‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 116 sur 323 · NA1BE I.VM SA · texte numérisé non relu

NA1BE I.VM SA

soutenu, jusqu'à la tïn, à la même hautoui : il a éprouvé, comme tous lesautres, la décadence »lc l'âge, et l'on doit môme avouer, pour être ju>te, que son extrême facilité lui a beaucoup nui; mais on conviendra ausu que, môme dans ces derniers temps, il intéressait encore; qu'à travers tous lus défauts de forme, on retrouvait l'homme i grandes pensées, et que si l'éclat de celle pourpre, jadis si vif, était un peu terni, le tissu n'en demeurait pas moins fort. Le zèle pour annoncer la parole "le Dieu était comme inné dans l'abbé Beulé; jamais il ne refroidit en lui. Chaque fois qu'il célébrait les saints mystères, sous le règne néfaste de la terreur, il adressait aux fidèles qui s'étaient assemblés en secret, pour y participer , quelque exhortation plus ou moins étendue, atin d'animer leur foi et de fortiiivr leur courage. Plus t <rd , quelque |>art qu'il se trouvât, il était toujours prêt, sur u moindre invitation, h monter dans la tribune sacrée, et les églises de Nogenl-le-Rolrou, aussi bien que celles des campagnes d'alentour, ont résonné pendant quarante ans consécutifs, de ses inépuisables accenls.

A cette époque, le collège de cette tille était tombé dans un tel état de dépérissement, qu'il n'existait pour ainsi dire plu«. On cherchait un homme qui pût le relever do ses ruines, et y faire refleurir la discipline et les études. L'élèvo do l'ancienne université do Paris, le docte prêtre qui n'ignorait pas plus Horaco et Virgile, que l'histoire sainte et l'antiquité ecclésiastique, se présentait à la pensée de tous. Mais mi eut bien do peine à vaincre ses résistants. Il semble qu'il prévoyait les peines qui l'attendaient, dans ce nouveau genre de vie. A sa voix, l'enceinte déserte «lu collège foi bientôt remplie ; de toutes parts on se rendait à celte école, où présidait un chef 'i digne ctsi renommé. Dès la première année, elle comptait plus do cent élèves internes qui vinrent de tous les lieux d'alenlour, rivaliser avec les enfants de la cité. Qui peut dire les florissantes deslinéosqu'eûtobtenues un établissement ainsi dirigé, s'il fûl resté lans les mains de celui qui l'atail comttHJ fondé parmi nous ?

Rendu à la vie privée, l'abbé Beulé, on le pense bien, ne resta pas oisif. Dès le terni* (in'il remplissait les fondions de vicaire dans la paroisse de Saint- Laurent, il a*3'1 rencontré, dans îa direction, plusieurs in"'* d'élite qui, à sa persuasion, s'étaient réunit et avaient formé une petite communauté, peu brillante aux yeux des hommes, ra t; .infiniment recouimandable devant Dieu, a cause des hautes vertus qui s'y pratiquaient La fin qu'on s'était proposée d'abord ara t été de procurer une éducation vraiment chrétienne aux enfants «le celle partie tin peuple qui, plongé dans la misère, et m proie à tous les besoins de la vie, ne peu* pas même que nous avons uno âme à*\u:

.'er, absorbée qu'elle' est par la nfofssii»

DES ORDRES RELIGIEUX

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