‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 56 sur 1479 · CU · texte numérisé non relu

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qu'ils avaient déposé sur l'autel de la grande église de Constantinople avant leur départ. (Edit. Venet., t. XI.)

1054 Narbonense, de 10 évêques, le 25 août.

On y confirma la trêve de Dieu et on y fit 29 carons.

105% Barcinonense, de Barcelone, le 20 novembre, contre les usurpateurs des biens de l'Eglise. (Marca Hisp.)

1055 Moguntinum, au mois de mars, où Gebbehard, évêque d’Eischstat, est élu Pape, sous le nom de Victor H.

1055 Florentinum, de Florence, vers la Pentecôte, par le Pape Victor IE, en présence de l'empereur Henri, On y corrigea plusieurs abus et on y renouvela les défenses d’aliéner les biens des églises.

1055 1n Lugdunensi Gallia, par Hildebrand, légat, touchant la simonie. On prétend que ce légat y fit un miracle pour con vaincre un évêque de ce crime.

1055 Turonense, par Hildebrand et par Gérard, cardinal. On y douna à Bérenger la liberté de défendre son opinion; mais n’osant le faire, il confessa publiquement la foi commune de l'Eglise et jura que dès lors il croirait ainsi. Il souscrivit de sa main une abjuration, et les légats le croyant converti, le reçurent à la communion.

1055 Leæoviense, de Lisieux en Normandie, où Mauger de Rouen fut aéposé, et Maurille mis à sa place. (Bessix, Conc. Norm.)

1055 Rothomagense, de Rouen, sous l’archevêque Maurille.On y traita dela continence des clercs et de l’observation des canons.

On croit que c’est dans ce concile que l'on dressa une profession de foi, portant que le pain et le vin étaient changés au corps et au sang de Jésus-Christ par la consécra tion, avec anathème contre quiconque attaquerait cette croyance. (FLeury.) Pagi le rapporte à l’an 1063, ainsi que D. Bessin.

1055 Narbonense, le 1° octobre, de G évèêques, qui déclarèrent excommuniés les usurpateurs des biens de l'église d’Ausonne. (D. VaiIssÈèTE.)

1055 ou environ. Andegavense, contre Bérenger. L'année et le mois en sont incertains. (PAGr.)

1056 Compostellanum, le 15 janvier, où l'on fit d’exceflents règlements sur la disci- :

pline. (PaGr.)

1056 Landavense, de Landaff, au pays de Galles, où la famille royale est excommuniée pour une insulte faite à l'évêque de Landaff. (Vicxins.)

1056 Tolosanum III, le 13 septembre, de 18 évêques. On y fit 13 canons pour abolir la simonie et ordonner le célibat aux ecclésiastiques, pour empêcher l'usurpalion des biens des églises et remédier à divers abus.

1056 Coloniense, où Baudouin, comte de Flandre, se réconcilie, par l'entremise du Pape, avec le jeune roi Henri. (Conc.

Germ.) Meyer (Ann. Belg.) met ce concile en 1057.

1057 Romanum, le 18 avril, appelé général ar Etienne IX, où, entre autres choses, Fictor Il excommuania Guifred de Narbonne, pour crime de simonie, comme le prouve D. Vaissèle, Hist. de Lang., t. Hi, p. 198.

1057 * Apud Fontanelum, de Fontaneto, au diocèse de Novare, par Gui de Vélate, archevêque de Milan, à la têle d'un grand nombre de prélats et de clercs, où l'on excommunia le diacre Arialde et Landolfe son compagnon, ces deux grands adversaires de l’incontinence des clercs et de la simonie. Le Pape Etienne IX déclara celte excommunication nulle. (Edit.

Venet.,t. XII; Manst, Suppl., t. 1°.)

1058 Senense, de Sienne, le 28 décenibre, dù

érard, évêque de Florence, est élu Pape par les seigneurs allemands et romains., C’est le Pape Nicolas IE. (MuraTori, Ann., DOVE.

1059 Fe le 18 janvier, à l’occasion du couronnement du Pape Nicolas IH. Ce fut l’archidiacre Hildebrand qui fit la cérémonie. 11 mit sur la téte du Pape, dit un auteur du temps, une couronne royale, sur Le cercle inférieur de laquelle on lisait : CGRONA REGNI DE MANU DEï; eé sur le second cercle : DIADEMA IMPERII DE MANU Perri. Ceci fait voir que la double couronne qu'on voit sur la tiare pontificale, est plus ancienne que les savants mêmes ne l'ont cru eque présent. (BENzo, De reb. Henrici 111, lib. vu, c. 2.)

059 Sutrinum, de Sutri, par le Pape Nicolas IE, vers la fin de janvier, où l’on dépose l’antipape Benoît X.(Edit Venet., t. XII.)

059 Romanum, le 13 avril, par Nicolas IF, à la tête de 113 évêques. On y fit une profession de foi sur l'Eucharistie. Bérenger la signa avec serment ; mais ensuite il écrivit contre, chargeant d’injures le cardinal Humbert, qui en était l’auteur.

059 Melfitanum, de Melfe, vers le mois de mai, par Nicolas II, avec qui les Norands se réconcilièrent, en remettant à sa libre disposition toutes les terres de saint Pierre dont ils s'étaient emparés; le Pape, en conséquence, leur donna l’absolution et les reçut dans les bonnes grâces du Saint-Siége. (MURAT., Ann.)

059 Beneventanum, le 1° août, par le Pape Nicolas, à qui les Normands reudirent de grands services, en commençant à délivrer Rome des petits seigneurs qui la tyrannisaient depuis longtemps.

059 Arelatense, d'Arles, par les légats au Pape. Bérenger, vicomte de Narbonne, y présente une requête contre Guifred, archevêque de Narbonne, qui l’avait injustement excommunié. Sur la date de ce conile, que Labbe et Baluze placent en 1056, voyez l'Histoire de Languedoc, tome IH, note xxxv. (Manque dans l'édition de Venise.)

159 ou 1069. Spalatense, de Spalatro en Dalmatie, par un légat du Saïint-Siége, où

CHRONOLOGIE DES CONCILES

l'on publia les décrets du dernier concile romain, et on élut Laurent pour archevêque. (AssemanI, Æalend. ant., 1. IV.)

1060 Viennense, le lundi 31 janvier, par Etienne, légat. On y fit 10 canons, qui regardent principalement la simonie et l'incontinence des clercs. Ce concile est dalé anno Mux., indict. x, prid. Kal.

Febr., luna xx1v, secunda feria : tous caractères qui conviennent à l’an 1060, selon l'usage présent, et prouvent, par conséquent, que dans le Dauphiné l’anuée commençait alors à Noël ou au 1‘ janvier, (D. CriLLier.)

1060 Turonense, par Etienne, légat, ‘et 10 évêques. On y répéta les 10 canons du concile de Vienne. Ce concile de Tours est daté du mercredi 1* mars de l’an 1060, indiction x, par où l'on voit que le commencement de l’année se prenait alors de Noël ou du 1” janvier dans la Touraine.

1060 Jaccetanum, de Jacca en Aragon, en présence du roi Ramire. On y fit plusieurs règlements pour rétablir les mœurs et la discipline, altérées par les guerres continuelles, et on y abolit le rite gothique Pour suivre le romain. Çei articie de meura sans exéculion. (PaGr.)

1060 ou environ. Tolosanum 1V, par saint Hugues, abbé de Cluny, en qualité de légat. On n'en sait pas l’objet; mais ce concile est différent de celui qui se tint dans la même ville en 1056. (Varssère.)

1061 Romanum, contre les simoniaques, par Nicolas 11. Aldrède de Cantorbéry y fut d’abord déposé pour simonie:; mais ayant élé volé sur la route avec ses compagnons, on en eut pitié À Rome en la voyant dans l’état où les voleurs l'avaient mis. Le Pape lui rendit son archevéché, et lui accorda le pallium.

1061* Basileense, de Bâle, au mois d'octobre, après la mort du Pape Nicolas IL.

Ce fut une diète qui se convertit en concile. L'impératrice et son conseil ayan:

appris qu'Anselme de Lucques veénai:

d'être élu Pape sans leur consentement, engagent les évêques de Lombardie, qui se trouvaient à la diète, à lui opposer Cadaloüs, évêque de Parme. Cette élecdi fit le 28 octobre. (Conc. Germ., A.)

1061 Slesvicense, de Sleswic, par Adalbert, archevêque de Hambourg, où l’on traite des qualités que doivent avoir les évêques qui seront ordonnés pour les nouveaux Mis élablis en Danemark. (Conc. Germ.,

1062 Aragonense, de Saint-Jean de la Pegna, le 25 juin, où l’on décida que les évêques d'Aragon devaient être choisis parmi les moines de ce monastère. Ce concile est ainsi daté : Data est sententia vu, Hal. Julii Æra 1062, L'ère se prend ici pour l’année du Seigneur, quoi qu’en disent Labbe et Pagi. (Mawsr.)

1062 Osboriense, du château d'Ospor, le 27 octobre, par Annon, archevêqu+ de

DICTIONN. DE L'ART DE VÉRIFIER LES Darss. 12

Cologne, en aveur d'Alexandre IF, et contre l'antipape Cadaloüs. (PaGr, HaRTzuEImM, Conc. Germ.,t. IE.)

1062 Lucense, de Lucques, par le Pape Alexandre IF, le 12 décembre. On y anathématise l’antipape Cadaloüs; puis on y absout Eritte, abbesse de Sainte-Justine de Lucques, faussement accusée de crimes par trois de ses religieuses. (Mansi, Suppl., t. 1°.)

1063 Romanum 1, de plus de 100 évêques, sous Alexandre IF, le 9 mai. Les moines de Vallombreuse y accusèrent de simonie Pierre, évèque de Florence, et s’offrirent de le prouver par le feu; mais le Pape ne voulut ni déposer l’évêque, ni accorder aux moines l’épreuve du feu. On y fit ensuite 12 canons, qui sont tirés, presque mot pour mot, du concile de Rome de l’an 1059. Le P. Mansi renvoie à l’an 1068, sur l'autorité d’un ancien manuscrit, ce concile, que nous mettons avec Pagi en 1063.

1063 Cabilonense, de Châlons-sur-Saône. Le légat Pierre Damien y corrigea avec les évêques plusieurs abus, et y confirma la juridiction de Cluny, que l’évêque de Màcon attaquait.

1065 Romanum II, par le Pape Alexandre I, dans les premiers mois de l’année, où l'on décide que les degrés de consanguinité, par rapport au mariage, doivent se compter, non suivant les lois romaines, qui mettent les frères et sœurs au premier degré, mais suivant les canons, qui les placent au second.

4055. elenense, de Tuluje, près d’Elne en Roussillon. Voyez ce concile en 10#1.

1065 Londinense, en présence du roi saint Edouard, qui accorde une pleine immupilé au monastère de Wesminster près de Londres. Cette charte est souscrite par le roi, la reine, 2 archevêques, 10 évêques, 5 abbés, le 28 décembre 1066, en commençant l'année à Noël.

(Par)

1066 Constantinopolitanum, par le patriarche Jean Xiphilin, contre les mariages incestueux, (Manst, 1. IE. App., p.99.)

1067 Constantinopolitanum, par le même, contre ceux qui, après s'être fiancés à une personne, se mariaient à une autre, (1bid., p. 106.)

1067 Mantuanum, de Mantoue, très-nombreux. Le Pape Alexandre s'y purgea par serment de la simonie dont il était accusé, et prouva par de si bonnes raisons la validité de son élection, qu’il se réconcilia les évêques de Lombardie qui lui avaient été opposés : au contraire, l’antipape Cadaloüs fut condamné, tout d'une voix, comme simoniaque. (Par, à ve 106%, n. 1.) Mansi mel ce concile en

1068 Leirense, du monastère de Leire, où le roi Sanche Ramire fit tenir un concile par le cardinäl Hugues le Blanc, légat. On y confirma les priviléges du monastère, et on y traila peut-être de l'introduction du

rite romain, au lieu du gothique ou mo Sarabique; ce qui ne put eucore être exécuté.

1068 Gerundense, de Girone, par ie même légat. Il y confirma, par l'autorité du Pape, la trève de Dieu, sous peine d’ex communication contre les infracteurs. Ox y fit aussi 14 canons contre les abus (Edit. Venet., t. XI.)

2068 Barcinonense, par le même légat, selor Pagi, qui prouve à l’an 106%, que ce concile de Barcelone s’est tenu en 1068, que la continence y fut ordonnée aux clerc:

etqu'on y parla de quitter le rite gothique pour le romain.

1068 Auscense, d'Auch, de toute la province.

par le même légat. On ordonna que toute:

les églises payeraient à la cathédrale durs de leurs dimes. Celle de Saint:

rens en fut exemp'e ct quelques au tres.

1068 Tolosanum V, de Toulouse, par le même légal. On y extirpa la simonie, e on y rétablit l'évêché de Lectoure change en monastère.

1069 ou environ. Spalatense, de Spalatro et Dalmatie, par Mainard, légat du Saint Siége, où l’on interdit aux Dalmates l’u sage de la langue sclavone dans la célé:

bration de l’ofice divin. Le clergé de Dal malie appela de cette défense au Pape qui la confirma, loin de la révoquer. L Dalmalie, malgré cela, continue encori de nos jours à suivre l'ancien usage Mais il est bon d'observer que le srlavot de la liturgie dalmatique est très-diffé:

rent du sclavon vulgaire. {Assemani, Kal ant., t. IV.

1069 Moguntinum, de Mayence, au moi d'octobre, où Pierre Damien, légat, dé fendit au roi Henri, de la part du Pape de répudier Berthe sa femme, comme 1 le voulait.

1070 Ansanum, d'Anse, diocèse de Lyon Dans ce concile, dont on ignore l’objet ou immédiatement après, Achard, évêqu de Châlons-sur-Saône, donna une chart datée du 27 janvier, le 10 de la lune, in:

diclion vu. Ces caractères prouvent qu dans ces contrées on commençait alor l’année à Noël ou au 1° janvier.

1070 Vintoniense, de Winchester, dans l’oc:

tave de Pâques, où le roi Guillaume Conquérant fait déposer Stigand, arche vêque de Cantorbéry, avec plusieur évêques et abbés qui lui étaient suspects (Wizrins.) Orderic Vital confond ce com cile avec celui de Windsor, tenu à Pentecôte de la même année, daus lequel suivant Roger de Hoveden, le roi Guil laume remplit les siéges de ceux qui avait fait déposer à Winchester. Il y eu la même année 2 autres conciles tenu par ordre du roi Guillaume, l’un en An gleterre, l’autre en Normandie. Le léga Érvmenfroi présida à tous les deux. Dan le premier, Agéleric de Sussex et plu:

sieurs abbés furent déposés. Dans le se cond Lanfranc fut coutraint de passe

en Angleterre pour y remplir le siége de Cantorbéry, auquel le roi Guillaume l’avait nommé.

(070 Romanum III, sous Alexandre IT, de 72 évêques, où l'on approuve la fondation du monastère de Vissegrad près de Prague, faite par le duc Wratislas. (Pacr.)

1071 Moguntinum, de Mayence, le 15 août, au sujet de Charles, que le clergé de Constance ne voulait point avoir pour évêque. Charles, après bien des contestations, remit l'anneau et le bâton pastoral entre les mains du roi, disant que, selon les décrets du Pape Célestin, il ne voulait point être évêque de ceux qui ne voulaient point de lui. Ce concile commença le 15 août, et dura trois ou quatre jours.

072 Cabilonense, de Châlons-sur-Saône, sur un différend de l’évêque de Valence avec les chanoines de Romans. Ce concile est daté du 10 mars, le 18 de la lune, l’an 1072, indiction x; nouvelle preuve que l'année commençait alors à Noël ou au 1 janvier dans ce pays. (Mansr.)

1072 Anglicanum , commencé à Pâques et fini à la Pentecôte, le roi présent. La primatie y fut confirmée à Lanfranc de Cantorbéry, contre Thomas d'York qui la lui disputait.

1072 Rothomagense, de Rouen, par l’archevêque Jean de Bayeux avec ses suffragants. On y fit2% canons, dontle cinquième défend aux prêtres de baptiser sans être à ieun, hors le cas de nécessité ; le sixième aéfend de réserver l’Eucharistie et l’eau bénite au delà de huit jours ; le quinzième est contreles clercs mariés.

1073 Romanum 1V, par le Pape Alexandre HE, où Gadefroi de Castillon, qui avait achete l'archevêché de Milan, fut excommunie.

(PAGr.)

1073 * Érpfordiense, d'Ertord, le 10 wars el les jours suivants, pour y partager entre le roi Henri et Sigefroi, archevèque’de Mayence, les dîimes de Thuringe, dont les principales étaient dues aux abbayes de Fulde et d'Herfeld.

1073 Rothomagense, en présence du roi Guillaume, au sujet d’un tumulte arrivé dans l’église de Saint-Ouen, le 24 août de la même année. (Sur le tumulte de Saint- Ouen, voyez MasiL., Ann. Bened., 1. V, p. 68, et le Nouv. traité de Diplom., t. IV, p. 453, note 1.)

1073 Cabilonense, de Châlons-sur-Saône, le 19 octobre, par Girard, évêque d'Ostie et légat, en présence duquel on substitue à Lancelin, évêque de Die, déposé pour simonie, Hugues, chambrier de l'Eglise de Lyon.

107% Pictaviense, de Poitiers, le 13 Janvier, où, en présence du cardinal Girard, légat, on agita la matière de l'Eucharistie avec tant de chaleur, que Bérenger, qui niait la présence réelle, pensa y être tué.

Ceux qui mettent avec le P. Pagi ce concile en 1075, ne font pas attention que Île

lézat Girard était de retour à Rome en

107% Romanum, la première semaine de carème. Grégoire VIT y ordonna que ceux qui étaient entrés dans les ordres sacrés par simonie, seraient à l'avenir privés de toutes fonctions. Ce concile est le premier tenu sous Grégoire VIT.

1974 Rothomagense, de Rouen, par le légat Grégoire. On y fit 14 canons sur la discipline.

1074 Erpfordiense, au mois d’oclobre, où archevêque de Mayence, Sigefroi, voulut soumettre les ecclésiastiques aux décrets de Rome sur la continence; mais ce concile fut troublé particulièrement au sujet des dîmes de Thuringe. (Mansr, Harrt- ZHEIM.)

1074 ou environ.* Parisiense, où saint Gauthier, abbé de Pontoise, est couvert d'opprobres, chargé de coups et chassé honteusement pour avoir pris la défeuse du déeret de Grégoire VIT, qui ne permet- {ait pas d’entendre la messe des prêtres fautifs. (Mansi, Suppl, t. 11.)

1075 Romanum 11, depuis le 2% février jusqu'au dernier du même mois. f était nombreux. Les menaces et même les décrets d’excommunication et de suspense ne furent point épargnés. On y fit un décret contre les investitures et l'incontinence des clercs. Grégoire tint à Rome, vers la fin de la même année, un second concile dont nous ignorons Île détail.

(Mansi, Suppl, t. 1.)

1075 ou environ. Anglicanum generale, sous la présidence de Lanfranc, archevêque de Cantorbéry, touchant les femmes et les vierges qui s'étaient réfugiées dans des monastères et y avaient pris le voile, pour se mettre à couvert des insultes des Normands. On y décide qu’elles pouvaient retourner au siècle. (WiLxins.)

1073 Londinense, de toute l'Angleterre, par Lanfranc. On y renouvela les anciens canons touchant le rang des évêques, et on y défendit les superstitions, les divinations, les sortiléges, etc. (WiLxrns.)

1075 Moguntinum, au mois d'octobre, où l’on publia le décret de Grégoire VII contre les clercs fautifs.

1075 Spalatense, de Spalatro en Dalmatie, au mois de novembre, par Girard, évèque de Siponte et légat du Saint-Siége. On y fit plusieurs règlements sur la discipline, qui ne sont pas venus jusqu'à nous. (ÂssEMANI, Kalend. ant., t. IV.)

1076* Wormaliense, de Worms, le 23 janvier. Grégoire VII y fut déposé par le roi Henri.

1076 Romanum 111, la première semaine de carême. Le roi Henri y fut excommunié et anathématisé, privé de son royaume, et ses sujets absous du serment de fidélité.

1076 Vintoniense I, de Winchester, assemblé par Lanfranc le 1°" avril, sur la discipline.

1076 Vintoniense II, assemblé par le mème

Lanfranc à la Pentecôte, sur le même sujet.

1076 Apud Oppenheim, entre Mayence et ‘Worms, tenu à la mi-septembre. Assemblée mixte, où les légats, avec plusieurs seigneurs saxons ct souabes, délibèrent d’élire un nouveau roi d'Allemagne à la place de Henri. Mais les Souabes et Îles Saxons voulant respectivement un roi de leur nation, on ne put rien conclure.

(Maxsi, Suppl., t. I.)

1076 Triburiense, de Tribur ,ou Teuver, près de Mayence, le 16 octobre. Autre assemblée mixte, où les légats, avec plusieurs seigneurs ét quelques évêques d’Allemagne, veulent encore déposer le roi Henri: ce nu le fit aller en Italie, où il reçut l’absolution du Pape au château de Canosse, à des conditions très-dures, Île

25 ou le 28 janvier 1077. Les Lombards, ennemis du Pape, se plaignirent si haut de la réconciliation du roi, qu'il rompit lui-même le traité environ quinze jours après qu’il eut été conclu.

1076 Salonitanum, de Salone en Dalmatie, au mois d'octobre. Les légats du Saint- Siége ÿ couronnent roi de Dalmatie Démétrius, autrement dit Zuonimir. En reconnaissance de cette faveur, Démétrius s’oblige à payer annuellement un tribut de 200 besans au Saint-Siége. (Mansi, in Pagium.)

1077 Foracheimense. Assemblée de Forcheim en Franconie, le 13 mars et les quatre jours suivants. Rodolphe, duc de Souabe, y fut élu roi à la place de Henri, 'e 15 ou le 17 du même mois; de là il fut conduit à Mayence, où il fut sacré le 26.

Le Pape confirma cette élection, après avoir paru d'abord ne point lapprouver.

1077 Divionense, de Dijon, vers la fin de juillet. On y déposa les cleres simoniaques et on en mit d'aatres à leur place.

(Edit. Venet.,t. XI).

1077 Augustodunense, d'Autun, le 10 août, par le légat Hugues de Die. Manassès de Reims, accusé de simonie et d’avoir usurpé cet archevêché, y fut suspendu de ses fonctions. On y jugea encore quelques autres évêques de France.

1077 Bisuldinense, du château de Bésalu en Catalogne, le 6 décembre, par le légat Amé, évêque d'Oléron, 3 évêques et plusieurs abbés. Guifred, archevêque de Narbonne, y fut déposé avec 6 abbés, pour crime de simonie. On y fit 13 canons sur la discipline. Ce concile avait été commencé à Girone. (Ed. Venet., t. XHT.)

1078 Pictaviense, de Poitiers, par le légat Hugues de Die, le 15 janvier. Il y eut du trouble dans ce concile auquel on attribue 10 canons. Dans un exemplaire manuscri; de saint Aubin d’Angers, ce concile es daté de l'an 1077, ce qui vient apparemment de ce qu’on commençait alors er Anjou l’année au 25 mars ou à Pâques.

1078 Londinense, de Londres, présidé pat Lanfranc. On y ordonne que quelques

siéges épiscopaux qui étaient dans des bourgs et des bourgades seraient transférés dans des villes ; ce qui procura aux villes de Bath, de Lincoln, d'Excester, de Cester, de Cicester, la dignité de ville épiscopale. On y déposa aussi Vulstan, évêque de Worchester, parce qu’il était iguorant quoique de mœurs très -édifiantes.

1078 Romanum IV, sous Grégoire VII, la

première semaine de carême, d'environ 100 évêques. On y prononça encore un grand nombre d’excommunications et le Pape s’aperçut lui-même que leur multitude les rendait impraticables : il en restreignit donc l’usage par un décret daté du 3 mars.

18 Romanum VY, sous Grégoire VII, au mois de novembre. Bérenger y fit une courte profession de foi et y obtint un délai jusqu’au concile prochain. On excommunia l’empereur de Constantinople et plusieurs autres. Ce concile fil des règlements pour l'utilité de l'Eglise.

079 Aremoricanum, célébré parle légat

Amé, évêque d'Oléron, pour détruire l'abus qui régnait en basse Bretagne d’absoudre les pécheurs publics qui persévéraient dans ieurs vices.

1079 Romanum VI, sous Grégoire VIE au

mois de février, de 450 évêques. Bérenger y fit profession de la foi de l'Eglise sur l'Eucharistie, contre laquelle il écrivit encore étant de relour en France.

1079 Tolosanum VI, de Toulouse, par Hu-

gues, évêque de Die et légat du Pape, où l'on déposa Frotard, évêque d’Albi, pour PRE de simonie. Mansr, Suppl. Conc., Pal)

1079 où au commencement de 1080. Lugdu-

nense, par Hugues de Die, légat, qui y déposa Manassès de Reims. Cette déposition fut confirmée au concile suivant ; et Manassès, ensuite excommunié et chassé de Reims, se retira auprès du roi Henri où il mourut vagabond et excommunié.

1080 Romanum VII, sous Grégoire VIH, le

7 mars, après la bataille gagnée le 27 janvier par Rodolphe sur Henri. Celui-c:1 fut déposé du royaume et excommunié, et Rodolphe déclaré le vrai rci dans ce concile. On y réitéra aussi la défense de recevoir ou donner des investitures, et on y renouvela les excommunicalions contre Tédald de Milan, Guibert de Ravenne et quelques autres évêques , et contre les Normands qui pillaient en Italie les terres de l'Eglise.

1080 * Ultrajectense, d’Utrecht, où les par-

tisans de l'empereur Henri IV excomimunient le Pape Grégoire VIL. (Conc. Germ., t. IL.)

(080 Wirtzeburgense, de Wirtzbourg. L’em-

vereur Henri IV y estréconcilié à l'Eglise:

mais non pas rétabli sur le trône. (Ed.

Veneto, t. X1I, et Conc. Germ., t. IH.)

80 Burgense, de Burgos daus la vieille Zaslille, parle cardinal Richard, abhé de Saint-Victor de Marseille et légat, Le roi

Don Alphonse VI y fit ordonner que l’office romain serait substitué à l’oflice gothique en Espagne. Ferreras met ce concile en 1077. Mais Pagi prouve qu'il appartient à l’an 1080.

1080 Juliobonense, de Lillebonne ‘en Nor-

mandie, aux fêtes de la Pentecôte, en présence de Guillaume le Conquérant. On y fit 13 canons, suivant une leçon et 26 suivant une autre. (Ed. Veneta, t. XII.) 1080 * Moguntinum, de Mayence, aux fêtes

= de la Pentecôte, où les partisans de l’empereur Henri IV condamnent le Pape Grégroire VII avec tous ses adhérents et confirment l'élection de l’antipape Guibert.

(Conc. Germ., 1. HE.)

1080 Avenionense, d'Avignon, par le cardinal

- Hugues de Die, légat. Achard, usurpateur du siége d'Arles, y fut déposé et Gibelin élu à sa place. Lantelme y fut aussi élu archevêque d’Embrun, Hugues, évêque de Grenoble, et Didier, évêque de Cavaillon; le légat les mena à Rome où ils furent sacrés par le Pape.

1080 * Brixinense, de Brixen dans le Tyrol, le 23 juin. Hugues le Blanc, cardinal, 30 évêques et plusieurs seigneurs d’Ilalie et d'Allemagne y déposèrent Grégoire VIH et choisirent à sa place Guibert de Ravenne, qui se fit nommer Clément I. La date de celle élection est du jeudi 93 juin.

1050 Burdigalense, assemblé par Amé, évéque d'Oléron et légat du Saint-Siége, le 6 octobre, où Bérenger, retourné à son erreur, rend compile de sa foi. On n’en Sail pas davantage sur ce concile ; mais il est Certain que Bérenger mourut dans la communion de l'Eglise (le 5 janvier 1088, à l’âge de quatre-vingt-dix ans.

1081 * Ticinense, de Pavie, vers la mi-mars, en présence de l’empereur, où l’on con-

firme Pélection de l’antipape Guibert.

Mansi, Suppl, t. Il.)

1081 Romanum VIII, le k mai, sous Grégoire VII, où il excommunia de nouveau Henri et tous ceux de son parti et confirma la déposilion prononcée par ses légats contre les archevêiques d’Arles et de Narbonne.

1081 Exolidunense, d’Issoudun, le 18 mai, sous la présidence des légats Hugues de Die et Amé d'Oléron. On y excommunia les clercs d’Issoudun, pour n'avoir «pas reçu processionnellement le second de ces deux légats ; mais ils furent relevés des censures par Urbain II, sans être obligés à.faire aucune satisfaction. (Lasse, HarDOUIN, etc.)

1083 Romanum IX, sous Grégoire VII. Il y parla si fortement de la foi, de la morale chrélienne et de la constance nécessaire dans la persécution présente, qu'il tira les larmes de toute l’assemblée. I n’y renouvela point l’excommunication contre Henri ; mais il la prononça contre quiconque l'avait empêché de venir à Rome.

Heori s’y rendit le 21 mars 1084 et il y fit introuiser l’antipape Guibert sous le nom de Clément Hi, le dimanche suivant,

CHRONOLOGIE DES CONCILES

jour des Rameaux. Il reçut de ses mains:

la couronne impériale le jour de Pâques, pendant que Grégoire VII était retiré au château Saint-Ange.

108% Romanum X, sous Grégoire VIL, tiré du :

château Saint-Ange par Robert Guiscard. Le Pape y réitéra l’excommunication contre l'antipape Guibert, l'empereur Henri et leurs partisans.

1085 * Romanum, par l’antipape Guibert, au mois de janvier, où l’on déclare nulle l’excommunication prononcée par Grégoire VII contre l’empereur. Le P. Mansi prétend que Guibert avait tenu l’année

récédente un autre concile à Rome sur e même sujet en présence de Henri IV.

1085 Quintiliburgense, de Quedelimbourg, la semaine de Pâques, par ie légat Othon.

On y déclara nulles toutes les ordinations faites par les excommuniés et on y anathématisa l’antipape Guibert.

1085 * Moguntinum, de Mayence, le 29 avril, jar Îles schismatiques, en présence de Peru Henri et des légats de l'antipape Guibert. On y reconnut Guibert pour Pape légitime et on y confirma la déposition de Grégoire VII. H y fut aussi excommunié avec tous ceux qui le reconnaissaient pour Pape. (Conc. Germ, te à A

1085 Compendiense, de Saint-Corneille de Corupiègne, par 10 évêques et 19 abbés.

Evrard, abbé de Corbie, y fut déposé et on y confirma les priviléges de l’église de Saint-Corneille.

1087 Capuanum, de Capoue, le 21 mars.

Didier, abbé du Mont-Cassin, y accepta enfin la papauté. Il fut sacré à Rome le dimanche après l’Ascension, 9 mai, et on appela Victor Hi. $

1087 Beneventanum, par Victor II, au mois d'août. Le Pape y déposa Guibert et l’anathématisa. Il y excommunia aussi Hugues de Lyon et Richard, abbé de Marseille, qui faisaient schisme avec lui. I y défendit enfin les investitures sous peine d’exccmmunication, avec le consentement de tout le concile.

1088 Fuselense, de Huzillos prèsde Palencia er. Espagne, par Richard, abbé de Saint-Victor de Marseille, légat d'Urbain I, 11 évêques, plusieurs abbés et nombre de seigneurs laïques. On y marqua les limites des diocèses de Burgos et d'Osma. (PaGr.)

1089 Romanum, sous Urbain IE, de 115 évêques, où ce Pape, dit Berthold, confirme les statuts de ses prédécesseurs. Guibert, chassé de Rome, s'en retourna à Ravenne.

Il est remarquable que depuis l'assemblée de Brixen, où il fut fait antipape, il continua de se nommer Guibert, archevêque de Ravenne, dans toutes ses chartes, hors une seule où il prend le nom de Clément; et ce qu'il y a de plus singulier encore, celles où il se nomme Guibert,’sont datées du pontificat de Clément, comme si c'étaient deux hommes différents. |

1089 Mzlfitanum, de Melfe dans la Pouille, nar Urbain I le 10 septembre, de 79 évè-

ques et 12 abbés. Le duc Roger y fit hommage-lige au Pape et on y publia 16 canons sur la simonie, sur le luxe et l'incontinence des clercs.

4090 Tolosanum VII, de Tououse, au printemps, par les légats assistés des évêques de diverses provinces et en particulier par Bernard, archevêque de Tolède, retournant de Rome en Espagne. On y corrigea divers abus et à la prière du roi de Castille, on envoya une légation à Tolède pour y rétablir la religion.

1091 Narbonense, en faveur de labbaye de la Grasse et contre la simonie. La date de ceconcile est ainsi marquée : Factum est hoc anno Domini mxc., x Kal. Apr., reçnante Ludoico. Comme on commençait alors Pannée à Pâques dans le Languedoc, le 19 mars de l’année 1091, selon notre usage, appartenait, dans le comput de celte province, à l'an 1090. Pour le nom du prince Louis régnant alors, c'est une faute du copisle, qui aura mis au lieu de Philippe I‘, Louis le Gros, son fils, quoiqu’il ne fût pas encore associé à la royauté. (VAISSÈTE.)

1091 Beneventanum, par Urbain 11, 1e 28 mars. On y réiléra l’anathème contre Guibert et ses partisans, ét on y fit 4 canons.

1091 Legionense, de Léon. On y résolut que les cilices ecclésiastiques seraient célébrés en Espagne suivant la règle de saint Isidore, et on y ordonna aussi qu’à l’avenir les écrivains se serviraient de lécriture gauloise dans tous les actes ecclésiastiques, au lieu de la gothique. (FEr- RERAS.)

1091 ou 1092 Sfampense, d'Etampes. Ricner, archevêque de Sens, y voulut déposer Yves de Chartres pour rétablir Geoffroi dans ce siége ; mais Yves appela au Pape et arrêta ainsi la procédure du concile.

92 ou environ. Suessionense, où Roscelin fut convaincu d'erreur et ob.igé de l’abjurer, mais par crainte d’être lapidé par le peurle, comme il le déclara depuis.

4092 Remense, par l'archevêque Rainaud ae Martigné, où l’on oblige Robert le Frizon, comte de Flandre, à cesser de s'emparer de la succession des clercs après leur mort. On y reçoit la bulle d'Urbain H, qui permettait au clergé d’Arras de se donner un évêque propre. Cette église élait réunie depuis longtemps à celle de Cambrai. Le P. Mansi prétend qu'il se fint à Reims la même aunée un second concile, où Lambert, élu évêque d’Arras, fut sacré.

1992 Szabolchense, de Szabolchs dans le comté de Niyr en Hongrie, par Séraphin, archevêque de Strigonie, en présence du oi Ladislas. On y tit, de concert avec ce prince et la noblesse, un corps de lois ecclésiastiques et civiles, divisé en trois Livres. (PÉTERFY, Conc. Hung., t. Ar; Mansi, t. Il; manque in Vencta.)

4093 Trojanum, de Troie en Pouille, le 11 mars, par Urbain Il, d'environ 75 évèques

et 12 abbés. On y parla des mariages entre DA et on v confirma la trève de Jieu.

1093 Cantuartense, de Cantorbéry, le k décembre, pour le sacre de saint Anselme, élu ärchevêque de cette Eglise. Sur les remobtrances de Thomas archevêque d'York, on y corrigea le décret d'élection, où l'Eglise de Cantorbéry était appelée métropole de toute l'Angleterre et au lieu du mot de metropole, on mit celui de primatiale. (D. CEiLLIER.)

109% * Rokhingamiæ, da château de Rokhingham en Angleterre, les 11 et 12 mars, où l'on décide, contre l’avis de saint Anselme, archevêque de Cantorbéry, que ce prélat ne peut, sans le consentement du roi, prouiettre obéissance, ni demander le pallium au Pape Urbain IF, attendu que ce prince ne l'avait pas encore reconnu. (Ed.

Vencta.)

1094 Moguntinum, de Lous les évêques d’AITlemagne, avec les princes de l'empire, à la mi-carême. On n'en sait point l’objet.

Nous suivons Côme de Prague pour la date de ce concile que le P. Mansi place en 1095.

109% Constantiense, Cans la semaine sainte, par Gebeherd évêque de Constance et légat du Pape en Allemagne. On y renouvela la défense d'entendre l'oflice eélébré par les prêtres simoniaques ou incontinents, et on y tixa les Quatre-Temps de mars à la première semaine de carême et ceux de la Pentecôte à la semaine de l’octave de la même fête.

109% Remense, le 17 septembre. Le roi Philippe espérait y faire approuver son mariage avec Bertrade, vu que Berthe, sa première femme, était morte la même année. Trois archevêques et huit évêques y assistèrent; mais Yves de Chartres re voulut point s’y trouver et en appela au Pape. Il ne lui aurait point été permis, disait-il, de dire la vérité impunément dans cette assemblée. Il ajouta après :

« Que le roi fasse contre moi tout ce que Dieu lui permettra de faire; qu'il m’enferme, qu'il m'éloigne, qu’il me proserive;

j'ai résolu, avec la grâce de Dieu, de tout souffrir pour sa loi. »

1094 Augustodunense, d'Autun, le 16 octobre, par Hugues de Lyon, légat, avec 32 évèques et plusieurs abbés. On y renouvela l’excommunicalion contre l'empereur Henri et J’antipape Guibert, et l'on excommunia, pour la première fois, le roi Philippe, pour avoir épousé Bertrade du vivant de sa femme légitime.

1095 Placentinum, de Plaisance en Lombardie, commencé le {°° mars et fini le 7 du même mois, par Urbain Il. Deux cents évêques s’y trouvèrent, avec près de k,009 clercs et plus de 30,000 laïques. L'assemblée se tint en pleine campagne. L'impératrice Praxède ou Adélaïde vint s’y plaindre de son époux l’empereur Henri et-l'y accusa publiquement des infamies qu'il lui avail fait souflrir en sa personne. PE:

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lippe, roi de France, y obtint un délai jusqu’à la Pentecôte. Les ambassadeurs de l'empereur de Constantinople y vinrent demander du secours contre les infidèles.

Le jeûne des Quatre-Temps fut fixé aux mêmes jours que nous l’observons aujourd'hui : ce qui doit être remarqué pour certaines datesdeschartes avant ce concile.

109$ * Anglicanum, dans la troisième semaine de carême. Les évêques y font un crime à saint Anselme d’avoir reconnu Île pape Urbain IE sans le consentement dau roi. On passe trois jours en contestations.

Saint Anselme, ferme dans sa résolution, demande un sauf-conduit pour sortir du royaume. Les barons lui obtiennent un sursis jusqu'à la Pentecôte.

1095 Northusanum, de Northausen en Thuringe, sur la Zorger, entre Erfort et Halberstadt, par Rothard, archevêque de Mayence, le 29 mai, en présence du jeune roi Henri V révolté contre son père l’empereur Henri IV. On y condamne la simonie et le mariage des prêtres. On y suspend les évêques qui avaient reçu l’investiture de l’empereur et ceux qu’ils avaient ordonnés. (Conc., Germ., t. III. Deest in Venela.)

1095 Claromontanum, de Clermont en Auvergne, commencé le 18 novembre, par Urbain I, et terminé le 26 du même mois. Treize archevêques vinrent à ce concile, et 205 prélats portant crosse, tant évêques, qu'’ahbés, selon Berthold : d'autres en comptent 400. De tous les Actes de ce concile, le plus fameux est celui de la publication de la croisade pour le recouvrement de la terre sainte.

1096 Rothomagense, de Rouen, au mois de février. On y examina les décrets du concile de Clermont, et après avoir confirmé les ordonnances du Pape, on fit 8 canons,

1096 Santonense, de Saintes, le 2 mars, présidé par le Pape Urbain IH. On y ordonna qu'on jeûnerait toutes les veilles des fêtes d’apôtres.

1096 T'uronense, la troisième semaine de carème, par ie Pape Urbain IT. On y confirma les décrets du concile de Clermont, et le Pape refusa d’absoudre le roi Philippe, comme les évêques en partie le demandaient. Ce concile et le précédent sont datés de lan 1095, more Gallico, selon les Français, qui commencçaient alors l’annéeà Piques.

1096 Nemausense, de Nimes, au commencement de juillet, par le Pape Urbain I, quatre cardinaux et plusieurs évêques. On ÿ fit 16 canons, qui ne sont la plupart que ceux de Clermont, que le Pape confirma dans tous les conciles qu’il tint ensuite.

Le plus remarquable de ceux de Nimes est celui qui maintient les moines dans le droit d'exercer les fonclions sacerdotales.

Le roi Philippe y fut absous:de l’excommunication, après avoir promis de quitter Bertrade.

1997 Hiberniense, d'Irlande, Il nous en reste

une lettre écrile au nom du roi Murchertach, du clergé et du peuple de cette ile à saint Anselme, pour l’engager à ériger l'Eglise de Waterford en évêché.

1097 Remense, de Reims, par l'archevêque

Manassès Il, où l’on condamne Robert, abbé de Saint-Remi, à continuer de rendre obéissance à l'abbé de Marmoutiers dont il avait été moine. Robert ayant ap :

pelé de ce jugement à Rome, le Pape Urbain IE, déclara qu’un moine tiré d’une abbaye pour être mis à la tête d’une autre, n’appartenail plus à la première et devepait moine du lieu dont il était abbé.

(Mawsr, Suppl, t. IL.)

1097 Gerundense, de Girone, le 13 décem-

bre, par l'archevêque de Tarragone et 3 évêques. On y prend des mesures pour maintenir les libertés ecclésiastiques.

1098 * Romanum, par 8 cardinaux, 4 évéê-

ques et # prêtres schismatiques. (Guibert était absent.) Ils écrivirent une lettre datée du 7 août, pour s'attirer des partisans: mais celle lettre fut méprisée par tous les catholiques.

1098 Barense, de Bari, le 1°" octobre, par le

Pape Urbain à la tête de 183 évêques.

Saint Anselme y prouva, en présence des Grecs, avec tant de neiteté, que le Saintisprit procède du Père et du Fils, qu’on y prononça anathème contre tous ceux qui le nieraient. Le même saint oblint, par ses prières. qu'on n'y excommuniât point le roi d'Angleterre qui le perséculait.

Loup Protostata et 1e chronogranhe de Bari mettant ce concile en 1099, parce qu’ils commençaient l'année le 1° septembre comme les Grecs.

1099 Romanum, la troisième semaine après

Pâques, 25 avril, par le Pape Urbain, à la tèle de 450 évêques, du nombre desquels était encore saint Anselme. Entre autres choses on y fit 18 canons, dont les 11 premiers sont mot pour mot tirés de ceux de Plaisance ; ensuite on y prononça excommunication contre tous les laïques qui donneraient les investitures des églises, et contre tous les ecclésiastiques qui les recevraient.

1099 Audomarense, de Saint-Omer, le 14 juil-

let, por Manassès de Reims et # de ses suffragants. On y publia 5 articles touchant la trève de Dieu, avec ordre de les conserver sous peine d’excommunication.

1100 Lambethense, de Lambeth en Angle-

terre, par saint Anselme. Le roi Henri I“ voulait épouser Mathilde, fille de Malcolm, roi d'Ecosse. Mais on l’en détournait sur ce que Mathilde, élevée dès son enfance dans un monastère, y avait été offerte, disait-on, à Dieu par ses parents.

Ce fut pour éclaircir ce fait qu’il assembla le concile de Lambeth. (Wizxins.)

1100 Valentinum, de Valence en Dauphiné,

le 30 septembre. Norgaud, évèque d’Aulua, accusé de simonie, y fut déclaré suspendu de toute fonction épiscopale et sacerdotale ; mais Hugues de Flavigny,

aceusé du même crime, fut renvoyé absous dans son abbaye.

4109 Melphitanum, de Melfe dans la Pouille, au mois d'octobre, où le Pape Pascal excommunia la ville de Bénévent pour s'être soustraite (on ne sail pour quel sujet) à l’obéissance du Saint-Siége.(Mansi,

rl à OT t. 11.)

1100 Pictaviense, de Poitiers, le 18 novembre, par deux légats assistés d'un grand nombre d’évêques et d’abbés. Norgaud d’Autun y fut déposé, et on fit 16 canons.

On y excommunia aussi de nouveau le roi Philippe et Bertrade.

1100. Ansanum, d’Anse, sur la fin de l’année, composé de # archevèques entre lesquels était saint Anselme, et de 8 évêques.

Hugues, archevêque de Lyon, y demanda un subside pour les frais du voyage qu’il devait faire L Jérusalem avec la permission du Pape.

1102 Romanum, vers la fin du mois de mars, Par Pascal 11, de tous les évêques d'Italie et des députés de plusieurs ultramontains. On y anathémalisa avec serment toute hérésie, et on y promit obéissance au Pape. On y confirma de plus l’excommunication prononcée contre l'empereur Henri par Grégoire VII et Urbain I, et Pascal la publia de sa bouche le jeudi saint, 3 avril, dans l’église de Latran.

1102 Londinense, de toute l'Angleterre, vers Ja fin de septembre, par saint Anselme.

On y condamna la simonie, et on y déposa 6 abbés quijen furent convaincus. ()n fil ensuite plusieurs règlements.

1103 Mediolanense, de Man. Le prêtre Liprand y accuse l'archevêque Pierre Grossolan de simonie, et s'offre de prouver J'accusation par le feu. Il lui resta une blessure à la main et une autre à un pied, qui rendirent l'épreuve suspecte. Grossolan, confus, prit le parti de se retirer. (Ed. Veneta, t. XII; MuraTorr, Ann., {. VI.)

110% Romanum, par le Pape Pascal IH, dans le carême. Le Pape y fit une sévère réprimande à Brunon, archevêque de Trèves, de ce qu’il avait reçu l'investiture de l’empereur Henri. (Voyez Paci et HARTZHEIM sur la différence de ce concile de Rome d'avec celui de l'année suivante.)

410% Trecense, de Troyes, ie 28 mars, par le légat Richard, évêque d’Albane, et plusieurs évêques. Hubert, évêque de Senlis, accusé d’avoir vendu les ordres sacrés, s’y purgea par serment, et Godefroi, abbé de Nogent, y fut nommé, malgré lui, évèque d'Amiens.

110% Balgenciacense, de Baugency, le 30 juillet, par le légat Richard et plusieurs évêques, en présence du roi Philippe et de Bertrade, qui, malgré la promesse de se séparer, ne furent point encore absous dans ce concile.

1104 Parisiense XIV, le 2 décembre, où le roi el Bertrade furent absous, après avoir promis par serment de n'avoir plus ensemble aucun commerce criminel.

1105 Romanum, au palais de Latran, le 26

Mars. Paseal II y excommunia le comte de Meulan et ses complices, que l'on accusait d'être cause que le roi d'Angleterre s'opiniâtrait à soutenir les investitures ; il y excomruunia aussi ceux qui les avaient reçues.

1105 Romanum, dans le mois ae mar, où le Pape rétablit Pierre Grossolan sur le siége de Milan. Mais il ne put jamais faire exécuter ie décret de son rétablissement, tant était puissant, dit Muratori, le parti qui fui était opposé.

1105 Quintiliburgense vel Northusense, de l'abbaye de Quedlimbourg, selon les uns, de Northausen en Thuringe, suivant les autres, dans la semaine avant la Pentecôte. On y condamna la simonie, et on y Pet la paix de Dicu. (Conc. Germ., t. HILL.

1105 Remense, le 2 juillet, où l’on substitue Odon, abbé de Saint-Martin de Tournay, à Gaucher, évêque de Cambrai, déposé au concile de Clermont en 1095, pour son attachement à l'empereur Henri IV. Gaucher se maintint dans son siége tant que ce prince vécut. (Spicileg., t. HI.)

1105 Conventus Moguntinus, diète de Mayence, assemblée le jour de Noël par le roi Henri V. Les légats du Pape y assistèrent avec plus de 52 seigneurs laïques de l’empire et un grand nombre le prélats. On y renouvela les anathèmes prononcés contre l’empereur, l’Antipape Guibert et leurs adhérents. C’est l’époque du sacre de Heari V, suivant l’annaliste saxon, qui met cette assemblée en 1106, parce que l’année commençait alors à Noël en Allemagne.

1105 Florentinum, de Florence, sur la fin de l’année, par le Pape Pascal Il. On y disputa beaucoup contre l'évêque du lieu, qui disait que l’Antechrist était déjà né.

Le tumulle fut si grand, qu’on ne put riet décider. (MuRATORI.)

1106. Pictaviense, de Poitiers, le 26 mai, Bohémond, prince d’Antioche, y était pré= sent, et on y publia solennellement la croisade. On y traita aussi diverses matières ecclésiastiques.

1106 Lexoviense, de Lisieux, vers 1a mi-0ctobre, assemblée par Henri I‘, roi d’Angleterre. Les règlements de ce concile regardent plus le civil que l’ecclésiastique. Aussi les seigneurs laïques y étaient-ils en plus grand nombre que les prélats.

1106.Guastallense, de Guastalla sur le Pô, le 29 octobre. Pascal II, assisté d’un grand nombre d’évèques et de clercs, des ambassadeurs de Henri, roi d'Allemagne, et de la princesse Mathilde en personne, y ordonna que la province d'Emilie ne serait plus soumise à la métropole de Ravenne: ainsi ilne lui resta que la province de Flaminie. On y usa d’indulgence en faveur des évêques ordonnés dans le schisme, pourvu qu’iss ne fussent ni usurpateurs ni simoniaques.

1107 Trecense, de Troyes, vers l'Ascensiou

Pascal IE exhorta les peuples à la croisade, et le concire excommunia tous ceux qui violeraient la trève de Dieu. On y rétablit ia liberté des élections, et on y confirma la condamnation des investitures, sur lesquelles les Allemands ne s'étaient point accordés avec les Romains dans la conférence de Châlons, tenue quelques jours auparavant. (Ed. Veneta t. XE: Mansi, Suppl., t. Il.)

4107 Londinense, de Londres, le 1° août, par saint Anselme. On y accorda les homages au roi, comme Île Pape le permettait, et on y défendit les investitures par la crosse et l'anneau. Anselme écrivit cette bonne nouvelle au Pape, en lui marquant le service que Robert, comte de Meulan , avait rendu à l'Eglise en cette occasion.

4107 Jerosolymitanum, Gibelin d’Arles, légat, assisié des évêques du royaume, y ayant déposé Ebremar, intrus à Jérusalem du vivant de Daïmbert, lui donna l'Eglise de Césarée à cause de sa simplicité. Gibelin fut ensuite élu par le concile patriarche de Jérusalem.

1108 Londinense, de Londres par saint Anselme, à la cour de la Pentecôte, 24 mai.

On y fit 10 canons, qui portent entre autres choses, que les prêtres qui n’ont pas observé la défense du concile de Londres de 1102, s'ils veulent encore célébrer la messe, quitteront leurs femmes, et ne

“pourront plus leur parler que hors de leurs maisons et en présence de deux témoins.

1108 Beneventanum, le 12 octobre, par le Pape Pascal IF, touchant les investitures et le luxe des habits des clercs.

1109 Les éditeurs des Conciles plaçent en 1109 un prétendu concile de Reims, où Godefroi, évêque d'Amiens, convainquit de faux le litre d'exemption de l’abbaye de Saint-Valery. (Voyez la réfutation de cette fable dans l'Hist. littér. de la Fr., t. XI, pp. 730-736.)

1110 Romañum, le 7? mars. Pascal II y renouvela les décrets contre les investitures, et les canons qui défendent aux laïques de disposer des biens des Eglises. La même année, Richard, évêque d’Albane, tint trois conciles en France, l’un à Cleront en Auvergne, à la Pentecôte ; le second, à Toulouse, peu de temps après la Pentecôte (c'est le huitième de cette ville), et le troisième, à Saint-Benoît-sur- Loire, le 1° octobre. Il se tenait alors peu de conciles sans légats du Pape.

1110 Coloniense, de Cologne, par Frédéric, archevêque de Cologne, où Sigebert, moine et député de Gemblours, célèbre écrivain, Oblint la canonisation de Guibert qui avait fondé ce monastère 148 ans auparavant. Cette cérémonie se fit solennellement quelque temps après ce concile, en levant de terre le corps du saint. (Conc.

Germ., t. IL.)

1110 Constantinopolitanum, où l'on condamne l'hérésie des bogomiles. L'empe-

CHRONOLOGIE DES CONCILES

reur Alexis Comnène y publie aussi une constitution sur les élections et sur les devoirs des prélats. (Edit. Venet., t. XHI:

Mansi, suppl., t. 1.)

1111 Verulanum, de Veroli, entre Anagniet Veletri, par le Pape Pascal, où l’on obligea Grimald, archichanoine de Saint- Paterne, à reconnaître la juridiction de l’évêque diocésain. Fabricius met ce concile en 1140; mais D. Mabillon prouve qu'il est de 1111. (Mus. Jtal., t. 1°, p.

1311 Lateranense 1. Le roi Henri V était conveuu avec le Pape Pascal I que le clergé lui rendrait les régales. Mais lorsqu'on était sur le point de conclure, il arrive du trouble, l’assemblée est rompue, on court aux armes. Le Pape est emineué prisonnier par Henri, qui lui fait signer le 12 avril un autre traité par lequel Henri laisse au clergé les régales et reprend lesinvestitures. (Maxsr, Suppl., t. I.)

1112 Lateranense 11, le 18 mars et les cinq jours suivants, d'environ 100 évêques.

Pascal 11 y révoqua le privilége des investitures. Les Actes de ce concile sont datés du lundi 28 mars dans l'édition du P.

Labbe, mais mal, parce que le 28 mars pe tombait pas un lundi. Il faut y substituer le 18, comme porte l’édition de Mansi.

1112 Ansanum, d’Anse, Les évêques de la proriase de Sens, appelés à ce concile par ‘archevêque de Lyon, refusèrent de s'y trouver, ne voulant point reconnaître sa juridiction. Nous avons dans les coliections des Conciles leur réponse à ce prélat, avec sa réplique. On n’est point sûr que ce concile se soit tenu. Du moins, il n’en reste aucun acte.

1112 Viennense, le 16 septembre, par Guy, archevêque de Vienne et légat. Les évêques y jugent que l'investiture reçue d’une main laïque est une hérésie.

1112 Aquense, d'Aix en Provence. On y fit trois canons, dont le premier ordonne que l'archevêque d’Aix percevra la quatrième partie de tous les revenus ecclésiastiques de son archevêché. (Ed. Ve:

nela sola, t. XII.)

1112 ou environ. Jerosolymitanum, par Conon, légat en Palestine. On y excomumunie l'empereur Henri V, pour les mauvais MAMeIARse qu'il avait faits au Pape Pascal HE.

1114 Strigoniense, de Gran ou Strigonie, vers le mois de janvier, par l'archevêque Laurent, avec dix de ses suffragants. On y sl canons sur la discipline. (PÉTERFY, FA

111% Vindsoriense, de Windsor, près de Londres, où l’on élut pour archevêque de Cantorbéry, après cinq ans de vacanee, - Raoul, évêque de Rochester, le 26 avril.

111% Cyperanum ou Ceperanum, de Ceperano0, petite ville sur le Garillan, le 12 0etobre, par le Pape Paseal IF. L’archevêque de Bénévent y fut déposé pour une aflaire purement temporelle.

111% Legionense, de Léon, le 18 octobre, par Bernard, archevêque de Tolède et tous les prélats des Asturies, de Léon et de Galice. On y fit 18 canons sur la discipline. (FERRERAS )

1114 Compostellanum, le 17 novembre. On adopta dans celui-ci les 10 canons qui avaient été dressés dans celui de Léon, et on y en ajouta 15 autres. (D’AGUIRRE, HARDOUIN , ÊERRERAS.)

111% Bellovacense, de B: auvais, le 6 décembre, par Conon, cardinal et Jégat, assisté des évêques de trois provirces. On y excommunia l'empereur Henri, et on y renouvela plusieurs décrets des derniers Papes, touchant la conservation des biens ecclésiastiques et les autres points de discipline les plus nécessaires alors. On y parla aussi de quelques hérétiques que le peuple brûla à Soissons, sans attendre le Jugement des ecclésiastiques, craignant qu'il ne fût trop doux.

1115 Suessionense, le 6 janvier, d’où on envoya aux Frères de la Chartreuse, pour les prier et leur ordonner de renvoyer Godefroi, évêque d'Amiens; ce qui fut exécuté au commencement du earême.

1115 Remense, le 28 mars, par le légat Conon. fl y excommunia encore l'empereur Henri el renvoya à son siége d'Amiens l'évêque Godefroi. Ce prélat fut reçu de

Son peuple avec joie, parce qu'il était fort regrellé, Le même légat tint deux autres conciles cette année, l’un à Cologne, le lundi de Pâques, 19 avril, l’autre à Châlous-sur-Marne, Je 12 juillet ; dans l'un et dans l’autre, il réitéra l'excommunication contre l'empereur.

1115 Trenorchiense, de Tournus, le 13 août, par Gui, archevêque de Vienne, légat et depuis Pape, sous le nom de Calixte HI. Ce prélat y décide, en faveur des chanoines de Saint-Jean de Besançon, la contestation sur la dignité d’Eglise matrice, que les chanoines de Saint-Etienne de la même ville leur disputaient. Le Pape Pascal N'approuva pas ce jugement; il ordonna d'assembler un nouveau concile qui se tint la même année à Dijon et par le même légat, mais sans aucun fruit. Cette contestation ne fut terminée que l’an 1253.

(LABse, t. X; Par.) x

4115 Trojanum, de Troie dans la Pouille, le 24 août, par le Pape Pascal IL. On y établit la trève de Dieu pour trois ans.

1115 Ovetanum, d'Oviedo, en présence de la reine Uraque et de sa cour. On y fit des règlements contre ceux qui pillaient les églises et contre ceux qui violaient les asiles sacrés. (PAGr.)

1115 Coloniense, de Cologne, aux fêtes de Noël, par le légat Dictéric, où l'on renouvelle lexcommunication contre l'empereur Henri, Ce concile est daté dans Trithème (Chron. Hirsaug) de Van 1116, parce que l'année comimencçait alars à Noël en Allemagne. (Pac, etc. Ed. Veneta, t. XID)

1115 Syriacum, de Syrie, après Noël, par

l'évêque d'Orange, légat du Pape, où Arnoul, patriarche de Jérusalem, fut déposé,

1116 Lateranense, le 6 mars. Pascal II fy conudamna le privilége extorqué par l’empereur sous un anallhème perpétuel. Dans ce concile, Ponce, abbé de Cluny, qui s’arrogeait le titre d'Abbé des abbés, fut réfuté par Jean, chancelier de l'Eglise romaine, qui lui prouva que ce titre n'appartenait qu’à l'abbé du Mont-Cassin.

1116 Salisberiense, de Salisbéry, le 20 mars, en présence du roi Henri 1. On veut y contraindre Turstain, élu archevêque d'York, de promettre obéissance à l’arehevêque de Cantorbéry. Il le refuse et aime mieux renoncer à son siége. Il y monta néanmoins dans la suite et sans faire l’acte qu'on exigeait de lui. (Wirxins.)

1116 Lingonense, célébré en! pleine campagne entre Luz et Til-Chatel, au diocèse de Langres, aujourd’hui de Dijon, à une lieuc de Bèze, le 8 juin, par Guy, archevèêque de Vienne. On y traita plusieurs affaires particulières, dont le détail n’est point venu jusqu’à nous. (Ed. Veneta , t. XII.)

1116 Divionense, de Dijon, par le même; on y ordonna aux chanoines réguliers de Saint-Etienne de retourner à celle église, qu'iis avaient abandonnée pour aller vivre dans la solitude. Ce concile est vraisemblablement le même que celui dont parle la Chronique de Bonneval sous l’an 1117, sans en niarquer aucun détail. {Ed.

Veneta,t. XH.)

1117 Mediolanense, de Milan, par l’archevêque Jourdan, vers la fin de février. Ce fut dans .une prairie nommée le Broglio que ce concile se tint. On y éleva deux estrades, sur l’une desquelles étaient les évéques, les abbés et autres préiats inférieurs; sur l’autre étaient les consuls et les jurisconsultes, et autour des uns et des autres, une grande multitude de clercs, de vierges et de laïques. L'objet de cette assemblée était la réformation des mœurs. C’est tout ce qu’on en sail. (PAGr.)

1117 Beneventanum, au mois d'avril, où Pascal IE excommunia Maurice Bourdin, archevêque de Brague, son légat, pour avoir couronné l’empereur à Rome durant la retraite du Pape au Mont-Cassin.

1118 Tolosanum IX, de Toulouse, vers le mois de février, où l’on conclut le voyage d'Espagne pour le secours d’Alphonse, roi d'Aragon, qui gagna une grande bataille contre les Maures, le 6 décembre.

Le 10 du même mois, il prit Saragosse, elc.

(VAISSÈTE.) Lise

1118 Capuanum, de Capoue, où Gélase I excommunia l’empereur Henri ct son antipape Bourdin qu'il venait de faire élire.

1118 Rothomagense, ae Rouen, le 7 octobre.

(Assemblée mixte.) Henri, roi d'Augleterre, y traita la paix du royaume avec les seigneurs et Raoul de Cantorbéry, tandis que Geoffroi de Rouen y trailait

des affaires de l'Eglise avec quatre de ses suffragants et plusieurs abbés. Conrad, .égat du Pape Gélase, s’y plaignit de l’empereur et de l’antipape Bourdin, en demandant aux Eglises de Normandie le secours de leurs prières et encore plus de leur argent, dit Orderic, auteur du temps.

1118 Viennense, par le Pape Gélase. Les Actes en sont perdus. (CHaRveT, His{. de l'Egl. de Vienne.)

1119 Beneventanum, le 10 mars, par l’archevêque Landulphe. On y dit anathème à ceux qui ravageaient le pays et dépouillaient les églises. (Lapse, t. X; PAGi, ad hunc ann.)

1119 Coloniense, par le Jégat Conon, où l'on publia lexcommunication de l’empereur Henri V.(HarrzneiM, t. HI.) Labbe et Mansi mettent ce concile, ainsi que le suivant, en 1118.

1119 Fritizlariense, de Fritzlar dans la Hesse, le 28 avril, par le légat Conon. On y reaouvela l’excommunication contre l’empereur. Saint Norbert y comparut pour se défendre contre ceux qui l’accusaient de

rêcher sans mission. Il se justifia par es termes de son ordination, suivant l'auteur de sa vie. (Mansi, Suppl., t. H; BOLLAND.)

1119 Tolosanum X, de Toulouse. le 8 de juillet, par Calixte IE, assisté des cardinaux, des évêques et des abbés de Langue- & ‘3, ete. On y fit 10 canons, dont le trois.äme chasse de l'Eglise les manichéens et ordonne qu'ils soient réprimés par les puisssances séculières. Les Actes de ce concile sont datés du 6 juin 1120; double ie de copiste, relevée par D. Vaissèle.

1119 Remense, de Reims, par le Pape Calixte I, assisté de 15 archevèques, de plus:de 200 évêques et d'environ autant d’abbés; depuis ie 20 octobre jusqu’au 39 du même mois. On y fit 5 décrets contre les principaux abus du temps, contre la simonie, les investitures, les usurpations.

1119 Rothomagense, au mois de novembre, par l'archevêque Geolffroi. On y défend aux prêtres tout commerce avec les femmes, ce qui excita une sédition.

1120 Bellovacense, depuis le 18 jusqu'au 29 octobre, par le légat Conon et les évêques de trois provinces. On y canonisa saint Arnoul de Soissons. Le reste est ignoré. Le P. Labbe met ce concile en sur quoi il est réfuté par D. Ceilier.

1120 Neapolitanum, de Naplouse en Palestine, On y exhorta le peuple à la conversion de ses mœurs pour apaiser la colère de Dieu, et on y fit 25 canons qui ne sont point venus jusqu'à nous.

1121 Suessionense, après le mois de janvier, par le légat Conon. On y obligea Abailard de brûler de sa propre main son livre De la Trinité et on l'envoya à Saint-

Médard, d’où il fut peu de temps après renvoyé à Saint-Denis.

1122 Vormatiense. Assemblée de Worms, le 8 septembre. L'empereur y renonça aux investitures, et le Pape lui conserva le droit de donner les régales, qui sont les droits royaux de justice, de monnaie, de péage ou autres semblables, accordés à des églises ou à des particuliers. C’est ainsi que l'union de l'empire et du sacerdoce fat rétablie le 22 ou le 23 septembre. (PaGr, HarzHEIM.)

1123 LATERANENSE, de Latran. Neuvième concile général et le premier d'Occident, sous Calixte I, depuis le 18 mars jusqu’au 5 avril. (Maxsr.)Il s’y trouva plus de 300 évêques et plus de 600 abbés, en tout près de mille prélats. Il ne nous reste de ce concile que 22 canons, dont la plupart sont répétés de plusieurs conciles précédents.

112% On rapporte à celle année différents conciles, tenus en France par le 1égat Pierre de Léon, qui fut depuis antipape, sous le nom d’Anaclet. Ces conciles sont ceux de Chartres, de Clermont, de Beauvais et de Vienne; mais on ne sait rien de ce qui s’y est passé. (Pacr, Harpouin.}

1196 Londinense ou Westmonasteriense, Ge Westminster, près de Londres, le 9 seplembre, par Jean de Crème, légat d'Honorius Il, assisté des archevêques de Cantorbéry et d'York, de 20 évêques et d'environ 40 abbés. On y fit 17 canons qui ne font que confirmer les anciens.

1127 Wormatiense, par le cardinal Pierre, en vertu des ordonnances du Pape Honorius HI, où l’on examine l'élection de Godefroi, archevêque de Trèves, faite près de trois mois auparavant et taxée de simoniaque par le clergé de Trèves On ignore le résultat de cette asserñnblée ; on sait seulement qu'après qu’elle fut terminée, Godefroi, soit de gré, soit de force, abdiqua. (Conc. Germ., 1. HI. Manque in Veneta.)

1127 Londinense ou Wes/monastertense, le 13 mai et les deux jours suivants, où l'on fit 12 canons pour la réformation des niœurs.

(WiLkINs.)

1127 ou environ. Nannetense, de Nantes, sous le comte Conan, par les évêques de Bretagne. On y abolit la coutume qui attribuail au seigneur tous les meubles d’un mari ou d’une femme, après la mort de l’un ou de l’autre; et celle qui attribuait au prince les débris des naufrages.

On y fit quelques règlements de discipline.

1127. Trojanum, de Troie, dans la Pouille, sur la fin de novembre, où le Pape Hono rius IE confirme l’excommunication qu’il avait prononcée à Bénévent contre Roger, pour avoir pris le litre de duc de Pouille et de Sicile. (PaGr.)

1127 et 1128 Moguntina duo, où l'on examine l'accusation de simonie intentée contre Othon, évêque d'Halberstadt, que

l'on déposa. (Conc., Germ. t. IL. manquent in Yenela.)

1128 Trecense, d'Troyesen Champagne, le 13 janvier, par le légat Matthieu d’Albane, assi-té des archevêques de Reims etde Sens, de 13 évêques en tout, de saint Bernard el de quelques autres abbés. On y jugea à propos de donner une règle par écrit et l'habit blanc aax Templiers, dont l’ordre avait commencé en 1118.

1128 Ravennense, de Ravenne, où le Pape Honorius 11 déposa les patriarches d’Aquilée et de Venise, ou de Grado, pour avoir été favorables aux schismatiques.

(Par)

1128 Rothomagense, au mois d'octobre, par le dégat Malthieu d'Albane. Ce prélat, après avoir conféré avec le roi d'Angleterre sur les besoins de l'Eglise, assembla par son ordre les évêques et les abbés de Normandie, avec lesquels il fit plusieurs règlements de discipline en présence du roi.

1198 Papiense, de Pavie, par le cardinal Jean de Crême, où l’on excommunia Aselme, archevêque de Milan, pour avoir couronné roi d'Italie Conrad, duc de Franconie, rebelle envers l’empereur Lothaire. (Edit.

Venet. sola, t. XI.)

1129 Parisiense XV, dans l’abbaye de Saint- Germain-des-Prés, en présence du roi, par Matthieu d'Albane. On y parla de la réforme de plusieurs monastères, et en particulier de celui d'Argenteuil, dont on dispersa les religicuses, pour y mettre des moines de Saint-Denis. Le décret touchant Argenteuil fut confirmé par lévêque de Paris, ensuite par le Pape, puis par le roi. (D. CetLriEr.)

1129 Catalaunense, de Châlons-sur-Marne, le 2 février. Henri de Verdun y abdiqua l’épiscopat, suivant le conseil de saint Bernard,

1129 Palentinum, de Palencia dans le royaume de Léon, en Espagne, la première semaine de carême. On y fit 17 canons relatifs aux abus du temps.

1129 Londinense, le 1* août. Les évêques

furent trompés par le roi,qui s’appropria le droit de punir les prêtres incontinents, dont il Lira beaucoup d’argeut sans les corriger. {WILKINS.)

1129 Tolosanum , suivant le P. Labbe et D.

Ceillter. (Voyez ce concile à l’an 1229.) 1139 Aniciense, du Puy en Vélay, vers le iois de mars ou d'avril. Saint Hugues de Grenoble et d'autres évêques y excommuuièrent Pierre de Léon, antipape, dit

Anaclet.

1130 Stampense, d'Elampes, au mois d’avril, en présence de Louis le Gros. On s’en rapporla à saint Bernard, qui déclara le vrai Pape Innocent IH, et Pierre de Léon, antipape.

4130 Herbipolense, de Wirtzbourg, au mois d'octobre. Innocent IL y fut reconnu Pape en présence de son légat, et confirmé par l'empereur Lothaire.

1130 Claromontanum, de Clermont en Au

vergne, au mois de novembre, par Innocent 11, qui reçut Conrad, archevêque de Salzbourg, et Éribert de Munster, envoyés du roi Lothaire. On y fit 13 canons.

1131 Leodiense, de Liége, le 22 mars. Lo- ‘haire présent avec la reine son épouse, et un grand nombre d’évêques, y reçut le Pape avec honneur, et on y rétablit Othon, évèque d'Halberstadt , déposé trois ans auparavant au concile de Mayence. (Conc.

Germ., t. Hl.j

1151 Remense, le 19 octobre, par Innocent IT : 13 archevêques, 263 évêques et un grand nombre d'abbés, de clercs et de moines français, allemands, anglais et espagnols, y assistèrent. Le plus distingué des abbés était saint Bernard. L'élection du Pape Innocent ÿy fut approuvée, et Pierre de Léon excommunié, s’il ne revenait à résipiscence. On y publia 17 canons qui sont à peu près les mêmes que les 13 du concile de Clermont de l’année précédente.

Le Pape y sacra Louis le Jeune le 25 octobre. Ce concile dura 15 jours.

1i31 Moguntinum, de Mayence, où Brunon de Strasbourg, accusé d’être intrus dans ce siége, remit sa dignité eutre les mains de Matthieu, légat du Pape. (Par.)

1132 Placentinum, de Plaisance, après Pâques, par Innocent IT, assisté de plusieurs évèques de Lombardie, etc.

1132 Creissanum, de Creixan, dans le territoire de Narbonue, le 5 décembre, par Arnaud, archevêque de Narbonne. On y établit une sauvegarde à Creixan , dent les évêques marquèrent les limites par des croix qu'ils y firent planter, avec anathème contre ceux qui donneraient atteinte à cette sauvegarde. (VAISSÈTE.)

1133 Jotrense, de l’abbaye de Jouarre, au diocèse de Meaux. Ou y frappa d’excommunication les auteurs du meurtre de Thomas, prieur de Saint-Victor, commis le 20 août de la même année. (Pacr, ad an. 1135.)

1134 Pisanum, de Pise, le 3 juin, à la Pentecôte, de tous les évêques d'Occident, par Innocent IL. Saint Bernard y assisla. On y excommunia de nouveau Pierre de Léon et ses fauteurs, sans espérance de rétablissement. Ce concile est daté de l'an 1135, suivant le calcul pisan.

1136 Londinense, au mois de janvier, où l’on traita des besoins de l'Eglise et de l'Etat, en présence du rei Etienne. (Pa@t, à l’an 1125, n. xxxvii el suivant(s.)

1136 Northamptoniense, en Northumbre, le 29 mars, convoqué par le roi Etienne. On y élut l’archidiacre Robert, son parent, pour remplir le siége d'Excester, vacant par le décès de Guillaume de Waäravast:

On y nomma aussi à deux abbayes. Les éditeurs des Conciles se trompent, en rapportant celui-ci à l’an 1133, puisque le roi Etienne ne fut reconnu qu'à la fin de 1135.

1136 Burgense, de Burgos, au mois d’octobre, par Guy, cardinal-légat, venu en Espagne pour l'introduction du rite romain

dans les offices divins, et pour réconcilier ensemble les rois de Navarre et de Castille, qui étaient en guerre. (PaGt, ad hunc an. et Edit., Venet., t. XII.)

1137 Melfense, au lieu nommé Lago-Pesole près de Melfe, le 18 juillet, où l’empereur Lothaire, assisté de plusieurs évêques, réconcilia abbé et les moines du Mont- Cassin avec le Pape Innocent IF.

1138 Londinense, le 13 décembre, par le légat Albéric, assisté de 18 évêques et d'environ 30 abhés. On y fit 17 canons, la plupart répétés des derniers conciles. (Wi- KINS.

1139 D ÊTERANENSE II, dixieme concile général, sous Innocent IE, le 8 avril. Is’y trouva environ 1,000 évêques. Le principal objet de ce concile était la réunion de l'Eglise. On y fit 30 canons, qui sont presque les mêmes que ceux du concile de

Reims en 1131, répétés mot pour mot,

mais divisés aatrement. On y condamna aussi les erreurs d’Arnaud de Bresse, ancien disciple d’Abailard. Il déclamait contre le Pape, les évêques, les clercs et les moines, ne flattant que les laïques.

1139 Fintontiense, de Winchester, le 30 août.

contre le roi Etienne, qui, après avoir saisi des châteaux apparteuant aux. Eglises de Salisbéry et de Lincoln, en avait fait mettre les deux évêques eu prison.

1140 Constantinopolitanum, au mois de mai, par le patriarche Léon Stipyote. On y condamna les écrits de Constantin Chrysomale, mort auparavant, comme étant remplis, non-seulement de nouveautés et d’extravagances, mais d'hérésies manifestes, el principalement de celles des enthousiastes et des bogoiniles.

1140 Senonense, le 2 juin, par l’archevêque Henri Sanglier, en présence du roi Louis le Jeune. Abaïilard, qui avait demandé ce concile pour justifier sa doctrine, y est confondu par saint Bernard dès la première interpellation. On censura sa doctrine, en réservant sa personne au Saibt-Siége, auquel il avait appelé. Le Pape Innocent le condamna comme hérétique le 16 juillet de la même année, fit brûler ses livres, et ordonna qu’il fût enfermé, ainsi qu’'Arnaud de Bresse. Abailard se désista de son appel, et se retira dans l'abbaye de Cluny, Où il consacra le reste de ses jours à la pénitence. Sa mort arriva le 21 avril de l'an 1142.

1141 Vintoniense, de Winchester, le 7 avril.

Henri, évêque de Winchester et légat du Pape, y fit reconnaître Mathilde pour reine d'Angleterre , au préjudice d'Étieune , frère du prélat, qu’elle tenait alors en prison. (PaGi, ad hunc, an., n° 8.) Wilkins met ce concile en 1142; mais Guillaume de Malmesbury, sur lequel il se fonde, dit lui-même que l’année où se tint le concile de Winchester, le 1# des calendes de mars, ou le 16 février, tombait au premier dimanche de carême; ce qui ne convient qu'à l’an 1141.

1141 Antiochenum, le dernier de navembre,

CHRONOLOGIE DES CONCILES. 535

par le légat Albéric assisté des évêques de Syrie. On y déposa le patriarche Raoul, et an mit à sa place, sur le siéze d’Artioche, Aimeri qui en était doyen, (GutrL.

de Tyr, 1, v.)

11%1 Westmonasteriense, de Westminster, le

7 décembre. L'évêque de Winchester s’y excuse d’avoir reconnu Mathilde pour reine, et détermine les assistants à fouru:r des secours à Etienne, son frère, délivié de prison, et présent à cette assemblée, pour se maintenir. (PaGr, ad hunc an.)

1142 Latiniacense, de Lagny. Les moines de

Marchienne s’y défendent contre Alvise, évêque d'Arras, qui se prétendait en droit de leur donner un abbé. Le Pape Innocent Il avait pris la défense des moines, saint Bernard celle de l’évêque. Les premiers gagnèrent leur cause. Le légat Yves, qui présidait à cette assemblée, reprit, dit-on, l'abbé de Clairvaux des lettres trop vives qu’il avait écrits contre ces religieux ; et celui-ci, ajoute-t-on, eut j’huimilité de reconnaître son tort.

1142 Londoniense, de Loudres , à la mi-ca-

rême, par le même, en présence du roi Etienne, contre ceux qui maltraitaient les clercs et les emprisonnaient. Roger de Hoveden meice concile en 1143, ci Matthieu Paris en 1142.

1143 Jerosolymitanum, par !s légat Alberic,

aux fêtes de Pâques. Le patriarche des Arméniens y assista. On y conféra avec lui sur les articles de croyance où il différait de nous, et il promit de les corriger. (HarpouiN, Conc., t. VI.)

1143 Constantinopolitanum TL, le 20 août,

contre deux prétendus évêques, dont les ordinations, faites par ie seul métropolitaiu, furent déclarées nulles : on les condampa encore comme élani de la s'cte des bogomiles. (Edit., Venet., 1. XH)

1143 Constantinopolitanum, 11, le 1* octo-

bre. Le moine Niphon y fut renfermé dans un monastère, en attendant une plus ample information de ce qui le regardait.

(Jbid.)

1144 Constantinopolitanum III, le 22 février.

Niphon y fut enfin condamné jour avo-r dit, entre autres choses, anathèe au Dieu des Hébreux. On le renferma ensuite, et il demeura dans sa retraite forcée pendant tout le patriarcat de Michel Oxite.

1144 Romanum, où Lucius 1} soumet à l’E-

elise de Tours, comme à leur métropole, toutes les églises de Bretagne, avec cette restriction pour celle de Dol, que tant que Geoffroi, qui en était évêque, la gouvernera, il aura le pallium et ne sera soumis qu'au Pape. La bulle est du 15 mai. Ce différend entre Tours et Dol ne fut eutièrement terminé en faveur de Tours, que par la bulle d’Innocent IH, datée du 1°" juin 1199, et signée par 19 cardinaux.

1146 Vizeliacense, de Vézelay, le jour ce

Pâques, 31 mars. Louis le Jeune s’y croiss avec la reine Aliénor et grand nombre de seigneurs, à la persuasion de saint Berpard, qui prêcha la croisade dans ceéite

assemblée, et appuya sa prédication de plusieurs miracles.

3146 Carnotense, Assembiée de Charires, le 21 avril, pour la croisade. On y voulut élire saint Bernard pour en être le chef ; mais il le refusa constamment.

1147 Constantinopolitanum , le 26 février, où l’on dépose le patriarche Côme à cause de ses liaisons avec l'hérétique Niphon.

(Edit. Venet., 1. XII.)

1147 Parisiense, XVI, après les fêtes de PA4-

‘ ques, par le pape Eugène HE. On y examina les erreurs de Gilbert de la Porée, évêque de Poitiers, sur la Trinité. {Saint Bernard y disputa contre Gilbert ; mais le Pape remit la décision sur cette dispute, au concile qu'il devait tenir l'année sui-

__ vante à la mi-carème.

1147 au mois de décembre, ou dans .es premiers jours de 1148. Trevirense, par Eugène III, avec 18 cardinaux, plusieurs évêques et abbés. On y examina les écrits ‘de sainte Hildegarde; ie Pape lui-même les lut en présence de lou le clergé : tous les assistants en rendirent grâces à Dieu et à saint Bernard en particulier. Le Pape en écrivit à la sainte, lui recommandant de conserver par l’humililé la grâce qu’alle avait reçue, et de déclarer avec prudence ce qui lui serait révélé. (PAGr.)

4148 Remense, commencé le 22 mars, par le Pape Eugène HE, assisté de plusieurs évêques de France, de quelques-uns d’Allemagne, d'Angleterre et d'Espagne. On y fit plusieurs canons, la plupart répétés des conciles précédents.

4150 Bambergense. de Bamberg, par Eoerhart, archevêque de Saltzbourg, où l’on examine la doctrine de Gérohus, prévôt des chanoines réguliers de Reichersperg, sur Jésus-Christ qu'il soulenait devoir être adoré dans son humanité comine dans sa divinité. Cette doctrine fut jugée irréprésensible, et Folmar , accusateur de Gérohus , rejeté. (Conc. Germ., t. JT.

Deest alibi.)

4151 Londinense, de Londres , à la mi-carême, par Thibaud , archevêque de Cantorbéry, en présence du roi Etienne. Il fut principalement question dans ce concile des appellations à Rome, et ony appela trois fois pour diverses affaires.

L'éditeur de Venise a publié, d'après #aluze, 8 canons de ce concile sur la discipline.

4152 Balgentiacense, de Beaugency, le 18 mars. Après avoir oui les (émoins, qui déposèrent de la parenté de Louis VII avec la reine Aliénor, leur mariage fut déclaré nul du consentement des parties, par les évêques. Parmi les anciens chroniqueurs , les uns placent ce concile en 1151, les autres en 1152. Cela vient de ce que les premiers commençaient l’année à Pâques, et les seconds à Noël, ou au 1" janvier.

4152 Hibernicum , au monastère de Mellifont, ordre de Citeaux, en Irlande, après le mois de septembre, par le cardinal Pa-

peron, légat. On y établie # archevêchés ; à Armach, à Dublin, à Cashel et à Thouam, et on leur assigna leur suffragants

1153 Wormatiense, par les cardinaux Berpard et Grégoire, aux fêtes de la Pentecôte. Henri archevêque de Mayence, y est déposé, sur les accusations calomnieuses de plusieurs de ses clercs, et Arnold de Sélehoven, prévôt de cette Eglise, est mis

à sa ace. (Conc. Germ., t. III.)

1153 Constantiense, de Constance, où l’empereur Frédéric fait divorce avec son épouse Adélaïde, en présence des légats el par le conseil des évêques, suivant Othon de Frisingue. (Conc. Germ., t. HE.)

1154 Londinense , pendant le carême. On y fait revivre les anciennes coutumes énoncées dans la charte de saint Edouard, et les priviléges du clergé.

1155 Suessionense, le 10 juin. Le roi Louis le Jeune et les barons y jurent la paix pour 10 ans.

1156 Conséantinopolilanum, le 2% janvier, AE le patriarche Luc Cbhrysoberge , où ‘on décide que le sacrifice de l’Autel s'offre au Fils comme au Père, et au Saint- Esprit. Sal

1157 Remense, par l'archevêque Samson, le 26 octobre, où l’on fit 7 canons sur la discipline. (Mansr, Suppl. t. IL.)

1159 Moguntinum, après le 1* cctobre, par Arnold, archevêque de Mayence. On ne sait pas l’objet de cette assemblée, qui fut interrompue par la révolte des citoyens.

L'archevêque s’élant mis en devoir l'année suivante de réprimer ces mutins, fut attaqué par eux dans le monastère de saint Jacques, et mis à mort le 2% juin. (Conc.

Germ., t. HI.)

1160 * Papiense, de Pavie, commencé le 5 février, par ordre de l’empereur. Environ 50 évêques avec plusieurs abbés s'y déclarèrent le 11 février en faveur d'Octavien, ou Victor IV, anlipape, et y anathémalisèrent Alexandre HE avec tous ses fauteurs, qui avaient refusé de venir à ce concile.;

1160 Agnaninum, d'Agnani, où Aiexandre IL, assisté des évêques et des cardinaux de sa suite, excommunia solennellement, le jeudi saint, 24 mars, l’empereur Frédéric, et déclara tous ceux qui avaient juré fidélité à ce prince absous de leur serment.

1160 Oxoniense, d'Oxford, où l'on condamna plus de 30 hérétiques vaudois ou poplicains qui détesteient le baptème, l’eucharisiie et le mariage et comptaient pour rien l’autorilé de l'Eglise. On les abandonna au prince, pour êlre punis corporellement.

1169 Nazareth, vers la fin de l’année. Alexandre y est reconnu Pape.

4161 * Laudense, de Lodi, commencé le 19 juin et fini le jour de saint Jacques, 25 juillet, par l’antipape Victor, en présence de l’empereur. L'élection de Victor y fut confirmée.

1161 Apud Novum Mercatum, de Neuf-Mar-

ché, au diocèse ae Rouen; Bellovacense, de Beauvais. Dans l’un et l’autre tenus au mois de juillet, on reconnail Pape Alexandee HE.

1161 T'olosanum XI, vers la fin de l’année, où le roi de France et le roi d'Angleterre, aveg 109 prélats, tant évêques qu’abbés des deux royaumes, reconnurent le Pape Alexandre plus solennellement qu'ils ne l'avaient fait l’année précédente dans les assemblées qu'ils avaient tenues chacun de leur côté, à Beauvais, à Neuf-Marché et à Londres.

1162 Monspeliense, de Montpellier, le Jour de l’Ascension, 177 mai, où Alexandre IH, assisté de 10 évêques, réiléra publiquement l’excommunication contre Octavien ou l’antipape Victor et ses complices.

1162 Westmonasteriense, de Westiwiuster à Londres, le 26 mai, veille de la Pentecôte, où Thomas Becquet, chancelier du royaume, est élu archevêque de Cantorbéry.

1163 Turonense, le 19 mai, par le Pape Alexandre BH, assisté de 17 cardinaux, 12% évèques, k1k abbés, etc. Labbe en a publié 10 canons, la plupart répétés des conciles précédents. Le quatrième est contre les manichéens, depuis nommés albigeois, avec lesquels il est défendn d’avoir aucun commerce, sous peine d’excommunication. Dans le neuvième les ordinations faites par Octavien el par les autres schismatiques, sont déclarées nulles. D. Martène a découvert et publié 12 nouveaux canons de ce concile. (Edit. Venet., t.

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