XIV
1253 Ravennense, le 28; avril, par Philippe, archevêque de Ravenne, contre les usurpateurs des biens ecclésiastiques. Ce concile est daté, anno 1253, tempore Innocen-
ti IV, die lunætertia, exeunte mense Aprili, indict, xx.
1253 Parisiense XXVIII, par Gilon Cornu, archevêque de Sens, le 12 novembre, où l'on donne un décret pour transférer à Meun le chapitre de l'Eglise de Chartres, à l’occasion du meurtre de Réginald de l'Epine, chantre de celte Eglise, (Mawsi, Supp., t. IL.)
1253 Salmuriense, de Saumur, le 2 décembre, par Pierre de Lamballe, archevêque de Tours. On y fit 31 canons concernant la plupart le clergé séculier et régulier. On y condamna dans le vingt-septième les mariages clandestins.
1254 Ad castrum Gonterii, de Château-Gontier, par les mêmes prélats, avant Pâques. Jl n’en reste qu’un canon qui vrdonne de se conformer à la constitution de Grégoire IX, Quia nonnulli, touchant les rescrits de Rome. (Mansi, in Raynald.) Labbe et Hardouin mettent ce concile en 1253.
1255 Londinense, le 13 janvier, contre les exactions de la cour de Rome, et celles de la cour d'Angleterre. On y ordonne, sous peine d'anathème, l'observation de la grande charte de saint Edouard, et on y répond à Rustand, nonce du Pape, que les biens de l'Eglise appartenaient au Pape quant à la défense, et non quant à Ja jouissance et à la propriété, comme il le prétendait. (WiLckins.)
1255 Albiense, d'Albi, dans le carême, par Zoen, évêque d'Avignon et légat du Saint- Siége, sur la convocation de saint Louis.
Les évêques des provinces de Narbonne, Bourges et Bordeaux y assistèrent., On y dressa 72 canons; partie pour l'entière extirpation de l’hérésie du pays, conformément aux canons du concile de Toulouse tenu en 1229; partie pour le rétablissement de la discipline. Ce concile est postérieur à la mort du Pape Innocent IV, décédé le 7 décembre 1254, puisqu'il y 8st qualifié de bonne mémoire dans le trentecinquième canon. Ainsi c'est au carême de 1255 qu'on doit le rapporter, quoiqu'il porte Ja date de 125%, suivant l’ancienne manière de commencer l’année. (VAISSÈTE, t. HE, p. 481.)
1255 Burdigalense, le 13 avril. Gérard de Malemort, archevêque de Bordeaux, y publia une constitution de 30 articles dont le cinquième dit: «On ne donnera point aux enfants des hosties consacrées pour commupier le jour de Pâques: mais seulement du pain bénit. » Ceci semble être un reste Ge lancien usage de leur donner l’euchar'stie dès qu'ils étaient baptisés; usage que l'Eglise grecque a toujours conservé. Le PrRSeRS de la communion pascale au concile de Latran de 1215, n’est que pour ceux qui ont afteint l’âge de discrétion.
1255 Parisiense XXIX, par Henri, archevéque de Sens et 5 autres évêques, le 13 juillet, où l’on condamne à la prison les meurtriers de Réginald, chantre de l’Eglise de Chartres. Ce concile est daté du mardi avant la Saint-Arnoul; c'est saint Arnoul,
martyr, dont on fait encore mémoire dans l'Eglise de Paris le 18 juillet. (Mansi, Suppl. t. IT.)
1256 Parisiense XXX, au mois de février probablement, par Henri Cornu, archevéque de Sens el cinq autres évêques. On y nomma des arbitres du différeud de l’Université avec les Frères Prêcheurs. Leur Jugement fut que ceux-ci devaient être exclus du corps des maîtres et des écoliers séculiers de Paris, à moins que ces derniers ne :es rappelassent volontairement.
Il y eut ls même année un second concile à Paris touchant la même affaire de l’Université; mais elle fut portée à Rome où Alexañdre IV se déclara entièrement pour les Frères Prêcheurs et Mineurs contre l'Université,
1256 Senonense, par le même, le 31 juillet, où l'on commue l’emprisonnement des meurtriers du chantre Réginald de l'Epine en un bannissement perpétuel à la terre sainte. (MARTÈNE, Ampl. Coll.,t. VII, col.
146.) Ce concile est daté die Lunæ in vigilia B, Petri ad vincula, an. D. mcczvi.
1256 Senonense, par le même, le 24 octobre, où l’on ordonne au chapitre de Chartres,
ui était revenu de Meun en cette ville,
e se transporter à Etampes jusqu'à ce qu'on lui ait assuré sa tranquillité à Chartres. (Mansi, Suppl., t. IL.)
1257 Londinense, par Boniface, archevêque de Cantorbéry. La lettre de convocation portait qu’on devait y délibérer sur les moyens de rendre la liberté à l'Eglise d'Angleterre, et de la tirer de la servitude. Le roi voulut en vain s’opposer à la tenue de ce concile. 11 s’assembla malgré lui, dans l’octave de l’Assomplion (22 seau On y dressa 50 articles conformes, dit le continuateur de Matthieu Paris, à ceux pour lesquels saint Thomas de Cantorbéry avait combattu. (Maxsi, Suppl., t. II.)
1257 Danicum, de Danemark, où l’on fit 4 canons contre les violences queles seigneurs faisaient aux évêques. Ces canons furent confirmés par le Pape Alexandre IV, le 3 octobre de cette même année.
1258 Mertonense, de Merton, le 6 juin, par Boniface, archevêque de Cantorbéry, pour la défense des libertés de l'Eglise anglicane contre la concession que le roi Henri HI avait faite d’une décime au Pape Alexandre IV. Ce concile est daté die Jovis ante festum sancti Barnabæ.
1258 Roffiacense, de Ruffec en Poilou, le 21 août, où l’on publiàa un règlement de 10 articles, qui regardent principalement les intérêts temporels de l’Église
1258 Monspeliense, de Montpellier, le 6 septembre. On y dressa 10 canons, tant pour la discipline et la liberté ecclésiastique, que pour metire des bornes à l’avarice des juifs, qui exigeaicnt des usures exvrbitantes. (VAISSÈTE.)
1259 Mogunrtinum, de Mayence. On y fit
sept statuts sur la discipline. (Conc. Germ., (NE 1 48
1260 Parisiense XXXI1I, le 21 mars, par or-
dre du roi saint Louis, pour implorer le secours de Dieu contre les conquêtes des Tartares. 11 fut ordonné qu’on ferait des processions, qu'on punirait les blasphèmes, que Je luxe des tables et des habits serait réprimé, les tournois défendus pour deux ans, et tous les jeux, hors les exercices de l'arc et de l’arbalète.
1260 Copriniacense, de Cognac. L’archevêque de Bordeaux y fit 19 articles de constitutions. Par le premier article, on voit que le peuple assistait encore en ce temps-là aux offices de la nuit.
1260 ou 1261 Arelatense. Florentin, archevéque d’Arles, avec ses suffragants y condamna les extravagances des Joachimites, qui disaient que le Père à opéré depuis le commencement du monde jusqu’à la prédication de Jésus-Christ, ete.
1261 Coloniense, par Conrad, archevêque de Cologne, le 12 mars. On y publia 1% statuts pour le clergé de la province, et 28
our les moines. Ce concile est daté de ‘an 1260, parce qu'on suivait alors à Cologne le style de France.
261 Parisiense XXXII1, le dimanche de la Passion, 10 avril. On y renouvela, pour se prémunir contre les Tartares, tout ce qui avait été résolu au concile du 21 mars de l’année précédente.
261 Lambethense, de Lambeth près de Londres, le 13 de mai. L’archevêque de Cantorbéry y ordonna des jeûnes, des prières publiques el des processions pour détourner l'invasion des Tartares : il y fit de plis un règlement pour conserver la li-
erté de l’Église contre les entreprises du roi et des juges séculiers.
261 Londinense et Bervalacense, de Londres, ie 16 mai, et de Beverley, le 23 du même mois. Dans ces deux conciles, on fit quelques nouveaux règlements sur l’état des églises d'Angleterre, et on envoya des députés à Rome pour assister au concile indiqué par le Pape au commencement de juillet, afin d'y prendre les mesures nécessaires pour s'opposer aux conquêtes des Tartares.
261 Moguntinum, de Mayence, pour satisfaire à l’ordre du Pape, et se disposer à résister aux Tartares. On y fit aussi 54 règlements utiles pour l’augmentation du service divin et la réformation du elergé.
(Concil. Germ., t, HE.)
261 Ravennense, en conséquence de l'ordre du Pape, pour prêter secours contre les Tarlares. Mais Alexandre IV mourut le 25 mai de la même année, avant que d'avoir pu tenir le concile qu'il n'avait indiqué qu'au mois de juillet suivant. (Ed.
Veneta, t. XIV.; Mansr, Suppl, t. IL.)
262 Apud pontem in Hibernia, au mois de janvier, par Patrice Oscanlan, archevêque d’Armagh, où l'on fit plusieurs statuts sur la discipline qui ne sont pas venus jusqu’à nous. Ce concile, dans Wilkins, .est daté du lundi 18 janvier 1262. Mais en cette année le 18 janvier tombait un mercredi, el l'année suivante un jeudi.
CHRONOLOGIE DES CONCILES. &19
1262 Copriniacense, de Cognac, par l'archevêque de Bordeaux. On y fit sept articles, dont le troisième est pour contraindre les seigneurs à saisir le temporel des excommuniés, afin de les obliger à rentrer dans l'Eglise.
1263 Par le même archevêque, en un lieu qui n'est point nommé, On y fit encore sept articles de discipline.
1263 Parisiense XXX1V, le 18 novembre.
L'archevêquede Tyr, légat du Saint-Siége, y obtint le centième des revenus du clergé de France pendant cinq ans, pour les besoins de la terre sainte.
126% Nannetense, de Nantes, par l’archevèque de Tours, le 1° juillet. On y publia neuf CANONS.
125% Parisiense XXXV, le 96 août, Simon de Brion, cardinal, depuis Pape sous le nom de Martin 1V, y présida, et saint Louis, de l'avis de toute l'assemblée, y fil publier une ordonnance très-sévère contre les jurements et les blasphèmes. On croit aussi que le légat y obtint la décime sur le clergé de France, sans laquelle Charles d'Anjou ne voulait point entreprendre la conquête du royaume de Sicile.
126% Bononiense, de Boulogne. Le cardinal Gui Foulcoie, envoyé par le pape Urbain IV pour réconcilier les barons d’Angleterre avec leur roi Henri IH, n’ayaut pu aborder dans cette île, manda plusieurs évêques d'Angleterre à Boulogne, et tint avec eux un concile dans lequel il prononça contre les barons anglais une senlence d’excommunicationqu’ii Chargea ces prélats de fulminer à leur retour. Le contiruateur de Matthieu Paris metce concile en 1265 ; mais Urbain 1V était mert dès le 21 octobre 126%, et le cardinal Foulcoie lui succéda le 5 février de l’an 1265, sous le nom de Clément IV. C'est assez l'usage de ce continuateur de retarder d’une année les événements.
1265 ou 1266 Northanptoniense. Le légat Othon, de Fiesque, y fulmina une sentence d’excommunication contretous les évèques et clercs qui avaient aidé ou favorisé Simon de Montfort contre le roi Henri IH. La chronique de Dunstaple met ce concile à la Saint-Nicolas de l’an 1265, et les annales d'Eversden le placent dans la quinzaine de Pâques de l’an 1266.
1266 Coloniense, le 10 mar. Synode où l’archevèque Engilbert publia , du consentement de son clergé, un décret en quinze articles, contre les injustices et les violences qui s'étaient introduites depuis quinze ans que l'empire était vacant.
1266 Bremense, par Gui, cardinal légat , au mois de novembre, contre le concubinage des clercs et la pluralité des bénéfices.
(Conc. Germ., t. IV.)
1267 Viennense, de Vienne en Autriche, le 40 mai, par Gui, Cardinal légat. On y publia une constitution de dix-neuf articles, assez semblable à celle du synode tenu à Colugne l'année précédente.
1267 Ad Pontem Audomari, de Pont-Aude-