INCOMPATIBILITÉ
( On appelle incompatibilité l'obstacle 01 l'empêchement qui se trouve dans la possession de deux bénéfices ou offices dont les fonctions sont incompatibles et ne peuveit être exercées par la même personne. Pinir bien entendre la matière de ce mot, il favt savoir ce qui s'est passé dans l'Eglise louchant la pluralité des bénéfices ; mais l'histoire, à la faire dans un certain détail, ta serait trop longue. Nous nous bornerons donc à quelques exemples et règlements du conciles dans les divers siècles que nous diviserons en deux époques. L'une précédera le concile de Trente, et l'autre le suivra.
§ 1. Ancienne discipline de l'Eglise sur
/'incompatibilité des bénéfices.
Tant que les bénéfices n'ont pas été connu dans l'Eglise, il n'y a pu être question d'iscompatioilité que pour les évéchés et les monas'ères ; et à c<t égard on ne voit aucan exemple que deux é*é«.hés ou deux monastères aient été donnés à une seule et même personne pour d'autres causes que pour celles qui se voient sous les motsévÉQCi,
§ 7 , TRANSLATION, ABBÉ, COMME PI DS L'fcg.itt
n'avait donc pas besoin, dans ce premier temps , de faire des règlements sur cette mal ère ; tous les ecclésiastiques étant attachés à une église, comme nous le disons ailleurs ( Voyez titre ) , chaque église donnait à ceux qui étaient chargés de la desservir, une suite continuelle d'occupations et dos rétributions qui ne leur permettaient pas d'aller exercer les mêmes fonctions dans u*ie autre église. Si quelqu'un de ceux-là l'eût entrepris, m;ilgré les défenses des canons (Voyez bxkat), ou il nVût pas été reçu dans la nouvelle église, ou en y restant, il ne participait plus aux fondions ni aux honneurs et rétributions de celle qu'il avait quittée. Le concile de Calcédoine fit i ce sujet un règlement qui prouve néanmoins que la cupidité a toujours eu ses sectateurs et qu'elle en aura, comme l'a dit un aukur.
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