‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 69 sur 1479 · CHRONIQUE DES ETATS GENERAUX EN FRANCE. 4N · texte numérisé non relu

CHRONIQUE DES ETATS GENERAUX EN FRANCE. 4N

avec sévérité l'institution dont on vieit de retracer rapidement l'histoire, et il ne serait pas juste de les en blâmer ; car si les états généraux ont quelquefois indiqué au gouvernement d’utiles réformes à introduire dans l’administration, ce service a été effacé par la conduite de ces assemblées dans les temps de troubles où elles ont toujours déserté la cause de l’autorité royale pour se mettre au service des ambitieux ou des passions populaires. Cette conduite, qui fut constamment la même, révèle dans l’institution une vue dont il faut tenir compte, pour ne pas être injustement sévère à l'égard des individus. Les élats généraux avaient moins de puissance que l'opinion publique ne leur en attribuait. Jamais ces assemblées n’ont possédé ni même prétendu posséder une part du pouvoir législatif : le dogme fondamental de la monarchie étant que ce pouvoir appartenait au roi seul et sans aucun partage. Mais ces assemblées avaient le droit d’accepter ou de refuser au nom de leurs commettants un impôt extraordinaire, et de présenter au roi des observations sur la direction politique du gouvernement et sur l'administration. Renfermés dans cette sphère d’action, elles auraient pu servir utilement l'État, quoique, à vrai dire, la rivalité des ordres eutre eux, l’esprit étroit et égoiste des députés du tiers-élat, et l’absence de périodicité dans la tenue des états, n'aient jamais permis à ces assemblées d’entreprendre et de réaliser une réforme de quelqu’importance. Cependant lorsque les circonstances devenaient difficiles, et particulièrement durant les régences , et alors que des princes ambitieux se disputsient le pouvoir, on recourait aux états généraux non plus comme à de simples corps consuitatifs, car on les décorait alors des noms les plus pompeux, et on se plaisait à leur attribuer l'autorité la plus étendue et la plus

vénérable. Est-il surprenant que ces as-

semblées se soient laissé entraîner par ces flatteries intéressées, et qu’inhabiles à manier un pouvoir qui ne leur appartenait pas, qu’on ne leur abandonnaït pas sérieusement et à l’action duquel les mœurs et les institulions du pays n'étaient pas accoutumés, elles aient fait de grandes fautes, aggravé plusieurs fois les malheurs de la patrie, et inspiré aux esprits éclairés et impartiaux des craintes qu'Étienne Pasquier exprimait en ces termes : « C’est une vieille folie qui court en l’esprit des plus sages Français , qu'il n’y à rien qui puisse tant soulager le peuple que telles assemblées; au contraire, il n'y a rien qui lui procure plus de tort. »

CHRONOLOGIE DES PAPES ‘”

Jésus-Christ, le Pontife éternel, ayant choisi la capitale de l'empire de l'univers pour être la capitale du monde chrétien, et Le centre de son Eglise, S. Pierre, qu'il en avait établi le chef visible et le premier des pasteurs, vint à Rome l'an 42 de Te CX en la seconde année de l'empereur Claude, et y établit son siége, qui a toujours subsisté, et toujours été rempli par une succession non interrompue d'évêques Jusqu'au présent pontificat; succession que S. Augustin met au rang des marques éclatantes de La vérituble Eglise, qui retiennent très-justement les fidèles dans son sein. Jamais dans l'antiquité on n’a douié, ni que l'Eglise de Rome eùt été fondée par S. Pierre, ni que les Papes fussent ses successeurs. Les Pères ont défié les hérétiques anciens de le nier : Negare non potes, dit un d'eux, parlant à Parménien, scire te in urbe Roma Petri primo cathedram esse collatam in qua sederet omnium apostolorum caput Petrus {Per L. 11) Si

quelques hérétiques modernes ont osé s’écarter de La tradition sur ce point, les plus savants

Pearson, évê-

que protestant) en sont convenus de bonne foi, et l'ont eux-mêmes prouvé.

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