‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 51 sur 1479 · LIER · texte numérisé non relu

LIER

670 Augustodunense. (Voyez plus bas Curis-" TIAGUM, à l’an 676.)

673 Burdigalense de Bordeaux. en présences

du comte Loup, par les métropolilains de Bourges, de Bordeaux et d’Eause, assistés de leurs comprovinciaux. On y travailla au rétablissement de la paix dans le royaume et à la réformation de la diseipline, (VAISsETTE, t. 1°", p. 361.)

673 Herfordiense, d'Herford, le 24 septembre. Ce concile d'Angleterre n’était composé que de six évêques. Saint Théodore de Cantorbéry y proposa dix art'cles extraits des canons, que tous les évêques promirent d'observer. Le premier regarde la Pâque, qu’il faut célébrer le premier dimanche après le 14 de la lune. (Waiznixs, Maxsr.)

675 Toletanum XI, le T novembre. On y fil 16 canons qui furent souscrits par 17 évèques, 2 députés d’absents, par 6 abbés et par l’archidiacre de Tolède.

U75 Bracarense III, de Brague. Huit évêques y firent 9 canons, dont quelques-uns sont des plaintes contre les évêques.

On n’est point sûr de la date de ce concile.

(Paar.)

076 Christiacum, de Cressy ou Crécy dans je Ponthieu, suivant la conjecture du P.

Mabillon. Saint Léger, évêque d’Autun, y assista; ce qui a porté quelques copistes à placer ce concile à Autun, en quoi ils ont été suivis par les éditeurs des Conciles, Ceux-ci ont fait une autre faute, en rapportant ce concile à l’an 670, au lieu de 676, que D, Mabillon prouve être sa vraie date. (Voyez le xvi‘ 1. de ses Annales et ses OEuvres posthumes, t. 1‘, p. 530.) Les staluts qui nous restent de ce concile concernent presque tous la discipline monastiique.

671 Marlacemse, de Morlay au diocèse de Toul suivant D. Mabillon, de Marly près de Paris, Selon le P. Pagi, au mois de septembre. Les évêques de Neustrie et de Bourgogne assemblés par ordre et en présence du roi Thierri, y déposent Chramlin, qui s'était emparé de l’évêché d'Embrun, et lui déchirent ses habits pour marquede sa dégradation. (Edit. Venet., t. VI; Mans.)

678 au plus tard.* Gallicanum, des Gaules, assemblé par ordre du roi Thierry et du maire Ebroin, das un palais royal qu’on ne désigne point. On y presse saint Léger, évêque d’'Autun, de s’avouer coupable de la mort du roi Childéric IE, et malgré les protestations qu’il fait de son innocence, on le dégrade, puis onle livre au comte du palais pour le faire mourir.

679 Mediolamense, de Milan, par l’archevè-

de l'année. Le prêtre Damien, qui fut peu après évêque de Pavie, composa une.Let tre synodale de ce concile à l’empereur, où les deux volontés et les deux opéra tions en Jésus-Christ sont expliquées avec nettetéet défendues avec force. (MuraToRi, B Ann. d'I. t. IV.)

679 Gallicanum, vers le commencement de |__f’année, contre le monothélisme.

679 Romanum, au mois d'octobre. Saint Wil-

CHRONOLOGIE DES CONEILES.

que Mansuétus, vers le commencement :

frid, archevêque d’York, chassé dé son siége par le roi Egfrid et Théodore, archevêque de Cantlorbéry, y est rétabli par un jugement contradictoire, où l’on entendit les accusations alléguées contre lui par le moine Boenvald, député de Théodore, et les défenses que le saint y opposa, mais on ne tint compte de ce jugement en Angleterre. (D. Ceizier.) Pagi met ce concile en 078. .

680 Romanum, sous 1e Pape Agatrnon, le mardi de Pâques, 27 mars. Ceut vingtcinq évêques y assistèrent ; Saint Wilfrid était de ce nombre. On y envoya des députés à Constantinople pour le concile général, avec une lettre du Pape, et une autre du concile à l’empereur Constantin Pogonat, où le Pape et le concile reconnaissent deux volontéset deux opérations en Jésus-Christ. (D. CeicciEr.) Pagi et Muratori mettent ce concile, mais mal, en 679. Quelle apparence, en effet, qu’on ait envoyé des députés à un concile plus de 18 mois avant qu'il setint, et même avant qu'il fût indiqué?

680 Anglicanum, dans la campagne de Hapfeld, le 17 septembre, par Théodore, archevèque de Cantorbéry, contre l'erreur des monothélites.Pagi prouve que ce concile se tint celte année et non pas l'an

680 et 681 CONSTANTINOPOLITANUM.

Sixième concile général, commencé .le 7 novembre 680 et fini le 16 septembre 681.

Ce concile rejeta les dogmes impies des monothélites.

68t T'oletanum XII, le 9 janvier jusqu’au 25 du même mois. Trente-cinq évêques et à leur tête saint Julien de Tolède, y confirmèrent la renonciation du roi Vamba au royaume, déclarée solennellenient le dimanche 14 octobre l’année précédente ; ils assurèrent aussi le royaume à son successeur Ervige, et à l’évèque de Tolède le pouvoir d’ordonner tous les évêques d'Espagne. Enfin on y fit 13 canons.

683 T'oletanum XIII, le k novembre. Quarante-huit évêques y firent 13 canons, dont environ la moilié regarde des intérêts temporels. Ce concile dura trois

ours.

8 T'oletanum. XIV, depuis le 14 novembre jusqu’au 28 du même mois, pour la réception du sixième concile général dans toute ‘Espagne et la Gaule Gothique, à la de- “ande du Pape Léon I.

687 ou environ.* Manaschiertense, dans l’ATménie, sur les confins de l'Hircanie, par le patriarche Jean d'Oznia. On y admit ke dogme des acéphales, on y défendit Pusage de l’eau et du pain levé dans l'Eucharistie, et on y fit d'autres changements dans la discipline. {Edit. Venet., t. VII.) Galanus le place vers 680.

638 Toletanum XV, le 11 mai. Sorxante et un évêques y expliquèrent quelques prepositions qui avaient déplu au Pape Benoît, et y décidèrent que deux serménts du rot

. Egica, qui paraissaient contraires, ne l’étalent point.

689 Rothomagense, de Rouen, par saint Ansbert et 16 évêques, ubi plurima Deo accepta el sanctæ Ecclesiæ utilitatibus propue disputata sunt, dit l’auteur de la

ie de saint Ansbert. C’est tout ce qu'on sait de ce concile, à la réserve d’un privilége de l’abbaye de Fontenelle qu'on y confirma. (Bouquer, t. IL.)

691 Cœsarogustanum 111, de Saragosse, le 1 novembre.On y fit5 canons sur la dis cipline.

691 Constantinopolitanum, dit in Fruilo ou Quinisextum, parce qu'il est regardé comme un supplément aux cinquième ct sixième conciles, où l'on n'avait fait aucun canon pour.la discipline et pour les mœurs.

On en fit 102 dans celui-ci, qui furent souscrits par 211 évêques et par les légats du Pape Sergius HI; mais le Pape désavoua ses légats. Entre ces 102 canons, il y en a de fort bons que les Papes ont approuvés et d’autres mauvais qu'ils ont condamnés ; c’est ainsi qu'il en faut penser et ne pas dire simplement comme un auteur moderne : Ce concile est rejeté. La date précise de ce concile n’est point absolument certaine. Quelques-uns le mettent en 692. (Voyez Par, ad an. 662, n.

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