WILKINS
1193 Compendiense, parlement de Compiégne, tenu le # novembre, où l'archevêque de Reims, légat du Saint-Siége, prononça avec les évêques, que le mariage du roi avec Ingeburge était nul pour cause de parenté. Ingeburge en appela à Rome, comme elle put, ne parlant ni le français ni le latin. (Gall. Chr.,t. IX, p. 98.) Le P. Mansi met ce parlement er 1195; cn qui est une méprise, puisqu'il se tint 82 «ours après le mariage qu’il déclara nul.
1195 Eboracense, d'York, les 14 et 15 juin, par Hubert de Cantorbéry, légat du Pape, Il y publia 12 canons divisés en 18 Slt une aulre édition. La même année, Célestin HE suspendit Geoffroi, archevêque d'York, de toute fonction épiscopale, et déclara nulle l'excommunicalion publiée par le même archevêque contre quelques chanoines qui avaient appelé au Pape avant celle excommunicalion, ordonnant néanmoins de les absoudre pour ples grande sûrelé, ad majorem cautelam. On ne voit point d’absolution a cautela avant celle-ci. e
1195 Monspeliense, de Montpellier, au mois de décembre. Le légat du Pape, avec plusieurs prélats de la province de Narbonne, y publia quelques règlements,et un entre autres en faveur de ceux qui marcheront en Espagne contre les infidèles.
1196 Parisiense XVIII, de deux légats, avec tous les évêques et les abbés du royaume, pour examiner la validité du mariage de Philippe-Auguste avec Ingeburge de Danemark. On n’y décida rien, la crainte ayant empêché d'agir sur le vrai sujet de ia légation et du concile.
1198 Senonense, de Sens, contre les poplicains, espèce de manichéens. Le P. Mansi place ce concile au commencement del’année suivante.
1199 Dalmaticum, de Daimatie, ou deux religieux légats, assistés de l'archevêque de Dioclée et de 6 évêques ses suifraganits, publièrent 12 canons qui tendent à ratrancher les abus, et à établir en Dalmatie les usages de Rome, (HarpouIx, t. VI.)
1199 Divionense, de Dijon, dans l’église de Saint-Bénigne. Il commenca le 6 décembre et dura 7 jours. Pierre de Capoue, légat, assisté de 4 archevêques et de 18 évèques, y traita du mariage de Philippe-Auguste avec la reine Ingeburge. Le roi, craignant les censures, en appela au Pape, et le légat ne décida rien. La chronique de Saint- Bénigne met ce concile en 1200.
1200 Viennense, de Vienne en Dauphine, au mois de janvier. C’est une continuation du précédent. Le légat, étant sur les terres de l'empire, déplosa son autorité contre
en ot
le roi de France. Alors, en présence da plusieurs évêques, entre lesquels il y avait des Français, il publia l’interdit sur toutes les terres de l’obéissance du roi, avec ordre à tous les prélats de l’observer sous peine de suspense.
1200 Londinense, de toute l'Angleterre, sous Hubert de Cantorbéry. On y publia un décret de 14 articles tirés la plupart dv dernier concile de Latran.
1200 Romanum, où le Pape Innocent HI canonisa sainte Cunégonde, femme de l’empereur Henri IF, (Conc. Germ., t. HE.)
1200 Nigellense, de Néelle en Vermandois, le 7 septembre. Le roi ayant repris Ingeburge et juré qu’il la traiterait en reine, le légat Octavien leva l’interdit qui avait duré 8
mois. Le roi éloigna aussi Agnès, qui mourut à Poissy l’année suivante, 1201, peu de temps après ses couches. Ses deux enfants furent légitimés par une bulle du 2 novembre de la même année.
1291 Suessionense, depuis la mi-mars jusqu’à la fin d'avril. On y traita, sans rien finir, du mariage du roi avec Ingeburge, qui fut ensuite enfermée au château d'Etampes,
‘ où le roi lui fournissait sa subsistance, et
le Pape la consolait par seslettres.
4291 Perthanum, de Perth en Ecosse, par le légat Jean, cardinal de Saint-Etienne, pour la réformation des mœurs. Les Actes de ce concile, qui dura # jours, sont perdus.
Nous savons seulement qu’on y ordonna que le samedi les œuvrêès serviles cesseraient depuis midi. (WiLkins.)
1201 Parisiense XIX. Octavien, légat, avec les évêques du royaume, y convainquit d'hérésie Evrard de Nevers, qui fut conduit à Nevers même, et brûlé publiquement, au grand contentement du peuple qu’il avait auparavant opprimé, étant gouverneur de la terre de ce comté.
120% Meldense, de Meaux, sur la paix que l'abbé de Casemaire, légat, aurait voulu établir entre les rois de France et d’Angleterre.
1205 Arelatense, d'Arles, par le légat Pierre de Castelnau. On y dressa des règlements pour le gouvernement de cette Eglise.
(Gall. Christ., t. 1°, p.165. Deest in Venela.
1206 Cantuariense, de Lambeth, par Etienne de Langton, archevèque de Cantorbéry.
On y fit un statut en trois articles sur la discipline.
1209 Montis Limarii ou Montiliense, de Montélimar, dans les premiers jours de juin.
Le légat Milon, après avoir délibéré avec les Pères de ce concile sur les offres que le comte de Toulouse faisait, de se soumettre à sa décision , le fait citer au concile de Valence, pour lui répondre sur ses offres. (VAISsÈèTE, t. LE.) FA
1209 Valentinum, de Valence en Dauphiné, à la mi-juin. C'est une suite du précédent.
Le comte de Toulouse y comparaît sur la citation qui lui avait été faite; accepte les conditions que le légat lui impose pour obtemr son absolution; remet à l'Eglise
romaine 7 châteaux pour caution de ses engagements; et cependant, il n’est pas encore absous. (Vaissète, 1bid. Deest in Venet.)
‘1209 Sancti Ægidii, de Saint-Gilles en Lan-
guedoc, le 18 juin. Le légat Milon y donna enfin l’absolution au comte de Toulouse en chemise et nu jusqu’à la ceinture, après avoir exigé de lui un nouveau serment de réparer tous les maux qu'il avait causés.
(VAIssèTE, tbid. Deest in Venela.)
1209 Avenionense, au commencement de septembre, par Hugues, évêque de Riez, et Milon, légats du Pape, assistés de 4 archevêques, de 20 évêques et d’un grand nombre d’abbés. Le comte de Forcalquier y
signe le 4 septembreles statuts quiavaient été dressés à Saint-Gilles pour la paix. On y fit de plus 21 canons sur la discipline.
De ce concile le P. Cossart en fait deux, dont il place le second en 1210, sur quoi il est relevé par D. Vaissète, t. IH, p. 560,
1910 Sancti Ægidii, de Saint-Gilles, vers la fin
deseptembre. Le comte de Toulouse, pour-
suivi de nouveau pourn'avoir pas remp'i ses engagements, y demande à se justifier du crime d'hérésie et du meurtre de Pierre de Castelnau, suivant les ordres du Pape, et ne peut l'oblenir. (1bid.)
1210 Parisiense XX, au mois d'octobre, par le cardinal Robert de Courçon, où, après avoir proserit les erreurs d’Amaury, mort depuis peu, l’on condamne {4 de ses disciples à être brûlés ; ce qui fut exécuté le 21 octobre. (Mansi, in Rayn.) On y condamna aussi au feu les livres de la Métaphysique d’Aristote apportés à Paris, traduits du grec en latin, avec défense de les transcrire, de les lire ou retenir, sous peine d’excommunication. Quelques-uns mettent ce concile, mais mal, au mois de décembre de la même année.
1210 Romanum, au mois de novembre, où le Pape Innocent II dépose et excommunie l’empereur Othon, pour s'être emparé des terres de l'Eglise romaine, et vouloir usurper le royaume de Sicile. (RayNaLni, ad hunc an.)
1211 Narbonense. Assemblée de Narbonne, au commencement de janvier, où l’abbé de Cîteaux, légat du Saint-Siége, et Raymond, évêque d'Uzès, proposent au comte de Toulouse de lui rendre ses domaines à condition de chasser les hérétiques de ses Etats, ce que le comte refusa. Le roi d’Aragon, présent à celte assemblée, protesta aux Jégats, que si le comte de Foix se retirait de la communion de l'Eglise, il leur livrerait le château de Foix. L'éditeur de Venise, ainsi que le P. Labbe, met ce concile en 1210, en quoi il se trompe, comme le prouve D. Vaissète.
1211 Arelatense, vers le mois de février, où l'on impose au comte de Toulouse des conditions de paix. Sur son refus, le concile l’'excommunia, et disposa de ses do:
maines en faveur du premier occupant.