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gent offre aux pauvres malades un refu:? où leur sont Prodigués les soins de la inintelligente charité.
La communauté se compose de W professes et de quelques novices. On avait soigné pendant celte année 650 maljdes, uoai 600 étaient sortis guéris ou soulagés.
HOSPITALIÈRES DE LA M1SÉIUC0HDF DE JÉSUS ( Congrégation des peugiei ses), de l'ordre de Saint-Augustin, i Dieppe.
La congrégation des religieuses Hospitalières de la Miséricorde do Jésus de l'onlte de Saint-Augustin a pris naissance dans la ville de Dieppe des sœurs ermites de Saint* Augustin attachées à l'Hôtel-Dieu de celte ville dès le milieu du xin* siècle.
En 1625 la discipline régulière s'élant notablement affaiblie dans cette maison, te cardinal de Joyeuse , archevêque de Rouen, résolut d'y établir le bon ordre en y introduisant la règle des religieuses réformées de Pontoise. 11 ne réussit à ta faire adopter qu'en partie; de sorte qu'en 1627, il chargea les PI». Liguer et Lejeune, Jésuites, de faire une < ompilation, tant des usages réguliers re>tant au monastère, que des règlemonts et des saintes pratiques introduites avec la règle de Pomoisc, et d'en rédiger des constitutions. Ils y travaillèrent incessamment. Los nouvelles constitutions avaient pour base la règle de Saint-Augustin et la but qu'on s'y proposait était le service des malade^ dans les hôpitaux. Après deui années d'exacte observance, Son Etninence les approuva le 3 janvier 1629- Elles furent io> uri niées en 16J1.
Le nouvel institut prit dès lors le nom de congrégation des religieuses Hospitalières de l,i Miséricorde de Jésus. On choisit pour fête titulaire celle du Saint - Sacrement comme étant le résumé des miséricordes de Noire-Seigneur envers les hommes. Les sœurs ajoutèrent aussi dans leur profession, aux trois vœux ordinaires, ceux de perpétuelle clôture et de s'employer au sertice des pauvres tous les jours de leur vie.
La nouvelle congrégation et ses statuts furent approuvés en 1664 par une huile d'Alexandre VIL
Les religieuses de la Miséricorde de Jésus adoptèrent , à peu près dans son entier, le costume des chanoinesses de ChaiIJol, dont elles se disaient sœurs, cest-a-dire qu'elles prirent la robe de froc blanc, la ceinture de cuir, le rochet de toile et la chappe de chœur ou manteau noir. La chappe fait partie de l'habit de chœur l'hiver, dansl'éié on ne la met que |>our les grandes cérémonies. Les sœurs converses n'ont pas do robes, mais seulement une jupe, de rutoe qualité que la robe des religieuses du chœur, elles portent la ceinture de cuir par-dessui le rochet, celui-ci a les manches étroites; la chappe de chœur descend à Ueur de iw.
mais n'est pas (rainante par derrière tomaie celles des professes du chœur. ]■
r« 110S ORDRES
En 1665, sur de nouvelles représentations foie* à Mgr François de Harlay, archevêque le Roaen par maître Antoine Gaulde, prêtre et docteuryde la maison et société de Sorboooe, grand archidiacre de l'église de looen, vicaire général du diocèse et supénearde la communautéde Dieppe, les consumions furent encore revues et rendues plus conformes aux saints canons et aux décrets du concile de Tente. Alexandre VII le* confirma de nouveau par une bulle du 17 août 1665. Klles furent imprimées en
Cette congrégation compta actuellement dix-sept établissements en France et deux dans ta Tille de Québec en Canada.
Les établissements de France sont :
Les Hôtels-Dieu de Saint Jean- Baptiste de Dieppe ; Saint-Charles et Sainte-Catherine <fEu; — la Trinité d'Harcourt; — la Nativité de Baveux; — Saint-Yves de Rennes;— Stint-Nicolas de Vitré; — des Sacrés-Cœurs é* Jésus et de Marie de Fougères; — la Conception de Vannes; — Nolre-Damo de la Clamé d'Auray; — Sainte-Anne de Lannioo;— la Providence de Guingamp; -sainte-Madeleine de Tréguier ; — Nolre- Diote-de-tiraces de Carhaix — Sainte-Thérèse de Goarec; •- Notre-Dame-de-la-Victoire de Cuburien près Morlaix; — Saint- Julien de Cnateau-Gontier; Saint-Joseph de Oiieau-Gontier, hospice général. — Au Caaada : Hôtel-Dieu, Nolre-Darae-des-Anges de Québec, hospice général : 57 professes à i HOtel-Dieu de Québec : en 1855 celte coojumaauté comptait 43 professes.
Noos n'avons pas suivi dans cette énumériiion l'ordre de fondation; nous ne le coni Jissons pas certainement.
La congrégation a eu autrefois un établis- Hoeotdansla ville de Guérande, dénartemeut de la Loire -Inférieure; il a été détruit urs 1690 par défaut de lettres patentes. Nous te savons point la date de sa fondation; *Mis il existait déjà en 1680, puisqu'une religieuse de cette communauté qui se relira •ian» celle de Dieppe lors de la suppression, » avait fait profession en 1681.
Cn autre monastère de la congrégation fut fondéàGcntilly vers 1650; il fut transféré à toint-Mandô en 1705 et a subsisté jusqu'à la résolution de 1793. Peu après son établissement la commuuauté de Gentilly éprouva »ot de difticullés, que deux fois les religieuses furent contraintes de se retirer à «ris. Cette circonstance donna lieu à un jouvel établissement au faubourg Saint- Marcel ; il eut pour fondateur et bienfaileur '* prévôt marquis d'Herblay. Celte communauté parait avoir donné, au moins une partie de ses membres, dans les erreurs du jansénisme; plusieurs des religieuses se retirèrent à Port-Hoyat. La congrégation prit •les mesures pour s'assurer de l'attachement •livrais principes de celles qui étaient demeurées à l'Hôiel-Dieu, elles se jusiiùèrent »Jîei bien. Toutefois nous n'avons point de
données assez précises sur cette affaire pour rien assurer.
La congrégation de la Miséricorde de Jésus n'a point de supérieure générale {chaque monastère a;ie droit de se gouverner par lui-même, sous l'autorité de son propre prélat. Les constitutions établissent des relations de charité entre eux, mais sans aucune dépendance les uns des autres : ainsi ils doivent s'écrire au moins une fois l'année; prendre avis les uns des autres dans les cas difficiles , ou dans ceux qui intéresseraient tout l'institut, comme les établissements de nouveaux monastères; se prêter secours dans le besoin, soit par des collectes, soit même en fournissant des sujets aux maisons qui en manqueraient, enfin au décès d'une religieuse de la congrégation, chaque communauté doitacquitler certains suffrages.
Il n'existe pas de règlements généraux ; les constitutions en parlent y renvoient dans certains cas en indiquant les chapitres et les paragraphes, mais ils ne sont plus connus. Tout porte à croire qu'ils sont restés manuscrits et n'ont jamais été mis en vigueur, même pour la maison de Dieppe ; autrement on ne s'expliquerait pas qu'ils eussent pu disparaître si complètement.
Plusieurs communautés en ont de particuliers, autorisant leurs pieuses coutumes et approuvés par leur évêque respectif. Celle de Dieppe est do ce nombre.
Les monastères de la congrégation doivent selon l'esprit de l'institut desservir les hôpitaux gratuitement; néanmoins ils peuvent recevoir un traitement des commissions administratives, lorsque ce secours est nécessaire et spécialement dans les nouveaux établissements.
Quoique toutes les religieuses de la Misé r corde de Jésus s'emploient au service des malades et que, dans chaque établissement, la communauté en corps aille plusieurs fois le jour les servir: il y a une hospitalière nommée d'office, par le chapitre, laquelle réside toujours dans les salles pour eu surveiller et diriger le service. La supérieure lui associe des compagnes, en nombre suffisant, pour l'aider dans ses fonctions. 11 |y a toujours deux religieuses la nuit près des malades; toutes les sœurs remplissent à leur tour ce devoir de charité. Les religieuses font aussi tous les jours une instruction à leurs malades sur les principaux devoirs du Chrétien.
Le service des pauvres est l'œuvre essentielle et fondamentale de l'institut. Ces monastères peuvent néanmoins avoir des pensionnats, & la condition que celle œuvre vraiment secondaire ne nuira point aux services des malades ni aux observances réulières. Si un monastère avait abandonné enseignement, il ne pourrait le reprendre que sur l'ordre du supérieur et le consentement du chapitre.
Les religieuses de la Miséricorde de Jésus doivent selon l'esprit de leurs règles joindre la vie contemplative à la vie active; aussi les
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constitutions prescrivent-elles do six à sept heures d'exercices spirituels chaque jour. Les religieuses cependant no disent que le? petit Oltice de la s.nnle \ iei ge, excepté aux grandes fêtes et clans leurs fêles d'ordre qu'elles récitent ou clianlent l'Oflicc canonial et la grand'.Messe.
Klles se lèvent à «pintrc heures en tout temps et se couchent à neuf. (.haque sœur a au dortoir une eellulc séparée.
Klles se réunissent au cheeur pour l'oraison du matin et les autres exercices spirituels de la journée.
Klles gardent le silence en tout temps ; mais elles ont une heure de récréation après chaque repas, où elles peuvent s'entretenir entre elles en travaillant. Le silence est observé, toujours et en toute rigueur dans les lieux réguliers qui sont : le chœur, l'a van li hœur, l,i sacristie, le réfectoire, le dortoir et le chapitre; il en est de même du grand silence qui commence à sept heures du soir et Huit à *ix heures du matin.
Le chapitre des eoulpes a lieu une fois la semaine, ordinairement le vendredi.
Les religieuses de la congrégation font maigre tous les mercredis et durant In saint temps de l'Avent; elles jeûnent aussi tous les vendredis, depuis la tôle de f Kxallatinu de la sainte uoix jusqu'à Pâques; la veille des cinq i rincipa'es lètesde la sainte Vierge, de l'Ascension, de la Pentecôte, du Saint- Sacrement et do quelques autres fêles d'ordre.
Le noviciat est d'une année; mais l'aspirante doit passer six mois ou plus dans la communauté avant «le revêtir l'habit religieux. Si la novice est admis»1 par la majorité des suffrages des religieuses composant le chapitre, elle fait alors les vœux de pauvreté, cha>lclé, obéissance, et de perpétuelle clôture, et de s'cmplover au service des pauvres tous les jours de sa vie, le tout selon la règle de Saint-Augustin et selon les constitutions Ue l'institut. Les sœurs converses ne font pr.s le vœu de servir les malades. Leur nombre est limité, elles ne doivent faire que la sixième partie de la communauté, à moins que l'ilge ou les iuliruiilés n'en empêchent quelqu'une de remplir les devoirs de sa condition.
Le chapitre se compose de toutes les religieuses du chœur, comptant dix années de profession, si l'on peut ranger trente professes dans cette catégorie. Dans le cas contraire, toutes les professes, au-dessus de six années do profession, feront partie du chapitre jusqu'à ce qu'on ail atteint le nombre de trente votantes. Lue lois atteint, il faudra dix années de profession pour avoir voix au chapitre.
Le chapitro est appelé à délibérer sur les affaires un peu importantes île la communauté, sur l'admission des sujels et sur les élections, tant de la supérieure que des principales ollicières de la communauté.
L'élection do la supérieure se fait tous les trois ans; une même religieuse peut être élue pour deux triennaux consécutifs, mais
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non davantage, sans qu'il y ail eu cessais de charge. Toute religieuse qui a voix lessive pour la supériorité, dans le monastère de sa résidence, l'a pareillement dans tuu> ceux de la congrégation; et une communauté qui se refuserait à donner un sujet dmit l'élection à la charge de supérieure lui est constatée dans les formes prescrites romprait par cet acte avec l'institut tout entier.
Les ofhVièrcs nommées par le chapitre sont : la Mère assistante, la maîtresse .les novices, l'hospitalière, la dépositaire ou économe des monastères; l'économe de» pauvres et les discrètes ou conseillère»; il v en a quatre, mais l'assistante el la ni.iltresso des novices le sont par leur chaire même. Les élections des ollicières se renouvellent tous les ans, mais une religieuse peut être continuée dans sa charge tant qu'elle obtient la majorité des suffrages
Les élections se font au chœur en présence du Sainl-Sa< renient. Klles sont présidées par le supérieur, accompagné de deux autres ecclésiastiques. S'il s'agit de l'élection u"un« supérieure, celui qui préside vient à U grille; la supérieure qui doit être dé|>oée se met à genoux el demande à être déchargée; le supérieur le fait en ces termes : U communauté vous décharge au nom du Prrt, du Fils et du Saint-Esprit. L'urne destirée à recevoir les suffrages est déposé», avant U Messe, sur une table, près de la grille de \> communion, el chaque volante y dépose le sien au moment où elle va recevoir le pu* do ses intentions. Le dépouillement «<u scrutin se fait par le supérieur etses as>i>t mis; pour qu'il y ait élection, il faut qu'une mémo religieuse ait obtenu une voix yUa de la moitié. Si après quatre scrutins, aucune religieuse n'a le nombre suffisant, il r a ballottage entre les deux qui en oui le plus; si elles se trouvaient à obtenir égalité Je suffrages, ce serait la [dus ancienne de professiunqui serait élue. L'élection étant corrtatée, la religieuse élue se nul à genoux près de la grille; toute la communauté ^ réunit au chœur, et le supérieur, en |-n-sence de toutes, dit : De l'autorité que n^s avons, nous confirmons l'élection <]>ti ri'«f d être faite, et déchirons supérieure df ctH' communauté sertir N. N'., religieuse \m>h<t de ce monastère , on du monastère de Y, »<* nom du Père, du Fils, et du Saint-F$i>rit. Alors on chaule le Te Deum: la neuve!'-' élue est conduite par les «Jeux anciennes i la place de la supérieure, el toutes les religieuses vont reconnaître son autorité, en lu* baisant la main droite, qu'elle tient élen-lue sur le livre des constitutions. Les élcdiots des principales ollicières se font à peu yrèi de la même manière, mais il ne se fait qu<? trois scrutins. Dès qu'une religieuse élue par la majorité des suffrage*, lo supérieur le déclare sans autre continuation.
Fondation du monastère Saint-Julien dt la ville de Chdteau-Gontier.
Le monastère de Saint Julien de CUteJU-
SH I10S DES ORDB
Gooller fat fondé en 1671 *par trois Hospitalières de la Miséricorde de Jésus de la communauté de Vitré. auxquelles on associa en
Îualité de supérieure la révérende Mère [jrguerite Baudouin.de Sainl-Jean-Bapliste, religieuse de Dieppe, l'une des premières professes de la réforme.
La fondation do ce monastère est due au zèle de M. le Drogo, prêtre, de la Bretagne Ce vertueux ecclésiastique qui, en 1609, irait donné son bien en rente viagère à l'hôpital St-Ju lien et en était pour lors aumônier, crutqrj'il rendrait un vrai serviceaux habitants deChiteau-Gontier.s'il leur procuraitdes reli yeuses pour desservir leur hôpital, dont le gouvernement intérieur depuis 1593, qu'afiiontdû abandonner les religieuses du tiers ordre de Saint-François, était confié a des gens Jgage.sous la.surveiilance de personnes chariiables.il en conféra avec les principaux Mtiunls et les détermina, en 1673, à traiter i»ec la communauté de Vitré.
Par l'acte de fondation, les religieuses s'enwgent a servir les pauvres gratuitement. Ici habitants leur cèdent, durant quinze années, pour leur logement, quelquesapparleownts do l'hôpital, à la charge, |ier les religieuses, d'acheter et faire bâtir, durant ce itmpis et a leurs frais, une mabon conventuelle. L'hôpital y contribuera au moins j«jur une somme de treize cents livres. Les trieuses ne peuvent recevoir aucuns legs ttstarueotaircs, tout don de cette nature retournera au profit de l'hôpital. Elles s'engapot en outre à ne jamais quitter l'établissement si ce n'est en cas de guerre, peste ou incendie, et, même dans ces cas, elles de- "ootj rentrer sitôt que la causo de leur .wtie aura cessé ; autrement toutes les nequisuionsqu'elles auront faites retourneront i r»6>ilal sans que celui-ci soit tenu à autan dédommagement. Les religieuses pour leur gouvernement intérieur ne dépendront que de l'évôque et de leurs lois de religion, etc. Cet acte fut passé par-devant notaire à Chàteau-Gontier le 18 février 1673.
Mgr Henri Arnaud, évêque d'Angers, approuva le projet de fondation. 11 fut aussi aul°n>é la môme année par lettres patentes de boais XIV.
U 9 février 167ï>, les quatre religieuses {''«s, par la communauté de Vitré pour la fondation du monastère de Saint-Julien, arriérent a Cli&teau-Gontier. Elles passèrent wuf jours chez les dames Ursulines, en altendant les ordres de Mgr l'évôaue d'Angers. Enfin, te 19 du même mois, après une Messe solennelle célébrée dans l'église des Ursule clergé et le conseil de ville conduijjwnt processionnel lement les religieuses Hospitalières à Saint-Julien, où elles prirent lésion.
fondatrices se dévouèrent avec zèle à *«»requi leur était confiée; Dieu bénit
travaux; bon nombre de jeunes personnes se présentèrent pour être admises a« noviciat: elles reçurent aussi des dons
mnsidérables, de sorte qu'en peu de ,e|opî la nouvelle communauté fut floris-
S RELIGIEUX. IIOS «7*
santé et assez bien pourvue pour le temporel. Elle a toujours été une des plus nombreuses do la congrégation.
Le 19 février 179i, la force armée vint arracher les Hospitalières à leurs pieuses fonctions, au cent vingtième anniversaire de leur fondation. La communauté se composait a lors de quarante et une professes de chœur et de sept converses. On les conduisit au tribunal, où on leur demanda le serment exigé. Sur leur refus unanime, on les mit en arrestation dans la communauté des Ursulines. Les membres du tribunal proposèrent cependant à cinq d'entre elles de rentrer à Saint-Julien, pour le service des malades, sans en exiger le serment, mais elles ne consentirent point à se «é|>arer do leurs sœurs. Un tel acte leur parut uno sorte do prévarication
La captivité des religieuses détenues aux Ursulines ne fut |»as très-rigoureuse. Il y en avait de trois congrégations : les religieuses du tiers ordre de Saint- François, les Ursulines et les Hospitalières, et chaque communauté put se réunir par corps. Un assigna aux Hospitalières plusieurs appartements et un grand grenier qui lui tint lieu de chœur et de dortoir ; de sorte que les exercices réguliers furent à peine interrompus. Les religieuses de la Miséricorde de Jésus se firent les hospitalières des personnes qui se trouvèrent malades parmi les détenus. On leur permit de les visiter, les veiller et «nlin leur rendre tous les services dont ils avaient besoin.
Une vertueuse converse, sœur Marie 'Huiilier de Sainte-Monique fut la seule victime des fureurs révolutionnaires. Elle fut décapitée a Laval le 25 juin 179V, à l'âge do k9 ans, et en comptant 16 ans de profession religieuse. Une petite notice sur sa vie, ses vertus et sa mort a été imprimée au Mans en 1820 et 1850.
Au commencement de 1795, les religieuses détenues aux Ursulines furent mises en liberté. Les Hospitalières prirent alors une maison dans la ville, où elles purent se réunir toutes au moinsdurant le jour. Plus tard, une pieuse demoisefle leur ayant cédé -des appartements attenant au bâtiment qu'elles occupaient, elles se trouvèrent assez au large, pour se rassembler toutes et garder la clôture. Dès lors, elles reprirent tous les exercices de la vie monastiquo. M. firéhérêt, directeur de la communauté, et qui, depuis les troubles, avait été pourvu des fonctions de supérieur par M. Le Noir, vicaire général du diocèse d'Angers, trouva les moyens de les visiter souvent et de leur donner les secours de son ministère.
Enfin, au mois de décembre 1800, le conseil de ville et la commission administrative des hospices proposèrent aux Hospitalières, alors au nombre de trente-deux, de rentrer à Saint-Julien. Elles accueillirent les propositions de leur réintégration avec d'autant plus d'empressement qu'elles y reconnurent un effet de la protection spéciale de iaint Louis de Gouzague. La communauté ,
nos
DiCTIOSKAlUE
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qui s'étaient toujours distinguée par unetendre dévotion envers ce saint, venait de s'engagei , par un vœu, a l'aire bâtir un« chapelle en son honneur, si elle obtenait pai sou intercession, de rentrer dans le monastère dans l'année qui suivrait l'émission de ce vœu. Cet oratoire existe aujourd'hui.
Un nouveau traité lut conclu entre les parties. Il n'annulait pas le premier, mais il Je modifiait en plusieurs points. La commission s'engageait à faire au* religieuses un traitement de 2,000 livres; celles-ci ne reprenaient possession que d'un»? partie do la maison conventuelle, et encore à titre do locataires ; car, par suite des événements politiques, elle était devenue comme propriété de l'hôpital. Lorsqu'on 1803, l'Etat accorda une pension aux religieuses qui avaient survécu aux troubles révolutionnaires, la communauté rentra dans la gratuité des services envers les malades. Kilo n'a jamais pavé la ferme de la maison conventuelle.
En 1810, un décret impérial approuva les statuts des religieuses Hospitalières deSaint- Julicn et concéda à celle maison tous les privilèges des autres congrégations hospitalières.
La communauté, gouvernée actuellement par la révérende Mère Métairie Fourret do Saint-Arsène, professe de celte maison, se compose de quarante et une profes.-es du chœur, dix converses, une novice et deux postulantes du chœur et une novice converse.
L'établissement de Saint-Julien a deux salles de trente lits chacune pour les malades adultes des deux sexes et deux salles de dix lits chacune pour les enfants. 11 y a habituellement seize religieuses occupées au service des malades, eu qualité d'aides de l'hospitalière, de pharmacienne, d'économe, etc. Le reste delà communauté n'y va qu'à certaines heures pour faire les lits, distribuer les repas, etc., ou dans la cireoniance d'un mourant à assister; car il entre dans ses usages que lorsqu'un malade esl à l'agonie, une religieuse demeure près de lui, uour le soutenir dans le dernier combat.
HOSPITALIÈRES DE SAINT-FRANÇOIS, àSaint-Omcr
C'est Marguerite de Sainle-Aldegondo qui fonda, en 1324, dans le haut pont, dons la villedeSaint-Omcr, les Hospitalières de Saint- François. En 1702, celte maison était dirigée par la Mère Pélagie Dufour ; elle renfermait vingt-cinq religieuses professes dans les derniers temps. Elles s'appliquaient 5 l'instruction de la jeunesse. Elles tenaient un pensionnat et des écoles gratuites pour les enfants pauvres. (1)