‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 99 sur 323 · AIRE FIL W · texte numérisé non relu

AIRE FIL W

une nouvelle forme et acquit uaeplusgranJe importance.

L'institut des Ursulines, fondé d'abord en L'i.'lo. en Italie, par saint Angèle Nérirp, inii.i.iuit ensuite en France, en 139G, parFranço-se de Rermonl, et établi à Pans par Mme de Saiutc-lieuve, en 1612, jouissait à relie époque d'une grande réputation. La eo:igrégation de Paris avait à elle seule forint un grand nombre de maisons. Ainsi, en 1GJC, le monastère <Jc Saint-Omer avait liofinénai»sance îi celui de Lille, et celui-ci, à son tuur, avait formé la maison de Tournai.

Dans celle dernière ville, les l*r»u!in»»s avaient gagné la confiance des habitants. Mgr le comte de Salin HeilTcns» heid, évêqiie de Tournai, témoin do tout le b:en que ce< habiles institutrices de la jeunesse opéraient dans sa ville éjnscopale, voulut doter le bourg de Tournai d'un semblable élab'i»,»''menl. Il n'était besoin pour cela que de f^ire embrasser l'institut des Ursulines aux til^ de Notre-Dame. Calherino Conrarl , qui s'était réservé jusqu'à la mort la supériorité de la maison fondée par elle, ayant terminé sa carrière en 173'*, celte même année les lilles de Notre-Dame demandèrent à Mgrl'é* véijuc de Tournav la permission de faire (Jes vœux solennels avec clôture obligatnm d'enseigner la jeunesso , conforméjiciit aux institutions de l'ordre de Sainte-l'r»ule qu'elles voulaient adopter. La destruction d'une partie des archives du monastère de Tournai a détruit les mémoires qui nuut auraient fait connaître comment les rel.gictisc.s ou lilles de Notre-Dame furent amenées à quitter lour institut pour eojhn>»er celui des Ursulines. Leur demande cependant fut bien accueillie par Sa Grandeur, ctunsrte d'autorisation leur fut accordé le 21 juin 1734.

Mais il fallait leur envoyer des religieuses déjà formées pour les façonner a l'oh»eriJlion de leurs nouvelles règles. Les Mens UiMiles de Houbaix , dites de Sainte-Marie, Michèle de Sarmonl de Saint-Alexis ci Françoise Maillet de Saint-Bruno, furent choisie* par Mgr l'évôque do Tournay, pour être b pierres angulaires du monastère de Tourcoing; ce> bonnes religieuses se trouva eut en charge toutes les trois, ce qui rcnomi d'autant plus >cusib c à la supérieure tt à toute la coinmunaulé la perte qu'"U lait faire en leur personne (1). On crut même devoir (aire à l'autorité ecclésiastique d'humbles observations, mais déjà cette Sudation avait été arrêtée par l'évêque et Je gouvernement, et quand on cul ùlé tes m»'* liculté> que l'autorité locale avait suscitee*. les trois religieuses quittèrent, au milieu <ic> larmes et îles regrets 'le leurs costeurs maison de Tournai pour s'abandonnera couduilede la Providence qui leur coi.uai. celle nouvelle mission.

que leurs lilles pussent y assister, ce qui leur fol*' cordé. La Messe lut exécutée par les rfli$iW'> tut religieux Carme, liK des époux jubilaire». 1"^ mue. a mi dis. oi:rs analogue a celle snleiuuie i . au; ma te d.w.T i Yglise d'un couvent.

3f FIL DES ORDRES

Le pensionnat des Ursolinos jouissait d'une rripouiion justement méritée, et un grand nombre de personnes de la Flandre autritbienoe s'y rendaient pour faire leur éducauùù. Mais eo 1793, ce monastère fut fermé c n.me taot d'autres. Les religieuses qui relaient trouvèrent un asile h Tournai, itm l*ur aaisoo-inère,où elles furent reçues nrc une charité bien propre h adoucir l'anertume de leur situation. Elles s'y livraient me bonheur aux exercices de la vie comauDc, en compagnie d'un grand nombre ifititres religieuses exilées comme elles, iLfKjue, après la bataille de Jcmmapes et l'en- \rit dans Tournai du lieutenant général Libourdoonaye, tous les émigrés reçurent fordre Je quitter la ville dans les vingt-quart heures. La séparation fut douloureuse, rt liien des larmes furent versées. 11 fallait xioi^uer de la patrie, et chercher au loin Bt »bn incertain :cependant douze desexilées lurent se soustraire aux poursuites de la Mk* française et rentrer dans le monastère et Tournai, qui, par une disposition parti- <u.>ère delà Providence, devait échapper Oman par miracle a la tourmente révoluiwinaire. Elles y rendirent, a la cominu- LMé. des services d'autant plus grands qu'il

* avait alors pénurie de sujets, vu la dé-

qui avait été faite de recevoir aucune riome*. Trois d'entre elles avaient appartenu u couvent de Tourcoing. La Mère Françoise Mo, qui en avait été la supérieure, ^iûi particulièrement la communauté jusqïeo 1305, époque de sa mort. Les deux iwes avaient porté, dans le siècle, le nom ileWutel, et étaient natives de Tourcoing. L'ooe d'elles, la mère Eléonore , dite de ïwoMlicbel, mourut en 1812; l'autre, la wî* Reine, ilite de Saiut-Honoré, remplit ^Qciemps les fonctions de supérieure de ni»:itul, et mourut le 27 janvier 1831. CfUjiuoe religieuse d'un esprit supérieur «d'une régularité exemplaire. (1)

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