VAISSÈTE
1211 Northamploniense, où le légat du Pape excommunie en face le roi Jean, sur le refus qu'il fit de satisfaire à l'Eglise. L’auteur des Annales de Béverley met ce concile en l'année suivante. (WiLxins.)
1212 Parisiense XXI. Robert de Courçon,
cardinal et Jégat, y publia divers statuts pour la réformation du clergé séculier et régulier. Ces statuts sont divisés en quatre parties.
1212 Apamiense, de Pamiers, à la fin de novembre, assemblé par Simon de Montfort, chef de la croisade contre les albigeois.
On y fit divers règlements pour le rétablissement de la religion, de la paix et des bonnes mœurs. (Edit. Venet., 1.
XHL.)
1213 Vaurense, de Lavaur, à la mi-janvier, où l'on rejette les offres que le roi d’Aragon avait faites pour la réconciliation des comtes de Toulouse, de Comminges, de Foix et de Béarn. Ce concile dura huit jours, comme le proue Mansi.
1213 Ad S. Albanum, de Saint-Albans près de Vinchester, par Etienne de Langton, archevêque de Cantorbéry, au mois de juillet, où le roi Jean se réconcilia avec Îles
rélats et les barons, en jurant d'observer es lois de saint Edouard et celles de Henri L, (Wiki, t. 1°; Mansi, Suppl, t. IL.)
4213 Londinense, de Londres, par le même archevêque, le 25 août, où l’on permet an clergé de réciter publiquement l'office divin à voix basse, en attendant que le Paye ait confirmé l'absolution du roi Jean.
({bid.)
1214 Londoniense, de Londres, le 29 juin, où le légat Nicolas de Tusculum absout le roi Jean, le rétablit et lève l’interdit dont l'Angleterre était frappée depuis six ans trois mois et qualorze Jours. (WiLkins.)
1215 Monspeliense, de Montpellier, le 8 janvier, par le légat Pierre de Bénévent, 5 archevêèques et 28 évêques, qui prièrent le Pape de leur donner Simon, comte de Montfort, pour seigneur, au lieu de Raymond, comte de Toulouse. On y fit ensuite #6 canons, dont le 18° défend aux moines et chanoines réguliers d’avoir rien en propre, même avec la permission du supérieur. Ce concile est daté du vr des ldes de janvier, le mercredi après l'Epiphanie de l'an 121#, c’est-à-dire, le 8 janvier 1215, selon notre manière de commencer l’année. Pierre de Vaux-Cernai le date de l'an 121% in quindena Nalivilalis, ce qui revient au mème. (Æd. Venet., t.
XH1L.)
1215 Parisiense XXII, au mois d'août. Robert de Courçon y fit un statut pour l'école de Paris. C’est le plus ancien rèislement en ce genre, dit M. Crévier, qui se soit conservé jusqu’à nous, et il embrasse toute la discipline de l’école.
1215 LATERANENSE IV. Douzième concile général, sous Innocent HT, depuis le 11 novembre jusqu’au 39 du même mais.
H s’$ trouva #12 évêques, 860 Lant abbés
CHRONOLOGIE DES CONCILES
que prieurs, un grand nombre de procureurs pour les absents, et des anibaissadeurs des empereurs, des rois et de presque tous les princes catholiques. On y exposa la foi de l'Eglise contre les albigeoïis, les vaudois, l’abbé Joachim et tous les hérétiques du temps.
1216 Genuense, de Gênes, par l'archevêque Othon, le8 avril et les deux jours suivants, où l’on publia les décrets du concile de Latran. (Mans, Suppl, t. IL.)
1216 Melodunense, de Melun. Innocent HI avait écrit à l'archevêque de Sens et à ses suffragants, que Philippe-Auguste était excommanié comme soupçonné de favoriser Louis, son fils, appelé en Angleterre, pour y réguer à la place du roi Jean. Mais les grands du royaume, assemblés en ce concile de Melun, protestèrent qu'ils re tiendraient point le roi pour excommunié à ce sujet, s'ils n'étaient plus assurés de la volonté du Pape. Pour le prince Louis, il fut solennellement excommunié avec les siens par le Pape sur la fin de juin, ou au plus tard au commencement de juillet 1216, et cette excommunication dura jusqu'à sa paix avec le jeune Henri, roi a fut jurée le 11 septembre
1216 Anglicanum, de Bristol, par Galon, {égat du Saint-Siége, le 11 novembre, où l’on excormmunie le prince Louis avec ses adhérents, pour l’obliger à désemparer de l'Angleterre, où il était entré à la demande des barons. ( Wirkins.}
1219 Tolosanum. Ce concile que Mansi, d'après D. Martène, place en 1219, est le même que celui de 1229. Le nom seul du président en fournit la preuve; c’est le légat romain, cardinal de Saint-Ange,qui ne vint en France que l’an 1224.
1222 Oxoniense, d'Oxford, vers le 11 juin, de toute l’Angleterre. On y fit 9 canons conformes à ceux du dernier concile de Latran, avec quelques autres règlements, (Edit. Venet., t. XIII.)
1222 Sleswicense, de Schleswig, par le cardinal Grégoire, sur le célibat des prêtres. (Edit.
Venet., t. XII.)
1222 Constantinopolitanum, par le patriarche grec Germain If, sur les différends des évêques grecs et des évêques latins de Chypre. (Maxsr.)
1223 Rotomagense, le 27 mars. On y publie un abrégé des canons du concile de Latran.
(Edit. Venet., t. XIII.)
1223 Parisiense XXIIT, le 6 juillet, par le cardinal Conrad, évêque de Porto, légat en France, contre les albigeois. 11 avait été d’abord indiqué à Sens.
1224 Monspeliense, de Montpellier, le 21 août, dans l’octave de l’Assomption. Raymond, comte de Toulouse, y demanda à être réconciiié à l'Eglise, sans pouvoir l'obtenir. C’est plutôt une conférence qu’un concile. Elle avait été précédée d’une autre, tenue sur le même sujet, le 2 juin, au même lieu.
1225 Purisiense XXIV, ie 15 mai, par le légat
romain qui traita, avec le roi Louis, des affaires d'Angleterre et des albigeois. Le roi Louis cessa ensuite de poursuivre ses droits contre les Anglais, et marcha contre les hérétiques.
1225 Melodunense, de Melun, le 8 novembre. Le roi et les évêques y traitèrent de la juridiction ecclésiastique sans yrin définir.
1225 Bituricense, de Bourges, à la Saint-André, par le légat romain, assisté d'environ 100 évêques de France. Raymond, comte de Toulouse, et Amaury de Montfort, qui prétendait l’être par la donation du Pape Innocent III et celle du roi, faites à son
père et à lui, y plaidèrent leur cause’
sans qu’elle fût décidée. La demande de deux prébendes dans chaque église cathédrale, et de deux places monacales dar s chaque abbaye par le Pape, y fut rejetée par les procureurs des églises qui assistaient à ce concile.
1225 Moguntinum, de Mayence, par le légat Conrad, le 10 décembre. On y fit 1% canons, la plupart contre l’incontinence des cleres et la simonie. Le corps de saint Engelbert, archevêque de Cologne, tué par son parent Frédéric, comte 1: d’Isembourg, le 7 novembre de la même année, fut présenté à cette assemblée, qui déclara martyr le saint, et excommunia son meurtrier.
(Conc. Germ.,t. WE.)
1226 Londinense, à Westminster, le 13 janvier. La bulle du Pape pour se réserver deux prébendes dans chaque cathédrale, y fut rejelée comme en France au concile précédent de Bourges.
4926 Parisiense XXV, le 28 janvier. Louis VHH et le légat romain tinrent ce concile, qui était national, de l'autorité du Pape.
Le légat, après y avoir excommunié Raymond, comte de Toulouse, et ses com}.lices, confirma au roi et à ses hoirs à perpétuité les droits sur les terres de ce comte comme d’un hérétique. Amaury, comte de Montfort, et Gui son oncle, cédèrent au roi tous les droits qu’ils avaient sur les terres du comte de Toulouse (7).
1226 Leodiense , de Liége, par le légat Con-
rad, au mois de février, où l’on dépose
Thierry, évèque de Munster, el Brunon, évêque d'Osnabruck, frères de Frédéric d'Isembourg, comme complices du meurtre de saint Engelbert. (Conc. Germ., 1. Ii.)
1226 Cremonense, de Crémone, par l’empereur Frédéric, à la Pentecôte. On y traita de l’extirpation des hérétiques d'Italie, de l'affaire de la terre sainte, et de la réunion des villes de Lombardie, la plupart liguées contre l’empereur.
1225 ou environ Scoticum, d’Ecosse. On y
fit un statut de 84 articles sur la discipline. .
(WiLKins.) 1227 Trevirense, le 1° mars, où l'on publie
(1) Le 29 mars dela même année, le roi convoqua encore à Paris un concile, ou parlement. I y traita &implement, avec le légat, les évêques et les barons, de l'affaire des albigeois, et fit ensuite expédier des
un statut en 17 articles sur l'administration des sacrements, sur les devoirs des clercset des religieux. (Conc. Germ., t. II.)
1227 Narbonense, de Narbonne, pendant le carême. On y fit 20 canons dont quelquesuns regardent les juifs, qui sont obligés de porter sur la poitrine une figure de roue pour marque de distinction.
1227 Romanum, le 18 novembre. Grégoire IX y réitéra l’excommunication qu'il avait déjà portée contre l’empereur Frédéric, le 29 septembre, pour ne s'être point embarqué, comme il l'avait promis, pour aller au secours de la terre sainte.
1228 Romanum, vers la fin du carême. Grégoire IX y confirma, le jeudi saint 23 mars, l’excommunication de l’empereur.
1228 Lusitanicum, de Portugal, par le légat Jean, évêque de Sabine et cardinal. On y fulmioa une excommunication contre ceux qui donneraient atteinte aux libertés ecclésiastiques, à la tranquillité et aux Liens des femmes cloîtrées, etc. (FERRERAS, L. IV. Deest in Veneta et aliis collect.)
1229 Meldense où Parisiense XXVI, de Meaux transféré à Paris. Raymond, comte de Toulouse, y fil sa paix avec l'Eglise et avec le roi par un traité signé à Paris, au mois d'avril avant Pâques, qui, cette année, était le 15 avril. Le nouveau Gallia Christiana (t. VII, p. 162%) met ce concile en 1228.
1229 Ilerdense, de Lérida, le 29 mars, par le légat Jean, évêque de Sabine et cardinal.
On y traita de la discipline, et on marqua les réformes qui étaient à faire dans le clergé. (Ed. Veneta, t. XII.
1229 Westmonasteriense, de Westminster, le 29 avril, en présence du roi Henri HI. Le nonce Étienne y demande, au nom du Pape Grégo:re IX, le dixième de tous les revenus de l'Angleterre et de l'Irlande.
pour être employés à faire la guerre à l'empereur Frédéric IH. Les seigneurs laïques le refusent unanimement. Le clergé, après quatre jours de délibération, s'y soumet par la crainte de l’excommunication. (Wizxins ex Matth. Ut
1229 Turiasonense, de Taraçona dans l'Aragon, le 29 avril. Jean, cardinal et évêque de Sabine, légat, assisté de deux archevêques et de neuf évêques, y déclara nul le mariage de Jacques 1‘, roi d'Aragon, avec Éléonore de Castille, comme ayant été contracté entre proches parents sans dispense. Le roi Jacques n’y résista point, mais il déclara légitime Alphonse, né de ce mariage, qu’il avait déjà nommé son successeur auparavant; ce qui fut confirmé par le Pape dans la suite. (D'AGUIRRE.)
1229 Tolosanum, au mois de novembre, par trois archevèques, avec plusieurs évêques et autres prélats en présence de Raymond, comte de Toulouse. On y publia #5 canons, qui tendent tous à éteindre l'hérésie
lettres pour mander à tous ceux qui lui devaient service de guerre, de le venir trouver à Bourges le 17 mai suivant.
401 CHRONOLOGIE DES CONCILES, &2
et à rétablir la paix. (Voyez Vaissère sur l'époque de ce concile, que Labbe met en
‘1229, et Mansi en 1219.)
1230 Tarraconense, de Tarragone, par l'archevêque Sparagus, le 1° mai. On y fit
, cinq Canons qui n'ont point encore vu Île jour , et dont le dernier défend les joutes dans l'enceinte et les dépendances des mosn LE (Communiqué par D. Ursin Durand.
1231 Apud Castrum Gonterii, de Château- Gontier en Anjou, par Juhel de Mayenne, archevêque de Tours, avec ses suffragan(s.
Nous en avons 37 canons.
1231 Rotomagense, par Maurice, archevêque de Rouen. On y fit 52 règlements de discipline qui concernent principalement le clergé séculier et le régulier. (Harpouix, Conc., t. VIL.)
1232 Constantinopolitanum, par le patriarche grec Germain Îl, touchant les stauropéges ou les croix que le patriarche faisait planter dans les endroits où l’on élevait un oratoire, un monastère, une église paroissiale. On y décide que tous ces lieux, en quelque diocèse qu’ils se trouvent, relèveront, suivant l’ancien usage, immédiatement du patriarche, dont la juridiction y sera exercée par son exarque. (Mansi, Supp., t. IL.)
1232 Londinense, par l’évêque de Londres et dix autres prélats, où, sur les plaintes du Pape Grégoire IX, on excomimunia les auteurs des mauvais traitements qu'on avait faits aux clercs romains qui possédaient des bénéfices en Angleterre.
re Veneta, t. XIIL.)
1233 Noviomense, de Noyon, la première semaine de carême : Laudunense, de Laon, la semaine de devant la Passion; Apud S. Quintinum, de Saint-Quentin en Vermandois, au commencement de septembre, et un second dans la même ville, le troisième dimanche de l'Avent, pour un différend entre le roi et Milon, évêque de Beauvais. Les chronologistes anciens mettent les deux premiers de ces conciles en l’année 1232, parce que l’an 1233 ne commençait alors qu’à Pâques. Les modernes n'auraient pas dû les imiter.
1233 Mogunlinum, de Mayence, avant le mois d'août, contre certains hérétiques nommés stadingues. Le docteur Conrad de Marpourg, qui avait donné des croix à ceux qui voulurent bien s’armer contre ces hérétiques, fut tué par ceux-ci au retour de cette assemblée. Sa mort occasionna un autre concile la même année encore à Mayence, où ceux qui étaient soupçonnés d’hérésie furent absous, et les meurtriers du docteur Conrad envoyés au Pape pour obtenir l'absolution.
1234 Assemblée de Francfort, tenue par l’empereur le 2 février, et composée de princes, d’'évêques, de Cisterciens, de Dominicains et de Frères Mineurs. On y rejeta la forme de procéder contre les hérétiques employée par Conrad de Marpourg.
(Conc. Germ., 1. I.)
123% Biterrense, de Béziers, le 2 avril, qua’ trième dimanche de carême, sous le légat
Jean de Burnin, archevêque de Vienne:
On y dressa 26 canons, dont les cinq pre” miers contre les hérétiques sont assez semblables aux règlements que le comte Raymond avait fait publier à Toulouse le 18 février de la même année.
1234 * Nymphæense, de Nymphée en Bithynie, depuis le 2% avril jusqu’au 10 mai, par les Grecs, sous l’empereur Jean Ducas ou Vatace, qui était alors à Nymphée. Les Grecs y disputèrent beaucoup avec les envoyés du Pape sur la procession du Saint-Esprit et sur le pain azyme dont les Latins se servent pour l’eucharistie; mais
ils ne convinrent de rien : les Grecs restèrent dans leurs fausses opinions et,les Latins dans celle de l'Eglise romaine, sans pouvoir s’accorder.
123% Arelatense, le 10 juillet, sous sean de Baux, archevêque d'Arles, où l’on publia 2% canons, la plupart contreles hérétiques, en exécution du concile de Latran de 1215 et de celui de Toulouse de 1229.
1235 Narbonense, où les trois archevëques de Narbonne, d’Arles et d’Auch avec d’autres prélats firent un règlement de 29 articles pour les inquisiteurs. (LABBE.)
1235 Kemense, ou plutôt de Saint-Quentir en Vermandois, le 23 juillet, d’où l’archevèque de Reims, avec six de ses suffragants, alla à Melun trouver le roi le 29 äu même mois, pour lui faire des remontrances sur certains articles qui blessaient, selon eux, la liberté de l’Église.
1235 Compendiense, le 5 août, sur la même affaire, par les mêmes évêques, qui allèrent à Saint-Denis faire au roi la seconde monition; ce qui donna occasion aux seigneurs de se plaindre au Pape des prélats et des ecclésiastiques par une lettre datée de Saint-Denis au mois de septembre de kh même année
1935 Silvanectense, de Senlis, le 14 novembre. Les mêmes évêques y jetèrent un interdit sur tout le domaine du roi, situé dans la province de Reims,
1236 Turonense, le 10 juin. On y fit un règiement contenant 1# articles dont le premier porte... « Nous défendons étroitement aux croisés et aux autres chrétiens de tuer ou battre les juifs, leur ôter leurs biens ou leur faire quelque autre tort, puisque l’Eglise les souffre,‘ne voulant point la mort du pécheur, mais sa conversion. »
1237 1lerdense, de Lérida , avant le mois de juin, où l’on commet divers religieux Franciscains et Dominicains pour la recherche des hérétiques. (Vaissère, t. HE, p. #12.
Deest in Veneta.)
1237 Londinense, le 19, le 21 et le 22 novembre, où le légat Othon proposa 31 décrets aux évêques, qui en délibérèrent entre eux avant que de les recevoir. Le vingt-huitième porte que désarmais tous les actes seront datés du jour, du temps et du lieu. C’est que les chartes non royales.
d'Angleterre étaient jusqu'alors, du moins our la plupart, suivant la remarque de
u Cange, dépourvues de marques chroie et surtout de la date de l'année.
1238 Copriniacense, de Cognac, le 12 avril, ar l’archevêque de Bordeaux et ses sufragants. On y publia 38 canons ou articles
de réformation, où l’on voit, comme dans la plupart des conciles du même siècle, l'esprit de chicane qui régnait alors. Le sixième canon ordonne que chaque église paroissiale aura son sceau propre, exprimant le nom de la paroisse.
1238 Londinense, le 17 mai. Le légat Olton ayant interdit la ville d'Oxford et suspendu tous les exercices de l’Université, pour y avoir élé insulté, demanda satisfaction au concile de Londres. L'’archevêque d’York et les évêques la lui accordèrent. Le légat rétablit l'Université d'Oxfort et leva l’interdit.
1238 Trevirense, de Trèves, le jour de saiut Matthieu. On y fit 45 canons, dont le dernier révoque ce qu’on appelait alors l'Année de grâce; c’est-à-dire le pouvoir qu'avait un bénéficier de disposer d’une anuée du revenu de son bénéfice après sa ds Supp., t. I, et Conc. Germ., [a À
1239 Tarraconense, par l'archevêque Pierre Albalatius, le 19 avril. On y fit 5 canons, (Edit. Venet., t. XII.) On y confirma de plus une constitution du légat, évêque de Sabine, divisée en 16 articles. {Manxsi, Suppl., t. Il.)
1239 Turonense, par l'archevêque Juhel ct ses suffragants. On y publia 13 canons ou erticles de réformation, avec l’approbation du saint concile; ce qui montre que celte formule n’était pas particulière au Pape et à ses légats.
1239 Apud S. Quintinum, de Saint-Queñtin, le 38 novembre, par Henri de Dreux, archevêque de Reims, contre ceux qui maltraitaient les clercs et les emprisonnaient.
(Ed. Venet., t. XII.)
1239 Moguntinum, par Sigefroi d’Epstein, archevêque de Mayence, en présence du roi Conrad, fils de l’empereur Frédéric IT, On y concerte des mesures pour réprimer les hérétiques. (Conc. Germ., t. HE.)
1239 Senonense, par l'archevèque Gautier Cornu , où l’on fait 1k canons concernant le Ft séculier et régulier. (Mansi, Sup., t. 1,
1210 Tarraconense, de Valence, dans la provioce de Tarragone, le 8 mai, par l'archevêque Pierre Albalatius. On y fit un règlewent en 4 articles, dont le second défend à tous les évêques de la province de souffrir que l'archevêque de Tolède exerce aucun acte de juridiction en passant dans leur diocèse. (MarTÈNE, Anecd., t. 1V.)
1240 Meldense, par le cardinal légat Jacques de Palestrine, où l’on traita de la contumace de l’empereur Frédéric. Silvanectense, par le même, où l’on accorde au Pape le vingtième des revenus ecclésias-
tiques. Bituricense, par le même, où l’on délibère d'établir une nouvelle croisade contre les albigeois, qui recommençaient àremuer. (Mansi, in Raynald.,el Gall. Chr.
nov., t. VIE, IX.)
1240 Wigorniense, de Worchester, le 26 juillet, par l’évêque Gautier de Chante- Joup. Il y publia grand nombre de constitutions, dont voici 2 articles, On ordonne de bapliser sous condition en cas de doute, mais toujours avec les trois immersions.
La confirmation se fera dans l'an de la
‘ naissance.
1240 Apud Vallem Guidonis, de Laval dans le Maine, par Juhel, archevêque de Tours.
On y fit 9 canons sur la discipline, dont le septième défend de donner aux religieux leur vestiaire en argent,
1241 Oxoniense, d'Oxford, le 29 novembre, On y ordonna des prières et des jeûnes pour obtenir un bon Pape (le siége était vacant), el on résolut de députer à l’empereur, pour l’engager à laisser aux cardinaux la liberté d'élection. (Wizxixs.)
1242 Tarraconense, de Tarragone, par l’archevêque Pierre Albalatius, le 13 mai, sur la manière de rechercher les hérétiques, de les punir et de les absoudre lorsqu'ils abjurent leurs erreurs. On y fit de plus 6 canons sur la discipline. Saint Raymond de Pennafort, alors pénitencier de l'Eglise de Rome, assista à ce concile. (Ed.
Veneta, t. XIII.)
1233 Biterrense, de Béziers, le 18 avril, par les archevêques de Narbonne et d'Arles, 10 évêques et plusieurs abbés. Raymond, comte de Toulouse, y proteste contre l’ex-:
communication dont il était frappé. On ne voit pas ce que le concile décida. (Gall.
Chr.,t VE, Instr., p. 155; Vaissère, t. II, p. #41.) ;
1244 Tarraconense, par l’archevêque Picrre Albalatius, le 12 janvier. On y fit # canons contre ceux qui pillent, maltraitent ou calomnient les clercs. (ManTENE, Anecd., LUEV
1244 Londinense, où l’on accorde un subside au roi et l’on élude celui que le Pape demandait, Matthieu Paris date ce concile, a die Purificationis in tres seplimanas, c'est-à-dire, du 22 février. (WiLkiNs.) |
124% ou environ Narbonense. Voyez ce concile en 1235, où nous l’avons placé d'après.
le P. Labbe. D. Vaissète prétend qu'il ne:
s'est tenu qu'entre 1243 et 1245. (Hist. de Lang , t. HI, p. 585.) |
1245 Othoniense, d'Odensée, dans l’île de Fionie en Danemark, contre les usurpateurs des biens ecclésiastiques, et ceux qui méprisaient les cérémonies de l'Eglise.
1245 LUGDUNENSE 1, treizième concile général sous Innocent IV, en présence de Baudouin, empereur de Constantinople.
Il y avait 140 évêques à la tête desquels étaient 3 patriarches latins de Constantinople, d’Antioche, d’Aquilée ou de Veaise.
La première session se tint le 28 juin, la seconde le 5 juillet, et la troisième et dernière le 17 du même mois. C’est dans
celle-ci que le Pape déposa, en présence du concile, l’empereur Frédéric, et délia ses sujets du serment de fidélité,
1246 Jiterrense, de Béziers, le 19 avril, par Guillaume de la Broue, archevêque de Narbonne, et autres évêques. On y publia 46 articles de règlements sur les hérétiques, et sur divers points de discipline ; ensuite on y donna aux Inquisiteurs un grand règlement de 37 arlicles, qui sont, avec ceux de Narbonne, donnés en 1235 ou vers 1244, les fondements de la procédure observée denuis dans les tribunaux de l’Inquisition (Vaïssère, t. II, p. #52).
1246 Fritzlariense, de Fritzlar, par.Sigefroi, archevêque de Mayence, le 30 mai. On y fit 14 canons concernant le clergé (Conc.
Germ., t. IL.)
12%6 Ilerdense, de Lérida, au mois de novembre. On y réconcilia Jacques, roi d'Aragon, qui avait été excommunié pour avoir fait couper la langue à l'évêque de Girone, qu’il soupçonnait d’avoir révélé sa confession.
1246 Londinense, le 1° décembre, où l'on s'oppose à la demande que le Pape faisait du tiers des revenus du clergé d’Angleterre. (WiLKins.)
1247 Tarraconense, par l'archevêque Pierre Albalatius et 6 autres évêques le 1°"mai. On y confirma l’excommunication contre ceux qui prenaient par violence les personnes et les biens ecclésiastiques ; et on y ordonna que les Sarrasins qui demandaieri le bap tème demeureraient quelques jours chez le recteur de l’église, pour éprouver leur conversion. M. Fleury met ce concile en op Nous suivons Baluze, qui le place er
1247 Stampense, d'Elampes, le 93 août, par Gilon Cornu, archevêque de Sens. On y traita des affaires ecclésiastiques de la province de Sens, suivant la lettre de convocation qui est le seul monument qui nous reste de ce concile (Mansr, in Raynald,
1247 Coloniense, de Nuys près de Cologne, le 3 octobre, par le légat Pierre Caputio, assisté de tous les évêques qu’il put rassembler. On y élut Guillaume, frère du comte de Hollande, pour roi des Romains.
(Ed. Venet., t. XIV., Conc. Germ., t. I).
.218 Tarraconense, par l'archevêque Pierre Albalatius. On y pourvut à la sûreté des biens de l’archevêque et des autres bénéficiers après leur mort (Ed. Venet., t. XIV).
1248 Parisiense XXVII, par l'archevêque de Sens. On y fit 23 canons, concernant pour .a plupart le clergé séculier et régulier.
(Mansi, Suppl., t. Il.)
1248 Vratislaviense, de Breslaw en Silésie, par Jacques de Liége, archidiacre et iégat.
Gn y accorde au Pape le cinquième des revenus du clergé de Pologne pour trois ans. On y permet de plus aux Polonais l’usage de la viande jusqu’au mercredi de la Quinquagésime. Ils s’en abstenaient depuis le dimanche de la Septuagésime, avant cette dispense.
CHRONOLOGIE DES CONCILES
128 Valentinum, de Valence en Dauphiné, le 5 décembre, par deux cardinaux, quatre archevêques et quinze évêques. On y publia 23 canons pour faire exécuter les :
anciens touchant la conservation de la foi, : de la paix et de la liberté ecclésiastique.!
On y renouvela aussi l'excommunication contre l’empereur Frédéric et ses fauteurs.
1248 ou 1249 Schæningiense, de Schening, en Suède, par le légat Guillaume, depuis cardival évêque de Sabine. On y décerna des peines contre les clercs concubinaires.
1249 Mildorfianum, de Mubldorf, par l’archevêque de Saltzbourg et trois autres évêques, vers le commencement de l’année.
On y veut contraindre Othon, duc de Bavière, à se déclarer contre l’empereur Frédéric I, pour Guillaume de Hollande, son compétiteur, ce qu’il refuse; sur quoi on lui accorde un délai jusqu'au 1° mai suivant pour délibérer. (Ed. Venet., t. XIV., Conc. Germ., t. HI.)
1249 Ultrajectinum, d'Utrecht, par le cardinal Pierre Caputio, évêque de Porto, et Conrad, archevêque de Cologne, en présence de Guillaume de Hollande, roi des Romains, où l’on oblige d’abdiquer Goswin, élu pour l’évêché d’Utrecht l’an 1246. (Conc.
Germ., t. Ill.)
1250 * Nicænum, de Nicée, par le patriarche Manuelll. Les décrets de ce concile, attnbués mal à propos à Manuel Charitopure par Leunclavius, se trouvent au |. 1, p.
238 du Jus Græco-Romanum. Ils portent en date lan de l’ère de Constantinople 6758, ind. vi, au mois de juillet.
1251 Provinense, de Provins, par Gilon, archevèquede Sens, le 26 juillet. On y renouvelle les statuts du concile de Paris, tenu en 1248, avec quelques additions sur la discipline qu’on doit observer envers les excommuniés. (Mansi, in Raynald)
1951 Insulanum, de Lisle au comtat Venaissin, le 19 septembre, par Jean de Baux, archevêque d’Arles. On y fit 13 canons touchant l’inquisition et la discipline.
(Mansi, Suppl., t. II.)
1252 Senonense, de Sens, par l’archevêque Gilon et 6 de ses suffragants, le 15 novembre, d’où l'on envoie à Thibaut, comte de Champagne et roi de Navarre, une monition canonique, pour l’engager à cesser de s'emparer des biens ecclésiastiques acquis depuis 40 ans dans ses États de Champagne. (Edit. Venet., t. XIV.)
1253 Tarraconense, de Tarragone, le 8 avril, par l’archevêque Benoît. On y régla que les évêques pourraient absoudrelesexcummuniés de leur diocèse, les archevêques tous ceux de leur province, et on y accorda aux prêtres la faculté de s'absoudre réciproquement de l’excommunication mineure. /D'AGUIRRE, t. Ill, et Ed. Venet., t.