‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 2)Chapitre 377 sur 479 · VOIX · texte numérisé non relu

VOIX

Voix est un terme que l'on fait synonyme de suffrage (Voyez suffrage).

On distingue la voix active et la voix passive dans une élection ; une personne a l une et l'autre, lorsqu'elle a droit de donner sa voix pour l'élection, et qu'elle peut être élue elle-même.

Il y a encore voix délibérative et voix prépondérante ou conclusive.

On a voix délibérative dans une assemblée lorsque le suffrage qu'on y porte est compté,

La voix prépondérante ou conclusive est celle d'un président de compagnie, qui, dans un partage de voix , fait pencher la balance du côié qu'il se range, même dans un cas d'égalité : c'est-à-dire, que le président, aprta avoir recueilli onze différentes voix,

dont six d'un côté et cinq de l'antn», peut ie ranger du côté des cinq, et l'emporter ami sur les six autres.

Dans plusieurs compagnies, le présidtii ne jouit pas de ce droit ; dès qu'il y a une voix de plus d'un côté que d'un autre qoatd son tour vient d'opiner, il faut qu'il se jo> gne au plus grand nombre; et dans d'autrrs, il peut n'avoir que la liberté de se ranger du côté que bon loi semble , sans que m voix soit prépondérante et conclusive; celi dépend des usages.

Mais de droit commun , fondé sur divers textes du droit, et particulièrement sur la glose du chapitre Si G en est, de Elect.,]** doyens et autres présidents en dignité des chapitres ont la voxx prépondérante.

a On dit qu'une personne a voix exdtative , quand elle peut agir pour eu faire élire une autre; et voix consultative, qaaad elle n'a que des raisons et des remontraaces à alléguer.

VDLGATE.

On appelle ainsi la version des saisie* Ecritures dont l'Eglise se sert. Voyez, ssai le mot livre, le décret du concile de Trente, session IV, qui la déclare authentique.

Par cette décision, dit Bellarmin, l'Eglise nous a assuré que , dans tout ce qui concerte la foi et les mœurs , la Vutgaie n'a aacuM erreur, et que les fidèles peuvent y ajoater une foi entière. Mais les Pères du concile, ajoute ce savant cardinal, n'ont pas prélet»

du par là préférer la Vulgate aux origiaasi, c'est-à-dire aux textes hébreux et grec

En effet, la langue hébraïque étant la bague originale des livres saints, il n'est pas douteux que , lus dans leur source , ils paraissent encore plus dignes de l'Esprit-Suat qui les a dictés; car leur noblesse et lesr simplicité, connues de plus près» les font révérer davantage. Ainsi, sans rien perdre es respect qui est dû à la Vulgate. ni rien diarinuerde l'authenticité que le concile deTresie lui a pour toujours assurée , on doit reconnaître que la connaissance du texte original est infiniment utile à l'Eglise poor appuyer sa foi et fermer la bouche aux hérétiques. Le cardinal Cajétan avait coûtante* dire : qu'entendre seulement le texte Util, ce n'était pas entendre la parole de Dira, mais celle du traducteur, qui pouvait faillir: et saint Jérôme avait raison de dire qse prophétiser et écrire des livres sacrés était l'effet du Saint-Esprit , au lieu que les traduire était l'ouvrage de l'esprit humais.

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