I°°.)

577. Parisiense V, au printemps, où le roi Chilpéric fit déposer saint Prétextat, archevêque de Rouen, par #5 évèques, pour

avoir, disait-il, favorisé la révolte de son.

fils Mérovée. Saint Prétextat fut exilé, et on nil à Rouen Mélaänius à sa place. Grégoire de Tours ne consentit point à cette déposilion. (PaGr.)

578* Ægypliacum, peut-être d'Alexandrie, par Jacques Zanzale, évêque eutychien, où l’on dépose Paul Beth-Ucham, patriarche jacobite d'Antioche, pour avoir abjuré l'hérésie à Constantinople, quoiqu'il eût depuis révoqué son abjuralion, Ce concile, dans la chronique du patriarche , est daté de l'an 889 des Grecs; ce qui revient à l’an de Jésus-Christ 578, avant l’automne.

(AssemANI, Bibl. Orient., tome HE.)

579 Cabilonense, de Châlons-sur-Saône. Salonius d'Embrun-et Sagittaire de Gap y furent déposés pour leurs mœurs. Ils furent ensuile rétablis par le roi Gontran à la demande du Pape, et enfin déposés de nouveau à Châlons, où il paraît qu’il y eut deux conciles en cette année 579,

519* Gradense, de l’île de Grado, par e pa-

triarche Elie, le 3 novembre , où l’on dé-

termina que Île siége patriarcal d’Aquilée serait transféré à Grado, parce que les

Lombards étaient maîtres d’Aquilée. A

celte assemblée, composée d’évêques

schismatiques, on vit paraître le prêtre

Laurent, chargé de leltres du Pape Pé-

lage If, qu'on n'avait sûrement pas de-

mandées, portant confirmation de la trans-

lation du siége d’Aquilée à Grado. Les prélats y firent éclater leur opposition au cinquième concile général, et Laurent n’osa insister sur son acceptation. C’est le doge André Dandolo, premier historien de Venise, qui nous fournit ce récit contre lequel s'inscrit en faux le P. de Rubeis (de Rossi) dans une longue et belle Dissertahion sur le schisme d'Aquilée.

580 Brennacense, de Braine, dans le Soisson-. nais, sur la rivière de Vesle, où Grégoire de Tours. est justifié par san propre serment d'une accusation que le cerate.Leudaste avait portée contre lui le 23 mai.

581 Aleæxandrinum, d’Alexsndrie, par saint Euloge, sur la discipline. Ce concile est mal à propos dit d’Antioche dans l'édition de Venise. (Mans1.)

581 ou 582. * Tolelanum, de Tolède, par les ariens, où le roi Leurvigilde fait défendre.

de rebaptiser les catholiques qui passaient à l’arianisme. ( Mansr, Suppl., tome 1°.)

582 ou environ. Matisconense 1, de Mâcon le 1°" novembre. Vingt et un évêques y firent dix-neuf canons. ( Mansr.)

583 Lugdunense 111, de Lyon, au mois de mai. Huit évêques avec douze députés y firent six canons.

585 ou environ. Valentinum, de Valence, e 23 mai. Dix-sept évêques confirment les donations faites aux églises par le roi Gontran, la reine sa femme et ses deux filles qui étaient consacrées à Dieu.

585. Matisconense II, de Mâcon, le 23 octobre. Quarante-trois évèques y firent vingt canons. Ce concile est daté de la vingtquatrième année du roi Gontran; ce qui prouve que Binius s’est trompé en le rapportant à l’an 588.

586 ou environ. Altissiodorense, d'Auxerre, sous l’évêque Aunacaire, où il fit #5 canons qui semblent n'être faits que pour l'exécution du concile précédent.

587 ou environ. Arvernense III, de Clermont en Auvergne. On y termine le différend d’Innocent de Rodez et d'Ursicin de Cahors, touchant quelques paroisses que l’ün et l’autre s’attribuaient, { Par.)

588 Constantinopolitanum, de Constantinople, vers le mois de juin. Grégoire, patriarche d'Anlioche, y fut justifié des crimes dont on l’accusait; et Jean le Jeûneur s’y fit donner le titre de patriarche œcuménique. { PaGr. )

589 Toletanum III, de 64 évêques ct 8 députés, le 6 mai. Le roi Récarède y fit une belle profession de foi en son nom et en celui de tous les Goths, qui abjurèrent l’arianisme ; après quoi l’on fit, à la demande du roi, 23 canons sur la discipline.

(PAGr.)

589 Narbonense, le 1 novembre. On y fait plusieurs règlements de discipline. Ce concile est daté de l'ère d'Espagne 627.

589 Aleæandrinum, à l’occasion du verset 45 du ch. xvur du Deutéronome, sur le sens duquel les Juifs et les Samaritains étaient divisés. Après un mûr examen, il décida que ce verset regarde Jésus-Christ,

Photius, Cod., 227.) Remarquez que dans es éditions de Photius il est dit que ce concile se tint la septième année de Marcien : il faut lire Maurice, au lieu de Marcien. (Editio Veneta, tome VI.)

590 Pictaviense. Chrodielde et Basine, religieuses de Sainte-Croix de Poitiers, révoltées contre leur abbesse Leubouère, y furent excommuniées.

590 Metenze, de Metz, au mois d'octobre.

Gilles, archevêque de Reims, y fut déposé et exilé comme coupable du crime de lèze-majesté. Chrodielde et Besine y furent reçues à la communion. Celle-ci rentra dans son couvent. Chrodielde fut envoyée dans une terre que le roi lui donna.

530 érabalitanum, du Gévaudan, à peu près où est aujourd’hui la ville de Marvejols, où l’on condamne Tétradie, femme d'Eulalius, comte auvergnat, et devenue concubine du comte Didier, du vivant de son époux, à rendre à celui-ci, sur ses propres biens, quatre fois autant qu’elle avait emporté de sa maison, avec la note de bâtardise, attachée aux enfants qu’elle avait eus de Didier. / VAIsserTE, t. 1°, p. 317.)

590 * Maranense, de Marano ou Mariano,

dans l’Istrie ou le Friou). Sévère, patriarche de Grado, ayant été forcé par l’exarque de Ravenne de signer la condamnation des trois chapitres, présenta dans ce concile, assemblé pour le punir, un acte par lequel il désavouait cette signature. Ce concile, composé de 10 évèques, écrivit à l’empereur Maurice une lettre pour se plaindre de l’exaclion de la signature des trois chapitres et des entreprises des évêques de France sur celui d’Aquilée. (Edit. Venes., t. VI; Maxsi, Suppl. Concil., t. 1°)

590 Hispalense I, de Séville, le 4 ou le 5 novembre ( die primo nonarum Novembrium) Huit évêques y firent 3 décrets.

(PaGr.) MA PL 1 2

590 Romanum E, de Rome, au mois de dé- ‘cembre, où le Pape saint Grégoire le Grand, instruit de la rechute du patriarche de Grado, Île cite, de l’avis de l’assemblée, à venir rendre compte de sa conduite. (Mans, Suppl, 1. 1°.) |

591 * Jstrium, d'Istrie, par les schismatiques, au commencement de l’année. Le résultat de cette assemblée fut une lettre synodique écrite à l'empereur, pour le pese de faire cesser les poursuites du

ape contre le patriarche Sévère, et lui promettre qu’il irait plaider lui-même sa cause à Constantinople, dès que l’état des affaires d'Italie le permettrait ( Zbid.) Le P. Pagi se trompe en confondant ce concile avec celui de Marano, tenu l’année précédente, (Mask. ) kg RAPESANN

& 91 Romanum II, au mois de février. Saint Grégoire y écrivit une grande lettre synodale aux quatre patriarches, où il dit qu’il réçoit et révère les quatre conciles généraux comme les quatre évangiles. 11 ajoute

ici qu'il porte le mème respect au çinquième.

592 Cœæsaraugustanum , de Saragosse, le 1° novembre. Onze éyèques et deux diacres députés y firent trois canons touchant les ariens convertis.

59% Cabilonense, de Chälons-sur-Saône, où l'on établit dans le monastère de Saint- Marcel la même manière de psalmodier qu'on suivait à Saint-Martin de Tours, à Saint-Denis en France et à Saint-Germain des Prés. (Armoin, |. 111. )

595 Romanum III, sous saint Grégoire, le 5 juillet. [1 y proposa six canons que 22 évêques, 33 prêtres assis comme les évêques, et les diacres debout, approuvèrent.

On y absout aussi Jean, prêtre de Chalcédoine, qui avait appelé au Pape de la condamnation que Jean de Constantinople, surnommé le Jeûneur, avait portée contre lui. Les députés du patriarche, qui suivaient cet appel, y furent déboutés.

597 Toletanum, le 17 mai. Seize évêques y firent 2 canons, dit ce concile; mais on n’y en voit que 13 dans les souseripliuns, entre lesquelles est celle de Migèce, archevêque de Narbonne. Jean Pérez tient ce concile pour supposé. Pagi n’en parle ras. Ferréras le compte pour le quatrième de Tolède.

598 Oscense, de Huesca, dans la province de Tarragone. On n'en conserve que 2 canons, dont l’un ordonne le célibat aux prêtres, diacres el sous-diacres. ( Fer- RERAS. )

599 Barcinonense 11, de Barcelone, le 1° novembre. Douze évèques v firent quatre canons sur la discipline.

600 Romanum IV, sous saint Grégoire, au mois de novembre. Un imposteur grec, nommé André, y fut condamné, et on y permit à Probus, abbé de Saint-André à Rome, de faire un testament.

601 Romanum V, sous saint Grégoire, le 5

avril. On y fil une constitution en faveur des moines, qui fut souscrite par 21 évèques.

601 ou environ. Senonense, de Sens, où l’on traita de la réformation des mœurs, de la simonie et des ordinations des néophytes.

Le P. Mansi conjecture que ce fut à ce concile que saint Colomban fut appelé et refusa de se trouver, parce qu’on devait y agiter la question qui divisait les Français et les Bretons touchant le jour de Pâques.

603 * Cabilonense, de Châlons-sur-Saône, par

Arédius, évêque de Lyon. La reine Brunehaut y fait déposer saint Didier, évêque de Vienne, pour l'avoir reprise de ses désordres. ( FLEURY, D. CriLiEr,)

60% cu environ, Britannicum. Saint Augus-

tin de Cantorbéry y exhorta 7 évêques bretons, avec leurs docteurs et savants, à célébrer la fête de Pâques le dimanche après le 14 de la lune, à conférer le baptême suivant l’usage de l'Eglise romaine, à prêcher de concert l'Evangile aux Arglais. Ces évêques et docteurs schismatie

ques ayant refusé, saint Augustin leur prédit les malheurs qui leur arrivèrent quelques temps après. ( Bepa, Hist. Angl,, 1. 11, c. 2.) D. Ceillier met ce concile à Worchester.

605. Cantuarjiense, de Cantorbéry, pour con firmer la fondation de l'abbaye de Saint- Pierre et Saint-Paul, la première qu’on ait bâtie en Angleterre.

605 ou environ, Londinense, de Londres, par saint Augustin de Cantorbéry, où l’on déclare nuls les mariages contractés au troi sième degré de parenté, et avec des fem mes qui avaient reçu le voile. ( Maxst Suppl., t. 1°.) |

606 Romanum, sous Boniface Ii, de 72 évêques, 34 prêtres, plusieurs diccres et de tout le clergé. I y fut défendu, sous peine d’anathème, que du vivant du Pape

‘ou de quelque autre évêque, personne fût assez hardi pour parler de son successeur. |

610 Romanum, le 27 février, en faveur des moines, contre ceux qui prétendaient qu'étant morts au monde, ils ne pouvaient exercer aucun ministère ecclésiastique.

(BED, Hist. Angl.,]l.11,c.k.)

610 Toletanum 11}, ie 23 octobre. Quinze

évêques y reconnaissent celui de Tolède pour leur métropolitain.

615 Egarense, d'Egara, aujourd'hui Férassa, dans la province de Catalogne, à quatre lieues de Barcelone, le 13 janvier. On y confirme les décisions du concile d'Huesca, tenu en 598, touchant le célibat des prétres, diacres et sous-diacres. { PaGr. )

615 Parisiense V1, de toutes les provinces

des Gaules nouvellement réunies sous le roi Clotaire. Soixante-dix-neuf évêques y tirent 15 canons. Ce concile, le plus nombreux des Gaules en ce temps-là, est appélé général en celui de Reims de l'an 625. Le roi Clotaire donna, le 18 octobre, jour mêine de la tenue de ce concile, son édit pour l'exécution de ses canons. { D.

CEiLLier, t. XVII, p. 779.)

619 Hispalense IT, de Séville, le 13 novembre. Huit évêques, saint Isidore de Séville à la tête, y firent des décrets divisés en 13 actions ou chapitres. { D'AGuiRrE, FERRERAS. ) Pagi met ce concile en 618.

622 Charnense seu Theodosiopolitanum, de Charne ou Théodosiopolis en Arménie, par le patriarche Jéser Nécaïn. On y révoque tout ce qui avait élé fait au concile de Thévis, on y reçoit le concile de Chalcédoine, et on supprime l'addition qui crucifixus es pro nobis, faite au Trisagion.

A Conc. Arm.,t.1",et Edit. Venet., [Re ”

62% au plus tard. Matisconense, de Mâcon, où le moine Agrestin est confondu par saint Eustase, abbé de Luxeuil, sur les calomnies qu’il avançait contre la règle de Saint Colomban, (Maxsr.)

625 Remense, de Reims, sous l'archevêque

Sonnace, avec plus de 40 évêques. On y fit 25 canons, dont l’un dit qu'on observera ceux du congile de Paris de 615.

CHRONOLOGIE PES CONCILES

ôi4

626 * Constantinopolitanum, sous le patriarche Sergius, où les acéphales décidèrent qu'il n’y a qu’une volonté et une Opéralion en Jésus-Christ. (Pagr.

C28 Clippiacense, de Clichy près de Paris, le 26 mai. Assemblée mixte convoquée par Dagobert pour y régler tout ce qui pourrait contribuer à la tranquillité de l'Etat et à l'utilité de l'Eglise. (Aimoix.\ Les Actes en sont per-lus.

630 * Leniense, de Lénia en Irlande, au sujet de la Pâque. On y décide qu’on continuera de célébrer ce saint jour comme par le passé, c’est-à-dire le 1% de la lune, quand il tombera un dimanche. C’est le seul point où les Hibernois s’accordaient avec les Juifs pour la célébration de la Pâque, quoique d'anciens auteurs les AROETRPE quarlodécimans. ( Edit. Venet., t

633 * Alexandrinum, par le patriarche Cyrus, en faveur des monothélites. Ce corcile, dans Jloriginal, est daté du mois payni, qui répond à mai et à juin. (Mansi.)

G23 T'oletanum IV, le 9 décembre. Soixantedeux évêques, auxquels saint Isidore de Séville présidait , y firent 75 canons, dont le quatrième prescrit en détail la forme de tenir les conciles, qui vient apparemment d’une tradition plus ancienne , mais qu'on ne trouve point auparavant.

63% Jerosolymitanum, des évèques de Palestine. Ce fut de ce conciie que saint Sophrone écrivit sa belle Leltre synodale pour donner aux patriarches avis de son élection. Il y prouve les deux volontés et les deux opérations en Jésus-Christ,

63% ou environ. Aurelianense, contre un hérétique qu'on croit avoir été grec et

* monothélite. Ce concile paraît être le même que celui de 6#2.

636 Clippiacum, de Clichy près de Paris, le 1° mai, où saint Agile fut établi premier abhé de Rebais, nouvellement fondé par saintEloi.(Magiz., Sæc. 11 Bened., p. 323.)

636 Toletanum V, sous le roi Cinthilla, qui fit faire 9 canons, lesquels regardent presque tous sa puissance. Vingt-deux évèques y souscrivirent et deux députés d’absents.

638 Toletanum VI, le 9 janvier, la deuxième année du roi Cinthilla. Quarante-deux évêques d’Espagne et des Gaules y ordonnèrent, avec le consentement du roi et des grands, qu’à l'avenir aucun roi ne montera sur le trône qu’il ne promette de conserver la foi catholique, etc.

639 * Constantinopolitanum. On y lut et on y confirma l’Ecthèse de l’empereur Héraclius, composée par Sergius de Constantiuople. Elle reconnaissait deux natures en Jésus-Christ; mais elle défendait de dire qu'il y eût deux volontés ou deux opérations. * Pyrrus, successeur de Sergius , approuva l'Ecthèse dans un corcile tenu à la hâte et sans les formalités ordinaires, la même année 639 ou Ja suivante, et ordonna qu'elle se- .

rait souscrite par les évêques tant

présents qu'absents, sous peine d'excommunication.

640 Romanum, où le Pape Séverin condamne l'Ecthèse. (PAGr.)

641 Romanum, par le Pape Jean IV, au mois de janvier, contre le monothélisme.

(PaGi.)

642 ou environ. Aurelianense VI, d'Orléans, coutre certains héréliques (apparemment monothélites) qui avaient pénétré en France. (Mansi.) Labbe met ce concile en 645.

643 ou 644. Cabilonense, de Châlons-sur- Saône, le 25 octobre, par ordre de Clovis IF. On y fit 20 canons, qui furent souscrils par 39 évêques présents, 6 députés d'absents, etc. (FLeuny. Voyez aussi Par à l’an 662, n. 111.) Labbe met ce concile en

645 Conférence de Pyrrhus de Constantinople avec saint Maxime, abbé. Elle se tint en Afrique au mois de juillet, en présence du patrice Grégoire et de quelques évèques.

Saint Maxime y démontra qu'il y avait deux volontés el deux opérations en Jésus-Christ. Pyrrhus se rendit à ses preuves et alla ensuite à Rome, où il rétracta ce qu'il avait enseigné auparavant d'une seule volonté et d’une seule opération, et il y fut ainsi reçu à la communion ; mais il retourna ensuite à la même erreur.

646 Africana. 11 y eut plusieurs conciles en Afrique cette année contre les monothélites; un en Numidie, un autre dans la Byzacène, un troisième en Mauritanie et un quatrième à Carthage, dans la province proconsulaire.

646 Toletanum VII. Vingthuit évêques et onze députés pour les absents y firent SiX Canons.

648 Romanum, où l’on croit que le Pape Théodore déposa Paul de Constantinople, de même qu'il yanathématisa Pyrrhus, dont il souscrivit la sentence du sang de Jésus- Christ mêlé avec de l'encre.

649 Lateranense, dont la première session se Lint le 5 octobre et la dernière le 31 du même mois. Il y avait 105 évêques, compris le Pape saint Martin. Tous souscrivirent la condamnation de Théodore, jadis évêque de Pharan, de Cyrus d'Alexandrie, de Sergius de Constantinople, de Pyrrhus et de Paul ses successeurs avec leurs écrits hérétiques, et de lEcthèse impie et du type qu'ils avaient autorisés. Ce type de l’empereur Constant, qui imposait silence aux deux partis, avait été publié en 648.

650 * Thessalonicensia duo, par Paul, metropolitain de Thessalonique. Dans le premier, ce prélat infecté du monothélisme, dressa une exposition de cette doctrine, qu'il envoya au Pape saint Martin avec une Lettre synodique pour la défendre.

Le Pape, pour réponse, lui renvoya deux députés chargés d’une profession de foi catholique avec ordre à lui de la signer, sous peine d’anathème; sur quoi, Paul ayant assemblé un nouveau concile, signa

l'écrit de Martin, mais après l'avoir tronqué dans un point essentiel, et le remit ensuite aux députés.

650 Romanum, de Rome. Le Pape saint Martin, indigné de la fourberie de Paul de Thessalonique, commença par imposer une peine canonique à ses députés pour s'être mal acquittés de leur commission; puis dans un concile qu'il tint le 1% novembre, il anathématisa Paul et tout ce qu'il avait fait dans les deux conciles de Thessalonique , mentionnés ci-dessus.

(Mawsr, Suppl. Coneil., t. 1°.)

653 Clipiacense, de Clichy. Privilége de l’abbaye de Saint-Denis, souscrit par le roi Clovis II, par Béroalde son référendaire et par 24 évêques, le 22 juin.

653 Toletanum VIII, commencé au mois de décembre et fini au mois suivant. Le roi Récesuinte y lit sa profession de foi, où il recevail les quatre conciles généraux.

On y fit ensuite douze canons.

655 T'oletanum IX, le 2 novembre. Scize évêques y fireut 17 canons, la plupart pour réprimer les abus que les évêques commettaient dans l’'ädministration des biens.

ecclésiastiques.

656 Toletanum X, le 1° décembre. Vingt.

évêques y firent 7 canons.

659 Mansolacense, de Malay-le-Roi, sur la.

rivière de Vanne, à une lieue de Sens, .

célébré par Emmon, archevêque de cette :

ville. On y fit quelques règlements sur la discipline. La date de ce concile porte: « Actum Mansolaco in curte Dominica anno tertio domini nostri Chlotarii. (MaBiLLoN, « Act. SS., sæc. mi, par. n, p. 614.)

660 ou environ. Nannetense, de Nantes, On y fit 20 canons. Le P. Labbe renvoie ce, concile à la fin du rx° siècle; mais le P.s Pagi prouve par Flodoard qu'il s’est tenu en ce temps-ci.

664 Pharense, en Angleterre. La question de la Pâque y fut agitée entre les Anglais qui suivaient l’usage de Rome, et les Ecossais, Scoti, qui en suivaient un autre. On y agila aussi quelques autres questions des discipline. Les Ecossais perdirent leur cause. (PAGI.)

666 ÆEmeritense, de Mérida en Espagne, les 6 novembre. Douze évêques y firent 23; canons.

667 Cretense, de l’île de Crète. Paul, archevêque de cette île, ayant cité à ce concile Jean, évêque de Lappa, pour un sujet qu'on ignore, fit prononcer contre lui une sentence dont Jean appela aussitôt au Saint- Siége. Paul regardant cet appel comme un acte de révolte, mitl'évêque en prison; mais Jean, s'étant échappé, eut le bonheur d’ar-

"river à Rome. (Mansi, t. 1°.)

667 Romanum, le 19 décembre, par le Pape Vitalien, où l’appel de Jean, évêque de Lappa, est reçu et la procédure de l'archevêque Paul cassée. (Mansi, D. CEu,-.

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