FILLES DE NOTRE-DAME
Ea décembre 1652, Marguerite Dalesme, rtare de Damet , sénéchal du Doignon , toda a Sa int-Léonard une communauté w» le titre de Filles de Notre-Dame, qui ^&[<ta jusqu'à quaranto et une religieuses et °mt converses. Elles sortaient d'une com- Bunioié de Limoges. Elle avaitsubi en 1793 i« sort de tant d'autres maisons religieuses.
Le 2 février 1838, M. Strogo de Limoges
* rendit à Saint-Léonard pour y installer rt d éices religieuses de la congrégation '« Filles de Notre-Dame qui y fondaient un wWuseneot. On se pressait dans l'église l'^r eire témoin decelle cérémonie. M. l'abbé Brrtbeaud prêcha. La population manifesta '« Hua Tire joie devoir le rétablissement 3f «s religieuses pour l'éducation des Jettes personnes.
FILLES DE SAINTE-MARIE (Cotoreoatïo* D«), à Torfou (Diocèse d'Angers).
L» fondation de la congrégation des Filles W H a la un du vol., n«« 03, U3.
de Sainte-Marie de Torfou (Maine-et-Loire) est l'œuvre de M. Charles Foyer, ancien capitaine dans les armées royales durant les guerres civiles de la Vendée, ordonné prêtre en 1801, et établi, en 1809, curé de la paroisse de Torfou, où il est mort en 1842, à l'âge de 71 ans.
Ce fut è ce saint prêtre que Dieu en inspira la première pensée, ce fut lui qui en commença l'exécution et qui en dirigea le développement pendant les dix-neuf premières années.
Naturellement vif et ardent, le nouveau curé se sentit aussitôt pressé d'un grand désir de faire quelque chose pour la gloire de Dieu: il le disait souvent, et pour exprimer ce désir, dans son langage toujours bien simple, il ne parlait pas autrement : c'est ue ce quelque chose n'était pas bien arrêté ans sa pensée. Longtemps l'idée en fut trèsvague et très-indéterminée. Cependant, entre divers projets, l'établissement d'une communauté de sœurs pour l'édification et l'instruction de sa paroisse, était ce qui lui souriait le plus et ce qui lui revenait le plus habituellement è l'esprit, ou plutôt il ne ie perdit jamais de vue. Ainsi, dès 1812, en baptisant une petite fille qui avait été apportée du Longeron à Torfou en l'absence du curé de la paroisse, il fut frappé de la pensée, qui se changea bientôt en conviction, que celte enfant serait un jour une de ses futures religieusos. L'événement a prouvé que c'était une inspiration divine : cette enfant, baptisée en cette circonstance, est une des anciennes professes de la congréalion. Mais ce ne fut qu'en 1823 que l'œuvre méditée, désirée pendant tant d'années par M. Foyer, reçut les premiers commencements d'exécution ; et c est le concours qu'offrit M. Deshayes, supérieur des sœurs de la Sagesse, qui en fournit les moyens.
Ce saint et si digne prêtre que Dieu avait choisi pour tant de grandes œuvres en vue de réparer les désastres de la persécution, particulièrement dans les contrées de l'Ouest, et d'y combattre les progrès de l'incrédulité et du scandale, avait depuis peu fondé è Bci^non, sa paroisse natale dans le diocèse de Vannes dont il était alors vicaire général, la communauté des sœurs de l'Instruction chrétienne destinée à l'éducation des enfants des campagnes. Trois ans après environ, M. Deshayes avait été appelé à Saint-La urcnl-sur-Sèvre (au diocèse de Luçpn), pour y prendre, comme supérieur, la direction des deux congrégations que le vénérable Père Montfort y avait fondées il y avait un siècle, celles des missionnaires du Saint- Esprit et des Filles de la Sagesse. Le nouveau supérieur ne tarda pas à s'y lier d'une sainte amitié avec le curé de Torfou qui était depuis plusieurs années confesseur extraordinaire des sœurs de Saint-Laurent. De leurs visites et entretiens réciproques résulta bientôt l'appel et l'établissement à Torfou de deux sœurs de l'Instruction chrétienne de Beig'ion* Le 24 octobre 1823 donc a la grande joie de M. Foyer, celles-ci ouvrirent à Torfou une
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école, et bientôt un noviciat
DICTIONNAIHE
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où en moins
d'un an se trouvèrent dix postulantes. Dans cet établissement qui était la troisième fou» dation de ses sœurs do l'instruction chrétienne, M. Deshayes n'avait vu qu'un nouveau moyen d'alimenter sa nouvelle congrégation de Bretagne. M. Foyer, de son côté, avait cru devoir être le supérieur et le maître des sujets préparés et formés dans sa maison. Cette divorgence de vues ne tarda pas à se manifester : ce ne fut que deux ans après qu'elle se traduisit par les actes les plus significatifs. En novembre 1825, M. Desbayes fonda deux établissements nouveaux dans le diocèse d'Angers, l'un au May, l'autre a Seurdres, et ce fut a Torfou qu'il prit les sujets qu'il y envoya, et il les choisit sans luôme demander ragrément de M. Foyer, entre les mains de qui ces sujets venaient de finir leurs deux années de noviciat. Il devait s'ensuivre rupture entre les deux bons et saints Pèro*. Toutefois, elle eut lieu sans qu'aucune convenance fût blessée et de la manière la plus digne : le respect d'une part, la soumission la plus calme de l'autre, et des deux côtés les marques les plus sensibles de charité et d'amitié persévérante, montrèrent que les deux fondateurs n'avaient voulu que taire l'œuvre do Dieu. El Dieu permettait celle séparation pour multiplier les instruments de sa miséricorde : c'étaient deux congrégations religieuses au lieu d'une qui allaient se développer pour le plus grand bien des peuples.
En mai 1826, M. Deshayes commença donc à retirer de Torfou les sœurs qu'il y avait envoyées et les novices qui s'étaient réunies à elles. Mais trois de ces dernières y furent bientôt ramenées de force par leurs parents mécontents de cet éloignement : quelques postulantes se joignirent à celles-ci ; et avec ce noyau, avant le dernier départ des sœurs de l'Instruction chrétienne, M. Foyer se remettait à son œuvre, dans laquelle il eut dès lors et l'initiative et la responsabilité. Pour diriger ses nouvelles novices dans leurs exercices particuliers et les former aux habitudes religieuses, il eut recours à la communauté des sœurs de la Providence, qui nvait déjà quelques années d'existeuce à La Poimneray (diocèse d'Angers). La matlresso des novices de celle maison passa quelques mois à Torfou, puis onfiu la communauté de Torfou marcha seulo.
o bon Père Foyer s'appliqua à fonder sa maison sur l'amour et la pratique de l'humilité et la uiélé la plus filiale envers Noireseigneur. Il apparaissait souvent au milieu île ses Filles, souvent il prenait part à leur récréation , et presque toujours ses premières paroles étaient celles de Jésus-Christ :«Quand nous aurons fait tout ce qui nous est commandé, disons encore que nous sommes des serviteurs inutiles. » Lorsqu'il put disposer une petite chapelle dans un des appartements de la communauté naissante if dit à •es tilles : «Si vous aviez l'honneur de recevoir la visite d'un grand prince, vous ne vouséloigncriezpas un seul des instants qu'il
vous consacrerait; vous allez recevoir chez vous le Roi des rois, est-ce que vous le laisserez seul?» Et durant la première semaine du séjour du saint Sacrement au milieu de» sœurs, malgré leur petit nombre, il y en eut constamment plusieurs à l'adorer nuit et jour.
La dévotion du saint fondateur envers la sainte Vierge avait toujours été vive, autant que simple et confiante. A la suite de grands chagrins qu'il essuya au début de son œuvre et qui occasionnèrent une maladie grave dont il faillit mourir, il prit la touchante habitude de chanter, tous les jours avani sa Messe le Salve regina au pied de l'autel, avant de se préparer à célébrer la sainte Messe, habitude à laquelle il demeura fi lèlc pendant les quatorze années de sa vie. En outre, le bon Père entendait et pratiquait la mortification comme l'entendent et la pratiquent les saints; il était d'un caractère Iresvif et ardent, mais à force de disciplines et de chaînes de fer, il se dompta au point >ie ne plus témoigner qu'une douceur qui «levait sembler toute naturelle, et la bonté la plus paternelle. Malgré sa sagesse et ses vertus, son œuvre, pendant plusieurs année;, ne se dévoloppa que lentement. F.n 1835, il ne comptait que dix professes et deut novices. A cette époque, le haut patronage de M. le marquis Armand de la Brelesche et de sa noble et très-pieuse dame, fui comme on« subite transformation pour .a communauté qui, jusqu'à ce jonr, était restée comme dans son borceau. En 1836, des bAlimenb spacieux s'élevèrent, sur un terrain donné |>ar M. le marquis, aux frais du noble donateur et du bon Père Foyer.
Sollicité par Mme la marquise, M. Régnier, vicaire général du diocèse, maintenant archevêque de Cambrai, imprimait en roêœe temps à la communauté une direction régulière et lui donnait de sa main ses première* constitutions et règles. Le but de la communauté fut alors positivement défiai ; elle fut reconnue comme maison mère, à supérieure générale, chef d'uno congrégation enseignante et hospitalière. Dès Tors l'avenir s'ouvrit devant elle.
Et quoiqu'elle perdit, en 1839, son principal bienfaiteur, M. le marquis de la Brrtesche et la mort du saint fondateur survenue en 1822, elle comptait 35 professes, 6 novtce» et 9 postulantes, et 7 établissements, i hospices et 5 écoles.
Maintenant, en juillet 1856, elle camp* 115 professes et 32 établissements dispersé! dans les trois diocèses d'Angers, de Ksn"» cl de Luçon.
Dans U diocèse d' Angers :
En 1823, Torfou, noviciat, pensionnat, externat, asile, hôpital, soin des malade»* domicile.
En 1836, Vern, école, visite des malade»
5 sœurs.
En 1837, Bégrolles, école: 2 sœurs.
En 18W, Combrée, école : V -