XIIL
116% * Clarendonense, assemblée à Clarendon, le 35 janvier.
116% Remense, par le Pape Alexandre. on y tralla du secours de la terre sainte. Ce concile se tint après le mois de mai.
(Paat)
1164 * Northamptonense, de Nortnampton, le 13 oétobre, où saint Thomas de Cantorbéry fut aceusé et condamné par le roi, les seigneurs el les évêques, comme parjure el traitre. Le saint en appela au Pape, qui cassa la sentence rendue à Northampton.
1165 * Herbipolense, de Wirtzbourg, le 23 Mai, jour de la Pentecôte. L'empereur et une quarantaine d’évêques, en comptant ceux qui n'étaient point encore sacrés, Jurèrent qu'ils ne reconnaîtraient jamais le Pape Alexandre et qu'ils demeurvcraient EG lablétuent allachés à Pascal, qui avait été nommé Pape par les schisniatiques à la mort d'Octavien. Deux envoyés d'Angleterre jurèrent, au nom de jeur roi, qu'il observerait inviolablement tout ce que l’empereur avait juré.
1165 Lumbariense, de Lombers (petite ville à deux lieues d'Albi, qu'il ne faut point confondre avec Lombés en Gascogne), par Pons d’Arsac, archevêque de Narbonne, coutre les bons-hommes, qui étaient manichéens, appelés dans la suite albigeois ou vaudois. (Voyez l'époque de ce concile duus D. Vaissète; il le met vers le mois
CHRONOLOGIE DES CONCILES
de juin de cette année [ITist. de Lang., t. IL.])
1165 Aquisgranense. Cour plénière de l’empereur Frédéric, pour la canonisation de Charlemagne. La cérémonie s’en fit le 29 décembre. Aucun Pape n’a contredit cette canonisation, quoique faile par les schismatiques et par laulorilé d'un antipape; et depuis ce lemps-là on a fait la fête de Charlemagne comme d’un saint dans quelques églises.
1166 Londinense. Les evéques d'Angleterre y apselèrent au Pape de la légation et des sentences de Thomas de Cantorbéry, réfugié en France depuis le mois d'octobre
1166 Constantinopolitanum, le 11 avril, par le patriarche Luc Chrysoberge et trente mélropolitains. On y condamua l'abus qui tolérait le mariage du sixième au sept ème degré, pourvu qu'on n’eût point demandé la permission de le contracter. (D. Cæic- LIER.)
1166 Constantinopolitanum, de 56 évêques.
On y fit 9 canons, dont le premier dit anathème à ceux qui ne prennent pas bien les paroles des saints docteurs de l'Eglise ei qui délournent à de fausses interprétatalio:is ce qu'ils ont nettement expliqué par la grâce du Saint-Esprit. Il s’agit particulièrement du sens qu’on doit donner à ces paroles du Sauveur : Mon Père est plus grand que moi, que les canons expliquent comme les Pères les ont expliquées, et comme l'Eglise les explique en :
core aujourd'hui. (LEO ALLATIUS.)
1167 Lateranum, avant le mois d'avril, où Alexandre HE excommunie de nouveau l’empereur Frédéric et abSout tous ses sujets du serment de tidélité.
1170 * Constantinopolitanum, par le pa:riarche Michel d'Anchiale, 6ù, par les artifices de ce prélat, on rejètte les propositions que faisait l’empereur Manuel Comnène jour la réunion des deux Eglises.
L'éuiteur de Venise met ce concile, mais mal, en 1168. (Voyez Par, ad hunc an.)
1171 Armachanum, d’Arimagh, en Irlanue, où l’on met en liberté tous les Anglais qui se trouvaient réduits en esclavage dans celte île. (WiLKixs:)
1171 Cassiliense, de Cashel, en Hilanae, au commencement de novembre.On y dressa 7 canons, pour remédier aux maux qui régnaient dans le pays. (Wiixins.)
1172 Abrincatense, d'Avranches, le 21 mat.
Henri I, roi d'Angleterre, après avoir fait un serment tel que les légats du Pape le demandaient, et après avoir cassé loutes les coutumes illicites qu'il avait établies de son temps et reçu la pénitence, fut absous de l’assassinat de saint Thomas de Cantorbéry, arrivé le 29 décembre 1171.
Ceci s’est plutôt passé dans une assemblée que dans un concile. Le vrai concile d’Avranches de cette année 1172 ne s’est tenu que le 27 et le 28 septembre. Le 27 le roi y réitéra son serment, en ajoutant ielques clauses d’attachement et d’ohé:s-
sance au Pape Alexandre, et le 28 les légats et les évêques y firent 12 canons.
1173 Westmonasteriense, de Westminster à Londres, le 6 de juillet, où l'on élit Richard, prieur de saint Augustin, pour archevêque de Cantorbéry. On y lut ensuite la bulle de canonisation de saint Thomas, après quoi l’onifit 27 canons sur la discipline. (WiLriws.)
1175 Londinense, de Londres, à Westminster, le 18 mai. On y fit 19 canons, la plupart tirés des anciens conciles. Le seizième dit qu'on ne donnera point l’Eu- Charistie trempée, sous prétexte de rendre la communion plus complète. C'était donc dès lors l'usage le plus commun de ne prendre que l’espèce du pain.
1175 Hallense, de Hall, par Wicman, arcnevêque de Magdebourg, contre les tournois.
(Canc. Germ., t. LL.)
1176 Northamptoniense, le 25 janvier, par le cardinal Hugues, légat. L'archevêque d'York veut y contraindre les évêques d'Ecosse présents à reconnaître sa juridiction. Ils s’en défendent, soutenant que de tout temps ils étaient immédiatement soumis au Saint-Siége. L’archevêque de Cantorbéry les appuie sous main par jalousie, et l'affaire demeure indécise. (SPEL- MAN, WILKINS.)
14176 Lumbariense, de .omoers. Mal cette année dans M. Fleury. (Voyez-le en 1165.)
1177 Tarsense, de Tarse, par ordre de Léon, roi d'Arménie. Les Arméniens , leur patriarche Grégoire à la tête, sausfont aux propositions que les Grecs leur avaient faites pour se réunir à eux, et leur en font réciproquement d'autres tendantes à la même fin. On voit par ce concile que les Arméniens étaient salors très-attachés à l'Eglise romaine. Il est daté de l’an 626 de l'ère des Arméniens, ce qui répond à l'an de Jésus-Christ 1177, après le 9 juillet. (GALANUS.)
1177 Venetum, de Venise, le 14 aou , par Alexandre HE, assisté de ses cardinaux et de plusieurs évêques d'Italie, d'Allemagne, de Lombardie et de Toscane. L'empereur, qui avait renoncé au schisme et juré la paix Je 1° août, y assistait. Le Pape y prononça excommunicalion contre quiconque troublerait celte paix.
1178 Sultzburgense, de Hochenau, aans le diocèse de Saltzbourg, le 1° février, par l'archevêque Conrad avec ses suffragants.
Ces prélals y renoncent à l'obédience de l'antipape Calixte et embrassent celle d’Asexandre IE. (Conc. Germ., t. HI, et Edit, Veneta, t. XII.)
1179 LATERANENSE III. Onziéme concile général, de 302 évêques de tous les pays catholiques, avec un abbé qui y assistait pour les Grecs, sous Alexandre HI. La première session se Lint le 5, la seconde le 14, et la dernière le 19 mars. On y fit 27 canons.
1180 Tarragonense, de Tarragone, commencé le 24 juin et fini le 48 octobre, où le calcul de l'ère d'Esvagne est supprimé dans la
Catalogne, et l'ère de l’Incarnation établie avec défense d'employer désormais dans les actes, comme par le passé, les années des rois de France. Cependant on voit encore en 1184 un accord du roi d'Aragon et du comte de Toulouse daté du règne de Philippe-Auguste, tant cet usage, dit M.
de Marca, était profondément gravé dans les esprits. (MABiLLow, Dipl., |. n, ©. 23; Marca, Hispan., |. 1v, p. 514.)
1181 Aniciense, du Puy, le 15 septembre ; Vasatense, de Bazas, le 8 décembre : l’un et l’autre par le cardinal Henri. On n’en
Sait point l’objet. (Varssère, t. IL.)
1182 Lemovicense, des deux provinces de Bourges el de Bordeaux, par le même légat, le troisième dimanche de carême, sur la discipline. (1bid.)
1182 Signiense, de Segni en Italie, où saint Bruno, qui en avait été évêque, fut canonisé par le Pape Lucius IL. (PaGt, ad an.
118% Veronense, do Vérone, commencé le 1°" août el:£ontinué au moins jusqu'au & novembre. Le Pape Lucius y fit une constitution contre les hérétiques en présence de l'empereur, où l’on voit le concours des deux puissances pour l'extirpation des hérésies. L'Eglise y emploie les peines spirituelles, et l’empereur, les seigneurs et les magistrats les temporelles. Mais on voulait réprimer la fureur des cathares, patarins el autres hérétiques du temps ; et les cruautés inouïes qu'ils exerçaient contre les ecclésiastiques, exigesaient la même sévérité dont les empereurs romains avalent autrefois usé contre les circoncellions.
1185 Parisiense XVII, au mois de janvier, où Philippe-Auguste ordonna à tous les prélats assemblés à Paris d’exhorter tous ses sujets à faire le voyage de Jérusalem pour la défense de la foi.
11385 Londinense, le 18: mars. On y jugea qu'il était plus sage et plus convenable que le roi restât dans son royaume pour gouverner ses sujets et défendre ses Etats propres, que d’aller exposer sa personne pour la défense de l'Orient.
1185 Spalatense, de Spalatro en Dalmatie, par l'archevêque Pierre, où l’on marque les Eglises soumises. à cet archevêché.
(ASsEMANI, Kal. ant., t. IV.)
1156 Constantinopolitanum, par les patriarches de Constantinople, de Jérusalern et d'Antioche, avec 23 métropolitains, en présence de l’empereur Isaac l’Ange. Jean, métropolitain de Cyzique, s’y plaignit de ce qu’on avait violé à son égard les canons touchant les élections, en ce que le patriarche de Constantinople et son concile avaient élu sans l'appeler, quoiqu'il fût dans cette ville, cinq évêques de sa province. L'empereur, à celte occasion, donna une Novelle par laquelle it déclare nulles ces élections, et ordonne d'inviter, à celles qui se feront dorénavant à Constantinople, tous les évêques qui s’y reucontreront. Il n’est donc pas vrai que dès
le 1x° siècle, l'Eglise eût asandonné aux empereurs les élections, comme l'ava:ce M. de Marca. (Voyez la Novelle d'Isaac dans Mansi, Suppl. Conc., tome II, p. 722.) |
1186 Hibernicum, d'Irlande, par Jean, archevêque de Dublin, et ses suffragants, le 23 mars, touchant la réformation du clergé, et surtout contre les clercs concubinaires. (Wizxins, Mansi, Suppl. Conc., t. JE.
1186 nie de Charroux, par Henri de Sully, archevêque de Bourges, légat, où lon fit quelques règlements de discipline.
1186 Coloniense, par Philippe, archevêque de Cologne. On y publie la canonisation de saint Annon, l’un des prédécesseurs de ce prélat. (Conc. Germ., t. HI.)
1187 Mosomense, de Mouzon, au diocèse de Reins, le premier dimanche de carême, par Folmar, archevêque de Trèves, légat du Saint-Siége, avec les évêques de sa province, excepté ceux de Toul et de Metz, dont il excommunia le premier et déposa l’autre. Il prononça des censures et des sentences de déposition contre d’autres personnes dans le même concile avec très-peu de discrétion; ce qui orta le Pape Grégoire VIH à lui défn d'en user de même par la suite, sans la participation du Saint-Siége. (Edit.
Veneta, 1. XI; Conc. Germ., 1. Dis Brouver met ce concile en 1186, d’après ceux qui commençaient l’année à Pâques.
1187 Coloniense, par Philippe, archevêque de Cologne. Ce prélat y confirme certaines donations faites à l’abbaye de Steinfeld, ct délibère avec ses comprovinciaux sur les moyens de résister à l’empereur Frédéric [*, qui menaçait, pour se venger de certains sujets de mécontentements que le Pape lui avait donnés, de faire une irruplion à Cologne. (Conc. Germ., t. II.)
1188 Il y eut celte année plusieurs assemblées pour la croisade. L'une depuis le 13 jovier jusqu'au 21, entre Gisors et Trie, où les rois de France et d'Angleterre prirent la croix. La seconde au Mans, peu de temps après, où le roi d'Angleterre ordonna que chacun donnerait pendant cette année la dîime de ses revenus et de ses meubles, pour le secours de la terre sainte.
La troisième à Paris, des prélats et des s'igneurs du royaume, où Philippe-Auguste fit une semblable ordonnance le 27 mars. Cette dîme fut appelée la Dime Saladine.
1190 Rofomagense, de Rouen, 1e 11 février, par Gautier, archevêque de cette ville. On y fit 32 canons, tirés la plupart des conciles précédents. Celui-ci porte la date de l'an 1189, sous le règne de Richard, roi d'Angleterre. Mais comme Richard, au mois de février 1189, ne régnait pas encore, ni en Angleterre, ni en Normandie, cest une preuve que l’année est ici comptée suivant le style de France.
1195 Cantuariense, de Cantorbéry. Le rai Kihard ayant appris, dans sa prison en
CHRONOLOGIE DES CONCILES
Allemagne, que le siége de Can'orbéry était vacant, écrivil aux suffraganis et au doyen de cette Eglise de procéder à une nouvelle élection. En conséquence, les évêques, sur la présentation des moines de Cantorbéry, élurent, le 30 mai, pour archevêque Hubert, évêque de Salishéry.