MALADE
Plusieurs conciles , et notamment ceux de Bordeaux, en 1583, de Bourges, en 1584, d'Aix, en 1585, de Narbonne, en 1609, ordonnent aux médecins qui voient les malades, de les engager à se confesser, et qu'à la troisième visite, ils cessent de les voir, s'il ne leur apparaît que les malades se soient acquittés de ce devoir, et cela sous peine d'excommunication ; c'est aussi la disposition du canon 22 du quatrième concile de Milan. Cette prescription n'est plus praticable aujourd'hui parmi nous; mais il en faut conclure que les médecins doivent faire tout ce qui dépend d'eux pour que les malades qu'ils visitent ne meurent pas sans sacrements. Medici debent ante omnia inducere infirmum ad confessionem (con. Later. IV).
L'assemblée ou clergé de France , tenue en 1655, déclara ses sentiments sur la con-
fession qui se fait dans la maladie; moigne que les malades doivent se c à leur curé , et , au cas qu'ils s'adb d'autres , que les confesseurs soi d'attester au curé, par un billet gu*8 ront chez les malades , écrit et sinl main , qu'ils les ont confessés. (Mes Clergé, tom. I, pag. 686.)
Différents conciles exhortent les d'aller visiter les malades agonisant leur donner leur bénédiction, pri ment à ceux qui ont vécu arec edil Us maxime qui vitœ spiritualis studi tatisnomine laudeaue sunt insignes.L de Bourges en 1584 , veut qu'on a par le son de la cloche, les fidèles de I malades agonisants, afin qu'on priep
Les mêmes conciles et ceux de m fait plusieurs beaux règlements coi le port du saint viatique aux nudm plus remarquables sont : 1* l'établi d'une confrérie , dite du Saint-Sac dont les confrères seront exacts à a< gner le saint sacrement, quand on le aux malades, et à faire en sorte que 1 en état décent et convenable dans la < du malade ; 2* qu'on ne portera ja nuit le saint viatique aux malades , s mortis perieulum xnstet ; 3* qu'on n*j trera qu'une fois au malade le sain ment, en forme de viatique. (Mém Clergé , tom. Y, pag. 109 et suit.)
Le concile de Trente parle aiw coutume de porter le saint viatique ; Iodes : « La coutume de conserver vaisseau sacré la sainte eucharistie « tienne, qu'elle était connue dès le i concile de Nicée. Et pour ce oui est i la sainte eucharistie aux malades, o c'est une chose tout à fait confort raison et à l'équité, il se trouve en f canons des ordonnances qui recomi aux Eglises d'en conserver soigne on pratique ; et il se voit que c'a élé usage observé de tout temps dans 1 c'est pourquoi le saint concile ordov faut absolument retenir celte coutun lutaire et si nécessaire.» (Session XII
Les malades doivent recevoir 1*1 onction (Foye* extrême-onction).