‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 2)Chapitre 255 sur 479 · PUBLIC, PUBLICATION · texte numérisé non relu

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DICTIONNAIRE DE DROIT CANON

réciproque et pour lo bonheur de la société en général : rien par conséquent de plus utile et de plus convenable : Nec dulcius, nec amicabilius, sed nec arc tins omnino regnum, sacerdotiumque conjungi seu complantari in in* xicem potuerant, quam ut in ptrsana Domini ambo hœcpariter convenir ent ,ut pote qui fat" tus est nobis ex utraque tribu secundum car* nem summus et sacerdos et rex. Non solum au-* tem, sed et cotnmiscuit ea nihilominus ac confederaviL in suo corpore. quod est populus christianus, ipse caput illius ; Ha ut hoc genus hominum apostolica voce genus electum, régale sacerdotium appjclletur. In alia quoque scriptura <\uo[(\uqI sunt prœdestinali ad vit am t nonne omnes reges et sacerdotes nominanturt Ergo quœ Deus conjunxit, horno non separet.

M agit autem quod divina sanxit auctoritas 9 humana studeat adimplere voluntas : et jungant se animis, qui juncti sunt institulis. Invicem se foveant^ invicem se défendant, invi~ cem onera sua portent. Ait Sapiens : Fraler adjuvans fratrem, amboconsolabuntur. Quod si alterutrum se (quod absit} corroserint et momor devint, nonne ambo desolabuntur f Non veniat anima mea in consilium eorum qui dicunl, tel imperio pacemei libertatem ecclesiarum, vel ectlesiis prosperitatem et exallationem imperii nocituram; non enim utriusque institutor Deus in destruclionem ea connexuil, sed in gidificalionem (saint Bernard, Epist. ad Conrad, regem).

Mais pour que les deux puissances soient toujours unies, il ne faut pas que l'une empiète sur les droits de l'autre. Nous devons le aire à la louange de l'Eglise de France, elle sut constamment opposer une glorieuse résistance à toutes les entreprises tentées par la puissance séculière contre l'autorité du ministère sacré ; et les étéques français dans les temps modernes, jusqu'à la révolution qui renversa tout, et ceux de nos jours, n'ont pas cessé de marchersur les traces de leurs préilé- ' çesseurs.Avecquellenoble liberté cesillastres prélats de notre France osaient, sous le monarque le plus absolu, marquer aux rois \vs limites de leur autorité I Qu'on se représente Fênclon dans la chaire chrétienne, adressant au prince qu'il venaU de sacrer ces paroles remplies d'une instruction si sage : « 11 est « vrai que le prince pieux et zélé est nommé « l'évéque du dehors et le protecteur des ca-

« nons Hais l'évéque du dehors nedoit ja-

* mais entreprendre sur les fonctions de celui

« du dedans ; il se tient, le glaive i It ma», « à la porte du sanctuaire; mais il prend « garde de n'y entrer pas. Il protège les dé-

« cisioos, mais il n'en fait aucune Sa

« protection ne serait pas nn secours, elle se* « rait un joug déguise, s'il voulait 4étera« « ner l'Eglise, au lieu de te laisser déterrai- « ner par elle. » (Discours au sa$re de félu* teur de Cologne, en 1707.)

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