‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 102 sur 323 · FRA DlCTll · texte numérisé non relu

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Dès ce moment tout changea de face et l'opinion devint favorable à ses projets.

Quelques jours après» M. Poujnulal, ancien représentant et auteur vie plusieurs excellents ouvrages, qui avait l'ait lo voyage de Palestine, lit un discours on faveur du rétablissement des Franciscains en France, discours (]ue l'on distribua à plusieurs milliers d'exemplaires. Sur ces entrefaites, lo P. Aréso lit connaître à un grand nombre de membres de l'épiseopat français, le motit de son arrivée en France et le désir qu'il avait d'y former des couvents de son ordre, afin d'avoir des sujets pour évangéliser en France, pour les envoyer au delà, des mers, surtout on Palestine pour la garde des Lieux-Saints. Tous ceux auxquels il s'adresso, cardinaux, archevêques et évêqnos, lui répondirent de la manière la plus flatteuse et la plus encourageante, comme on peut le voir par la lecture de quelques-unes «le ces lettres imprimées à la suite du discours do M. Poujoulal.

Mgr de Salinis, évéquo d'Amiens, invila le P. Aréso à venir s'établir dans sa ville éniscopale. En effet ou ne pouvait pas mieux choisir, pour la fondation d'un noviciat destiné à fournir «les missionnaires à Jérusalem et à tonte la Palestine, que la patrie de Pierre l'Kimite, de cet homme, dont la parole puissante conduisait l'Occident tout armé h la conquête du tombeau du Fils de Dieu. Le P. Aréso acheta à Amiens mémo, pour servir de noviciat, une maison qui ap- (tarienait aux missionnaires du Saint-Cœur «le Mario, située faubourg de Noum, 52. Il fit venir de Saint- Palais, le P. frère Roch Claramunl avec un novice; quelques autres religieux vinrent encore se joindre à lui. Le 25 du mois d'août do l'année 1852 fut destiné pour l'installation des Franciscains à Amiens. La veille de cette solennité mémorable pour eux, Mgr Salinis, évèque d'Aniiens, vint leur rendre une visite avec Mgr le cardinal Wisoman, archevêque do Westminster, qui venait d'arriver en cette ville. Son Eminence ayant appris que leur installation aurait lieu le lendemain, voulut bien retarder son départ, afin de faire elle-même «cite cérémonie. Cette proposition fut acceptée de grand cœur et par Mgr de Salinis et par les Pères.

La chapelle du couvent étant trop petite pour contenir les nombreux fidèles qui désiraient assister à cette cérémonie ; on avait «Iressé l'autel dans la cour du monastère; de belles tentes l'abritaient. Des fauteuils avaient été disposés pour les prélats. Ce fut sous la voûte du ciel, que se fit la cérémonie. A huit heures et demie, Son Em. le cardinal-archevêque arriva, accompagné de Mgr l'évêque d'Amiens des vieilles généraux du diocèse, iiu cliapiire de Notre-Dame et d'un grand nombre d'ecclésiastiques de la ville. Lo cardinal entonna le Yeni Creator , et commença la

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Messe; les Frères mineurs au nombre *u neuf, y compris le R. P. Aréso, provincial, étaient tous sur une seule ligne, en face ne l'autel.

Qui dira l'effet que cette cérémonie pro. «luisait dans tout cœur sensible : ces religieux avec leur robe de bure, leurs ceintures de corde, leurs pieds nus, leurs tête» rasées, n'ayant qu'une couronne decheveut en souvenir du Dieu couronné d'épines, leur tenue si humble, d'un côté; de l'autre, ce prince de l'Eglise venu pour les bénir, .1* cette main qui bénit maintenant malgré elle la malheureuse Angleterre; cet évèque, m heureux de compter maintenant les fils »!<• saint François parmi ses enfants; tous « es dignitaires ecclésiastiques, venus aussi |>our contribuer à l'éclat de celte cérémonie pr leur présence; la foule qui garnissait les fenêtres du monastère; tout cela parlait 8u cœur, et le loin hait profondément par sa majestueuse simplicité.

Après le Te Deum, les deux prélats se retiraient, laissant dans tous les «'œurs un souvenir ineffaçable de cette cérémonie, si rare maintenant dans notro patrie, autrefois couverte de monastères ; mais l'installation des Franciscains à Amiens est déjà l'aumie d'un jour meilleur; espérons qu'il nous sera donné de le voir dans son midi, Dieu aidant, et par l'intercession de saint Louis.

Deux ans après une nouvelle maison des Franciscains était fondée à Limoges.

FRANÇOIS D'ASSISE (Congréoatiox dm mÈiir.s oe SAINT J.

Si Dieu éclate partout, dit un auteur,e'e«t encore plus dans la campagne que dans les villes. Il s'y révèlo avec toute sa nia^uiticence, dans la germination des plantes. datu le bruit des forêts , dans la maturité d<> moissons, dans les chants harmonieux des oiseaux, dans les bêlements des Iroupeaui. dans les hauteurs dos montagnes, dans l'immensité des plaines. \\ y accable l'homme de sa majesté, et en même temps, il !«' calme, il le ranime, il s'insinue doucement dans son cœur et l'attire doucement à lui (I). Les campagnes sont comme le séjour de prédilection de l'innocenco et «le I* vertu. Mais, hélas! que n'a-l on pas fart pour pervertir l'esprit du lion villageois qui nou* nourrit, et pour corrompre son cœur? San» doute on voit encore, et en grand nombre, des paysans vraiment chrétiens, qui travaillent pour une récompense tout autrement belle et tout autrement durable que celle qu'ils recueillent dans les sillons arrosés^ leurs sueurs. Mais, si l'on ne fait les plus grands efforts pour arrêter les progrès du génie du mal, ne doit-on |»as craindre que les plus mauvaises passions d«is giaioies villes n'envahissent partout nos campajiiu'J et ne s'y fixent avec leur affreux cortège ! Ces craintes ont vivement ému les boimiif* de foi, et c'est, avant tout, le désir de

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