FLEURY
26 Ingelhenheimense, d’Ingelheim, sur le Sellz, le 1°" juin. On y publia un capitulaire de 7 articles, dont le 6° défend de célébrer la messe dans un oratoire particulier, sans la permission de l'évêque diocésain.
26 Romanum, le 15 novembre, sous Eugèn: HI. Soixante-deux évêques, 18 prêtres, 6 diacres et plusieurs autres clercs y assisièrent. Où y lit 38 canons, la plupart pour la réformalion du clergé. Un de ces canons ordonne, conformément à une loi de Charlemagne, qu’on élablisse des maitres dans les maisons des évêques, et partout où besoin sera, pour enseigner la grammaire et l’Ecriture sainte.
27 Mantuanum, de Mantoue, composé de 72 évêques, où l'on rend aa patriarche d’Aquilée toute l'étendue de son ancienne juridiction, c’est-à-dire qu'on lui soumet lIstrie qui continuait d'obéir au patriarche deGrado depuis l’an 579, époque de latranslation du siége patriarcal en cette ville, sans égard pour le rétablissement du même siége patriarcal à Aquilée, fait par les évêques iombards en 605. (Mansr,
M th)
29 Parisiense, le dimanche 6 juin. Dans
CHRONOLOGIE DES CONCILES
l'assemblée tenue à Aix-la-Chapelle, sur la fin de 828, l'empereur Louis ordonna quatre conciles, à Mayence, à Paris, à Lyon et à Toulouse. Ces quatre conciles se sont tenus, mais nous n'avons les actes que de celui de Paris.
829 Moguntinum , de Mayence, par l'arche vêque Otgaire et 23 autres évêques. C'est un des quatre conciles dont on vienit de parler, (Conc. Germ., t. IL.)
829 Vormatiense, de Worms, après les quatre conciles précédents. On y fit un capitulaire de plusieurs articles, dont le plus considérable défend l'épreuve de l’eau froide, pratiquée jusqu’alors. Nous avons un traité d’Agobard, composé vers ce temps-là contre toutes les épreuves, que le peuple nommait le jugement de Dieu.
829 * Constantinopolitanum, où lempereur Théophile fait proscrire les saintes images.
829 Lugdunense, de Lyon. Il n’en reste qu'une lettre synodique d’Agobard, archevêque de Lyon, de Bernard, archevéque de Vienne, et d’Eaof, évêque de Châlons-sur-Saône, à Louis le Débonnaire, pour se plaindre de la protection que ses ofliciers accordaient aux Juifs, et des inconvéuients qui en résultaient pour les Chrétiens. (Mans, Suppl. Cone., t. 1".)
830 Noviomagense, de Nimègue, où Jessé, évêque d'Amiens, fut déposé pour s'être déclaré entre les chefs de la révolte contre l’empereur Louis. D. Ceillier met ce concile cn 831.
832 San-Dionysianum, de Saint-Denis en France, le 1° février, par ordre de l’enfhereur Louis le Déhonnaire et à la sollicitation de l'abbé Hilduin, pour la réformation de ce monastère. D. Mabillon a donné les actes de ce concile sur l'original en parchemin, mais si mutilé, que la meilleure partie en est inintelligible. ( Diplomat., Ï. vi, n. 74.)
833 * Compendiense, de Compiègne. Assemblée digne de l’horreur de tous les siècles, où l'empereur Louis fut mis en pénitence publique et regardé comme ne pouvant plus porter les armes, où comme étant déposé.
834 San-Dionysianum, de Saint-Denis, où l’empereur Louis voulut être réconcilié à l'Eglise par le ministère des évêques, et recevoir de leur main l'épée qu'ils lui avaient Ôtée, non pas la couronne qu'il ne tenait que de Dieu. C'était le deuxième dimanche de carême, 1‘ mars.
835 Apud Theodonis Villam, de Thionville, au mois de février. Plus de 40 évêques y déclarèrent nul tout ce qui avait été fait contre Louis le Débonnaire, et le conduisirent à la cathédrale de Metz, pour rendre plus solennelle sa réhabilitation, qui se fitle dimanche de la Quinquagésime, prendant la messe , le dernier jour de février.
Agobard de Lyon et Bernard de Viemne furent ensuite déposés après le retour «des évêques à Thionville, et enfin Ebbon de Reims le fut plus solennellement que les
deux autres qui étaient absents, ayant consenti lui-même à sa déposition, et renoncé pour toujours à l’épiscopat.
835 Stramiacense, de Crémieu dans le Lyonnais, au mois de juin, par Louis le Débonnaire, avec ses deux fils Louis et Pepin.
L'empereur y demanda qae l’on pourvût aux siéges de Lyon et de Vienne, vacants par la déposition d’Agobard et de Bernard, déposés au concile de Thionville. Mais ces deux prélats étant absents, l'assemblée ne voulut rien prononcer. (PaGr, ad ann. 836.) 1 À
836 Aquisgranense, le 6 février. Il contient beaucoup d'avis aux ecclésiastiques , aux moires, à l'empereur lui-même, à ses enfants, à ses ministres, et en particulier à Pepin, roi d'Aquitaine, pour l'obliger à la restitution des biens ecclésiastiques, qu'il restitua en effet, et qu’il fit restituer par ceux qui en avaient usurpé.
838 Aquisgranense, le 30 avril, touchant le différend d’Aldric, évêque du Mans avec l'abbaye d’Anisole ou deSaint-Calais, qui se prétendaitexempte de sa jurisdiction. Rien n’y fut décidé. (Maxsi.)
838 Carisiacum 1, de Quercy-sur-Oise, le ‘6 septembre, en présence de l'empereur, où le diacre Florus dénonce et fait condamner les ouvrages liturgiques d’Ama-
Jaire, chorévèque de Lyon. On y jugea aussi le différend de l’évêque du Mans avec l’abbaye de Saint-Calais en faveur du premier. Pagi met ce concile en 837, quoique la vie de saint Aldric le place en 838. (Mansr, Suppl. Conc., t. I.)
839 Cabilonense, de Châlons-sur-Saône, vers le mois d'octobre. L'empereur Louis le Débonnaire y expose aux prélats et aux seigneurs les raisons qu'il avait eues de donner le royaume d'Aquitaine à son fils Charles, préférablement aux enfants de Pepin.
8:0 Ingilhenheimense, d'Ingelheim, le 2% juin, Ebbon fut rétabli à Reims par un acte de l’empereur-Lothaire, souscrit de 20 évêques. Il ordonna quelques clercs après son rétablissement; mais Charles le Chauve chassa Ebbon de Reims l’année suivante.
841 Germanicum, en présence des rois Louis de Germanie et Charles le Chauve, où l’on décida que la victoire remportée à Fontenay sur l’empereur Lothaire par ses frères élail un jugement de Dieu. On y décerna un temps de prières et un jeûne de trois jours pour tous ceux qui étaient morts de part et d'autre dans cette bataille. (Concil. Germ.,t. IL.) D. Ceillier met ce concile à Fontenay même.
842 Constantinopolitanum, sous l’empereur Michel et l’impératrice Théodora, sa mère, le premier et non le second dimanche de
carème, 19 février. Ce concile très-nombreux, auquel présida le patriarche Méthodius, confirma le second concile de Nicée, anathématisa les iconoclastes, ratifia Ja déposition de Jean Léconomante et l'ordination de Méthodius, son successeur
kes Grecs, eu mémoire de ce concile, appellent le premier dimanche de carême, la féte de l'Orthodoxie. (Voyez Méruomius, patriarche de Constantinople.)
842 Aquisgranense, où les deux rois Louis et Charles le Chauve, par ordre des évêques, partagèrent le royaume de Lothaire en France, avec promesse de le gouverner selon la volonté de Dieu. et non comme Lothaire l'avait gouverné.
843 In Villa Colonia, de Coulène, proche de la ville du Mans, ou de Coulaine en Touraine,sur la Vienne. Charles le Chauve y fit un capitulaire de 6 articles, qui furent rappelés au concile de Meaux de l’an 845.
843 Apud Lauriacum, de Loire près d'Angers, au mois d'octobre. On y fit # canons, dont les deux premiers anathémalisent ceux qui n’obéissent point au roi.
843 Germaniciense, de Germigny dans l’Or- Jéanais, où l’on traite de plusieurs affaires importantes de l'Eglise, et en particulier de Ja réformation de l’ordre monastique.
844 Apud Theodonis Villam, de Thionville, au mois d'octobre, en un lieu nommé alors Judicium , aujourd'hui Jeust. Lothaire, Louis et Charles promirent de garder entre eux une amitié fraternelle ef de rétablir l’état de l'Eglise troublée par leurs divisions. Les évêques y firent 6 articles, que les rois promirent d'observer.
814 Vernense II, du château de Vern, en décembre. Ebroin, archichapelain du roi Charles, et évêque de Poitiers, y présida en présence de Vénilon de Sens. On y fit 12 canons. Dans la préface, on exhorte le roi à conserver la paix avec ses frères
845 Bellovacense, de Beauvais , au mois d'avril, par 10 évêques. Hincmar y fut élu archevêque de Reims, et on y fit8 articles, que le roiCharles promit d'observer avec serment.
845. Maldense, de Meaux, le 17 juin, par les évèques de trois provinces, Sens, Reims, Bourges. On y recueillit les canons de quelques conciles précédents, auxquels on en ajouta 56, faisant en tout 80.
846 Parisiense IX, le 14 février, pour l'affaire d'Ebbon, que Lothaire entreprit de rétablir à Reims, plus d’un an après l'ordination d’'Hincmar, qu'il savait être fidèle à Charles. Cette entreprise fut inutile. On y confirma les priviléges de Corbie, et 20 évêques y souscrivirent. Ce concile a pour caractères chronologiques le 16 des calendes de mars de l’an 846, indiction x; d'où le P. Labbe infère qu'il est de 847, suivant le nouveau StY169 parce que l’indiction x appartient réellement à cette année. Mais ce concile étant une continuation de celui de Meaux, comme il est marqué dans la préface de ce dernier, peut-on supposer qu’il y aura eu yn intervalle de 20 mois entre l’un et l'autre?
Nous disons donc avec le P. Pagi, qu'il y a faute dans l'indiction, et cela avec d'autant plus de vraisemblance, qu'il n'y &
nulle preuve que l'année commencçât alors au 25 mars ou à Pâques, comme le P. Labbe le prétend. Cela est tout au plus vrai de la province ecclésiastique de Sens.
346 Senonense, de Sens, où Vénilon ordonne chorévèqué Andradus Modicus. Ce concile est daté dans Albéric anno tertio induciarum. Ce mot induciarum marque la paix qui fut faite en 843 entre les fils de Louis le Débonnaire. (Mansi, Suppl., 2 vi
847 Lister dote , par le patriarche saint Ignace, où Grégoire, évêque de Syracuse, est déposé pour divers crimes dont il est conyain:u. Tous les modernes, à l’exception du P. Mansi, placent ce concile, mais mal, en 85#.
8x7 Moguntinum 1, de Mayence, en septembre ou octobre, par Raban-Maur, à la tête de 12 évêques et de plusieurs abbés, principalement pour remédier aux usurpations des biens ecclésiastiques. On y fit 31 canons.
348 Moguntinum II, au commencement d'octobre, par le même.
348 Lemovicense, de Limoges, où les chanoines de Saint- Martial demandent au roi Charles le Chauye présent, et obtienpent la permission d'embrasser la vie monastiqué.
3:8 au plus tard. Britannicum, par ordre de Nomenoi, duc de Bretagne, sur ce que les évêques de ce duché n’ordonnaient sans argent, ni prêtres ni diacres. On envoya à Rome deux évêques, et Nomenoi pria saint Convoyon, fondateur et premier abbé de Redon, de les accompagner.
88 au plus tard. Romanum , où le Pape Léon déclara aux évêques bretons qu'aucun évêque ne doit rien prendre pour contérer les ordres, sous peine de déposition; mais il ne les déposa point pour le passé, et il les renvoya après leur avoir donné différents avis. (MaBiLL., Sæc. 1V Bened., p. 221.)
848 au plus tard. Rotonense, au monastère de Saint-Sauveur de Redon en Bretagne, où Nomenoi obligea quatre évêques bretons à renoncer à leurs siéges, en mit d’autres à leurs places, et érigea trois nouveaux évèchés, Dol, Saint-Brieuc, Tréguier, en donnant à Dol, pour séparer de Tours ces sept évêchés, le nom de métropole, qu’il a conservé malgré Tours pendant 300 ans. Les sept évêques furent sacrés à Doi, et Nomenoi déclaré roi, qui élait ce qu'il s’élait proposé dans tous ces changements.
848 Lugdunense, par l'archevêque Amolon, où l’on ordonne qu'Usuard, abbé et archidiacre, on ne sait de quelle église, relâchera le prêtre Godelcaire. On n’a connaissance de ce concile que par la 80° lettre de Loup de Ferrières, adressée à cet Usuard. On trouve encore aujourd’hui quelques exemples de ces abbés-archidiacres. Tel est l’archidiacre de Clermont, qui porte le nom d’abbé.
849 Carisiacense 11, de Quercy-sur-Oise,
CHRONOLOGIE DES CONCILES
en avril ou ai, où Goltesenalk fut con damné par Hinemar et 12 évêques, à être fouelté et renfermé à Hautvilliers. I écrivit dans sa prison deux prof ssions de foi dans le sens de l'écrit qu’il avait donné au concile de Mayence en 848. On écrivit alors pour et contre Gotteschalk.
849 Carnotense, de Chartres, où l’on donne la tonsure à Charles, frère cadet de Pepin, roi d'Aquitaine.
8319 Parisiense X, vers l’automne, de 22 évêéques. On y écrivit une lettre de reproches à Nomenoi, prétendu roi de Bretagne, sur tout Ce que nous en avons rapporté en 848.
Dans ‘ce conciie, appelé quelquefois de Tours,-parce que l'archevêque de Tours y présida , tous les chorévêques de France, suivant le témoignage d’Albéric, furent déposés, On en voit cependant encore quelques-uns depuis.
850 Ticinense ou Papiense, de Pavie, sur la tin de l'année. On y fit 25 canons.
850 Apud Murittum , de Moret, au diocèse de Sens. On ne sait point quel a été l’objet de cette assemblée, dont il ne reste d'autre monument que le fragment d’une lettre qu’eile écrivit à Erchenrad, évêque de Paris. r.
851 Benningdonense, de Béningdon au royaume de Mercie en Angleterre, le 27 mars, par Céolnoth, archevêque de Cantorbéry, en présence de Bertulfe, roi des Merciens, où après avoir traité des affaires du royaume, ce prince accorde un amp:e et magnifique privilége au monastère de Croyland.
852 Cordubense, de Cordoue, où le roi Ablérame, musulman, fit assembler les méiropolitains de diverses provinces pour chercher les moyens d’apaiser Jes infidèles. On y fit un décret qui défendait de s'offrir au martyre à l'avenir.
852 Moguntinum III, de Mayence, sous Raban, où l’on fit divers règlements sur 18 discipline, Le P. Hartzheim, en a donné des Actes inconnus au P, Labbe. (Conc.
Gérm.,t. 1.) ;
853 Suessionense, le 26 avril, dans l'église de Saint-Médard, de 26 évêques de 5 provinces, en présence du roi Charles. L'ordination d'Hincmar fut reconnue légitime, et les ordinations faites par Ebbon depuis sa déposition déclarées nulles, etc.
853 Carisiacense III, de Quercy-sur-Oise, où quelques évêques et quelques abbés souscrivirent %# articles composés par Hincmar contre la doctrine de Gotteschalk.
853 Parisiense XI, de ‘Paris, pour lordination d’Enée. Saint Prudence de Troyes, ne pouvant s’y trouver, y enveie #articles contraires à ceux d’Hincmar, pour les faire souscrire par Enée, avaut que de consentir à son ordination.
853 Vermeriense, de Verberie, au mois d'août. Quatre métropolitains et plusieurs évê + ques y approuvèrent les articles que le roi avait publiés au concile de Soissons.
853 Romanum, le 8 décembre, sous Léon IV de 67 évêques. On y déposa le prêtre
- Anastase, cardinal du titre de Saint-Marcel, parce qu'il était absent depuis 5 ans de son titre. Ensuite on y publia 42 canons, dont les 38 premiers sont tirés du concile tenu par Eugène IH, en 826, avec quelques additions ; les # derniers sont nouveaux.
855 Valentinum III, de Valence en Dauphiné , le 8 janvier. Quatorze évêques avec leurs métropolitains y firent 23 canons, dont les 6 premiers sont de doctrine.
853 T'icinense ou Papiense, de Pavie, au mois de février. A la demande de Louis, fiès de Lothaire, on y dressa 19 articles pour réformer les abus.
853 Apud villam Bonoilum, ou Bonogisilum, de Bonœuil près de la Marne, à 3 lieues de Paris, le 25 août, par les archevêques Amaury de Tours, Venilon de Sens, Hincmar de Reims, Paul de Rouen, 23 évêques et 13 abbés, sur les différends de l’ivèque du Mans avec l’abbaye d’Anisole, ou de Saint -Calais. Ce concile est dûté, Anno Incarnationis peccLv, Karoli regis xvi, indict. 1, die vin, Kal. Septem. Ces dates ne s'accordent pas. Le P. Mabillon prétend qu’il fautlire indic. nr. Le P. Mansi soulient au contraire que l’erreur est dans l'année de l'Incarnation , qui doit être, selon lui, pecczur, et cela sur le fondement que Charles ayant commencé à régner en 837, la seizième année de son régne tombe en 853. Mais nous ferons voir, à l'article de ce prince, qu’il faut distinguer quatre différentes époques de son règne, dont la principale et la plus commune est celle de 840, après la mort de son père.
855 Vintoniense, de Vinchester, au mois de novembre. On y ordonna , en présence de trois rois de différentes provinces d’Angleterre, qu’à l’avenir la dixième partie de toutes les terres du royaume d’Ouessex appartiendrait à l'Eglise, franche de toutes charges, pour la dédommager du pillage des barbares, ou Normands, qui ne ravageaient pas moins l'Angleterre que la France.
857 Carisiacense IV, de Quercy, où Charles assembla, le 25 février, les évêques et les seigneurs pour remédier aux maux de l’Eglise et de l'Etat.
857 Moguntinum, de Mayence, vers le mois d'octobre , sous Ja présidence de l’archevêque Charles, fils du roi Pepin, sur des matières de droit ecclésiastique, dont le détail n’est pas venu jusqu’à nous. ( Conc.
Germ., t. I.
8571 Wormatiense, de Worms, où l'on conclut l’union de l’Eglise de Hambourg à celle de Brême; ce qui fut ratifié par le Pape Nicolas 1°, (Conc. Germ.,t.1l.) Le P. Mansi renvoie ce concile en 864.
858 Carisiacense V, de Quercy-sur-Oise, d’où les évêqués des provinces de Reims et de Rouen écrivirent le 25 novembre une grande lettre de reproche au roi Louis, de ce qu'il venait en France pour appuyer les
seigneurs mécontents du gouvernement du roi Cheries.
858 Turonense, de Tours, le 16 mai, par l’archevèque Gérard. On y fit quelques extraits des canons dont on ordonna l'observance. (Bousquer, t. VIS.)
858 Constantinopolitanum. Saint Ignace dÿant élé chassé de Constantinople, le 23 novembre 857, par le César Bardas, à qui il avait refusé très-justement la communion, et Photius ayant été ordonné à sa place, le 25 décembre de la même année, les évèques de la province de Constantinople Unrent un concile en 858 dans l’église de Sainte-Irène, où ils déclarèrent Photius déposé, avecanathème, lant contre lui que contre quiconque le reconnaîtrait pour patriarche.* Pendant la tenue de ce concile, qui dura 40 jours, Photius ayant assemblé ses partisans dans l’église des Apôtres, usa de représailles envers saint Ignace, exilé pour lors dans l’île de Mitylène. Il ie déclara déchu de la dignité patriarcale, le priva de la communion et l’anathématisa.
(Niceras in Vita S. Ignatii.) Le P. Pagi met ces deux assemblées en 859.
859 Lingonense, de l’abbaye des SS. Jaumes, près de Langres, le 19 avril, où présidaient Remi de Lyon et Agilmar de Vienne. On y fit 16 canons, dont les six premiers sont les six du concile de Valence sur la prédestinalion.
859 Metense, de Metz, le 28 mai, pour procurer la paix à Charles le Chauve et de Lothaire son neveu , avec Louis le Gerinanique.
859 Tullense 1, de Toul, ou de Savonières, apud Saponartas, le 14 de juin, de 12 provinces des trois royaumes de.
Charles le Chauve, de Lothaire et de Charles, ses neveux, qui y assitèrent tous trois. On y fit 13 canons, dont la plupart regardent des affaires particulières.
860 Aquisgranense, le 9 janvier, au sujet tie la reine Thietberge , femme de Lothaire, qui se reconnaît coupable d’un grand crime devant les évêques. Elle fit le même aveu au roi, à quelques seigneurs, et de nouveau aux évêques, dans une seconde assemblée tenue encore à Aiïx-la-Chapelle à la mi-février. On la renferma dans un monastère, d'où ensuile elle se sauva.
860 Confluentinum, de Coblentz, le 7 juin.
Les cinq rois, Louis et Charles, et leurs trois neveux Louis, Lothaire et Charles se firent une promesse de secours mutuels , avec serment, et couvinrent de quelques articles entre eux.
860 ou environ. Moguntinum , par Charles, archevêque de Mayence , et huit autres évêques, où l'on déclara nul le mariage d’Abbon, contracté avec une parente au quatrième degré. Grimold, abbé séculier de Saint-Gal, présent à ce concile, y produisit, en faveur de ce mariage, une bulle du Saint-Siége, que le Pape Nicolas, dans sa réponse au concile, déclara fausse et supposée. (Conc. Germ., tume EH.)
859 Romanum 1, où le Pape Nicolas EF nom-
me ses égais, Rodoalde, évêque de Porto, et Zacharie, évêque d’Anagnie, pour aller s'informer à Constantinople des causes de ja déposilion du patriarche Ignace, et de la consécration de Photius, (Maxsr.)
€60 Tullense 11, ou plutôt T'usiacense, de Tusey près de Vaucouleurs, au diocèse de Toul, de quarante évèques de quatorze provinces, le 22 octobre jusqu’au 7 novembre. On y dressa cinq canons contre les pillages , les parjures et les autres crimes qui régnaient alors. Cinquantehuit évêques y souscrivirent, quoiqu'il n’y eb. ait que quarante qui y aient assisté.
On envoyait quelquefois des décrets des conciles aux évêques absents pour les souscrire. Outre les cinq canons qu'on y fit sur la discipline, on y termina les disputes sur Ja prédestiaalion. (MABILLON, Analect., tome 1° 58.)
861* Constantinopolitanum, de trois cent dixhuit évêques , en comptant les deux légats du Pape, le 25 mai. Saint Ignace présent y fut déposé, et Photius confirmé patriarche de ‘Constantinople. On y fit aussi pour la forme un décret eu faveur des images, et enfin dix-sept canons, dont la plupart regardent les moines et les monastères,
861 Romanum II, où le Pape Nicolas déclare, en présence de Léon, ambassadeur de l’empereur Michel, qu'il n'avait point envoyé ses légats à Constantinople pour 4pprouver la déposition du patriarche Ignace, ui la consécration de Photius, et qu'il ne consentira jamais ni à l’une ni à l’autre.
( Mansi)
861 KRomanum IX, contre Jean de Ravenne, sur les plaintes de ses diocésains. li est cilé au Concile qui devait se tenir au 1 noveinbre de la même année, et ne s'y trouve pas. Le Pape va sur les lieux et le condamne à rendre les biens qu’il avait usurpés.
851* Suessionense, de Soissons, à Saint-Crépin. Rothade de Soissons y fut excommuuié par Hincmar, pour avoir déposé et mullé un curé trouvé en flagrant délit.
861 Pistense I, de Piîtres, près le pont de l’Arche, au confluent de j’Andelle et del’Eure, comiueucé le 25 juin. Ce concile, composé d'évêques de diverses provinces, el ap= pelé pour cela général, dura jusqu’à l’année suivante, comme le prouve D. Mabillon. ( Diplom., p. 316.) On y publia un capilulaitre de Charles le Chauve contre les pillages. Roth:de y appela au Pape ue l’excommunication qu'Hincmar avail prononcé contre lui. Hinemar fit semblant de se conformer à ce concile, et de déférer à l'appel de Rothade.
B62* Su’ss'urense, par les Pères du concile
de Pilres, transféré à Soissons par Charles le Chauve, où Hincmar, ayant fait arrêter Rothade, le déposa, mit un autre évêque à sa place et le fit enfermer dans un monastère. Hincmar obtint par surprise la confirmation de ce concile du Pape Ni colas, oui bientôt après la révoqua.
-1 CHRONOLOGIE DES CONCILES
862* Aquisgranense , d'Aix-la-Chapelle le 8 avril. Les évêques supposant sans raison, la nullité du mariage de Lothaire avec Thietberge, lui permirent d’épouser une autre femme, et il épousa Valdrade, sa concubine, au grand déplaisir de ses plus fidèles sujets.
862 Romanum IV, où l’on condamne l'hérésie des théopaschistes qui commençait à renaître.
863 Romanum V, au commencement de l’année. Tout ce qui avait été fait contre saint Ignace à Constantinople en 861, y fut condamné, un légat du Pape déposé et excommunié, la sentence de l’autre qui était absent, remise à un autre concile, Photius privé de tout honneur sacerdotal et de toute fonction cléricale, etc.
863 Silvanectense, de Senlis, au commencement de l’année. Les évêques prient le Pape Nicolas de confirmer la déposition de Rothade de Soissons.
863 Romanum VI, avant le mois de jun, où l’on casse les Actes du concile de Senlis et l’on ordonne que Rothade soit envoyé à Rome. (Mansr.)
863* Metense, de Metz, à la mi-juin, en faveur du roi Lothaire, même en présence des légats qui n’exécutèrent point les ordres du Pape.
863 Vermeriense, de Verberie, le 25 octobre.
Charles le Chauve y permit à Rothade d'aller à Rome suivant les ordres du Pape.
On y termina aussile différend des moines de Saint-Calais avec l’évêque du Mans, à l'avantage des premiers.
864 ou environ. Schirvanum, de Schirvan en Arméuie, où l’on condamna les erreurs de Nestorius et d’Eutychès, après quoi l'on fit 45 canons qui se trouvent dans les Actes de ce concile publiés par Clément Galanus,t. 1%, part.u1, p. 139, et ensuite par Hardouin, qui me celle assemblée en 863.
864 Pistense II, de Pîtres, le 25 juin, pour les affaires de l'Eglise ct de l'Etat, (Mas, Dipl., p. 316.)
864% Romanum VII, où le concile de Metz,
en faveur de Lothaire, fut cassé , Theut-
gaud de Trèves et Gonthier de Cologne, dépouillés de toute puissance épiscopale, ies évêques qui avaient tenu ce concile aveccux, déposés, mais à condition d’être “établis, s’ils reconnaissaient leurs fautes, ele. Dans ce même concile on déposa Jean de Ravenne , qui prit enfin le parti de la soumission.
864 Lateranense , le 1‘ novembre, où Rodoalde d2 Porto, légat prévaricateur à Constantinople en 861 el à Metz en 863, fut déposé et excommunié, et où proba blement Rothade de Soissons fut rétabli.
Il le fut encore plus solennellement dans un nouyeau concile commencé à Rome le 23 décembre 864 et fini au mois de janvier 865. Le Pape Nicolas écrivit de ce concile une leltre à tous les évêques de Gaule, où sur l'autorité des fausses décrélales, il pré tend qu’on ne veut déposer un évêque
sans lautorité du Saint-Siége : ce qui était alors très-nouveau dans l'Eglise. ( D.
CEILLIER,
865 Attiniacense, d'Altigni, où l'évêque Arsène, légat du Pape, oblige le roi Lothaire à quitter Valdrade, sa concubine, et à reprendre Thietberge , son épouse.
Dans ce même concile, Rothade de Soissons fut reconnu pour innocent et reçu comme évêque. (Mansr, Suppl., t. 1.)
866 Suessionense, le 18 août, où 35 évêques assemblés par ordre du Pape, à la réquisition du roi Charles, rétablirent par indulgence les clercs ordonnés par Ebbon, que le concile de Soissons avait déposés en 853. Vulfade qui était un de ces clercs, fut ordonné archevèque de Bourges la même année 766 au mois de septembre, et le Pape Adrien ratifia son ordinalion en lui envoyant le pallium, le 2 février 868.
Ce fut dans ce concile que l'on couronpa la reine Hermintrude , femme de Charles le Chauve. (Bouquet, t. VII.)
867" Constantinopolitanum, forgé par Photins, dont il fit souscrire , vers le mois de janvier, les prétendus Actes par 21 évêques, en y ajoutant ensuite environ mille fausses souscriptions. Il ose y déposer et excommunier le Pape Nicolas. 11 écrit ensuite contre les Latins, sans garder aucune mesure, et attaque particulièrement le Filioque ajouté au Symbole. Nous suivons Pagi et Assemani, en rapportant ce pretendu concile à l’an 867.
867 Tricassinum , de Troyes, le 25 octobre.
Les évêques du royaume de Louis de Germanie y étaient invilés, mais il n’y en eut que 20 des royaumes de Charles et de Lothaire qui y assistèrent.
867 Constantinopolitanum. L'empereur Basile ayant rappelé saint Ignace, le dimanche 23 novembre, Photius fut déposé dans un concile tenu peu de jours après. ( Par.)
868 Vormatiense, de Worms, le 16 mai, en présence de Louis de Germanie. Onen compte 8) canons, mais on ne trouve que les k4 premiers dans les meilleurs exemplaires.
868 Romanum, avant le mois d'août. Le Pape Adrien relève la témérité de Photius, d’avoir osé condamner Nicolas, son prédécesseur. La sentence fut souscrite par 30 évêques, dont les deux premiers sont ie Pape Adrien et l'archevêque Jean, légat du patriarche Ignace.
868 ou environ. Gallicanum, de Gaule et de Bourgogne. Les Pères de ce concile y répoient à deux lettres du Pape Adrien sur
‘ordination des évêques nommés par l'empereur. Le Pape se déclarait pour l'empereur, le concile réclamait la liberté des élections. ( Lane, t. VII, p. 1942.)
868 Romanum, le k octobre, où le Pape Adrien I1 condamne de nouveau le caruinal Anastase, qui, après s'être tenu caché sous le pontificat de Nicolas, avait reparu couvert de nouveaux crimes sous celui de son successeur. Ce concile est différent du précédent concile de Rome
tenu avant le mois d'août. (Maxsr.
869 Vermeriense, de Verberie, le 24 avri!, en
présence de Charles le Chauve. Hincmar de Laon, accusé de violences envers ses diocésains et d’infidélité envers le roi, se voyant près d'être condamné, appelle au Saint-Siége.
869 Pitense III, de Piîtres, au mois d'août, où
l'on dresse 13 capitules sur les affaires de l'Eglise et de l'Etat.(D'Acnery, Spicil. 1.14, p. 712 ; Mamir., Diplomat., F. 316.
869 Romanum vel Cassinense, de Rome, ou
peut-être du Mont-Cassin, où le Pape Adrien, vaincu par les prières de l’impératrice Eugelberge, consent à recevoir en grâce le roi Lothaire. Ce pontife Jui administre lui-même la communion, après l’avoir fait jurer qu’il n'avait eu aucun commerceavec Valdrade, depuis qu'elle avait élé excommuniée par Nicolas 1”. Dans le même concile, Adrien reçut à la communion laïque Gonthier de Cologne, sur la protestation qu'il fit de consentir à sa déposition. { Mansi, Suppl. Conc., t. K°.)
869 Metense, le 9 septembre , où Charles le
Chauve fut couronné roi de Lorraine après la mort de Eothaire, son neveu. Hincmar, archevêque de Reims, qui présidait à cette assemblée composée de suffragants de Trèves, y lut, à la prière des prélats, quatre capilules touchant le droit qu’svaient les archevêques de Reims de gouverner la province de Trèves, lorsque le
siége métropolitain était vacant. Le cas :
existait alors par la déposition de l’ar- :
chevêque Theutgaud. ( Bouquer, t. VIL. }) :
concile général, sous Adrien I et l'empereur Basile, commencé le 5 octobre et fini le 28 février 870. Photius y fut déjo et anathémalisé, et saint Ignace rétabl,
70 Viennense, de Vienne en Dauphiné, au mois d'avril, où l’on traite des priviléges monastiques. (Magic, Sæc.1V Bened., part, u, p. 296. (Ce n'était, à ce qu'il paraît, qu'un synode diocésain, auquel présidait Adon.
870 Attiniacum, d'Alligny, au mois de mai,
de 30 évêques de 10 provinces. Le roi Charles présent, y fit juger son fils Carloman, à qui il Ôta ses abbayes et le fit mettre en prison. Hincmar de Laon y promit fidélité au roi et obéissance à Hincmar de Reims; mais il se retira en« suite et écrivit au Pape des plaintes contre le roi et contre l’archevêque, son oncle:ce qui brouilla le roi avec le Pape, qui prit le parti de l’évêque de Laon.
70 Coloniense, de Cologne, le 26 septembre.
On y régla plusieurs points de discipline.
Les Actes de ce concile sont perdus
871 Duziacense, de Douzy-les-Prés, dans le
territoire de Mouzon, le 5 août eties jours suivants. Hincmar de Laon y fut déposé,
n'ayant point voulu répondre aux plaintes!
que le roi avait faites contre lui. Sa dépo
sition fut souscrite par 21 évêques pré-1
869 CONSTANTINOPOLITANUM.Huitième !
341 pr CHRONOLOGIE DES CONCILES. 342
senis, parles députés de 8 évêques absents et par 8 autres ecclésiastiques.
871 Compendiense, de Compiègne, dans lequel Hincmar, archevêque de Keims, excommunie les fauteurs de Carlomau, qui s'était révollé contre le roi Charles le Cliauve, son père. (Maxsi.)
872 Romanum , où le Pape Jean VIT absout l'empereur Louis d’un serment qu’Adalgise, duc de Bénévent, lui avait fait faire, de ne point tirer vengeance de son empri sonnement. (Mans, Suppl., t. 1°.)
873 Silvanectense, de Senlis, où sur la plainte du roi Charles , Carloman son fils fut déposé du diaconat et de tout degré ecclésiastique, et réduit à la communion laïque.
On lui fit enfin crever les yeux, et telle fut la triste fin de son ordination forcée.
873 Coloniense, le 26 septembre, où l'on confirma les statuts de Gonthier , prédécesseur de Guillebert, alors archevêque de Cologne, portant que les chanoines de cette église auraient leur mense particulière, avec la liberté d’élire leur prévôt.
(Conc. Germ., t. 11.)
874 Duziacense, de Douzy-les-Prés, au territoire de Mouzon, le 13 juin. On y écrivit une grande lettre aux évêques d'Aquitaine contre deux abus fréquents en ce tempslà, les mariages incestueux et l'usurpation des biens de l'Eglise.
874 Ravennatense, de Ravenne, par le Pape Jean VIII, de 70 évèques. On y termina un différend entre Ursus , duc de Venise et Pierre, patriarche de Grado.
874 Remense, de Reims, au mois de juillet.
Hincmar y publie un règlement en cinq articles pour les prêtres de son diocèse.
875 Romanum , sur la fin de l’année où le Pape Jean VIII propose d’élire empereur le roi Charles le Chauve; ce qui fut accepté. (Maxst, Suppl. t. 1°.)
876 Ticinense, de Pavie, au mois de février, par Anspert, archevêque de Milan, et 17 évêques d'Italie, où l’on reconnait pour empereur Charles le Chauve présent et couronné par Jean VIII, le 25 décembre précédent. Ce prince publia dans ce concile ou cette diète, un capitulaire, divisé en vingt articles. (Edit. Venet., t. XI.)
876 Romanum, vers la mi-avril, où le Pape Jean VIF donne un jour préfix à Formose, évêque de Porto, pour comparaître devant lai. (Mansr, Suppl. t. 1°.)
876 Pontigonense , de Pontion, au fdiocèse de Châlons-sur-Marne, le 21 juin et jours suivants , jusqu’au 16 juillet que se tint la huitième session. L'élection de l’empereur ÿ fut confirmée, et on y agita plusieurs fois l’affaire d’Anségise de Sens, que le Pape venait de nommer primat des Gaules et de Germanie. C'est depuis ce temps-là que les archevêques de Sens prennent ce titre, qui n’est qu’un nom, sans aucune réalité ni juridiction.
877 Romanum, le 13 de février. 11 ne nous en reste que la confirmation de l'élection de l’empereur Charles. (Par, et Edié, Venet., tome X1.)
877 Compendiense, de Compiègne, où i'empereur assembla le 1°r mai les évêques de la province de Reims et de quelques autres, Il y fitdédier, avec grande solennité, en sa présence et celle des gats, l'église de saint Corneille et de saint Cyprien. Jl y donna ensuite ordre à l’état du royaume pendant son voyage d'Italie.
877 Ravennatense, de Ravenne, commencé le 22 juillet, terminé an mois de septembre. Le Pape et 130 évêques y firent 19 canons. :
877 Compendiense , le 8 décembre, où Louis e Bègue est couronné roi de France par Hincmar. (Bouquer, tome IX.)
878 In Neustria, dans la Neustrie, par Hincmar , archevêque de Reims, contre Mugues , bâtard du roi Lothaire , qui pillait les Etats de Louis II, roi de Germanie.
(Edit. Venet., tome XI.)
878 Romanum, où le Pape Jean VHF excommunie Lambert, duc de Spolète, pour les maux qu'il avait faits, et ceux qu’il menaçait de faire aux Romains. (Manxsi, Suppl, tome I‘.)
878 Tricassinum, de Troyes, commencé le 11 août, par le Pape Jean et 30 évêques.
On y confirma sept canons que le Pape avait dressés. Is ne regardent guère que le temporel de l'Eglise. On y fit aussi un décret qui défend aux laïques de quitter.
leurs femmes pour en épouser d’autres, et aux évêques de quitter un moiniresiége pour un plus grand. On y permit à Hincmar de Laon , à qui l’on avait fait crever les yeux auparavant, de chanter la messe, s'il le voulait; mais on y ordonna.
qu'Hédenulfe garderait le siége de Laon.
879 Romanum , le 1°" mai. Le Pape se proposait d’y faire élire un empereur, attendu que Carloman , roi de Bavière, qui aspirait à l'être, était incapable d’agir par sa mauvaise santé. L'élection ne se fit point.
879 * Romanum 11, au mois d’août. Le Pape, après la mort de saint Ignace, reconnaît Photius pour patriarche de Constantinople, contre toutes les règles de l'Eglise, usant, dit-il, d’indulgence avec lui, à cause des circonstances du temps. Il en écrit plusieurs lettres et envoie un troisième légat pour se joindre aux deux qui étaient déjà à Constantinople avec une instruction souscrite par 17 évêques.
879 * Hicrosolymitanum , Antiochenum , Alexandrinum. Ces trois conciles furent tenus par chacun des trois patriarches d'Orient pour approuver le rélablissement de Photius dans le siége de Constantinople. (LEQUIEN, Mans.)
879 Romanum 111, le 12 octobre. On y déposa Anspert, archevêque de Milan, et le Pape écrivit à l'Eglise de Milan délire un autre évêque à sa place.
879 Mantalense, de Mantaille, entre Vienne et la rivière d'Isère, près de la terre de Mante ou Mantoz, le 15 octobre. Vingttrois évêques y accordent le titre de roi au duc Boson. (Cnarver, Hist. de l'Egl de Vienne.)
879 * Constaniinopolitanum, sous Photius, de 380 évêques, commencé au mois üe novembre et fini le dimanche, 13 mars 889.
Les lettres du Pape y furent lues, mais altérées dans tous les endroits peu favorables à Photius.
881 Apud sanctam Macram, de Fismes, diccèse de Reims, le 2 avril. Hincmar y présidait et on reconnaît son style dans les nuit articles qui nous en restent. Ce sont plutôt de longues exhortations que des canons.
885 Cabilonense, de Châlons-sur-Saône, le 18 mai, pour établir la paix et régler les autres affaires de l'Eglise. Ce concile, dans toules les édilions, est daté dans l’an 886; cependant, il est certainement de l’année suivante, dit D. Vaissète. L'Indiction v est marquée, ajoute-t-il, dans tous les Actes donnés par le même concile, et cette indiction ne convient nullement au mois de mai 886, mais bien à l’année 887. Ne serail-on pas néanmoins également fondé à dire que c’est l’indiction qui est fautive et non l’année ?
887 Coloniense, de Cologne, le 1° avril. On y renouvela les anciens canons, en prononçant des menaces el des censures contre ceux qui pillaient les églises. (Cone. Germ., tome 1°".
887 De Portu, de. Port, sur les confins des diocèses de Maguelone et de Nimes, le 17 novembre, par Fhéodard, archevêque d.
Narbonne. On y déposa deux évêques in trus. (Edit. Venet., lome. XI.)
837 Urgellense, d'Urgel. On y confirme la déposition des deux évêques ci-dessus. On vit à ce concile Fradoin, évêque de Barcelone , demander pardon en chemise et pieds nus pour avoir ordonné l’un de ces deux évêques. (VAaIssètE , Hist. de Lang., t. I, p. 526.)
833 Moguntiacum, de Mayence, vers le commencement de l’année, par ordre d’Arnoul nouvellement élu roi de Germarie.
Ce concile était composé de six archevêquesetde quinzeévêques,avec plusieurs abbés. On y fit 26 canons tirés la plupart des conciles précédents. (Conc. Germ., tome HI.)
888 Agaunense, d’Agaune , ou saint Maurice en Valais, où Rodolphe est reconnu et couronné roi de la Bourgogne Transjurane. (Conc. Germ., L. II.)
833 Metense, de Metz, par Ratbod, archevêque de Trèves, le 1% mai. On y fit 13 canons. Les critiques ne sont point d’accord sur la date de ce concile. Nous suivons D. Calmet, M. Eckart et l'éditeur des Conciles d'Allemagne.
889 T'icinense, de Pavie, où l’on confirme l'élection de Gui, roi d'Italie. On y fit de plus 10 canons sur la discipline. (Edit.
Venct., tome XI.)
899 Valentinum, de Valence en Dauphiné.
Les évêques des provinces d’Arles, d'Embrun et de Vienne, y élisent et sacrent roi Louis, fils de Boson, âgé de dix ans.
(Conc. Germ., 1. IE.)
TL
890 Forcheimense, de Forcheim, au mois de mal, par Sunderholde, archevêque de Mayence, où l’on confirme la foudatiou du monastère d'Hérisiem , à la demande de Bison, évêque de Paderborn; après quoi le roi Arnoui, les évêques et les seigneurs laïques, reconnurent pour les successeurs de ce prince ses deux bàtards, Zwenlibolde et Ratolde , au défaut d'héritiers légitimes. (Conc. Germ., t. IL.)
891 Magdunense, de Meun-sur Loire, où l'on défend à l’archevêque de Sens d’ordonner un autre abbé de Saint-Pierre le Vif, que celui qui serait élu par les moines. (Bou- QUET, tome IX.)
892 Viennense, de Vienne, par ordre du Pape Formose, où présidèrent ses deux légats, Pascal et Jean. On y fit quatre canons contre les usurpateurs des biens de l'Eglise , les meurtriers , les mutilalions et autres outrages faits aux clercs, ele. Plusieurs évêques y souscrivirent.
893 Remense, le 28 janvier, où l'archevêque Foulques fait proclamer roi de France Charles, fils de Louis le Bègue, âgé de quatorze ans, et le sacre. On y menaça d’excommunication Baudouin, comte de Flandre, s’il continuait à s'emparer des biens ecclésiastiques. |
89% Cabilonense, Chälons-sur-Saône , le 1°" mai. On y examina l'affaire de Gerfroi,: moine de Flavigny, accusé par la voix pu= blique, d'avoir empoisonné Adalgaire, évêque d’Autun; mais il ne se trouva ni preuve, ni accusateur contre lui
895 Triburiense, de Tribur ou Teuver, près de Mayence, dans les premiers jours d'août au plus tard. Vingt-deux évêques:
y assistèrent avec le roi Arnoul. On y fit 58 canons, tendant principalement à ré primer les violences et l'impunité des crimes. Il se tint vers le même temps plus sieurs conciles en Angleterre par des évêques d’une grande vertu, qui s'éles vaient avec force contre les déréglements des princes, et qui les punissaient par les peines canoniques. On ignore les années de ces conciles. (Voyez Paai, ad an. 895, n. 6.) ;
896 * ou au commencement de 897. Roma:
num, où Etienne VI fit apporter le corps du Pape Formose qu'il avait fait déterrer; lui reprocha d’avoir quitté l'évêché de Porto pour usurper celui de Rome, comme s’il avait pu l'entendre. 11 le condamna ensuite, le dépouilla des hebits sacrés dont on l'avait revêtu, lui fit couper (rois doigts et enfin la têle, puis on jeta le tronc dans le Tibre. Etienne y dépose aussi (ous ceux que Formose avait ors donnés.
898 Romanum , où le Pape Théodore réhas bilite les clercs ordonnés par Formose, que son prédécesseur Etienne avait dés posés. {(Mawsi, Suppl., tome 1.) :
898 Romanum, par Jean IX, en présence d l’empereur Lambert. On y cassa lout ce qui avait été fait au concile tenu pat
Étienne en 896. On y rétablit la mémoirg
de Formose et les évêques qu'Etienne avait déposés. Sergius et ses compagnons y sont condamnés avec défense de Îles rétablir. L'élection de Lambert y est confirmée avec le décret qui porte que le Pape ne pourra être sacré qu'en présence des députés de l’empereur. (P4&r.)
898 Ravennense de Ravenne. par le Pape Jean IX, eneore eu présence de l’empereur Lambert. On y relut les Actes du concile de Rome et on y approuva douze autres articles. (PaGr, Murarontr.)
900 Ovetanum, d'Oviédo, le premier dimanche après Pâques , 27 avril, en présence du roi Don Alphonse. (Editio Veneta, Ferré£ras.) Pagi met ce concile au 7 mai
900 Remense, de Reims, le 6 juillet, où l’on excommunie les meurtriers de l’archevêque Foulques. (Bouquer, {. VIF, p. 93.)
900 Lateranense, par Benoît IV, au mois d'août, en faveur d'Argrim, évêque de Langres , qui chassé de son siége par une faction, demandait d'y être rétabli, ee qui lui fut accordé. (Edit. Venet., t. XE.)
S02 4ttillianum, d’Asille ou Asillan, au diocèse de Narbonne, par Rostaing, archevêque d'Arles et Arnuste, archevêque de Narbonne , assistés de leurs comprovin ciaux. (Edit. Venet., t. XI.)
906 Constantinopolitanum, vers lami-janvier par le patriarche Nicolas le Mystique, où l'on condamne le mariage de l’empereur Léon le Sage avec Zoé, parce qu'il était contracté en quatrièmes noces ; le prêtre Thomas, qui avait béni les époux, fut déposé, et l’empereur privé de l'entrée de \ Eglise, (Edit. Venet., t. XI.)
906 Constantinopolitanum, vers la fin de janvier Où l’empereur Léon fait déposer le pälriarche Nicolas et mettre Euthymius à sa place. (Manque dans les Collections.)
906 Barcinonense , de Barcelone. On y fit plusieurs règlements de discipline qui ne sont point venus jusqu'à nous. L’évêque de Viéh d’Ausonne s’y plaignit d'une redevance annuelle que l’archevêque de Narbonne avait imposée à son Eglise, en consentantquele siége épiscopal y fût rétabli.
On fit droit sur cette plainte au concile suivant. (VaissÈèTe, t. Il, p. #3, et Edie.
Venet., t. XI.) Baluze met ce concile en 907, et Mansi en 908.
907 Apud S. Tiberium , à l’abbaye de Saint- Tibéri en Languedoc. On y déclare l'Eglise d’Ausonne franche envers l'Eglise de Narbonne. (Vaissère, t. IL.) Ce concile est le même que celui que Ferréras met cette année à Barcelone.
909 De Juncheriis, de Jonquières, au diocèse de Maguelone, le 3 mai, où l’on absout le comte Suniarius des censures qu'il avait encourues. (Edit. Venet., t. XI.)
909 Trosleianum, de Troli près de Soissons, le 26 juin, sous Hervé de Reims. Les décrets de ce concile souscrits par douze pré lats sont distribués en 15 chapitres, qui sont plutôt de longues exhortations que
CHRONCELCGIE DES CONCILES. 016
des canons, et font voir le triste élat de l'Eglise.
911 Constantinopolitanum, au mois de mai, où l’on rétablit le patriarche Nicolas.
(PaGr.)
912 Turonense, où l’on arrête que la fête du retour des reliques de Saint-Martin à Tours sera célébrée le 13 décembre.
916 Altheimense, d'Altheim dans la Rhétie, en présence de l'empereur ou du roi Conrad, le 20 septembre. Un légat du Pape y assista et l’on y fit 18 canons. (Conc. Germ.s t. IL.) Mansi place ce concile en 918.
920 Constantinopolitanum, au mois de juillet, par les légats du Pape et le patriarche Nicolas, où la paix est rendue à cette Eglise divisée à l’occasion des quatrièmes noces de l'empereur Léon, mort l’an 941.
On défend d'en contracter de pareilles, et on accorde au prince décédé la rémission de la faute qu'il avait commise à cet égard (Mansi, Suppl. t. 1.)
921 Trosleianum, de Troli près de Soissons, par Hervé de Reims, où, à la prière du roi Charles, on donne l’absolution à un seigneur nommé Erlebaud, mort dans l’'excommuniçation.
922 Confluentinum, de Cob'entz, composé de 8 évêques, assemblés par ordre des deux rois Charles de France et Henri de Germanie. 11 nous en reste 6 canons.
923 Remense où Seulfe de Reims, avec ses suffragants, ordonna à ceux qui s'étaient trouvés à la bataille de Soissons, entre Robert et Charles, de faire pénitence pendant trois carèmes consécutifs.
927 Trevirense, par Ruotger où Roger, archevêque de Trèves. On y fit plusieurs règlements pour la réformation du clergé, et on y approuva un livre de Ruotger sur le même sujet. Le tout est cevenu la proie du temps. ; Conc. Grerm., t. IH.)
928 Grateleanum, de Gratlei en Angleterre.
Le roi Ethelstan y publie plusieurs lois civiles et ecclésiastiques.
931 ou environ. Altheimense, d’Altheim dans la Rhétie. On y fit 37 capilules que nous n'avons plus. ( Par.)
931 * Constantinopolitanum, le 2 septembre, à la sollicitation de Romain Lécapène, où l’on engage le patriarche Tryphon à mettre son nom au bas d’une feuille blanche, qu'on remplit ensuite de la formule de sou abdicalion. (PAG1, FLEURY, LEQUIEN.)
932 Ratisbonense, le 1k janvier, par 5 évêques et un chorévêque. On y instruisit le peple de ses devoirs relativement aux abas régnanis. Les .prélals y convinrent entre eux de certains secours spirituels qu'ils se donneraient mutuellement après leur mort. Ce concile est daté anno ab Incarnatione Domini pecccxxxu. Indicé. v.xix.
Kal. Febr. regnante Arnolfo ven. Duce, anno x. Tous caractères qui conviennent à l’an 932, suivant fe nouveau style, et prouvent par conséquent que l'année commençait alors en Allemagne à Noël ou au 4° janvier. (Manstr, Suppl., t. 1°; HarrzneIM , Conc. Germ., !. M. Deest in Vencta.)
932 Erpfordiense, d'Erford en Allemagne, le 1° juin. On y fit 5 canons,
932 Dingolvingense, de Dingelfind au diocèse de Ratisbonne, où l'on traite de la réformation du clergé. (Maxsr, Harrz- HEIM, tbid.)
935 Apud sanctam Macram, de Fismes au diocèse de Reims, contre les usurpateurs des biens ecclésiastiques. On les avertit de se corriger.
9%1 * Suessionense, où, sur de vains prétextes, l’on dépose Artaud, archevêque de Reims, et l’on met à sa place Hugues, fils d'Herbert, comte de Vermandois, jeune homme de 20 ans, qui fut ensuite ordonné à Reims. Artaud ne laissa point son rival en paisible jouissance de son usurpation.
(Lasse, t. IX, et Ed. Venct ,t. XI.)
943 Landavense, de Landaff au pays de Galles. Le roi Nougui restitue à l’évêque Patre tout ce qu'il avait enlevé à son église de Landaff, et lui accorde une de ses terres.