CRE
mer, par Eudes, archevêque de Rouen, le 30 août. On y fit quatre canons.
1258 Vratislaviense, de Breslaw, par Gui, cardinal lézat, le 2 févritr. Le légat y prècha la croisade pour le secours de la terre sainte.
1258 Londinense, le 23 avrit, par le légat Oltobon , en présence de t‘us les prélats d'Angleterre, de Galles, d'Écosse et d’Irlande, où il publia un décret de cinquantequatre articles, pour réparer les désordres de la guerre civile, et ramener l’exécution des canons, qui n'étaient presque plus observés, particulièrement les constitutions qu'Othon, cardinal légat, avait faites au concile de Londres tenu en 1237.
1268 Apud Castrum Gonterii, de Château- Gontier, le 23 juillet. On y fit huit canons pour le clergé.
1269 Senonense, le 26 octobre, par Pierre de Charni, archevêque de Sens. On a six canons de ce conc.le sur la discipline.
1270 Compendiense, de Compiègne, le 19 mai, par Jean de Courtenai, archevêque de Reims, contre les usurpateurs des biens de l’Eglise.
1270 Avenionense , le 15 de juillet, par Bertrani Maleferrati, archevêque d’Arles, où l’on fit huit règlements pour le clergé.
1271 Apud Sanctum Quintinum, de Saint- Quentin en Picardie, le siége de Reims étant vacant. On en cite, d’après Hemerai, cinq canons de discipline.
1273 Redonense, de Rennes, le 22 mai, par Jean de Montsoreau, archevêque de Tours.
On y fit sept canons sur la discipline.
1274 LUGDUNENSE 11, de Lyon. Quatorzième concile général, commencé le7 mai et fini le 17 juillet, après la sixième session. Il s’y trouva cinq cents évêques, soixante-dix abbés avec mille autres prélats, el Grégoire X y présidait.
1974 Salizburgense, de Saltzbourg, par l'archevêque légat du Saint-Siége et ses suffragants. On y ordonna que les constitutions du concile de Lyon seraient publiées dans la province de Saltzbourg, et ensemb'e celle du concile de la même province, tenu à Vienne en 1267. On v fit ensuite vingt-quatre articles de règlements
1275 Constantinopolitanum, le 26 mai, où Jean Veccus, auteur, avec l'empereur Michel Paléologue, de la réunion des Grecs avec les Latins, fut élu patriarche de Constantinople. Il fut ordonné le dimanche suivant 2 juin, jour de la Pentecôte.
1275 Arelatense , par Bertrand de Saint-Martin, archevêque d’Arles. On y dressa vingtdeux canons sur la discipline , dont manquent les quatre premiers. Le neuvième concerne les testaments. Il y est dit que quatre jours après la mort du testateur', l'héritier sera averti et même contraint par les censures de fournir au curé de la paroisse une copie du testament, afin de connaître les legs pieux qu’il renferme.
1275 Lundiense, de Lunden en Danemark.
On y lèvel’interdit du royaume, qui durait
depuis neuf ans, à l’occasion de l’emprisonnement de quelques prélats. Erhind, archidiacre de Lunden, en est élu arche vêque. (OLaus Voruius, Meursius.)
1276 Salmuriense, de Saumur, par l’archevéque de Tours, le 31 août. On y fit quatorze canons.
1276 Bituricense, de Bourges, par Simon de Brion , cardinal légat, le 13 septembre.
On y publia seize articles de règlements, qui tendent principalement à maintenir Ja juridiction et l'immunité ecclésiastique dans l’étendue dont le clergé était alors en possession, et que les séculiers s’efforçaient de restreindre.
1277 Constantinopolitanum, avant ou envron le mois d'avril, comme on le voit par la lettre du patriarche, Veccus au Pape Jean XXI 11 y fait une profession de foi trèscatholique, en reconnaissant les sept sacrements et le reste de tout ce que croit l'Eglise romaine.
1277 Constantinopolitanum alterum, le 16 juillet, par le même Jean Veccus, où l’on
. excommunie les schismatiques qui s’epposaient à la réunion des deux Eglises.
(Mansr.)
1278 Langensiense, de Langeais, sous Jean de Montsoreau, archevêque de Tours, cù l'on fit un décret de seize articles. On n’est pas bien assuré de la date de ce concile.
1275 Compendiense, par l'arcnevêque de Reims , Pierre Barbet, avec ses suffragants, la veille des Rameaux , 9 avril.
Ou y fitun décret contre les chapitres des cathédrales, qui prétendaient avoir droit de cesser l’effice divin, et de mettre la ville en interdit, pour la conservation de leurs libertés. Labbe met ce concile en 1277 pour n'avoir pas distingué l'ancienne et la nouvelle manière de compter en France.
1279 Apud Pontem Audomari, de Pont-Audemer, par Guillaumede Flavacourt, archevèque de Rouen, avec ses suffragants. On.
y fit vingt-quatre chapitres, dont l’un ordonne que Ceux qui n'ont point fait leurs pâques soient poursuivis comme suspects d'hérésie.
1279 Biterrense, de Béziers, par l'archevêque de Narbonne et sept évèques, le # mai.On y ordonna que l’archevêque de Narbonne irait en France au prochain parlement, pour se plaindre au nom de la province des entreprises anciennes ct nouvelles touchant les fiefs, les alleux, le service de guerre, et demander la conservation de leurs libertés et priviléges.
1279 Avenionense, d'Avignon, par l’archevèque d’Arles et quatre évêques, le 17 mai.
On y fit un décret contenant quinze articles, la plupart contre les usurpations et les invasions des biens ecclésiastiques, les violences commises contre les clercs et le mépris des excommunications; mais à tous ces maux on n’oppose que de nouvelles censures.
1279 Redingense, de Reding, le 30 juillet, par l'archevêque de Cantorbéry et ses suffragants. On y renouvela les constitutions du concile de Latran de 1215, et de celui de Londres de 1268, contre la pluralité des bénéfices à charge d’âmes. On y fit encore quelques autres règlements.
1279 Budense, de Bude en Hongrie, par le légat Philippe, évêque de Fermo. Du consentement des évêques, des abbés et de tout le clergé séculier et régalier, il y fit des consti utions en soixante-neuf articles sur différents sujets. Ces constitutions sont datées du 14 septembre.
1279 Andegavense , d'Angers, le 22 octobre, par l’archevêque de Tours. On y fit quatre canons, dont l’un fait voir que le clergé même donnait l'exemple de mépriser l’excommunication, et qu'elle n’était plus la dernière peine canonique.
1280 Bituricense, de Bourges, au mois d'avril, où l’on défend aux clercs plusieurs mé:
tiers vils dont on fait l'énumération. (Ed.
Venet.,t, XIV.)
1280 Constantinopolitanum, par le patriarche Veccus, le 3 mai. Huit pontifes, tant métropolitains qu'évêques, y assistèrent. On y parla d’un passage de saint Grégoire de Nysse, où il était dit que le Saint-Esprit est du Père et du Fils, et d'où l’on avait retranché malicieusement une syllabe qui, étant Ôôtée, changeait le sens de ce passage si Rates la réunion de l'Eglise; ce qui fit dire au patriarche : « La moindre altération dans les écrits des Pères porte un préjudice notable à l'Eglise; et c’est à nous qui leur avons succédé dans la conduite du troupeau , à conserver inviolablement la tradition qu’ils nous ont laissée. » Le zèle de Veccus pour la réunion et pour la justification de la doctrine des Lalins irritait de plus en plus lesschismaliques contre iui, et l’empereur les meltait au désespoir par ses soupçons et ses cruaulés. (Leo ArLarius, t. I De consens.)
1280 Senonense , le 25 septembre, par Gilon Cornu IH, archevêque de Sens, et cinq de ses suffragants, à l’occasion des violences que Jean, seigneur d'Amboise el de Chaumont, exerçait contre l’abbaye de Pontlevoy. (Mansr, Suppl., t. WI.)
1281 Coloniense, par Sigefroi de Westerbourg, archevêque de Cologne, et ses suffragants, On y fit dix-huit statuts sur la discipline. (Conc: Germ., t. IV.)
1281 Saltzburgense , de Saltzbourg, par l’archevèque Frédéric, légat du Saint-Siége, avec sept de ses suffragants. On y fit une coustitution de dix-sept articles, la plupart touchant les réguliers, pour réprimer divers abus.
1281 Lambethense, de Lambeth, le 10 octobre, où Jean Peckam, archevêque de Cantorbéry, renouvela les déerets du dernier coïcile de Lyon, les constitutions de celui de Londres de 1268, et celles du concile de Lambeïh de l'an 1261, en y ajoutant es siennes propres en 27 articles sur dif-
CHRONOLOGIE DES CONCILES
férentes matières. Un de ces articlles défend d’administrer l’Eucharistie, lhors le cas de nécessité, à ceux qui ont mégligé de recevoir la Confirmation.
1251 Parisiense XXX VI, au mois de décermbre, par quatre archevêques et vingl évêques. Ils s’y plaignent des religieux Mendiants, qui prêchent et entendent les confessions malgré eux dans leurs diocèses, disant qu’ils ont pour cet effel des priviléges des Papes. Martin IV corfirma ces priviléges aux Frères Mineurs, le 10 janvier 1282
1282 Londinense, par Jean Peckam, archevêque de Cantorbéry, le 1* mars, pour la délivrance d’Amaury de Montfort, chapelain du Pape Martin IV, arrêté par les Anglais en menant sa sœur, femme du prince de Galles, à son époux. (Wirxins, 388 1 E
1282 ARENA d'Avignon, par Amaury, archevêque d'Arles , avec ses suffragants.
Il y publia dix canons.
1282 Santonense, de Saintes. Geoffroy de Saint-Brice; qui en était évêque, s'y plaint que dans son diocèse on enterrait les excommuniés dans les cimelières, ou si proche, qu’on ne pouvait distinguer leurs sépultures de celles des fidèles, etc. La multitude des excommunications donnait occasion à ces abus.
1282 Turonense, le 1° août jusqu’au 5. Jean de Montsoreau, archevêque de Tours, avec ses suffragants, y condamna plusieurs abus, qai marquent l'esprit de chicane qui régnait alors dans cette province;
1282 Aquileiense, d'Aquilée, par le patriarche Raymond, le 14 décembre, où l’on fait divers règlements sur la discipline. (Mansi, Suppl. Conc., t. HI.)
1283 Constantinopolitanum, au mois de janvier, sous le patriarche Joseph. Les Grecs schismatiques y condamnèrent Jean Veccus, qu’ils regardaient comme l’auteur de la réunionavec les Latins. Ms le firent exiler peu de temps après par l'empereur Androunic, très-attaché au schisme, malgré tout ce qu'il avait fait avec son père Paléologue pour la réunion.
1283 * Constantinopolitanum alterum, sous le patriarche Grégoire de Chypre, le lendemain de Pâques, où l'on condamne tous les évêques latins et grecs qui avaient eu .
artà la réunion des deux églises. ( Manst, t. IL.) Le Père Possines met ce concile en 1284, et peut-être avec raison.
1984 Melfitanum , de Melfe, le28 mars. On y fit une constitution divisée en neuf articles, dont le premier est pour obliger les Grecs du royaume de Sicile à ajouter le mot Filioque dans le Symbole. ( Mansr, Suppl. Conc., t. UL.)
1283 Lancisciense, de Lanciski en Pologne, le 6 janvier, où l’archevêque de hnesne, avec quatre évêques, excommunia Henri IV, duc de Silésie, pour s'être saisi de tous les biens de l'évêque de Breslaw el de toutes les dimes du clergé.
1285 Constantinopolitanum, dans l'église
de Notre-lame des Blaquernes. Veccus y fut amené, et il persista à soutenir que, suivant la doctrine des Pères, on pouvait dire que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils,
1286 Regiense, de Riez, te 14 février, par Rostaing de Capre, archevêque d’Aix. On y fit vingt-trois canons , dont le second ordonne des prières pour la délivrance de Charles II, comte de Provence et roi de Sicile ( Edit. Venet., t. XIV.) Ce concile est daté de lan 1285, parce que l’année commençait alors à Pâques.
1286 Londinense, le 30 avril. Jean Peckam, archevêque de Cantorbéry, assisté de trois évêques et de plusieurs docteurs, y condamna quelques propositions sur le corps ‘e Jésus-Christ après sa mort.
1286 Ravennense, le 8 juillet, par Boniface de Lavagne , archevêque de Ravenne, avec huit évêques, ses suffragants. On y publia une constitution divisée en neuf artides, dont le premier condamne un abus irtroduit par les laïques, savoir, que quand ils étaientfaits chevaliers, ou se mariaient, jls faisaient venir des jongleurs el des bouffons pour les réjouissances de ces fêtes, etc.
1286 Bituricense, le 19 septembre. Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges, assisté de trois de ses suffragants, ÿ publia une constitution de trente-sept articles, pour rappeler la mémoire et l’exécution de ce qu’avaient ordonné les conciles précédents.
1286 Naumburgense, de Naumbourg en Misnie, contre ceux qui arrêtent prisonniers Ma M et les clercs. (Conc. Germ., t. I.
1287 Herbipolense,de Wirtzbourg, le 18 mars.
Le légat Jean Bucamatio, évêque de Tusculum, assisté de quatre archevêques, de quelques-uns de leurs suffragants et de plusieurs abbés, y publia un règlement de quarante-deux articles, où l’on voit les désordres qui régnaient alors en Allemagne.
1287 Éxoniense, d'Excester, le 16 avril. Pierre Quiril, qui en était évêque, y fit des consiitutions en cinquante-cinq articles, sur tous les sacrements et sur différentes matières.
1287 Mediolanense, par Othon, archevêque de Milan, assisté de plusieurs évêques et des députés de tous les chapitres de Ja province, le 12 septembre. On y ordonna l'observation des constitutions des Papes, et des lois de l'empereur Frédéric BH, contre les hérétiques, à quoi l’on ajouta neuf autres articles. ( Edit. Venct., t. XIV.)
1287 Remense, le 1‘ octobre. Pierre Barbet, archevêque de Reims, sept évêques ses suffragants, et les députés de deux autres, résolurent unanimement d'envoyer à Rome pour y poursuivre, jusqu’à son entière expédition, l'affaire qu'ils avaient avec ies religieux Mendiants, au sujet de leurs priviléges pour la confession et la prédication.
1297 Sallzburgense, par le légat Jean Buca-
matio, où l'on délibère que , on donnera pendant six ans la dîme des revenus ecclésiastiques pour les besoins de la terre sainte. (Conc. Germ., t. II.)
1238 Insulanum, de l'Isle, au comtat Venaissin, par Rostaing de Capre, archevêque d'Arles , assisté de quatre évêques et des députés de quatre autres absents. On y publia les statuts de plusieurs autres conciles de la même province, et l’on y ajouta celui-ci, de ne donner que l’aube seule à l'enfant dont on serait le parrain. C'était l'habit blanc dont le nouveau baptisé était revêtu en sortant des fonts
1288 Saltzburgense, de Saltzbourg, par l'archevêque Rodolphe, le 11 novembre. Avant que de délibérer, on présenta à chaque évêque des tablettes, au bas desquelles on le pria d'appliquer son sceau. Elles contenaient un anathème contre les clercs qui régiraient les affaires des princes séculiers, avec une défense à tout prélat de rendre hommage au seigneur laïque de la province. Le seul évêque de Sécou refusa de sceller ces tablettes ; les autres qui étaient au nombre de dix, sans compter le président, firent ce qu’on leur demandait, sans examen, et s’en repenlirent.
(Conc. Germ.,t. I.)
1290 Nugaroliense, de Nogaro dans l’Armagnac, le 29 août. Amanieu, archevêque d'Auch, assisté de six suffragants, y fit dix canons, dont huit concernent les excommunications et les excommuniés.
1291 Saltzburgense, de Saltzbourg, sur les moyens de secourir la terre sainte. On y conseilla au Pape d'unir ensemble les Templiers, les Hospitaliers et les Chevaliers teutoniques. (Conc. Germ., t. HI.)
1291 Mediolanense, de Milan, le 27 novembre et les deux jours suivants, par l’archevêque Othon Visconti, et par ses suffragants, pour le recouvrement de la terre sainte, qui avait été entièrement perdue par la prise d’Acre, le 18 mai de la même année.
1291 Londinense, en présence du roi Edouard.
On y rend un décret pour chasser d’Angleterre les juifs, qui vidèrent en effet le pays.
1292 Tarraconense, de Tarragone, par l’archevêque Rodrigue, le 45 de mars. On y fit un règlement sur la discipline, en douze articles, dont le septième défend de souffrir que l'archevêque de Tolède exerce aucun acte de juridiction, ou porte même aucune marque de primat en passant par la province de Tarragone. (Mansi, Suppl., t. IL.)
1292 Bremense, par Gislebert, archevêque de Brême, et trois évêques, le 17 mars,contre ceux qui mettent la main sur les évêques et les emprisonnent. (Ed. Venet., t. XIV, et Conc. Germ., t. 1.)
1292 Cicestrense, de Chichester. On y fit sent statuts, dont le premier défend de faire paître des bestiaux dans les cimetières, et le sixième d'ériger des troncs dans les églises sans la permission de l'évêque.
417 CHRONOLOGIE DES CONCILES
1293 Aschcffemburgense, par Gérard d’Eps-
Lein, arcnevêque de Mayence, le 17 octobre. On y fit vingt-cinq articles sur la discipline. (Conc. Germ., t. IV.)
11294 Salmuriense, de Saumur, le 9 mars. On y fit cinq statuts, dont le troisième est contre l’abus d'imposer des pénitences pécuniaires dans Ja confession.
129% Tarraconense, par l’archevèque Rodrigue. On y fit une constitution qui n’a pas encore vu le jour. Elle est en six articles, dont le quatrième défend le repas que les paroissiens exigeaient de leurs curés à certains jours. (Communiqué par D. Ursin Durand.
1297 Londinense, le 1% janvier. Robert de Cantorbéry et ses suffragants y traitèrent huit jours durant de la demande que le roi Edouard leur faisait d’un subside, sans pouvoir trouver le moyen de le contenter.
1297 Constantinopolitanum. Le patriarche Athanase, après sa retraite forcée, avait lancé contrel’empereurdes anathèmes dans un écrit qu’il avait eu soin de cacher dans une muraille de la grande église. Cet écrit ayant été découvert, troubla lesprit de l’empereur. Le concile fut assemblé à ce sujet. Les avis étant partagés sur la valeur de ces anathèmes, on consulta Athanase lui-même, qui déclara les avoir écrits dans la colère, et consentit qu'ils fussent regardés comme nuls, ce qui tranquillisa l'empereur. Telle était la délicatesse d'Andronic le Vieux, qui n'avait pas le moindre scrupule sur la persécution qu'il faisait à ceux qui s'étaient réunis à l'E:
glise romaine. (Mansr, Supp. Conc., t. IL.)
1298 Nicosiense, de Nicosie en Chypre, le 23 septembre, par Gérard, archevêque de Nicosie et légat du Saint-Siége. Ce prélat y publia une constitution qui n’était qu'un renouveilement des anciens statuts de la province sur l'administration des sacrements et autres points de discipline.
1299 Rotomagense, le 18 juin. Guillaume de Flavacourt, archevêque de Rouen, y fit avec ses suffragants un décret divisé en
sept articles, dont le premier montre le .
déréglement du clergé de ce temps-là.
1299 Biterrense, de Béziers, par l'archevêque de Narbonne et ses suffragants, le 29 octobre. On y députa au roi, touchant un différend temporel entre l'archevëque ct le vicomte de Narbonne.
1299 Constantinopolitanum, par ordre de l'empereur Andronic le Vieux, pour faire casser le mariage d'Alexis son neveu, prince des Lazes, avec la fille d’un seigneur ibérien, et lui faire épouser la fille de Chumnus, gouverneur de Caniclée et favori de l’empereur. Le patriarche Jean s’opposa aux volontés de l’empereur, et e mariage fut déclaré valide, quoiqu’Andronic, sans le consentement duquel il s'était fait, eût la tutelle d’Alexis encore pupilie. (Maxsr, Supp., t. II.)
1300 Cantuariense, le 13 juin, sur les pouvoirs des religieux Mendiants pour l'administration des sacrements et sur la
clôture des religieuses. { Wizkins, t. Il.)
1300 Mertonense, de Merton dans le comté de Surrey, sous Robert, archevêque de Cantorbéry, où il publia des constitutions qui regardent principalement les dîmes, et font voir avec quelle rigueur un les exigeail en Angleterre. (Lasse.) Wilkins met ce concile en 1305, sans en dire la raison.
1300 Ausciéanum, d'Auch, sur la liberté des élections et autres matières bénéficiales.
1301 Melodunense, de Melun, par Etienne Becard, archevêque de Sens et ses sutfragants, le 21 janvier, pour réformer la discipline. Ce concile est daté de l'an 1300, suivant le style du temps.
1301 Remense, de Reims, par l'archevêque Robert de Courtenay, le 22 novembre. On y fit une constitution de sept articles, dont la plupart regardent les clercs qui seraient appelés à un tribunal séculier. (Msnsi, Supp., t. IL.) Le nouveau Gallia Christiana (t. IX, col. 121) met ce concile à Compiègne, Hartzheim le place à Cambrai.
1302 Apud Pennam Fidelem, de Pegna-Fiel, commencé le 1° avril et fini le 13 mai, par Gonsalve, archevêque de Toiède et ses Suffragants. On y publia treize articles pour réprimer les mêmes abus que l’on voit dans les autres conciles du temps.
Jn y ordonna qu’en chaque église on ‘hantera tous les jours à haute voix Salve Regina après Complies.
1302 Parisiense XXXVII. Fameuse assemblée des seigneurs et des prélats, le 10 avril, au sujet de la bulle Ausculta fili.
1302 Remense, par Robert de Courtenay, archevêque de Reims, le 30 septembre, contre les entreprises des chapitres des cathédrales. (Mans, Suppl., t. HL.)
1302 Romanum, le 30 octobre. Le pape Boniface y fit beaucoup de bruit, et éclata en menaces contre Philippe le Bel, mais sans en venir à l'exécution. On regarde seulement comme l'ouvrage de ce concile la fameuse décretale, Unam sanctam.
1303 Compendiense, de Compiègne, le 4 janvier, par Robert de Courtenay, archevêque de Reims, huit évêques et les députés de trois absents. On y tit des statuts compris en cinq articles. Les Actes de ce concile sont datés Pridie Nonas Januarii, anno D.
mcccit. Die Veneris post Circumsionem.
Or la veille des Nones ou le # de janvier tombait effectivement un vendredi l'an 1303, selon notre manière présente de compter. Remarquez que ce concile est daté suivant l’usage de l'Eglise de Reims, qui était de commencer l’année neuf mois et sept Jours plus tôt que nous ne faisons, comme on l'a dit ailleurs. C’est donc une faute, dans toutes les éditions des Conciles, d’avoir mis celui-ci en 1304.
1303 Parisiense XXXVIII. Assemblée au Louvre, le 12 mars, le roi présent avec plusieurs seigneurs, deux archevèques et trois évêques. Guillaume de Nogaret y présenta une requête au roi contre le Pape.
&t9 DICTIONNAIRE DE L'ART DE VERIFIER LES DATES. 420
1303 Assemblée au Louvre, le 13 juin, dans la chambre du roi, où se trouvèrent plusieurs évêques et abbés, et plusieurs seigneurs et autres nobles. Guillaume Duplessis y présenta une requêle contre le Pape, de vingt-sept articles (8).
1303 Nugaroliense, de Nogaro dans l’Armagnac, le 2 décembre, par Amanieu, archevêque d’Auch. On y; fit 19 canons. Le dixhuitième défend aux cleres de n’engager ni leur personne, ni leur bénéfice.
1303 Cameracense, de Cambrai, par les évêques dela province de Reims, le 27 décembre. On y publia quatre statuts sur la discipline. (Conc. Germ., t. IV.) D.
Martène et le P. Mansi ont donné ce concile sous le titre de concile de Reims.
1305 Tarraconense, par l'archevêque Rodrigue, le 22 février. On y publia une constitution qui n’a pas encore vu le jour.
Elle est en trois articles. (Communiqué par D. Ursin Durand.)
1305 Londinense, le 15 septembre et les 20 jours suivants, assemblé par le roi Edouard 1°’, pour aviser aux moyens d’établir une paix solide entre l'Angleterre et l'Ecosse. Il s’y trouva des évêques, des abbés et des barons des deux royaumes.
(WiLkins.)
1307 Aquileiense, les 30 et 31 janvier, par Ottoboni , patriarche d’Aquilée. On y fit une conslilution sur la discipline, que nous n'avons plus. L'évêque de Padoue y appela au Saint-Siége du refus qu’on lui faisait de lui accorder la première place après le patriarche. (Maxst, Suppl., t. IL.)
1307 Coloniense, par Henri de Virnenbourg,
- archevêque de Cologne, le 20 février. On y dressa 15 articles contre les bégards, contre ceux qui donnent atteinte aux libertés ecclésiastiques, et sur la discipline. (Conc. Germ., t. IV.) Ce concile est doté de l'an 1306, en commençant l'année à Pâques, suivant le style de Cologne.
1307 |Tarraconense, par l'archevêque Guil- Jaume, On y publia une constitution qui
* N'a pas encore vu le jour. Elle est en deux articles, dont le second ordonne que les legs faits aux Frères Mineurs seront ap-
pliqués à d'autres par l'ordinaire, attendu qu'ils sont incapables d’en recevoir. (Com-
- muniqué par D. Ursin Durand.)
1307 Sisense, de Sis en Arménie, par Grégoire, patriarche des Arméniens, et 26 évêques, en présence d’'Hajton et de Léon son fils, rois d'Arménie, pour cimenter l’union de l'Eglise d'Arménie avec l'Eglise romaine, On y règle qu’on célébrera les principales fêtes aux mêmes jours que celle-ci les célèbre; qu’au Trisagion on dira, Christe, qui crucifixus es ; etc., qu'on imêlera de l’eau avec le vin dans le saint sacrifice. Les Actes de ce concile sont datés de l’an 756 de l’ère des Arméniens, ce qui revient à l'an 1307 de Jésus-Christ,
(8) Nous n'avons pas à donner ici plus au long l'iustoire de celte longuc et scandaleuse querelle, où
(GaLanus, Conc. Arm., et Edit. Venet., t.
XIV ; Mansi, Suppl., t. IH.)
1308 Auscitanum, d'Auch, par l'archevèque Amaniev, le 26 novembre. On y publia 6 arlicles concernant le clergé.
1309 Budense, de Bude en Hongrie, par le cardinal Gentil, légat, le 6 mai. On y publia une constitution en faveur de Charles ou Charobert, roi de Hongrie..(P£renry.)
1509. Posoniense, de Presbourg, par le cardinal Gentil, légat du Saint-Siége. On y fit un slatut en 9 articles sur la discipline.
(Pérerry, Conc. Hung.)
1309 Udwardense, d'Üdward, dans le diocèse de Strigonie, par l'archevêque Thomas et ses suffragants, où l’on fit k règlements, dont le dernier ordonne d’observer ceux qui avaient été dressés par le cardinal Genül, légat du Saint-Siége. (P£rERFy, Conc.
: Hung.)
1310 Utinense, d'Udine dans le Frioul, le 9 février, par Ottoboni, patriarche d’Aquilée. On y confirma le statut du concile D ee tenu en 1307. (Mansr, Suppl, t. II.
1310 Coloniense, par Henri de Virnenbourg, archevêque de Cologne, et 3 évêques, le 9 mars et les deux jours suivants. On y publia des statuts en 98 articles, plus propres à faire connaître les désordres qui régnaient alors, qu’à y remédier, puisqu'on n'y emploie que des censures depuis longtemps méconnues. Le vin:t-troisième or donne que l’on commencera l’année à Noël, suivant l’usage de l’Église romaine ; mais cela doit s’entendre de l’année ecclésiastique. La civile se datait et continua de se dater de Pâques ; ce qu'on noinmait alors le style de la cour.
1310 Saltzburgense, de Salizbourg, au carème, par l'archevêque Conrad, légat du Saint-Siége, et 6 évêques, pour régler le payement de la décime que le Pape avait demandée pour 2 ans, et pour expliquer quelques statuts des concles précédents.
On y lut en particulier la bulle de Clément V,quimodère celle de Boniface VIH, Clericis laicos. Ce concile est partagé mal à propos en deux par le P. Labbe.
1310 Trevirense, par l'archevêque Baudouin de Luxembourg, frère de l’empereur Herri VII, le 29 avril. On y publia 156 statuts, dont le cent seizième permet de se confesser, en cas de nécessité, à un laïque à défaut d’un prêtre. (Edit. Venet., t. XIV, el Conc. Germ., 1. IV.)
1310 Moguntinum, par Pierre, archevêque de Mayence, le 12 et le 13 mai. On y fit un abrégé des conciles précédents, et on y traita, par ordre du Pape, de l'affaire des Templiers. Vingl-un de ces chevaliers se présentèrent d'eux-mêmes à cette assemblée, pour y protester de leur innocence, et se déclarer appelants au Pape futur des procédures qu'on faisait contre eux. On
le roi de France outragea d'une manière déploral le la majesté pontificale. (Notede l'éditeur.)
les renvoya sans leur faire aucun n'al.
1310 Ravennense, le 17 juin, par l’archevèque Raynald, légat du Saint-Siége, où l’on fait comparaître cinq Templiers qui nient les crimes qu'on leur objectait, et sont renvoyés, malgré deux inquisiteurs qui voulaient qu’on les mît à la question.
1310 Parisiense XXXIX, par Philippe de Marigny, archevêque de Sens, depuis le 11 jusqu'au 26 octobre. On ÿ examina la cause des Templiers, dont les uns furent renvoyés absous, les autres relâchés avec une péuitence qu’on leur imposa, el 59 condamnés, comme relaps dans l’hérésie, à la veine du feu ; ce qui fut exécuté dans un Champ près de l’abbaye de Saint-An-
- toine, malgré les protestations que les accusés firent de leur innocence.
1310 Salmanticense, de Salamanque, le 21 octobre, par Roderic, archevêque de Conpostelle. On y examina les crimes allégués contre les Templiers, qui furent déclarés innocents. (FERRERAS.)
1310 Silvanectense, de Senlis, par Robert de Courtenay , archevêque de Reims, où 9 Templiers furent condaranés au feu. Aucun d'eux n’avoua les crimes dont on les accusail.
4211 Ravennense, par l'archevêque Raynald, le 21 juin. On y dressa 32 statuts sur les mœurs et la discipline, qui furent publiés le 49 septembre.
1311 Bergomense, de Bergame, par Gaston Turriani, archevêque de Milan, le 5 juillet, où l'on publia une constitution divisée en 34 rubriques, sur la discipline. Dans la première rubrique on défend aux clercs de porter des habits de soie, ou rayés de différentes couleurs, d’avoir à leurs robes des boutons d'argent ou d’autre métal, etc.
(Edit. Venet., it. XV.)
1911 et 1312 VIENNENSE, de Vienne en Dauphiné. Quinzième concile général sous Clément V, qui y présida. 11 y avait, selon Villani, plus de 300 évêques, outre Îles moindres prélats, abbés ou prieurs. La première session se tint le 16 octobre. Le Pape publia la suppression de l’ordre des Templiers à la seconde session, tenue Je 3 avril 4312, en présence du roi. Entin on vrdonna la levée d’une décime pour la croisade, à la troisième et dernière session, qui se tint le 6 mai, le samedi dans l'octave de l'Ascension.
1313 Magdeburgense, par Burchard Scrapejau, archevèque de Magdebourg, le 7 mars. On y fit 9 statuts sur la discipline.
Conc. Germ., L. AV.)
1344 Parisiense XL, le 7 mai et es jours suivants, par Philippe de Marigny, arche-
. vêque de Sens. On y fit un décret de 12 articles, dont le quatrième défend aux juges ecclésiastiques les cilations vagues el générales des accusés. (Mansy, Suppl, t. ll.)
1314 Ravennense, par, Raynald, archevêque de Ravenne, et 6 évêques, le 10 octobre, -Oa y fit un règlement en 26 articles, dont
CHRONOLOGIE DES CONCILES,
le septième défena aux notaires ce 1lal: e aucun acte pour les excommuniés.
1315 Salmuriense, de Saumur, le 9 mai, où Geoffroy de la Haye, archevêque de Tours, Ron un décret en k articles sur la dliscipline,
1315 Nugaroliense, de Nogaro dans l'Armagnac, par Amanieu, archevêque d’Auch, 6 évêques et les députés des autres évêques suffragants. On y fit # articles, dont le troisième condamne l'abus de refus r le sacrement de pénitence à ceux qui sont condamnés au dernier supplice, et qui le demandent.
1315 Silvanectense, de Senlis, au mois d'octobre, par Robert de Courienay, archevêque de Reims, et ses suffragants, Louis
le Hutin avait destitué Pierre de Latilly, chancelier et évêque de Châlons, et l'avait
. fait emprisonner comme suspeetl d'avoir procuré la mort de Philippe le Bel et de l’évêque son prédécesseur. P. de Latilly demanda au concile de Senlis, avant toutes choses, la liberté de sa personne el la restitution de sesbiens. On les lui aceorda.
Il demanda ensuite l'information des faits, Roue BASS on prorogea le coneile, en ‘indiquant à Paris, où l’on ne voit point qu’il se soit tenu ; mais on voit par un autre concile de Senlis de 1318, auquel Pierre de Latilly avait envoyé ses députés, que cet évêque devait avoir été pleinemert justifié.
1317 Tarraconense, le 22 février. On y fit un règlement en 7 articles, dontle c nquième ordonne aux cleres el aux chanoines de communier deux fois l’an. Ce fut apparemment dans ce concile qu'on condamna au feu, comme pleins d'erreurs contre la foi, les livres d'Arnaud de Villeneuve.
(Manst, Suppl. Conc.,t. HT.)
1317 Ravennense, par Raynald, archevêque de Ravenne, et 8 évêques ses suff'açants. On tit dans ce concile, tenu à Bologne, 22 ar ticles de règlements qui furent publiés le 27 octobre. Le douzième de ces articles défend de dire des messes basses pendant la grande.
1318 Silvanectense, le 27 mars, par Robert de Courtenay, archevêque de Reims, # ce ses suffragants et les députés de 6 au'res absenis, contre les usurpateurs des biens de l'Eglise. Ce concile est daté de l'an 1317, suivant le style du temps
1318 Cæsaraugustanum, de Sarragosse, 1e 13 décembre, par Pierre de Lune, premier archevêque de cette ville, où l’on publie l'érection de Sarragosse en archevèché, faite l’année précédente. (D'AGUIRRE.
1320 Senonense, le 22 mai. Guillaume de Melun, archevêque de Sens, y fit un statut de k articles, dont le second porte qu’ominterdit les lieux où les clercs auront été emprisonnés par les juges laïques. I est fait mention dans ce concile, pour la jpremière fois, de l’exposition et de la procession du saint sacrement.
1320 Hallense, de Hall, par Burchard de Scrapelau, archevêque de Mazdebourg. On y
fit un statut en 7 articles sur la discipline. {Cone. Germ., t. 1V.)
1221 Londinense, de Londres, par Gautier Raynaud, archevêque de Cantorbéry, au mois de décembre. On fit un règlement en 8 articles sur la discipline, que nous n'avons plus.
1322 Borgolii, de Borgolio, transféré ensuite à Valence dans le Milanais, le 14 mars, par Ricard, archevêque de Milan, avec ses suffragantset 3 inquisileurs. On y déclare hérétique Matthieu Visconti, et en conséquence on l’excommunie. (Edit. Venet., t. XV.
1322 os Vallem Oleti, de Walladolid, le 2 août, par le légat Guillaume de Gondi, évêque de Sabine. On y publia un règlement en 27 articles surladiscipline. (Edit.
Venet., t. XV.)
1322 Magdeburgense, par Burchsrd de Scrapelau, archevêque de Magdebourg. On y fit un stalut pour la défense du clergé.
(Conc. Germ., t. IV.)
1322 Coloniense, par Henri de Virnenbourg, archevêque de Cologne, 2 évêques et quelques députés d'absents, le 31 octobre.
On y renouvela et on aulorisa, comme srovinciaux , les statuts synodaux que l'atéheréque Engilbert avait faits pour le diocèse particulier de Cologne en 1266, afin de réprimer les violences contre les personnes et les biens ecclésiastiques.
1324 Parisiense XLI, le 3 mars. Guillaume de Melun, archevêque de Sens, y publia un statut de % articles, répété presque mot pour mot du concile de la même 4 vince par le même prélat, en 1320. Il y ordonna que chaque évêque exhorte son peuple à jeûner la veille du Saint-Sacrement, et laissa à la dévotion du même peuple la procession, qui se fait aujourd'hui solennellement le jour même.
1324 Toletanum, le 21 novembre, par D. Juan d'Aragon , archevêque de Tolède, où il publia 8 canons, dont la préface ordonne qu'ils seront observés avec ceux que le légat Guillaume de Gondi avait publiés à Walladolid, deux ans auparavant. Le second de ces canons ordonne aux clercs de se faire raser la barbe au moins une fois le mois.
1326 Silvanectense, de Senlis, le 11 avril, par Guillaume de Trie, archevêque de Reims, 7 deses suffragants, et les procureurs des absents. On y publia 7 statuts, dont le premier marque la forme de tenir les conciles.
4326 Avenionense, d'Avignon, le 18 juin, par 3 archevêques, 11 évêques et plusieurs députés d'absents. On y tit un grand règlement de 59 articles, dont la plupart ne regardent que les biens temporels de J'Eglise et sa juridiction. Un de ces rèjlements est contre les empoisonneurs et les enchanteurs, sortes de gens qui n'étaient pas rares alors. #
1326 Complutense, d’A.ca,a de Hénarès, Île 25 juin, par D. Juan d'Aragon, archevêque de Tolède, 3 évêques avec les députés de
trois absents. On n'y fit que 2 canons.
1326 Marciacense, de Marciac au diocèse d’Auch, par Guillaume de Flavacourt, archevêque et ses suffragants, le 8décembre, On y publia 56 canons.
1327 Roffiucense, de Ruffec en Poitou, le 21
Janvier, par Arnaud de Chanteloup, archevêque de Bordeaux, où l'on publia 2 canons. Ce concile est daté de 1326, suivant l'usage du temps.
1327 Avenionense, par le pape Jean XXI, contre l'antipape Pierre de Corbière, qui au schisme ajoutait l'hérésie, en soutenant que Jésus-Christ et scs disciples n'avaient rien possédé en propre, ni en commun, ni en particulier.
1329 Londinense, au mois de février, par Simon Mépham, archevêque de Cantorbéry. Ce prélat y publia une constitntion en 9 articles, dont le second porte qu'on fêtera la Conception de la sainte Vierge dans toute la province de Cantorbéry. Ce concile est daté de l’an 1328, suivant le style anglais, qui était alors de commencer l’année au 25 mars.
1329 Compendiense, de Compiègne, le 8 septembre, par Guillaume de Trie et 3 évêques, ses suffragants, avec les députés des autres absents. On y fit un règlement de 7 articles.
1330 Lambethense, de Lambeth, par Simon Mépham, archevêque de Cantorbéry. Ce prélat y publia une constitution en 10 articles, dont le neuvième défend d'instituer aucun reclus ou aucune recluse sans la permission de l’évêque diocésain.
1330 Charnense, de Charne dans l'Arménie, où, par les soins du prince George et de Barthélemy de Bologne, Dominicain, évéque de Maraga, l'Eglise d'Arménie promet obéissance au Poutife romain, comme chef de l'Eglise universelle, Ce concile, daté de l’an 779 de l’ère d'Arménie, dura un mois entier. (GaLanus, t. 1°", p. 511.)
1330 Marciacense, de Marciac, le 6 décembre, par Guillaume de Flavacourt, archevèque d’Auch, et 5 évêques, contre ceux qui avaient lué Anesance, évêque d’Aire, lieux ans auparavant. Le titre de ce concile, qui dura six jours, porte la date de l'an 1329; mais les Actes portent celle de 1330.
1335 Salmanticense, de Salamanque, le £#% mai, par Jean, archevêque de Compostelle.
Où ÿ publia 17 statuts {sur la discipline.
(D'AGuirrz, HARDOUIN,)
1335 Pratense, du prieuré du Pré, ou de Bonne-Nouvelle, près de Rouen, terminé le 11 septembre, par Pierre Roger, archevêque de Rouen. On y fit un slatut en 13 articles, dont le troisième défend l'habit court et le port d'armes aux moines.
1336 Bituricense, de Bourges, terminé le 17 octobre, par l'archevêque Foucaut, On y publia 1% statuts, dont le quatrième defend le commerce au clergé.
1336 Apud Castrum Gonterii, de Château- Gontier en An:ou, le 20 novembre, par Pierre Frérot, archevêque de Tours. A y
Ag
publia un désret de 12 articles, qui tendent la plupart, comme ceux des conciles du même temps, à conserver la juridiction de l'Eglise et ses biens temporels.
1337 Avenionense, d'Avignon, terminé le 3 septembre, par 3 archevêques et 17 évèques. On y publia un décret de 69 articles, répétés la plupart du concile de
1337 Trevirense, de Trèves, par l'archevêque Baudouin. On y publia un statut en 8 articles concernant le clergé. (Conc. Germ., ES | A
1339 AP VER de Tolède, le 19 mai, par Gilles d’Albornoz, archevêque de Tolède.
On y publia un statut en 5 articles, dont le troisième ordonne que dans chaque église cathédrale et collégiale, sur dix cleres on en prendra un pour le faire étudier en théologie et en droit canon. (D’A- GUIRRE.)
1340 Nicosiense, de Nicosie en Chypre, le 17 janvier, par Hélie, archevêque de cette ville et 4 de ses suffragants. On y publia une confession de foi et une conslitution sur la discipline.
1340 Saltzburgense, par Henri, archevêque ‘de Saltzbourg et ses suffragants. On y dégrade un prêtre nommé Rodolphe, qui niait la présence réelle et d’autres dogmes ; après quoi on le livra au bras séculier qui le fit brûler. (Conc. Germ., té IV
1351 et poHlaum, le 11 juin, qar le patriarche Jean d’Apri, en présence
e l’empereur Andronic. Barlaam y dénonça la doctrine de Grégoire Palamas, qui mettait une distinction entre l’essence el l'opération de Dieu, et soutenait que la lumière du Thabor était incréée et divine. On condamna Barlaam sans approuver Palamas. L'empereur, alors malade, harangua avec tant de véhémence en faveur de cedernier, que, son mal en étant augmenté considérablement, il mourut quatre jours après.
1341 ou environ. Cantuariense, par Jean de Stratford, archevêque de Cantorbéry, contre ceux qui se procurent des bénéfices avant qu'ils vaquent, el sur d’autres points de discipline.
1342 Londinense, le 10 octobre, par le même archevêque, où il publia une constitution de 12 articles, dont plusieurs font voir une avarice sans bornes dans l’exercice de la juridiction ecclésiastique, dont le clergé était alors si jaloux.
13:3 Londinense, le mercredi après la Saint- Edouard, martyr, ou le 19 mars, par le même archevêque, 11 évêques et quelques députés d’absents. On ÿ publia 17 canons contre plusieurs abus. Ce concile est daté de l’an 1342, parce qu’alors on commençait l’année au 25 mars en Angleterre.
1344 Magdeburgense, par Othon de Hesse, archevêque de Magdebourg, le 13 juin, pour la défense des immunités ecclésiastiques. (Conc. Germ., Lt. IV.)
Dicrion. DE L'ART DE VERIFIER LES DATES.
CHRONOLOGIE DES CONCILES. CA
1344 Noviomense, de Noyon, le 26 juillet, par Jean de Vienne, archevêque de Reims et 6 évêques. On y publia 17 canons, dont le premier contient les plaintes si fréquentes en ce temps-là contre ceux qui empêchaient le cours de la juridiction ecclésiastique.
1344 ou 1345 Armenum, en présence de Constantin, roi de la petite Arménie, par le patriarche Mekquitard, 6 archevêques et 22 évêques, au sujet des erreurs dont PEglise d'Arménie était accusée. Les prélats y composèrent une Apologie qu'ils remirent aux nonces du Pape, écrit où ils se justifiaient sur 117 cheïs d’accusation. Le Pape (Clément VI), n’étant point encore pleinement satisfait de celte Apologie, leur envoya de nouveaux nonces en 1346, pour les inviter à s'expliquer sur certains articles auxquels ils n'avaient point répondu : ce qu'ils firent par une nouvellle Apologie, qui fut apportée à Rome vers l’an 1350. (Mans, Suppl.
Conc.,t. I, et in Raynald. ad an. 1342 et 1345.)
1345 Constantinopolitanum, par le patriarche Jean d’Apri, contre toutes les erreurs des palamites. (LEQUIEN.)
13%7 Parisiense XLII, par Guillaume de Melun, archevêque de Sens, depuis le vendredi de la troisième semaine de carême, 9 mars, jusqu’au mercredi suivant, 14 du même mois. Ces dates, exprimées dans les Actes de ce concile, prouvent qu’il appartient à l’an 1347, commencé au mois de janvier, et non à l'an 1344, comme on l’a remarqué dans la première édition.
On y fit treize canons, dont le premier se plaint que les juges séculiers font de Jour en Jour emprisonner, mettre à la question, et même exécuter à mort des ecclésiastiques ; mais on ne dit point qu'ils soient innocents : on se plaint seulement que c'est au préjudice de la juridietion ecclésiastique. Ce concile finit par l’indulgence de l’Angelus, accordée à ceux qui le disent à la tin de la journée, par une bulle de Jean XXH, datée du 7 mai 1327. |
1347 Toletanum, ou plutôt Compiutense, d'Alcala de Hénarès, terminé le 24 avril, par Gilles, archevêque de Tolède. On y fit 44 statuts, dont le troisième renouvelle la constitution Abusionibus de Ciément V, contre les quêteurs d'un diocèse étran-
er,
1387 * Constantinopolitanum, en présence de l’impératrice Anne et de l’empereur, son fils, où le patriarche Jean d’Apri est déposé pour avoir embassé la doctrine de Barlaam et renoncé à celle de Palamas.
(Manst.)
1350 Patavinum, de Padoue, par le cardinal Gui de Sainte-Cécile, pour la réformation des mœurs.
1251 Dublinense, par Jean, archevêque de Dublin en Irlande, et ses suffragants, au mois de mars, où l’on publia un statut eu
10 articies sur la discipline. (Wizrixs, ts IL)
1351 Biterrense, de Béziers, le 7 novembre, par Pierre de La Jugie, archevêque de Narbonne, et ses suffragants. On y fit 32 canons, dont les 8 premiers sont répétés du concile d'Avignon tenu 25 ans auparavant.
1355 Pragense, par Ernest, premier archevôque de Pragae. (Cette église fut érigée en métropole le 24 avril 1344.) On y publia 58 canons tirés de divers conciles de Mayence, dont Prague dépendait auparavant. (Conc. Germ., t. IV.)
1353 Toletanum, de Tolède, par l’archevéque Blaise, le 4* octobre. On y publia deux capitules, dont le premier déclare que les constitutions de la province de Tolède n’obligent point ad culpam, mais seulement ad pœnam, à moins qu'elles n’énoncent parfaitement le contraire. (D’A- GUIRRE..)
1336 Londinense, par Simon Islip, archevéque de Cantorbéry, depuis le 16 mai jusqu’au 24 du même mois. On y accorda pour un an les décimes du clergé au roi, qui les demandait pour six ans. (WiLkins,
t. DH.
1365 Aptense, d’Apt, par les évêques des trois provinces d'Arles, d'Embrun et d'Aix, le 143 mai. On y fit un statut en 30 articles. (Ed. Venet., t. XV.)
1366 Andegavense, d'Angers, le jeudi 12 mars, par Simon Renoul, archevêque de Tours, et ses suffragants. On y fit 3% articles de règlements, dont les premiers regardent les procédures et montrent jusqu’à quel excès les clercs poussaient les chicanes en ces provinces ; d’autres articles regardent leurs exemptions et les immunités des églises; il yen a peu qui tendent directement à ia correction des mœurs. Ce concile est daté de l'an 1365, suivant le style de France.
1367 Eboracense, par Jean Tursby, archevêque d’York, avec ses suffragants. On y publia 10 canons et le concile fut terminé le 29 septembre.
1368 Vauronse, de Lavaur, le 27 mai et les trois jours suivants, par 13 évêques de trois provinces, auxquels Geofroi de Vairoles, archevêque de Narbonne, présida.
On y publia un grand corps de constitutions, divisé en 133 articles, dont une grande partie est tirée des conciles d’Avignon, tenus en 1326 et1337. Le quatrevingt-dixième article ordonne l’abstinence du samedi aux clercs bénéficiers,ou constitués dans les ordres sacrés. Elle n'était donc pas encore établie parmi les laïques.
1370 Magdeburgense, par Albert de Luxembourg, archevêque de Magdebourg, où l'on renouvelle d’anciens statuts de la province et surtout ceux de l'archevêque Bu’chard. (Conc. Germ., t. IV.)
137% Narbonense, depuis le 15 jusqu'au 2% avril On y fil 28 canons, tirés presque
tous du concile de Lavaur de l'an 4368. Le dix-huilième permet à tout prêtre de se confesser à tel prêtre qu’il voudra, même n'ayant point charge d’âmes.
1375 Uniejoviense, de Winuwski, par Jaroslau, archevêque de Gnesne, pour fournir des secours au Pape contre le sultan Amurat, qui menaçait l'Italie.
1380 Saltzburgense, par Piligrin, archevèéque de Saltzbourg, au mois de juillet. On ne sait point l’objet de ce concile. (Conc.
Germ., t. IV.)
1380 Salmaticense, de Médina Gel Campo, au diocèse de Salamanque, commencé le 23 novembre et fini le 19 mai de l’année suivante. L'objet de cette assemblée, tenue en présence de Jean I‘, roi de Castille, était de décider entre les deux contendants à la papauté, Urbain VE et Clément VII Le cardinal Pierre de Lune parla pour le second, dont il était légat, et détermina les suffrages en sa faveur. (BALUZE; Suppl. Conc. Maxsi.)
1381 Pragense, par Jean, archevêque de Prague, le 29 avril. On y dressa 7 statuts en forme d'interprétation de ceux de l’archevêque Ernest, publiés l'an 1355.
(Conc. Germ.,t. IV
1382 Londinense, par Guillaume de Courtenay, archevêque de Cantorbéry, 7 évêques, plusieurs docteurs et bacheliers en :
théologie et plusieurs autres en droit ca- :
non et civil. On y dénonça, le 17 mai, | plusieurs propositions de Wiclef; et, le 21 : du mème mois, on en déclara 10 héréliques et 1# erronées. Ensuite, l’archevêque obtint du roi Richard, pour lui et pour ses suffragants, un pouvoir de , faire arrêter et emprisonner ceux qui enseigneraient et soutiendraient ces erreurs.
La lettre du roi est du 12 juillet. Le P.
Mansi a donné un supplément curieux et intéressant aux Actes de cette assemblée.
1382 Oxoniense, d'Oxford, par le même président, le 18 novembre et jours suivants, où l’on reçoit l’abjuration de plu- :
sieurs wicléfites. (Mansr, Suppl. Conc., CITE.
1383 al le 1* octobre, par le cardinal Gui de Poitiers, en faveur de Clément VII. (Maxsi.)
1386 Saltzburgense, par Piligrin, archevêque de Saltzbourg, au mois de janvier, où l’on publia 17 statuts sur la discipline, dont le huitième défend aux Frères Men-: diants de confesser sans l’approbation des.
évèques.
1387 Moguntinum, par Conrad de Winspurg, archevêque de Mayence, où l'on condamna 36 vaudois de Mayence, qui furent ensuite brûlés vifs. (Con. Germ.,s t. IV.
1388 Palentinum, de Palencia en Epagne, par le cardinal Pierre de Lune, le 4 octobre. Le roi Jean y était présent, et il sy trouva 3 archevêques et 25 évêques. On y publia 6 statuts sur la discipline. (D°X:
GUIRRE.)
1388 Panormitanum, de Palerme, le 10 novembre, par l’archevêque Louis. On y tit plusieurs règlements pour la réformation du clergé. (Mansr, Suppl. Conc., t. II.)
1390 Coloniense, par Frédéric de Sarwerden, archevêque de Cologne, le 16 septembre, où l’on renouvelle les anciens statuts de la province.
1391 Londinense, de Londres, au château de Croydon, le 28 avril, par Guillaume de Courtenay, archevêque de Cantorbéry, avec ses suffragants. On y renouvelle une constitution de Robert de Winchelsey, prédécesseur de Guillaume, pour réprimer les entreprises des chapelains et autres prêtres stipendiés sur les droits des curés.
1392 Pragense, par Jean, archevêque de Prague, le 17 juin. On y défend aux juges séculiers d'empêcher les criminels, condamnés à mort, de recevoir la pénitence et même l’Eucharistie, s’ils les demandent. (Conc. Germ., t. IV.)
1392 T'rajectinum, d'Utrecht, le 30 septembre, par l'archevêque Florent et 7 de ses suffragants, où l’on dégrada Jacques de Juliers, qui, se disant faussement évêque, avait ordonné plusieurs prèires en Flandre et en Hollande. Ce malheureux fut ensuile remis au bras séculier, qui lui fit trancher la tête. (RayNazpi, ad an. 1391, 21 ; Mansi, ibid.)
14395 Parisiense XLIII, premier national de la France, le # février, par 2 patriarches, celui d'Alexandrie, administrateur de l’évêché de Carcassonne, et celui de Jérusalem, administrateur de l'Eglise de Saint- Pons, assistés de 7 archevêques, de 46 évêques, 9 abbés , quelques doyens et grand nombre de docteurs qui sont tous ronrmés. On y délibéra, par ordre du roi Charles VI, sur le moyen de faire cesser le schisme dans l'Eglise; et le trèsgrand nombre conclut, le 2 février, que la cession des deux papes contendants, était la voie la plus courte et la plus propre pour parvenir à l’union si nécessaire et si désirée. Ce concile est daté de 139%, selon le style de France.
1396 Arbogense, d’Arbogen en Suède. On y fit’ 7 canons sur la discipline, dont le quatrième condamne celui qui aura commis un meurtre le dimanche, à s’abstenir de chair toute sa vie; celui qui laura commis un vendredi, à ne jamais manger de poisson; celui qui l’aura commis un samedi, à s'abstenir perpétuellement de laitage. (Mansi, t. III, p. 707.)
4397 Londinense, le 10 février, par Thomas d’Arondel, archevêque de Cantorbéry. On y condamna 18 articles du Trialogue de Wiclef. (Wizrins, t. HI.) Ce concile est daté du 10 février 1396. Mais Thomas d’Arondel ne devint archevêque de Cantorbéry qu’au mois d'août de cette année.
C’est donc suivant le style anglais qu’il faut entendre cette date, savoir, en commençant l’année au 25 mars.
1338 Parisiense XLIV, second nalional, que le roi Charles VI assembla le 22 mai. Il
CHRONOLOGIE DES CONCILES. 430
s’y trouva, avec le patriarche d’Alexandrie, 11 archevêques, 60 évêques, 70 abbés, 68 procureurs de chapitres, le recteur de l’Université de Paris, avec les procureurs des Facultés, les députés des universités d'Orléans, d'Angers, de Montpellier et de Toulouse, outre un très-grand nombre de docteurs en théclogie et en droit, pour l'affaire du schisme.
1401 Londinense, de Londres, par Thomas d’Arondel, archevêque de Cantorbéry, depuis le 26 janvier jusqu’au 8 mars, con- ‘tre divers wicléfites. (Wizxins, t. Hi.) Ce concile est daté de 1400, suivant le style d'Angleterre.
1404 Parisiense XLV, le 21 octobre. On y arrêta 8 articles pour la conservation des priviléges pendant le schisme.
1406 Hammaburgense, de Hambourg, par Jean de Slamestorp, archevêque de Brême, avec 3 évêques, ses suffragants, où l’on condamne l’opinion répandue parmi le peuple, que mourir avec l'habit de Saint- François, c'élait être assuré de la vie éternelle. (Conc. Germ., t. V.)
1406 Parisiense XLVI, convoqué à la Saint- Martin, de tout le clergé de France, et fini le 16 janvier suivant, pour terminer le schisme. On y résolut de demander la convocation d’un concile général, et de se soustraire à l’obéissance du Pape Benoît. '
1408 Londinense, le 93 juillet, par François Hugution, archevêque de Bordeaux et cardinal. Ce prélat y engagea le clergé d'Angleterre, d’Ecosse et d'Irlande à quitter l’obédience de Grégoire XI, pour se joindre aux cardinaux qui avaient con- ‘voqué le concile de Pise. (Wizxains, t. HI.)
1:08 Parisiense XLVIT, troisième nalional, tenu à Paris depuis le 11 août jusqu'au 5 novembre. On y fit des règlements sur la manière dont l'Eglise de France devait se gouverner pendant la neutralité.
1408* Perpiniacense, de Perpignan, par Benoît XIE, qui en fit l'ouverture le 1° novembre.
1409 Francofurtense, vers l’Epiphanie, par Landolphe, cardinal archevêque de Bari, député par les cardinaux de l’une et l’autre obédience, résidant à Pise, pour inviter les prélats et les princes d'Allemagne au concile indiqué dans cette dernière ville.
1:09 Oxoniense, le 1# janvier, par Thomas d’Arondel, archevêque de Cantorbéry, où l’on fait des règlements divisés en 13 chapitres, pour les prédicateurs et les professeurs des universités, à l'accasion des nouvelles opinions de Wiclefr.
1409 Florentinum, de Florence, par les évêques de Toscane au mois de février, où l'on confirme le décret rendu par la république de Florence pour se soustraire à l’obédience de Grégoire XIT. (Maxsr.)
1509 Pisanum, de Pise, convoqué par Îles cardinaux des deux Papes pour le 25 mars, qui fut aussi le jour de son ouverture. fl s'y trouva 22 cardinaux, # patriarches la-
ns, 12 archevêques en personne, et d’autres par procureurs, 80 évêques et les precureurs de 102 autres. Les deux Papes contendants furent invités et ensuite appelés à ce concile, où n'ayant point com-
aru, ils furent déclarés contumaces dans a cause de la foi et du schisme en la quatrième session, tenue le 30 mars. Le concile de Pise finit à la vingt-quatrième Session, tenue le 7 août de la même année.
1h09 Aquileiense, d'Austria, près d'Udine, au diocèse d’Aquilée, par Grégoire XfI, pendant qu'on travaillait à Pise pour le déposer
1410* Salmanticense, de Salamanque, où l'on déclare le droit 1e Benoît XHY au pontiticat le mieux fondé, après l’avoir, dit-on, sérieusement examiné. (D’AGUIRRE.)
1412 et 1413. Romanum, indiqué par Alexandre V, et célébré par Jean XXHIL. I] commença vers la fin de 1412, et fut continué peul-être jusqu’au 18 juin 1413. Mais il fut peu nombreux, et le seul Acte qui nous en reste est une bulle de Jean XXII contre les écrits de Wicleff. Elle est datée dans l’imprimé du 1v des Nones ou 2 de février; mais le P. Mansi prouve qu'il faut substituer le 1v des ides, ou 10 de ce mois.
1413 Londinense, contre un gentilhomme nommé Jean Old-Castel, chef des lolards ou wicléfiles en Angleterre. Ce corcile fat terminé le 26 juin. (Wicxiws.)
1414 CONSTANTIENSE, de Constance, dixseptième concile général, convoqué par Jean XXII. On en üt l’ouverture le 5 novembre, et la première session se tint le 16 du même mois. Le Pape ferma le concile à la quarante-cinquième session, tenue le vendredi 22 ovril 1418. Un cardinal prononça à fla fin ces paroles : Domini, tle in pace, et tous répondirent :
Amen.
1420 Saltzburgense, le 15 janvier, par Eberhard, archevêque de Saltzbourg, pour le rétablissement de la discipline, presque anéantie durant le schisme. On y confirma plusieurs anciens statuts, et on en fit 3% nouveaux.
1420 Calischiense, de Kalisch, au diocèse de ünesne en Pologne, le 25 septembre. On y publia un grand nombre de canons tirés les Décrétales.
1%21* Pragense, par les Calixtins, ayant à leur tête Conrad de Westphalie, archevéque de Prague, le 7 juillet. On y fit 22 statuts, dont le deuxième commel quatre docteurs pour régler toutes les atfaires ecclésiastiques de la Bohême, et le cinquième ordonne la communion sous les deux espèces pour tous les fidèles. Le reste est assez orthodoxe. (Conc. Germ., LE ES
1423 FRS le 22 avril, par Thierry, archevêque de Cologne. On y publia 12 statuts sur la discipline. (Conc. Germ., Lys