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itauftoder une permission pour les actes do mortification extraordinaire qu'ils voudraient fore. Ils écriront peu de lettres, et communiqueront au supérieur leur correspondance, « a>j qae cela se pratique dans tous les ordres religieux, sous-vue par leur supérieur ou par le curé chez lequel ils demeurerai: car, comme on va le voir, ils vont wuls dans les paroisses, et alors ils logent tba le curé. Ils ne visiteront point leurs lurent* sans motifs ni sans permission, et h accepteront point d'invitation à dîner, surtout chez les parents de leurs élèves. On leur accordera difficilement l'usage du tabac |*mdre, jamais on ne leur permettra de fuûier. On fait, comme dans toutes les communautés, des prières spéciales pour les délits, et les frères sont inhumés avec leur iuUi religieux. Les frères, levés à cinq heures, ont, entre autres exercices religieux, la méditation d'une demi -heure, l'examen particulier, la visite au saint Sacrement, le chapelet, la lecture spirituelle, dont les heurt» iont modifiées par l'autorité du supérieur, selon les besoins respectifs des frères euMis dans les presbytères. Le temps de la clas* est de trois heures le matin, trois heurts l'après-midi. Voici la formule de profession : Au nom de la très -sainte Trinité, fht, PiU et Saint-Esprit ; en présence de la trit- sainte Vierge, Mire de Dieu; de saint Joftph, de saint Jean-Baptiste et des saints itgtt, met, F... 2V..., après m'étre éprouvé, <t unir prié Dieu de me faire connaître ma wcafto», je déclare me consacrer à V éducation des enfants dans la congrégation des (rêrtt de C Instruction chrétienne. Les frères ne font que ce vœu; ils le font d'abord pour oo 10, et successivement pour trois ans, leur cinq ans, ou pour toujours. Les frères Imitent aller seuls enseigner dans une paroisse; mais alors Hs logent chez le curé, qoi est chargé des conditions temporelles de la subvention. Là, ou logeant en communauté spéciale, les frères ne peuvent, à l'église, ni revêtir le costume ecclésiastique, m remplir des fonctions au chœur. Leur rlurge unique est de veiller sur les enfants. Ceite congrégation n'est établie que pour les diocèses de la Bretagne; mais depuis, elle a tu la charge de fournir des frères enseignants a des colonies françaises, et un noviciat spécial, par un arrangement particulier, a eiéfondé au diocèse d'Auch pour les écoles «le celte contrée méridionale. Des dispositions particulières sont établies pour les frères des colonies, qui demandent nécessairement ooe modification à la forme suivie en France; mais ils se rapprochent, dans leur r^iine, le plus qu'il est possible, du régime d« la maison mère, ont une retraite annuelle, * dépendent d'un directeur général de la rolonie. Les lettres reçues à I étranger sont toujours sous son couvert; celles qu'on écrit en Europe sont toujours sous le couvert du marieur général, et adressées à la maison aère. Au règlement général de la congrégation tonl jointes des dispositions par tic u- /iir«, formant 15 articles, relatives aux
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établissements des frères de Vinstruction chrétienne dans le diocèse d'Auch, dont l'archevêque a désiré avoir des religieux de la congrégation de M. de Lamennais. Ces règles spéciales sont datées de Ploèrmel, du 17 octobre 18fc9, et signées de Mgr l'archevêque d'Auch, de M. l'abbé Jean-Marie do Lamennais, et deux ecclésiastiques, comme témoins; M. A. Rahoisson, et M. P. Ruault. Il v avait déjà des frères au diocèse d'Auch, qui, en vertu de ces conventions, sont associés à ceux du Bretagne, et soumis à tA. de Lamennais. Il y aura dans le diocèse d'Auch un noviciat, composé des sujets de ce pays, mais organisé par le supérieur de la maison mère, qui en nommera le directeur et le conseil, et en forme les règlements. Après un postulat de trois mois au moins, le supérieur général déterminera s'il y a lieu ou non d'appeler les sujets à Ploèrmel, les admettre au noviciat, aux vœux temporaires ou définitifs, etc. Le supérieur peut faire, dans l'intérêt de la congrégation, passer un frère du diocèse d'Auch en Bretagne; mais, dans ce cas, il le remplace par un autre, et les voyages sont à ses frais. Malgré ces liens intimes, les établissements des deux pays ne sont point matériellement solidaires les uns des autres. C'est à l'archevêque d'Auch qu'on rend les comptes financiers des établissements du pays, avec communication au supérieur général , sans l'assentiment duquel on ne peut faire aucun établissement nouveau, aucun emprunt extraordinaire dans le diocèse d'Auch. Chaque année, quelques frères de ce diocèse viennent à la retraite à Ploèrmel, et, s'il y a élection d'un supérieur général, le directeur du noviciat d'Auch vient y prendre part, ainsi que deux frères profès députés ad hoc.
En 18W, M. l'abbé Jean-Marie de Lamennais, se trouvant malade au point de craindre pour sa vie, adressa au Souverain Pontife, Pie IX, une copie d'une sorte de testament spirituel, où il traçait le genre de gouvernement qu'il voulait être établi dans sa congrégation après sa mort. Ce testament, ou supplément à la règle, était revêtu de l'apurobation de Mgr de la Motte, évêque de Vannes; de celles de Nos seigneurs Pierre Lemée, évêque de Saint- Bneuc; Joseph Le grave rend, évêque de Quimper; François de Hercé, évêque de Nantes; Godeîroy-Brossais Saint-Marc, évêque de Rennes; Claude- Louis de Lesquen, aucien évêque de Rennes, et de Mgr Delacroix, archevêque d'Auch. Eu envoyant au Pape ce testament, M. de Lamennais y joignit un exemplaire de la règle de son institut. La pièce dont il est question est intitulée : Acte de dernière volonté, daté du à février 18V3, et divisé en seize articles, écrits pour confirmer les règles qu'il avait données, et statuait que l'institut de 17»*truction chrétienne serait, après la mort de M. de Lamennais , gouverné par un supérieur général, frère profès de la congrégation, assisté d'un conseil, formé de quatre frères, aussi profès des vœux perpétuels, dont deux auraient les fonctions d'assistants,
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et l'un Jo ces deux lo titre d'économe. En mourant, M. de Lamennais désignera les membres qu'il ycut établir à la tête de son institut, et qui le gouverneront pendant trois mis. Après ces trois ans, il y aura une élection générale, laite par les frères proies présents, et qui donnera aux élus, toujours rééiigiblcs, la suprême autorité pour trois ans, ut ces élections se feront sous la présidence île l'iiiiniùiiier de rétablissement, qui donnera aussi l'habit aux postulants, et recevra les novices h la profession, mais en vertu du suffrage des frères, auquel il n'aura f oint de part.
La sacrée congrégation des Kvôques et des Béguliers donna, en date du 7 janvier 18.il, un décret laudatildes règles, et, dûs le T'du môme mois, notre Saint-Père le Pape, Pie IX, avait adressé une lettre flatteuse à M. de Lamennais, qui, la même année, lit imprimer le tout avec une nouvelle édition de ses règles, adressées à ees chers frères.
Cet institut a maintenant sa maison mère a Ploermcl, au diocèse de Vannes; c'est dans celle maison que réside M. de Lamennais, qui a vu, sans grandes contradictions, grandir et se multiplier le nombre des frères. Néanmoins cette congrégation nouvello a eu, comme loules les uni vi es qui commencent, s*s mécomptes et ses inexpériences. Par exemple, le frère Ignace, le plus ancien de la communauté, directeur de la maison mère, a quitté l'institut après de longues années 1 il y a peu, on a cru nécessaire de congédier dos membres et on en a renvoyé une centaine dans une année! Ces mesures, en épurant le troupeau, sont ordinairement le salut du bercail. Le costume des frères consiste dans une lévite noire et longue, entièrement boutonnée jusqu'au bas. Ils portent, suspendu au cou, un crucifix en cuivre, qui parait à l'extérieur; une culotte courte, un ehapeau dit romain et une calotte. Ils portent aussi, mais non habituellement, un petit manteau d'un mètre de long. Dans les colonies, les frères peuvent porter des pantalons, ainsi que ceux de Franco, qui, dans certains emplois, ne portent pas l'habit religieux. Ils ne peuvent porter de cravato avec leur habit religieux. (Voy.[\)
Renseignements recueillis passim. — Recueil à V usage des frères de. l'Instruction chrétienne, \annes, imprimerie de Gustave de In Marzelle. Ce recueil a plus les formes d'un directoire religieux et moral que d'un code de règles monastiques.
1HÉNÉE. (Société i>ks pbetiies de Saint-), à Lyon.
La société «les prêtres de Saint-Irénée doit son existence au cardinal Fesch, qui a laissé de si précieux monuments de son zèle et do son amour pour l'Kglise. Au sortir de nos grands orages révolutionnaires, ce fut la Inoccupation universelle de l'épiscopat français de former dans chaque diocèse rumine un corps do piètres auxiliaires destinés a remplacer les cin.^régatiotis reli-
(1) Yu>j à !a l:n du \ol , i:° 115.
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gieuscs presque anéanties sur le sol de notre pays, soit pour le ministère de In prédication au sein des peuples, soit pour la régénération de l'enseignement dans les séminaires, soit enfin pour toutes les œuvres en dehors dos fonctions pastorales ordinaires.
A la tôle de l'un des plus grands diocèses de France et des plus religieux, disposé i profiter de toutes les ressources donl pourrait user un oncle de l'empereur Na|*>léoo l", le [deux cardinal songea do bonne heure à doter son F.glisc d'une institution que réclamaient instamment les besoins de l'époque et dont il prévoyait de si heureux fruits pour l'avenir. Toutefois, telles étaient les dillicullés des temps, et telle lut bientôt la rapidité des événements que ce ne fut qu'en 181C et du sein de Home où l'avait poussé un souille de la Providence, que l'éminent exilé put voir la réalisation de ses plans longuement mûris. Fidèle interpréta do sa pensée et dépositaire de toutes ses sollicitudes a ce sujet, M. Bochard, un de ses vicaires généraux, fui chargé de diriger en sou absence et de développer l'oeuvre naissante. Un certain nombre d'ecclésiastiques distingués furent réunis à Lyon, dans l'ancienne maison des Chartreux, résidence admirablement choisie et que la société doit à la générosité do son fondateur. M. Ubbé Mioland, aujourd'hui archevêque à Toulouse, leur fut donné pour supérieur, et jusqu'en 1837, année où il fut promu è l'éréché d'Amiens, il présida aux destinées progressives de l'institution naissante.
Les associés n'eurent d'abord d'autres règles que celles qui avaient été données par Saint-Charles aux PP. Oblats de Milan. Mais ces règles, écrites pour un autre siècle et pour d'autres contrées, devaient nécessairement contenir certaines prescriptions d'une application difficile ou impossible. Aussi fallut-il procéder par extraits et par choit, et bientôt s'appuyer surtout sur des usages traditionnels qui naissaient des circonstances et qui venaient consacrer uoe expérience peu à peu acquise. La société grandissait ainsi bénie de Dieu, et toujours lidèle à elle-même, elle se formait en quelque sorte sur son tempérament et sa physionomie propre, occupant une place intermédiaire entre le clergé séculier et les ordres religieux. Chaquo année voyait ses liens intérieurs se resserrer, ses travaux se multiplier, ses membres devenir plus nombreux. Il est peu do villes, peu de campagnes dans le diocèse de Lyon où n'ait pas retenti la voix de ses missionnaires, et il serait difficile de nommer les Eglises qu'ils oot évangélisécs dans toute la France, surtout pendant les stations du Carême.
Les engagements contractés dans la ciété n'eurent d'abord rien de perj>éiuel et d'irrévocable. Des prédicateurs devenus célèbres, purent, après s'être formés a ceue école, porter ailleurs une parole dont J« accents apostoliques contribuèrent, pwr uno si large part, à la consolation et à la tiloirede la religion. Tels furent MM. Don«t,
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Dufèlre, Cœof, Degnerry, Coinde 'et plusieurs autres que la chaire chrétienne compte l«arau ses plus grands noms de ce temps, et qui devaient en si grand nombre donner des l rëlals è l'Eglise. Parmi les associés de cette fremièrcépoquese trouvèrent également Mgr la Croix d'Aiolelle, ancien évêque d'Auch, n Mgr Loras, aujourd'hui encore évêque de Du bac h, eo Amérique. Enfin, dans ces dernières années, la société des prêtres de Saint-Irénée a donné au siège épiscopal de Mines M#r Piantier, dont tous connaissent les conférences prêchées à Notre-Dame de Paris.
Mais tout en perdant plusieurs de ses membres les plus éminents, la fondation du cardinal Fesch n'a pas laissé de marcher toujours dans la voie tracée à l'origine, et •1e grandir pour le but plus spécial qui lui était marqué. De 1816 à 1856, c'est-à-dire pendant un espace do quarante ans où elle ne cessa d'être sur la brèche, elle avait fait, pour ainsi dire, l'épreuve de l'existence, et U volonté du Ciel semblant visiblement se [•roooncer pour elle, elle dût songer à remplacer ce qu'il pouvait y avoir de trop vague on de trop provisoire dans les constitutions, l<ar une forme définitive, plus nette et plus forte. Un prince de l'Eglise romaine l'avait mimée de son inspiration à son berceau; on aotre prince de rEglise romaine, S. E. le cardinal de Bonald est venu la prendre à son Igt adulte, et l'armer de tout ce qui peut tejurer l'extension et la durée du bien qu elle e*t appelée à faire.
Nous ne pourrons entrer dans le détait de k>d organisation intérieure, mais voici sommairement sur quelles bases repose la société des prêtres île Sainl-Irénée. Nous n'auws qu'à reproduire quelques articles du line de ses statuts et règlements que nous «toos sous les yeux.
Les prêtres de Saint-ïrénée se consacrent i lervir l'Eglise de Lyon en esprit d'obéisunce parfaite envers Mgr l'archevêque. Cette obéissance religieuse et entière est l'esprit propre, et comme le fondement de la société. Elle embrasse les travaux de la prédication, I enseignement et surtout celui qui se donne dans les séminaires; lo ministère à sa charge dîmes, les œuvres de zèlo et généralement loutes les fonctions ecclésiastiques. Elle n'excepte rien; mais là prédication et Yenseiï*tm(nt sont les deux grands buts vers lesquels, aujourd'hui, comme à son premier /'ur, la société se proposo plus particulièrement de diriger ses efforts.
L'obéissance étant lo lien de la société, chaque associé s'y dévoue par un enyagoœent spécial qui a d'abord une durée de trois ans, après quoi il devient perpétuel et lie pour toujours dans la société.
Cet engagement d'obéissance et de stabilité est le seul prononcé par les associés. Ils ae font pas le vœu de pauvreté comme dans lej ordres religieux. L'archevêque de Lyon est leur véritable et premier supérieur. De «ému qu'il leçoit leur engagement, il peut en disposer.
Sous l'autorité de l'archevêque, la société est gouvernée par un supérieur qui esi nommé pour cinq ans par Monseigneur sur la présentation d'un chapitre composé de ving-cinq membres. Ce supérieur est indéfiniment rééligible.
Comme on le voit, la société est purement diocésaine. Cependant avec l'agrément de l'archevêque, son premier supérieur, elle étend le cercle de ses labeurs apostoliques dans tous les diocèses de France qui appellent ses prédicateurs principalement pour les stations de Carême.
La société a, dans le diocèse, plusieurs séminaires sous sa direction. Elle a de plus, aux Chartreux même, près de la maison mère, un collège, ou institution en plein exercice.
La société ne reçoit, pour associés, que des ecclésiastiques appartenant au diocèse de Lyon par leur naissance ou par. des lettres d'incorporation. Elle se recrute surtout parmi Jes jeunes élèves des petits séminaires qui, après leur cours de philosophie, sont admis à faire, aux Chartreux, leur cours de théologie.
Ce cours est ordinairement précédé d'uno année d'études pendant laquelle on les prépare à la collation des grades académiques. Dès leur entrée dans la maison mère ils sont placés sous la direction d'un maître des novices, lequel étend également sa sollicitude sur les prêtres qui se présentent avec l'intention d'être reçus dans la société; mais pour ces derniers le noviciat ne dnre qu'un an. Ce n'est qu'à l'expiration du noviciat qu'ils peuvent être admis à l'engagement triennal; après cet engagement ils sont dirigés vers une des œuvres de la société, ou appliqués à des études plus fortes qui leur permettent d'arriver à la licence ou au doctorat.
La société des prêtres de saint Irénée fait une profession particulière d'attachement au Saint-Siège et d'obéissance à ses décisions; et elle trouve avec bonheurcomme la promesse d'un riche avenir dans le chapitre V de ses Constitutions, qui a pour litre: Dt Pobéissancs au Souverain Pontife,ei où nous lisons: « Les prêtres de saint Irénée trouveront dans lo nom qu'ils ont l'honneur de porter et dans le diocèse auquel ils appartiennent, un motif pressant et intime de se tenir invariablement attachés au Souverain Pontife par les liens les plus étroits d'une profonde vénération, d'une obéissance parfaite, d'un amour tendre et filial. Ils sont les enfants du saint Docteur qui transmit à l'Eglise de Lyon, avec l'amour de Pierre, la pure substance de la foi. Ils sont prêtres de la ville au sein de laquelle les évéques de l'Orient et do l'Occident rassemblés en concile œcuménique, proclamèrent, en langue grecque et latine, les glorieux privilèges du vicaire de Jésus-Christ. Ils s'attacheront donc avec une fermeté inébranlable à la foi de l'Eglise romaino, faisant une profession particulière de se conformer en tout à ses décisions, tt
G1I JA«: DICTiONNAIRE JAN r,r»
conservant tomme un précieui héritage la rieux apôtres Pierre et Paul, que dott met-
mémorable parole de leur pèro saint Irénée : sairement te grouper, à cause de son tmi-
C'est autour de cette Eglise, la première et la nente principauté, toute Eglise, c'est-à-dire
plus ancienne, qui apparaît à tous les re- t0*iS fidèles qui sont répandus dans l'u-
gards, et qui a été bâtie et fondée sur les qlo~ niven. »
JACQUES DE L'fcPÉE (Ordre de la chevalerie de SAINT-).
Cet ordre, autrefois l'un des plus célèbres et des plus riches de la Péninsule, prit naissance en Galicio et est dû à l'influence des pèlerins qui se rendirent à Sidnt-Jacques de Conipostelle. I-a congrégation de saint Eloi, dont les chanoines appartenaient à l'ordre de Saint-Augustin, fonda plusieurs hôpitaux pour recevoir les pèlerins que les Maures, alors maîtres d'une partie de l'Espagne, maltraitaient et rançonnaient trèssouvent.
La ville de Léon vil s'élever le premier de ces édifices; le second fut établi sur les frontières de la Castille; plusieurs autres établissements furent ensuite fondés sur le chemin de Saint-Jacques que l'on appelait la voie française.
Treize gentilshommes s'associèrent 6 cette eruvre pieuse, et firent vœu avec les religieux de saitil Eloi d'assurer, sous la protection de saint Jacques, les passagers contre tes incursions des Maures.
Le Pape approuva, en 1175. les constitutions, sous la règle de Saint-Augustin. A partir de celte époque, Tordre ne fit que progresser. Il éleva de nouvelles maisons, el sa réputation et ses richesses allèrent en augmentant; mais en 1493, immédiatement après la mort du grand maître, Alphonse do Cardennc, le Pape Alexandre VI réunit la grande maîtrise à la couronne de Castille, en faveur de Ferdinand le catholique; depuis lors, les rois d'Espagne conservèrent le titre de grand maître de l'ordre. Sa décoration consiste en une croix rouge en forme d'épée, dont le pommeau est fait en cœur cl les bouts de la garde en Heurs de lis; cette croix se porte à un ruban rouge, el les jours de cérémonie, h un collier noir à triple rang. Lo serment esl conçu en ces termes : Yusimo hayo volo de tener, defender y guardur en publico y en srgretto, que la virgen Maria, Madré de JJios y senora nuestra, fu eoncebida sin mancha de pecado original : « Et aussi je fais vœu de tenir, défendre et conserver publiquement et en secret la croyance que Ja vierge Marie Mère de Dieu et Notre- Dame fut conçue sans la tache du péché originel. •
JANVIEU(Ordrede la chevalerie de SAINT-) Dans le royaume des Deux-Siciles.
Cet ordre célèbro fut institué par le roi Charles III do Bourbon, par son mariage avec Marie-Amélie, tille d'Auguste III, toi
de Pologne, par un décret du 3 juiu de IW née 173G. Clément XII l'approuva par une bulle, ci Benoit XII par sa conMiiniion Romanœ Ecclesiœ, du 30 juin 1745, confirma l'ordre et lui accorda divers privilèges que mentionne Ironeas dans la vie de Benoît XIV, en donnant quelques détails sur cet ordre.
Le Roi en est toujours le grand maître; i! v a quatre officiers, c'est-à-dire un chancelier, un maître de cérémonies, un trésorier et un secrétaire. Il y a dans cet ordre «les chevaliers de droit et des chevaliers défaveurs; les premiers doivent faire preuves quatre quartiers de noblesse; lesaulres nom d'autre titre à cet honneur que le chois ou roi.
La décoration journalière est un large ruban rouge de soie moirée qui part de l'épaule droite et se réunit au flanc gauche par les deux bouts à laquelle était attachée une croix d'or sur émail blanc, portant l'image de saint Janvier, éveque, principal patron du royaume, avec quatre fleurs de lis qui sortent des quatre angles intérieur*. On nortc une outre croix bien plus grande brodée en or et argent sur la Giamberga oo sur l'habit, du côté gauche de la poitrine avec cette devise : Jn sanguine ferdus.
L'habit de cérémonie de l'ordre consiste en un manteau de pourpre semée de d'or, avec une doublure de taffetas couleur de perle avec des mouches d'hermine, déni cordons tressés d'or et de soiepour rattacher à la ceinture des culottes, qui sont de drap d'argent sur un fond blanc avec des boulon? d'or, une ceinture de chevalier du même drap que le manteau, où l'ôpée e^t suspendue ♦ un chapeau noir avec des plumes, des bas blancs avec des fleurs d'or, des -souliers noirs. Les chevaliers préfets ajoutent une garniture d'or a la couture de la Giamberga cl au bord do la veste, des culottes et du chapeau; ils ont les bas couleur poncta*. Outre cela, tous les chevaliers sont ornés d'un collier d'or, dont les anneaux représentent alternativement la mitre et la crosse épisf opale, emblème de saint Janvier; ei la lettre C, qui esl l'initiale du nom auguste de Charles 111, fondateur de cet ordre.
On porte aussi ce collier sans l'habit « l'ordre dans les grandes cérémonies.
Les quatre officiers dont nous avons pan» prêtent serment le jour de leur nomination, l'our leur donner un nouveau signe de distinction, en 1827, le roi François 1" ordonna qu'outre la croix et le ruban rouge moirée suspendu au cou, ils devaient p*><ter, comme les grands ofcVicrs de 1
ru)il de Ferdinand et du Hérite, la croix krodée d'argent ûiée du côté gauche de la («itriiie, arec lo portrait de saint Janvier aussi eo argent, comme faisant partie de la
cron.
Les articles principaux des statuts de Porto sont, 1* de défendre è quelque prix que ce soit, la religion catholique; 2* de jurer fidélité au rot qui en est le ministre.
Oo désigne dans l'Almanach royal du rojaume des Deux-Siciles le nombre des tbetaliers entre lesquels figurent surtout, outre les princes de la famille royale et autre; princes royaux, plusieurs souverains r^naols, comme l'empereur d'Autriche, de BjTière, du Danemark, de Prusse, l'empereur de toutes les Russies, le roi de Sardaicoe. le grand duc de Toscane et le duc de Lacques.
JKAN-BAPTISTE ET SAINT-THOMAS (Orme OS CHBVALEBIE DB SAINT-), à àOUtM
a non à A ne âne.
Quelques preux et zélés gentilshommes d rmèrentlieu è l'établissement de cet ordre de chevalerie pour donner des soins et procurer des soulagements aux malades et aux pèlerins animés d'une ardente charité; ils les réunirent dans différents hôpitaux qu'ils avaient érigés avec toutes les commodités désirables, en les appropriant à tous les >, ils forent réduits en commandes à
KEUGIKLX.