IV-VII
692 Britannicum, de presque toute la Bretagne ou l'Angleterre, dit Bède. Il fut assemblé par le roi Ina pour réunir les Bretons avec les Saxons; les premiers, quoique chrétiens, différaient encore en plusieurs usages, comme sur la Päque, etc.
(Voyez Par.)
693 Toletanum XVI, le z mai; 59 évêques, 5 abbés et 3 députés d’évêques absents y
"assistèrent avec le roi Egica et 16 comtes.
On y fit 10 canons de discipline, et on y déposa Sisbert de Tolède, comme ayant conspiré contre le roi, qui le condamna à une prison perpétuelle.
69% Toletanum XVIF, le 9 novembre. On y {it8 canons sur la discipline. On ne trouve point dans les Actes dece concile les souscriptions des évêques qui y assistèrent.
69% Bacanceldense, de Bacanceld, en Angleterre. Saint Britoualde de Cantorbéry, avec Tobie de Rochester, des abbés, des abbesses, des prêtres, des diacres, des seigneurs et Vitred, roi de Kent, y assistèrent. Ce prince y promnit de conserver la liberté et l’immunité des églises et des monastères.
697 Traygctense, d'Utrecht, par saint Wile-
brod. On yrésolut d'envoyer des mission-
baires dans les provinces voisines. À ce concile assista saint Winfrid, depuis nommé Boniface, qui, après avoir servi plusieurs années dans l'Eglise d'Utrecht, en qualité de prêtre, devint archevèque de Mayence.
697 Bergamstedense, de Bergamsted, en Angleterre. Saint Britoualde y présida, et l'évêque de Rochester, avec le roi Vitred y assista. On y fit 28 canons, qui peuvent
être aussi comptés pour lois, puisque les deux puissances y concouraient, et qu'ils ordonnaient des amendes et d’autres punitions temporelles, outre les spirituelles,
698 Aquileiense, d’Aquilée, par le patriarche Pierre et les évêques de son ressort. Ces prélats sur les remontrances du Pape Sergius, comme Île dit Bède (L. de sex œtatibus), renoncent unaniment au schisme qui les tenait séparés de l'Eglise romaine, depuis le temps du Pape Pélage 1‘, à l’occasion de ia condamnation des trois chapitres. Voyez dans Zanetti (Del regno de’ Longob., p. 465), la preuve de la réalité de ce concile, rejeté par le cardinal Noris, le P. Pagi et D. Ceillier comme supposé.
709 ou environ. Vormatiense, de Worms. On y fait 12 canons sur la discipline, dont le premier défend d'accorder la communion, même à la mort, à ceux qui n'auront pu prouver une accusalion formée par eux contre un évêque, un prêtre, ou un diacre. (HARTZHEIM, L. Ar.
701 T'oletanum XVIII et le dernier, sous .e roi Viliza, qui venait de succéder à son père Egica. Il ne reste de ce concile ni actes ni Canons.
703 Nesterfieldense, de Nestrefield, en Angleterre, contre saint Wilfrid d'York, qui en appela à Rome, où il avait déjà été justifié et rétabli. |
704 Romanum, où saint Wilfrid fut aosous de nouveau, et renvoyé à son Eglise par Jean VI, qui en écrivit au roi des Merciens, Ethelrède, et à celui de Nortbumbre, Alfred ou Alfride.
705 Niddanum, près la rivière de Nid, en Angleterre, où les évêques anglais se réconcilièrent avec saint Wilfrid, qui fut enfin rétabli dans son Eglise. II mourut le 24 avril 709.
712 * Constantinopolitanum, par le patriarche Jean et les monothélites, contre le sixième concile général, sous Fempereur Philippique. (THÉOPHANE.)
15 Constantinopolitanum, au mois.d’août, en présence du prêtre Michel, apocrisiaire du Saint-Siége, où, du consentement du clergé, du sénat et du peuple, on transfère Germain, métropolitain de Cyzique, sur le siége de Consiantinople.
(Mansi, Suppl, L. 1°.) :
715 Constantinopolitanum, par le patriarcne Germain, contre les monothélites, en faveur du sixième concile, sous l'empereur Anaslase.
721 Romanum. sous Grégoire HE, le 5 avril.
On y fit 17 canons, dont plusieurs regardent les mariages illégitimes. Ils furent souscrits par 23 évèques, le Pape compris, par 14 prêtres et k diacres.
130 * Constantinopolitanum, le 7 janvier, par l’empereur Léon, où il fit un décret contre les images, et voulut engager saint Germain de Constantinople à le sousecrire. Ce prélat l'ayant refusé, fut chassé de son siége avec outrage.
131 Romanum 1, par le Pape Grégoire lil contre le prêtre George, qui, ayant élc
521 CHRONOLOGIE DES CONCILES, 522
chargé de porter une leltre de ce Pape aux empereurs Léon et Constantin, pour les engager à cesser de faire la guerre aux saintes images, en élait revenu sans avoir osé la remettre. Grégoire voulait le déposer ; mais les évêques ayant intercédé pour le coupab'e, il se contenta de lui imposer une pénilence, elle renvoya porter Ja lettre à Constantinople, en lui faisant promettre de la rendre aux emnpereurs. George fut arrêté par les officiers impériaux en Sicile, où, après s’être saisis de la lettre, ils le retinrent en prison vorès d'un an. (MuraTonri.)
732 Romanum 11, par le Pape Grégoire HE, à la tête de 93 évêques. On y ordonna que quiconque mépriseräit l'usage de l'Eglise touchant la vénération des saintes images, quiconque les ôlerait, les détruirait, les profanerait ou en parlerait avec mépris, serait privé du corps et du sang de Jésus-Christ, et séparé de la communion de l'Eglise. Ce concile, suivant la lettre de convocation de Grégoire HE, publiée par le P. Mansi (Suppl. Cone., t. 1°}, se {int le 1° novembre de l'année qui suivait la quinzième indiction; ce qui revient à l’an 732, en prenant l’indiction du 1°" septembre, comme faisaient alors les Papes.
742 Germanicum ( probablement de Ratisbonne), Carloman le fit assembler le 21 avril, et saint Boniface y présida. C'é- {ait pour y chercher les moyens de rélablir la loi de Diea et la discipline ecclésiastique, tombées sous les règnes précédents, Ce concile est le premier de France et d'Allemagne, qui porte la date de l’année de l’Incarnation. Le P. Mansi soupçgonne, mais sans fondement, qu’elle a été ajoutée par quelque copiste, C’est avec aussi peu d'apparence qu'il recule d'une annéececoncile. (HarTzneIM, Cons.Germ., t. 1°r.) Labbe met aussi ce concile en 743.
743 Romanum 1, par le Pape Zacharie, avec 40 évêques, 22 prêtres, 6 diacres et tout le elergé de Rome. On y dressa 15 canons, la plupart sur la vie cléricale et les mariages illicites. Ce concile est daté du xr des Ca lendes d’avril (22 mars), la deuxième aunée d’Artabasde (que Rome tenait pour légitime empereur à Ja place de Copronyme), et la trente-deuxième du roi Eiutprand. (C’est la première fois, dit Mura= tori, qu'on voit des Actes romains datés du règne des rois des Lombards.) De ces notes chronologiques, le P. Mansi conclut que ce concile se tint l’an 744, sans faire attention que Eiutprand était mortau mois de janvier de cette année, et qu'Artabasde étoit dépossédé dès l’année précédente, 743 Liptinense, de Liptines, aujourd’hui Leslines en Cambrésis. Carlomau l'y assembla le 1°* mars, et saint Boniface y présida. On y fit k canons. On y condamna aussi Adalbert et Clément, deux prêtres rebelles enverssaintBoniface.(Cone.Germ., t. 1°.) Le P. Mansi place ce concile en 744.
71h% Suessionense, de Soissons, le 2 mars.
23 évêques, assemblés par ordre du prince Pépin, y firent 10 canons. On ne doute point que sain! Boniface n’y ait présidé comme aux deux précédents, Ce concile est daté anno pecxriv ab Incarnatione Christi, sub die vr Nonas martii, luna x1v, in anno 1 Childerici regis; par où l’on voit que cette assemblée commençait l'année au 1" mars, suivant l'usage établi sous les rois mérovingiens, Car le 14 de Ja lune tombait réellement au 2 mars de l'année 7#k4, telle que nous la comptons aujourd'hui; mais il y a faute, ou dans les Actes de ce concile, ou dans ceux du coucile de Liplines, tenu lanné: précédente, pour l’année du règne de Childéric, attendu que les uns et les autres sont datés de la deuxième année de ce prince.
745 Germanicum, sous Carloman, par saint Boniface. On y examina plusieurs clercs hérétiques, séduits par Adalbert et Clément,e:on y déposa Gévilieb de Mayence, qui avait commis un homicide.
745 Romanum IT, le 25 octobre. Le Pape Za= charie, 7 évêques, 17 prêtres et le clergé de Rome, y déposèrent Adalbert et Clé-
ment du sacerdoce, avec anathème
747 Germanicum, par saint Boniface, assemblé vers Je mois de janvier, par ordre de Carloman avant sa retraite. On y &çut les
: k conciles généraux. (Pacr.)
747 Gloveshoviense I, de Cliffe, ou Clovesbou, au commencement de septembre. Il y avait 42 évêques, plusieurs prêtres et moindres cleres, et le roi des Merciens Ethelbalde y assistait, avec les grands du royaume. On y fil 30 canons, qui ne con= livnnent guère que des avis généraux aux évêques, de remplir leurs devoirs.
752 ou 753 Moguntinum, de Mayence, où saint Boniface ordonna Lulle, évêque de Mayence, et confirma dans leurs dignités, les autres évêques et abbés ci-devant établis. (Conc. Germ., t. 1.
:53 Vermeriense, de Verberie ,; par Île roi Pépin. On y fit, comme l’on croit, 21 canons; qui regardent les mariages pour la plupart.
753 Metense, de Metz (Assemblée mixte), On y fit, de concert avec les officiers du roi, 8 statuts, dont le cinquième roule sur Ja monnaie, el porte, que « désormais la livre pesante ne contiendra plus que 22 sols, dont le monétaire en retiendra un, et donnera les autres à celui qui aura fourni la matière, » (Conc. Germ., t. 1°.) Baluze met ce concile en 756.
754 * Constantinopolitanum, ou du palais d'Hiérie sur la cô'e d’Asie, vis-à-vis de Constantinople, depuis le 10 février jus-
u’au 8 août, sous l’empereur Constantin
opronyme. 338 évêques iconoclastes y firent un long décret contreles saintes images, et ensuite plusieurs articles en forme de canons avec anathème. Ceux quiregardent la Trinité et l’Incarnation, sont catholiques; mais ils en ajoutent plusieurs co"tre lesimages de Jésus-Christ et des saints.
753 Vernense,de Ver ou Vern, chàleau royal,
suivant M. Lebeuf, qui le place entre Paris et Compiègne, le 11 juillet. On y fit 25 canons et on y ordonna qu'il se tiendrait deux conciles tous les ans: le premier, le 1 mars; le second, le 1‘ octobre. Ce concile est daté de la quatrième année du roi Pépin. Mansi le met en 756.
756 Anglicum, par Cuthbert, archevêque de Cantorbéry, où l’on ordonne que la fête de saint Boniface, archevêque de Mayence, sera célébrée dans toute l’Angleterre, le 5 juin. (Edit. Venet., t. VHI.)
756 Compendiense, de Compiègne, le 22 juin, composé des évêques et des seigneurs, suivant l'usage de ce temps-là. On y fit 18 canons, qui regardent presque tous les mariages. — L'année suivante (757), on tint au même endroit un autre concile, où Tassillon, duc de Bavière, prêta serment
. de fidélité au roi Pépin. (Mawsr.)
765 Attiniacense, d’Atligny-sur-Aisne. Saint Chrodegand de Metz y présida, et il y assista 27 évêques et 17 abbés. Il n’en reste que la promesse réciproque qu'ils se lirent, que quand quelqu'un d’eux viendrait à mourir, chacun ferait dire 100 psauliers et célébrer 100 messes par ses prêtres, et que l’évêque lui-même dirait 30 messes pour le défunt. On trouve d’autres promesses semblables dans les conciles de ce temps-là,
766 ou 767 Hiercsolymitanum, de Jérusalem, par le patriarche Théodore, en faveur des saintes images.(Mansr, Suppl.Conc.,t.1'").
767 Gentiliacense, de Gentilly, près Paris, par le roi Pépin, Il y avait des légats du Pare, et des Grecs. Ceux-ci reprochèrent aux Latins d’avoir ajoulé au symbole de Constantinople le mot Filioque. H y fut aussi parlé des images; mais on ne sait point ce qu'il y fut décidé. Mansi le met à Noël, 756.
768 ou 769 Ratisbonense, de Ralisbonne, ou l'en interdit aux chorévèques les fonctions épiscopales. (Hanrzngim, Cons. Germ., CE
769 PA LR le 12 avril, où le Pape Etienne 1H, 12 évêques de France et plusieurs autres de Toscane, de Campanie et du reste de l'Italie, condamnèrent à une pénitence perpétuelle le faux Pape Constantin. Les Actes en sont plus entiers dans Mansi qu'ailleurs. La date en est singulière. Elle porte, Regnante una et eadem sancta Trinitate, sans faire mention des années de l’empereur; ce qui montre que son autorité n’était plus reconnue à Rome.
772 Dingolvingense, de Diugelfind en Bavière, par ordre du duc Tassillon, le 2 octobre. 6 évêques, avec plusieurs Seigneurs laïques, le duc à la têle, y firent 14 décrets concernant les affaires ecclésiastiques et civiles. (PaGt.)
771 Paderbornense, de Paderborn, où un grand nombre de Saxons reçoivent le bapt8me. (Conc. Germ.,t. Ar.)
719 Duriense, de Duren, aujourd’hui aans le duché de Juliers sur le Roër, composé de prélats et de comtes. On y fit 24 canons,
dont le septième porte que « chacun p:yÿer: la dîime pour être dispensée suivant les or dres de l'évêque. » C’est la première fois suivant M. Eckart (Hist. Franç., |. xxiv) qu'il est fait mention en Allemagne de |:
dîime proprement dite, comme d’une dette
… envers le clergé.
780 Paderbornense ( Assemblée mixle )} où Charlemagne jeta les fondements des cinc évêchés destinés pour affermir la religion chrétienne dans la Saxe. Ces évèchés son Mindem, Halberstad, Ferden, Paderborr et Munster. (Conc. Germ., t. A‘.
782 Coloniense (Assemblée as où Charlemagne reçoitles soumissions des Saxons din de Vitikind. (Conc. Germ..
er
182 Paderbornense (Assemblée mixte) où Charlemagne concerte avec les comtes e les prélats la forme civile et ecclésiastique qu'il désire donner à la république des Saxons. (Jbid.)
185 Paderbornense (Assemblée mixte) où Charlemagne donne la dernière main à le forme civile et ecclésiastique de la répurblique des Saxons, et nomme des évêques pour remplir les siéges qu’il y avait créés.
(Conc. Germ., t. [°".)
186 Constantinopolitanum, commencé le 7 août, et dissous par la violence des ico:
noclastes et des soldats. Les cathoïiques furent obligés de se retirer, quoiqu'ils fussent protégés par l’empereur Constantin et l’impératrice Irène. (THÉOPHANE.)
787 NICÆNUM 11, de Nicée. Septième con« cile général, commencé le 24 septembre et fini le 23 octobre. L'impiété des icono: clastes y fut anathématisée, et le culle des saintes images expliqué et rétabli és l'Eglise. On y fil 22 canors. L'Eglise grecque fait mémoire des Pères de ce concile le 11 octobre. ca
187 Calchutense, de Celchyt en Northumsre:
Le roi Elfuolde ou Alphécad s’y out avec les évêques et les seigneurs. On ÿ dressa 20 canons, dont le premier recom-= mande la foi de Nicée et des six conciles généraux. Le septième n'y était point encore connu.
788 Ingelheimense, d'Ingelheim, pres de Mayence {Assemblée mixte) où Tassillon, duc de Bavière, est jugé définitivement et condamné à être enfermé dans un cloître.
(Conc. Germ., t. °°.)
191 Narbonense, le 27 juin, au sujet de Félix d'Urgel. 26 évèques et 2 députés d'absents y assistèrent; mais on ne voit point que Félix, qui était présent, y ait élé condamné. Ce concile, dans un fragment que nous en avons, est daté du 27 juin de l'an 788, la vingt-troisième année du règne de Charlemagne, indiction xu. Voilà des contradictions visibles. L'année 788 n’était que la vingtième du règne de Charlemagne, et l’indiction x1 courait seulement alors. C'esi ce qui porte D. Vaisselle à croire que ces dates ont été ajoutées après coup. Le P Pagi doule mème de
l’authenticité du fragment où elles se trouvent.
792 Ratisbonense, de Ratisbonne en Bavière, vers le mois d'août. Félix d'Urgel, convaincu d'erreur, y fut condamné, et exivoyé à Rome vers le Pape Adrien, en présence duquel il confessa et abjura son bérésie dans l’église de Saint-Pierre; puis il retourna chez lui à Urgel. Il soutenait, comme Elipand, que Jésus-Christ homme n’était Fils de Dieu que par adoption.
793 Verolamense, de Verlam en Angleterre, au mois d'août, pour fonder l’abbaye de Saint-Albans.
793 ou environ. * Hispanum, peut-être de Tolède, par les évêques d’Espagne, où l'erreur d’'Elipand est approuvée, et d’où l’on écrit une Lettre synodique aux évêques des Gaules, pour les engager dans le même parti. (Mansr, Suppl. Cons.
794 TU PRE de Francfort-sur-le- Mein, près de Mayence, au commencement de l'été, de tous les évêques de Germanie, de Gaule, d'Aquitaine, el de deux autres évèques, légats du Pape. On y condamna l’hérésie d'Elipand de Tolède et de Félix d'Urgel, touchant l'adoption qu'ils altribuaient au Fils de Dieu, et on y fit 56 canons.
796 Gallicanum, vraisemblablementde Tours, où l’on déposa Joseph, évêque du Maus, pour sa conduite tyrannique et barbare envers son clergé. (MagiLz., Annal., in-fol., p. 292.)
796 Forojuliense, de Cividad di Friuli, par Paulin, patriarche d’Aquilée et ses suffragants, avant le 15 avril. 11 y combatlit deux erreurs : la première, que le Saint-Esprit ne procède que du Père, et non du Fils ; l'autre, de diviser Jésus-Christ en deux Fils, l'un naturel et l’autre adoptif; erreurs qu'il condamne sans en nommer les auteurs. Pagi prouve que ce concile s’est tenu en 79,6, d’autres le rapportent à 791.
799 Becanceldense, de Bécanceld, en Angleterre, en présence du roi Quénulfe. On défendit aux laïques d’usurper les biens des églises, et 17 évêques souscrivirent ce décret avec quelques abbés. (Wizxins.)
799 ou environ. Finchalense, de Finkley, en Angleterre. Echembal d’York y présida, et on y ordonna le rétablissement de l'ancienne discipline, principalement sur l’observalion de la Pâque.
799 Romanum. L'écrit de Félix d'Urgel contre Alcuin y fut condamné, et Félix luimême excommunié, s’il ne renonçait à
«l'hérésie dans laquelle il était retombé.
Cinquante-sept évêques assislèrent à ce SE avec le Pape Léon HE, qui y présida.
799 Ratisbonense, de Risbach, au diocèse de Ratisbonne, le 20 août. On y fit 12 canons.
(Concil. Germ., t. H,) Mansi le rapporte à l'an 803.
799 Urgellense, d'Urgel, par Ecidrade de Lyon, que Charlemagne avait envoyé à
CHRONOLOGIE DES CONCILES
Félix, avec Néfride de Narbonne, Benoît, abbé d’Aniane, et plusieurs autres, tant évèques qu'abbés. Ils y persuadèrent à Félix de venir trouver le roi, en lui promettant une entière liberté de produire en sa présence Îles passages des Pères, qu'il prétendait favorables à son opinion.
199 Aquisgranense, d’Aix-la-Chapelle , où Félix, entendu en présence du roi et des seigneurs et réfulé par les évêques, renonça à son erreur, et fut néanmoins dépesé à cause de ses rechutes. Il écrivit lui-même son abjuration en forme de lettre, adressée à son clergé et à son peuple d'Urgel. Félix fut relégué à Lyon, où il passa le reste de sa vie.
800 Cloveshovense II, de Chffe, en Angleterre. On y reconnut la foi telle qu’elle avait été reçue de saint Grégoire, et on y tralta des usurpations des biens d'Eglise. Les actes de ce concile sont datés, Anno Adventus pccc. C’est la même chose que l’année de l'fncarnation.
8C0 Romanum, au mois de décembre. Le Pape Léon HI s’y purge, par serment, des crimes dont il était accusé, en présence de Charlemagne, et ce prince y est élu empereur des Romains. (PAGr.)
802 Altinense, d'Altino. Saint Paulin d’Aquilée y implore le secours de Charlemagne contre Jean, duc de Venise, qui avait précipité du haut d’une tour Jean, patriarche de Grado. On y traita de plus des matières de foi et de discipline. (PaGi.) Mansi place ce concile en 803, et Madrisi, éditeur des OEuvres de saint Paulin, en 804.
803 Aquisgranense, grand concile assemblé par Charlemagne au mois d'octobre. Les évêques avec les prêtres y lurent les canons, et les abbés avec les moines la règle de Saint-Benoît, afin que les uus et les autres vécussent selon la loi qui leur était prescrite. Il n’y avait point alors de moines ou religieux qui suivissent une autre règle que celle de Saint-Benoît.
(Conc. Germ., t. IL.) Labbe et Pagi mettent ce concile en 802.
803 Ratisbonense. On y décida que les chorévêques ne feraient point les fonctions épiscopales, n'étant que prêtres, et que toutes celles qu’ils avaient faites seraient déclarées nulles, On y défendit aussi de faire de nouveaux chorévèques dans la suite; maiscelte défense nefut pointexactement observée : les chorévêques n'ont cessé entièrement que vers le milieu du x° sièle. (HarTzHEIM, Conc. Germ., t. H.) Le Père Mansi le place en 768.
803 Cloveshovense III , où Adelard de Cantorbéry avec 12 évêques, les abbés et Les prêtres de sa dépendance, se plaignil encore des usurpalions, etrenouvela les anathèmes contre ceux qui feraient de semblables attentats.
80% Tegernseense , dans le monastère de ce nom, au diocèse de Frisinguc, le 16 juin, sur un procès entre l’abbé et l’évèque diocésain. (Conc. Germ., t. II.)
806 * Constantinopolitanum. Lo patriarche Niéphore, avec environ 15 évêques, y réhblit par condescendance le prêtre Josejh, qui avait élé déposé par Taraise en 19% Saint Théodore Studite s’opposa au décret de ce concile, et se sépara en conséence de la communion du patriarche Ce fut dans ce concile qu’on régla lescérémonies pour la consécralion d’un arimandrite. (Mansi in Pagium.)
807 “allzburgense, de Saltzbourg, le 26 janvie , où l’on décida, selon les canons, qu: les dîimes devaient être partagées en quitre portions : la première à l’évèque, la :econde aux clercs, la troisième aux paivres, la quatrième à la fabrique des églses. (LecoinTE, PAGt, HanTzHEIM, Conc.
Genn., t. 11.)
809 *Constantinopolitanum, au mois de janvie. Un grand nombre d’évêques déclarèent que le mariage de Constantin avec Thiodote, fille de la chambre de limpératice Marie qu'il avait répudiée, élait valde par dispense; et on y excommunia sant Platon, saint Théodore Studite ‘et 301 frère Joseph , archevêque de Thessaloiique, qui regardaient ce mariage comme unadultère, et qui refusaient de commuuiuer avec le prêtre Joseph, pour l'avoir {ail La persécution cofitre les moines fut très-grande à l'occasion de ce ma-
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