W FIL
ÎWlIel, école et soin des malades : a
neurs
Eo 1816, Roussay, asile, école, visite des njlades: 5 «eurs.
Eo 1847, Marajts, école communale : 2
Eo 1818, Saint-Christophe du Bois, école communal*; : 2 sœurs.
En 1849, Rocbefort-sur-Loir, asile, école di^osaire : 7 sœurs.
En 1851, Saint-Mich el de Chaîne, école rwnmunale, visite des malades: 3 sœurs.
- tyoiseau école : 2 sœurs. — Coron, école : S sœurs.
Eo 1852, La Jubaudière, école : 2 sœurs.
- Bourg-I Evêque, école: 2 sœurs.
Eu 1853, Gené, école communale, visite *t» malades : 2 sœurs. — Bouille-Ménard, wole : 2 sœurs. — Denée, école : 3 sœurs.
En 1854, Héron, école communale : 2
Ko 1855, Distre, école communale: 2 sœurs.
- Courchamps, école communale : 2 sœurs.
- «tint-Aubin de Loigné, école : 2 sœurs.
Dans le diocèse de Nantes.
En 1839, Pornic, hôpital, école, asile : 7 nr>rs.
Ei» 1811, Mooxilton, école : 3 sœurs.
Eo 1845, Le Pallet, école : 3 sœurs.
ta lKrt, Haule-Goulaine, école : 3 sœnrs.
En 1855, Gorges, école : 3 sœurs. — Arr m, école : 2 sœurs.
Dans te diocèse de Luçon.
En 1838, Réautnur, école, visite des matées : 3 sœurs. — Les Landes-Genussan, « le, école, visite des malades : 5 sœurs.
En 1819, Ti franges, école : 2 sœurs.
En 1850, Lorbrie, école, visite des malade: 3 sœurs.
Eu 1851, Saint-Martin-Lors, école, visite (^malades : 3 sœurs.
Daus son costume, son esprit et ses régie», la congrégation de Sainte-Marie de îwfoo, a conservé une assez grande analope âtec celle des sœurs de l'Instruction chrétienne de Saint-Gildas. L'habit dessœurs e>i cQtièrement noir: elles portent un Oiriude cuivre sur la poitrine, un cha péta noir au coté, et, comme habit de cérémooie, la cape. Elles sont généralement contrées ï l'instruction des enfants dans les (■troisses de campagne et au soulagement in malades et des pauvres à domicile; elles tonnent aussi quelques pensionnats et quelques hôpitaux dans de petites villes. (1)
Elles ont pour observances régulières sociales, l'oraison deux fois le jour, el à la saison mère la récitation de l'Office de l'Imwculée-Conception.
Le temps du postulat et du noviciat à la tuison mère dure deux ans; il y es* emitojé entièrement à préparer aux devoirs de U ne religieuse, à pénétrer les sujets do •s» esprit, et a leur donuer ou a forlitier ♦m eui rinslruclion nécessaire : en oulro
ta notices devront s'exercer pendant un an
tonsun établissement aux fonctions de l'en-
seimmentou au soin des malades avant
il'ttre Admises à faire leurs premiers vœux. (I) W iUfiodu toi., n« 30.
FON 614
Elles font d'aoord des vœux d'un an pendant cinq ans, puis elles peuvent faire des vœux perpétuels.
Les sœurs converses destinées aux travaux matériels pour les besoins de la maison mère et des principaux établissements sont formées sous la direction d'une maltresse spéciale. Toute la congrégation est gouvernée par une supérieure généraleéluo pour 6 ans, rééligible une seule fois, assistée dans les cas ordinaires d'un conseil particulier composé de cinq membres, et pour les affaires générales et les plus graves d'un conseil généra! de 18 membres.
C'est le conseil général qui nomme la supérieure générale, et la moitié du conseil particulier : il est nommé lui-même par toutes les sœurs d'instruction qui ont fait leurs vœux perpétuels. L'administration de la supérieure est soumise dans les affaires principales à la direction d'un supérieur nommé par Mgr l'évôque d'Angers. Lh supérieur n'agit pas cependant contrairement aux décisions formelles des conseils ; en Cas d'avis différent il fait sursooir à leur exécution pendant un temps déterminé. Enfin les constitutions ou règles fondamentales de la congrégation ne peuvent être modifiées que du consentement du grand conseil et de Mgr l'évôque d'Angers lui-môme.
FONTKVRAULT (Co™«b«ation des bbu- GiBUSBS db), maison mère à Poitiers (Vienne.)
Lorsque la tourmente révolutionnaire qui avait chassé les Filles du B. Robert d'Arbrisselles de leur pieux asile se fut calmée, lorsqu'il fut permis aux âmes religieuses d'épancher en commun leurs prières et leurs douleurs, la Providence, par un de ces mystères que l'homme ne peut expliquer»' se plut & rassembler une partie des débris mulilésdela^randeinstilutiondeFontevrault dans uue modeste maison de Chemi lié. C'était de 15 que, près de huit siècles auparavant, l'étronille de Chemillé, première abbesse de Fontevrault, partait pour aller se placer sous la conduite du fondateur de ce célèbre institut.
Voici le moyen dont la Providence voulut so servir pour rappeler au berceau de Pétronille ses Fillesque la tempête avait jetées çh et là, loin de la pieuse retraite où elles les avait fixées autrefois.
M. Alliot, d'heureuse mémoire, curé de Noire-Dame deChemillé, désirait ardemment et cherchait une institutrice qui fût capable de ranimer dans le cœur des jeunes personnes la foi que le malheur des temps en avait effacée. Ce vénérable pasteur fit part de son projet à M. Cesbron, alors mairede Chemillé: celui-ci le goû'a, et il s'empressa de proposer b Mme Rosé, ancienne fcntevrisle, de le réaliser. Celle-ci fil part de celte proposition à sa sœur aînée, laquelle, à son exemple, faisait une éducation particulière dans un château du Saumurois. 11 est à remarquer eu effet que ces dames ayant perdu tout
DLb ORDRES RELIGIEUX.
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DICTIONNAIIlE
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espoir oc rentrer en communauté, et se croyant condamnées a vivre désormais d.'ius le monde, qui n'était cependant pas leur élément, pensaient du moins à se rendre utiles à la jeunesse en lui procurant le bienfait do l'éducation religieuse. C'est pourquoi les deux sœurs religieuses fonlevrisles acceptèrent de concert les oirres «le M. Cesbron, à l'eirel d'établir un pensionnat à Chemiilé. Le II août 1803, .M me Rusé aiuée arriva à Cheiuillé Elle ouvrit d'abord une classe dans une maison près des balles, où elle ne séjourna qu'un an. Plus tard, elle choisit uu local plus commode à Sainl-CiHes, où Mme sa sœur vint la rejoindre. Au bout de deux ans, le fruit de leurs travaux et de leurs économies, aidé du concours, do leurs généreux parents qui résidaient à Angci >, leur permit d'acheter ilHOtij la maison où elles jetèrent les fondements de la communauté qui existe aujourd'hui, et dont l'en, einte et les bâtiments ont été augmentés depuis. Il ne sullisait pas, pour atteindre le but proposé, d'avoir une maison vaste et commode, il fallait encore, et suitout, recruter des sujets capables. C'est pourquoi, d.ms l'incertitude où étaient les fondatrices de savoir si la Providence les rappelait complètement à leur institut primitif, elles fixèrent les exercices religieux, le mode «l'association, et arrêtèrent suiloutquc toute personne qui voudrailentrer dans h-ur congrégation ne pourrait y être admise qu'à la condition de s'y lier par des vœux temporaires. Ce règlement lut soumis au visa de Mgr Montault, évôque d'Angers, qui le sanctionna le 13 novembre 1800.
L'honneur de la supériorité fut dévolu à Mme Rose Rosé, l'aînée des fondatrices (t).
Sur ces entrefaites, une jeune personne qui annonçait des dispositions pour la vie religieuse et pour l'éducation de la jeunesse, se présenta eu qualité «h; postulante aux dames Ko-é; elle fut admise le 18 novembre 1800, à faire, dans l'église de Chemiilé, ses vœux temporaires, que recul .M. Alliot, curé «Je cette paroisse. Une, ancienne religieuse lbntevristc, ayant eu connaissance i|u'une maison de son ordre commençait à se former, vint aussi se joindre a ses chères compagnes (1810).
Quelques années après, trois postulantes, voulant aussi renoncer au monde, sollicitèrent et obtinrent leur a«lmissiou dans celle maison. Après quelque temps d'épreuves, elles se rendirent processionuellonient avec la communauté dans l'église «le Chemiilé , où M. Lebreton, curé de la cathédrale d'Angers, accompagné d'un grand nombre d'ec- « lésiasliques, reçut leur* vœux. Celle céré-
' H Elle fut confirmée d;ins celte fonction par •M. Moulaient, vicaire général et supérieur de la •liaison, l«- 2\ juillet I.Si'i, « t plus lard par M. Itcpuer, \i< me ^.-néral cl successeur de M. Moulaient dans la supériorité.
(i) Lll«> avait été régulièrement élue supérieure le 10 mai IKÎi, sous la pioidente de M. l'ahhé Ké- Uiuer, supérieur de la comiuuiiauie, cl tceluc le 15
monie fut pour la communauté naissante on beau jour de fête, car il fut donné aux anciennes religieuses de se revêtir de nouveau «le l'habit religieux, qu'on no leur avait pu encoie permis de reprendre.
A différentes époques assez rapprornet«, dix autres religieuses fonlevristes vinrent grossir le personnel de la communauté, en se joignant a leurs bien-ainiées compagnes.
L'Iles se trouvèrent alors réunies au nombre de treize anciennes, qui formèrent à la vie religieuse et admirent à prononcer leurs vœux les différents sujets qui se présentèrent, et qui continuent maintenant a vitre autant que possible selon l'esprit de l'institut primitif de Fontevraud. Toutes ces vénérables anciennes ont successivement terminé leur carrière.
Cependant Mme Rosé, prieure et fondstriée, heureuse «le voir sa petite communauté prend re de nouveaux accroissements, sollicita auprès de Mgr Montault, évêque d'Angers, l'insigne faveur d'avoir le tres- Saint-Sacrement dans sa maison, ce qui lui lut accor lé. Aussitôt on improvisa une chapelle qui sert maintenant de chœur aux religieuses, laquelle fut solennellement bénite, le 22 janvier 1818, par M. Coudrais, curé de Notre-Dame de Chemiilé. Plus Uni, les pieuses institutrices conçurent l'errance de se cloîtrer, et aussitôt que la modicité de leurs revenus le leur permit, elles pensèrent à faire bâtir la chapelle cxlérieo qui exisle aujourd'hui.
Ce fut au mois de mars 1827 qu'elles en firent creuser les fondements, et le 25 août 1828, .Mgr Montault, évôque d'Angers, vint eu faire solennellement lu bénédiction, et la placer sous l'invocation de la très sainte Vierge.
Les religieuses fonlevrisles de Sainte- Marie de tonlevrault, réunies à Chemiilé, oubliant l'éclat et les immenses richesses de leur ordre , no pensèrent plus désormais qu'à s'occuper de deux choses essentielles: de la prière et de l'éducation religieuse des jeunes filles. Cependant, au milieu de ces pieux travaux, elles se sentaient toujours vivement pressées du désir bien naturel, bien louable, de posséder les resles «le leur bienheureux fondateur , qui se trouvaient relégués sans honneur, dans un coin ignoré de l'antique abbatiale du Foulevraull.
Mme Jeanne Brnyer, en religion Thérèse do Jésus, qui avait" succédé a Mme Rosé '{!,, obtint du gouvernement (juin 1847), l'autolisation de faire retirer de Fonlevrauli le vénérable ilépôt qui s'y trouvait.
L'aumônier des fonlevrisles de Cheoitilé
octobre 1815, sous la présidence de M. LfiointJrf, curé de S.iiut - Maurille di? Clialonues, sufn'rwir actuel de la commmiauié. En s cria «tes modi'iotions appui tees à la réu'le de Fonte* ra dl, le H da même mois d'août 18-15, par M^r Augclutill, «^1°* d'Angers, la supérieure est soumise tous les ans à une réélection.
217 FRA DEDES OUDR
reçut Dilution d'aller le recueillir, et le 22 octobre lSV7,en présence du clergé de Chevillé, la eapst contenant les restes du B. R ùert fut rendue au culte de ses Filles coopte.
Le 21 novembre 18Vf, en vertu do Tauicrijaiion de Mgr l'évôque d'Angers, l'oulerture de la capse fut faite en présence des témoins ecclésiastiques et laïques reciuis, rumine il est constaté au procès- verbal, et t'iuiudiner put offrir ch précieux trésor a la vénération de Mme Thérèse de Jésus, alors ."jr son lit de douleur, et qui s'endormit presque aussitôt dans le Seigneur.
Eu remplacement de la révérende Môre îbérès* de Jésus , fut régulièrement élue l<rieure Mme Marie GirauU, en religion «tfur Saint- Vincent, et son élection fut contrôlée le 2 décembre 18i7.
En septembre 1849, eut lieu , au couvent ét Fontevrault, de Brioude, diocèse du Puy, une réunion des Mères prieures etsous- ^xures des trois maisons seules existantes Kiuelleœent de l'ordre de Fontevrault, à savoir de Brioude, diocèse du Puy ; de Boulor, otorèse d'Auch, et de Chemilléfdiocèse d'Angers. Cette réunion, présidée par M. Coupe, ncaire général du Puy et supérieur de la maison de Brioude, et le R. P. fiury de la c<HD)i6gnie de Jésus, donnant la retraite , wti pour objet de rétablir une parfaite uniformité dans les usages et la direction de chaque communauté :
l' En suppléant à quelques lacunes dans l« règles de l'ordre ;
i*En éclaircissant quelques points obsfurs de ces mêmes règles ;
? Eu modifiant quelques points particuliers des statuts moralement et pbysique-
«lit impraticables.
Le résultat de cette convention a été sou- Bis aux seigneurs évôques respectifs de rtaque communauté, et approuvé par eux.
Les trois monastères, mis à l'unisson t ?u »ent donc aujourd'hui la même règle do Fontevrault ainsi expliquée, et les religieu- *> portent, sans modification, l'habit que Paient leurs illustres devancières.
FRANCISCAINS (Religieux).
La révolution de 1792 ayant enveloppé dans a ne même ruine, le trône, les autels, n les institutions religieuses, les Francis* Mini partagèrent le sort de tout le clergé fonçais. Tout espoir de rétablissement semblait perdu, quand tout à coup, en 1849, le irès-réyérend P. de Loretlo, ministre génépi de l'ordre de Saint-François, crut que le moment favorable d'agir était arrivé, et il J>ta les yeux sur Le Père frère Joseph Aréso, missionnaire de la province «lo Navarre (Esl»gnr), (pu pour lors se trouvait en Egypte <=i lu» ortionnA de partir pour la France en quatité de commissaire de Terre-Sainte, lui '"joignant en môme temps dans une lettre [«lewe.ie travailler au rétablissement do 1 ordre daus cette contrée. Le P. Aréso, en
arrivant en France, se rendit directement h Saint-Palais, petite ville des Basses-Pyrénées, qu'il avait habitée pendant son émigration : et la, à l'aide d'une somme d'argent qu'une personne pieuse avait laissée par testament, il acheta une maison bourgeoise et y fit construire une chapelle. Béa que l'achat de cette maison fut fait, le P.Aréso fit venir d'Italie deux Pères espagnols émigrés, le P. frère Jean Obiéta et leP. frère Joseph Isaguirré, tous deux missionnaires du collège de Zarauz.dans la province de Guipuscoa (Espagne). Il appela successivement à lui trois autres Pôres espagnols de la province d'Aragon, qui se trouvaient dans le diocèse de Rouen, dont le principal est le P. frère Roch Claramunt. Frfin le P.Emmanuel Béovidé, avec un autre, vinrent le rejoindre de la province de Guipuscoa.
Pendant qu'où travaillait à la maison de Saint-Palais pour sa nouvelle destination, c'est-à-dire pour devenir un collège de missionnaires franciscains, le P. Aréso rendit compte de sa mission nu très-révérend Père, ministre général, qui lui envoya l'autorisation que notre saint-père le Pape avait accordée pour l'érection canonique dudit établissement ainsi que la patente de commissaire provincial pour toute la France, ce qui eut lieu le 12 juin 1851.
Le couvent de Saint-Palais, par sa position près des frontières d'Espagne, ne pouvait guère devenir lo chef-lieu d'une province naissante et d'une aussi vaste étendue que la France, ni lui attirer des sujets; c'est ce que comprit immédiatement le P. Aréso. Laissant donc le collège des missionnaires franciscains de Saint-Palais, sous la direction du révérend P. Joseph Isaguirré. qui en avait été nommé gardien, il vint à Paris pour y trouver des ressources et des protecteurs, afin de continuer ses fondations; mais avant de se mettre è l'œuvre, il voulut s'adjoindre quelques religieux do plus, puisque les Pères qu'il avait appelés étaient nécessaires à Saint-Palais. A cet effet, il alla en Belgique pour y trouver les secours qu'il souhaitait ; mais le P. Archange, ministre provincial, ne put lui en donner. Sans se déconcerter, le P. Aréso retourna à Paris, bien décidé à mettre tout en œuvre pour faire réussir sa difficile entreprise. Bien des obstacles s'opposèrent a ses projets. Il est inutile d'entrer dans le détail de ses espérances et de ses déceptions. Après huit mois de courses et de fatigues, il trouva une personne qui connut tout de suite que son œuvre était très-importante pour la religion en France et pour l'influence française en Orient et spécialement en Palestine, et qu'il était de l'intérêt de cette nation d'admettre les Franciscains dans son sein et de les protéger. Le P. Aréso, appuyé fortement par celte personne, se présenta au ministère des affaires étrangères et«à celui des cultes. Il y trouva des esprits bien disposés a faire réussir son entreprise, sous le doub'e rapport de son influence en Orient et du bien spirituel qui en résulterait uour la France cllc-uiéiue.