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sont tenus de se présenter en personne au chef- lien du canton au jour désigné, ou, en cas d'empêchement légitime, dont mention est faite au procès- verbal, de se faire représenter par un vicaire. Une table couverte d'une nappe est placée au milieu du sanctuaire : les saintes huiles y sont déposées.
Tous les curés réunis, en surplis et en élolc, déposent leurs rases respectifs sur la table. On chante le Veni, Creator; on célèbre une messe solennelle , et après la messe , les saintes huiles sont distribuées avec une reli-
I;ieuse gravité par le célébrant, qui doit être e curé du canton, ou, à son défaut, le plus ancien curé. Pendant celte distribution on chante le psaume Laudate, pueri, et le répons Quicumque baptisati sumus.
c Cette solennité n'a point eu lieu jusqu'ici dans ce diocèse ; notre intention n'est pas de l'établir, au moins actuellement ; mais nous croyons devoir recommander à votre attention d'une manière spéciale le respect dû aux saintes huiles.
m II est d'usage que MM. les curés de canton envoient des commissaires au Mans pour les recevoir le jeudi saint , immédiatement après la cérémonie de la consécration. Nous souhaiterions beaucoup que ces commissaires fussent des ecclésiastiques, conformément à ce que saint Charles et Benoit XIV avaient statué; mais s'il n'est pas possible de députer d''S ecclésiastiques, au moins faut-il envoyer des laïques recommanda blés par leur conduite morale et religieuse. Il y aurait une grave inconvenance à ce que des hommes mal notés dans l'opinion publique fussent honorés de cette mission, qui a un caractère tout religieux. L'inconvenance serait bien plus grave encore, si des voituriers ou des conducteurs de diligences étaient chargés d'apporter les vases vides, de les faire remplir et de les remporter, comme s'il s'agissait de marchandises ordinaires. Ce serait là un abus criant que nous ne pourrions tolérer pour aucune raison.
« Il arriva Tannée dernière, à notre confusion cl à notre grande douleur, que des vases remplis de saintes huiles, ainsi confiés i des conducteurs de voitures, Turent égarés ao milieu de bagages ignobles, et ne parvinrent à leur destination que longtemps après.
« Voulant empêcher le renouvellement d'une telle profanation, nous avons défendu an prêtre sacristain de la cathédrale, qui préside de notre part i la distribution générale des saintes huiles , le jeudi saint, d'en délivrer à d'autres qu'à des envoyés exprès, munis de billets signés qui fassent foi de leur mission spéciale. Nous voulons, en outre, qu'il fasse l'inspection des vases et refuse ceux qui ne seraient pas d'argent ou au moins d'étaiu et bien purifiés, tant à l'intérieur qu'a l'extérieur.
c Nous recommandons à MM. les curés de canton de prendre eux-mêmes les précautions requises, afin que la distribution qu'ils doivent taire soit environnée de tout le respect possible. Ils veilleront aussi, sous leur
propre responsabilité devant Dieu, à ce que les vases qu'on leur présentera soient parfaitement réguliers, et portent les inscriptions nécessaires pour qu'il n'arrive pas do fâcheuses méprises.
«Depuis qu'à l'aide d'opérations chimie ques, on est parvenu à extraire des huila d'un grand nombre de substances, rien n'est
Î>lus aisé que de présenter de Vhuile d'olives àlsifiée. Afin de ne pas exposer à la nullité les sacrements de confirmation et d'extrême* onction, nous ne négligeons aucune des précautions conseillées parla prudence pour nous procurer, même à grands Trais, de Vhuile d'olives non suspecte. Vous pouvez, Messieurs* être tranquilles à cet égard.
a Mais il est bon que vous sachiez qu'au jugement d'habiles pharmaciens , Y huile là plus pure, si elle est déposée dans des vases malpropres, peut facilement se corrompre.
Dans ce cas, il y aurait raison de craindre que les sacrements qui dépendent de la substance de Vhuile, comme l'eucharistie dépend de la substance du pain et du vin, ne fus* sent plus valides.
a Saint Charles et les rituels demandent que les bottes aux saintes huiles soient renfermées dans une petite armoire fermant à clef, placée auprès des fonts baptismaux ou dans la sacristie. Nous verrions avec uuo juste affliction qu'on s'écartât de celte sago recommandation.
« Si, pour des raisons graves, ce qui doit être le plus rare possible, des prêtres devaient conserver chez eux lTuii/t des infirmes, qu'ils aient soin de placer le vase dans un lieu décent, où il ne soit pas confondu avec des objets profanes.
« Le prêtre qui va administrer l'extrême-»
onction doit lui-même porter Vhuile sainte: il ne peut confier le vase au sacristain que dans des circonstances extraordinaires , et pour une véritable nécessité... »