REYMOND
Henri Reymond, évéquo constitutionnel de l'Isère, puis évéciue de Dijon, naquit le 21 novembre 1737, a Vienne en Dauphiné. II était curé de Saint-Georges dans cette ville, lorsqu'il publia divers écrits qui le mirent *n opposition avec le haut clergé. Ayant embrassé, à l'époque de la révolution, les opinions nouvelles, il fut élu second évéque de l'Isère et sacré à Grenoble le 15 janvier 1793. A l'époque du concordat, il flu nommé à l'évéchc de Dijon et signa la formule de rétractation demandée par le saint-père aux évéques constitutionnels. Cependant on a prétendu qu'il ne l'avait pas fait, et sa conduite postérieure n'a pas démenti cette assertion.
Son administration se ressentit constamment des opinions qu'il professait; et dans des temps plus heureux, on n'eût pas souffert qu'un évéque fil enseigner dans son séminaire des doctrines condamnées, et s'écartât de la discipline reçue de l'Eglise. En 1818, il fit paraître une Circulaire pour permettre de (aire gras tous les samedis et même le vendredi pendant la vendange. On se tut sur une licence et sur un abus aussi énorme; et Reymond, qui avait vécu sans mériter Téslime, mourut sans exciter de regret le 20 février 1820, frappé de mort subite. II a publié les ouvrages suivants : Droits des curés des paroisses, sous leur double rapport spirituel et temporel, P«irK 1776, in-8°; Paris (Nancy), 1780, 1 vol. in-8"; Constance, 1791, 3 vol.
in-12. M. Dupin recommande cet ouvrage, dans sa Bibliothèque choisie, comme un ouvrage estimé sur le droit canonique. Nous disons, au contraire, nous, qu'il est trèsmauvais : il fut même supprimé par arrêt du parlement de Grenoble ; Mémoire à consulter pour les curés à portion congrue du Dauphiné, 1780; Analyse des principes constitutifs des deux puissances, avec une adresse aux cuvés, etc.