‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 2)Chapitre 211 sur 479 · PATÈNE · texte numérisé non relu

PATÈNE

Ce mol vient du latin patere ou vos patent.

Bergier dit qu'il vient de patena qui signile un plat. C'est un vase ouvert qui a pi os de surfacequede profondeur; il sertà couvrir le calice et à recevoir les particules de l'hostie. Le concile d'Aix en 1583, et celui de Toulouse en 1590, défendent qu'à l'offrande on donne i baiser au peuple \t patène (Mémoires dmderfé s

DICTIONNAIRE DE DROIT CANOX

senlairnl était jugé indigne, ils ne pouvaient en présenter d'au 1res. Maïs, lorsque les privilèges des patront furent plus affermis ou plus étendus 9 on obligea les évéques à ne point rejeter ceut qui leur étaient présentés par an patron laïque , lorsqu'ils n'avaient rien à leur reprocher du côté des mœurs et do la science : c'est ce qu'on voit dans les capitulaires de Gharlemagne. Le sixième concile de Paris alla plus loin : car, pour remédier aux refus injustes des évéques, il ordonna qu'on ferait un examen rigoureux des raisons que l'évéque aurait eues de ne pas recevoir celui qu'on lui présentait (Thomassin, Diseipl. part. 11, tiv. Il, ch. 10).

11 faut remarquer que le droit de présentation et les autres distinctions qu'on accordait autrefois aux fondateurs, ne furent d'abord que pour leurs personnes. Les patronages perpétuels attachés aux familles ou aux possesseurs de certaines terres , ne furent introduits que tard en Orient; les héritiers du patron laïque n'avaient aucune part à la disposition des bénéG ;es , selon la novelle 57 de Justinien , s'ils ne faisaient euxmêmes la dépense de l'entretien de l'église et du bénéûcicr(6\ Dcccrnimus ; c. Consul crandum et scq. 16, qu. 7 : c. 1, et loi. til. de Jur. patron,).

II est encore à remarquer que le nom de patron, dans le sens communément entendu par les canoniales , ne se trouve point dans les anciens auteurs ni dans les canons , ni même dans les lois. On ne se servait autrefois que du nom de fondateur; mais, comme dans la suite l'Eglise accorda un droit d'inspection et de conservation aux fondateurs et à leurs héritiers sur les églises de leurs fondations , on les appela de ces différents noms de patrons, avoués, défenseurs et gardiens (C. Decernimus, 16, qu. 7). Dans les décrétâtes, on no trouve au contraire spécialement que le nom de patron, parce qu'on pouvait être l'avoué, le défenseur, le vidamc, l'avocat ou le gardien de l'église , sans en être le patron*

Voici ce que disait du droit de patronage lil lustre Daguesseau , dans uu de ses plaidoyers :

« Quelque favorable que puisse paraître « le droit de patronage , cependant c'est une « véritable servitude qui change l'état na- « turel , servitude non odieuse , à la vérité , « au contraire droit fondé sur un titre favo- « ratle, reconnaissance juste de l'Eglise pour « ses bienfaiteurs ; mais cependant droit qui « ne doit pas être facilement étendu. »

$ 2. Différentes espèces de patrons et de

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