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cause des legs considérables qu'ils avaient rrçus et parce qu'ils avaient été comblés de privilèges par les Souverains Pontifes qui, avant élevé les gentilshommes au rang de chevaliers sous les hospices de saint Jean- Baptiste et do saint Thomas, les obligèrent i iiire la guerre contre les brigands pour faciliter et rendre plus sûrs les voyages des pèlerins en Terre-Sainte. Selon quelques aaieurs qui ont traité des ordres militaires et de chevalerie, l'ordre fut aussi appelé dePtoIroaïde et d'Acre comme aussi d'Auena etd'Asaurron.
A lexand re 1 V a nprou va cet ord re. Jea n XX 1 1 le confirma sous la règle de Saint-Augustin. Alphonse le Sage, roi deCastille, avant appelé dans ses Etats un grand nombre de ces cavaliers pour faire fa guerre aux Maures, les combla de bienfaits et leur laissa beaufoup de richesses par son testament; mais Tordre ayant éprouvé de grandes pertes en Syrie, ne put plus se soutenir par ses probes forces ; c'est pourquoi il fut réuni a celui deSaint-Jean de Jérusalem, qui se proposait la totale fin et dont l'esprit était è peu prêt le & ême. D'après Bonanni, leur décoration était uoe croix rouge pleine avec des pointes eo forme de marteau, au milieu de laquelle taienl les images de saint Jean-Baptiste et de Mini Thomas.
JEAN DE DIEU (Commonautb db SAINT ).
Celle communauté fut fondée à Gand par l< chanoine TriesL En 1823, il établit un ses frères de la Charité pour commencer '« wnemnaaté des frères de Saint-Jctn-de
Dieu, en suivant la règle ne ce saint. Ils avaient à garder des condamnés pour dettes enfermés alors aux Alexiens. Depuis 1825 seulement celte communauté commença- à être connue, parce que dès lors elle soigna les inôrmes dans les maisons particulières de la ville. Comme en 1828 le couvent des Alexiens devint l'hospice des aliénés, les frères de Saint-Jean-de-Dieu, allèrent de meurer au commencement de 1829, dans une partie de l'ancien couvent des Thérèsiennes,où ils restèrent. En 1836, à l'époque de la mort du fondateur, les frères étaient au nombre de treize. Leurs fonctions consistent à servir de gardes-malades chez les particuliers de la ville et des environs, cinq personnes infirmes avaient leur chambre dans la maison des frères et étaient soignées par eux, moyennant une modique pension.
JEAN DE DIEU (Oborb des frères de la
Ce AR1TB DE SA1HT-J.
Pendant que le protestantisme , è la voix de Luther et de Calvin, passait sa laux dédévastatrice sur toutes les institutions religieuses de l'Allemagne et de la Suisse, Dieu permettait par une sorte de compensation , que la foi catholique brillât, dans d'autres contrées, de la plus vive splendeur, et quelle y engendrât des prodiges de science, et de charité. Dieu leur opposa d'illustres cardinaux, des prêtres dévoués, de savants religieux, de pieuses, d'héroïques femmes, et un grand nombre de saints personnages
3ui firent la gloire de l'Eglise et l'admiration e ce siècle. Sur la chaire de saint Pierre, Léon X, Paul 111, Jules 111, Paul 111, saint Pie V, Grégoire XI, Sixte V, Clément VIII. dans le sacré collège, dans l'ordre des prêtres, à l'ombre des cloîtres se distinguait un nom- Dre innombrable de savants et de saints.
La catholique Espagne, le Portugal, torres privilégiées, que l'hérésie ne souilla jamais de son contact impur, avaient pu voir l'anlitri ni taire Michel Servet, Aragonais, étouffé par les tlammes juridiques de Calvin; mais sur le sol de la péninsule ibérique la foi se conserva vive, toujours pure, car elle avait pour gardiens : les cardinaux Ximénès.Carvajol, Lago, Zapitta, Tolet Quiménez; pour pasteurs saint Thomas de Villeueuve, archevêque de Valence, don Barlhélimy des Martyrs, archevêque de Bragues; Carunza, archevêque de Tolède; le bienheureux Jean Ribeira, archevêque de Valence, Antoine de Guerava, évôque de Mentonedo; car elle inspirait cette ardente charité qui dévorait saint Ignace de Loyola, saint François Xavier, saint François de Borçia, sainte Thérèse, saint Jean de la Croix, saint Pascal Boylen , saint François Calano , saint Louis Bertrand et saint Jean-de-Dieu.
Tel était le magnifique ensemble que présentait le catholicisme au xvi* siècle, ècette époque de luttes ardentes, où d'un côté, les apôtres de la Réforme, divisés entre eux, proclamaient une doctrine nouvelle; que dis-
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je, cent doctrines, mille symboliques différentes, tandis quo do l'autre côté tous ces pontifes, tous ces prêtres, tous ces religieux .se levaient pour défendre un dogme immuable, un symbole unique, enseignés dans l'Eglise depuis 1,500 ans; ils protestèrent par leurs écrits, par leurs paroles, par leurs œuvres contre l'hérésie naissante. Entre tant de Papes vénérables par leur sainteté, tant de princes de l'Eglise, d'évèques illustres par leur immense savoir, tant de saints sublimes par leurs vertus, Jean-de-Dieu, qui fut tour a tour, berger, soldat, bûcheron, fut l'humble instrument dont Dieu voulut se servir pour manifester la plénitude do ses miséricordes, pour réfuter victorieusement l'erreur protestante par des œuvres empreintes de la plus vive charité. La pensée qui anima Jean-de-Dieu exerça une influence irrésistible sur son époque; les trois cents maisons, dont trento-trois en France, qui formaient l'ordre de la Charité à la lin du dernier siècle, le concours qu'ils rencontrèrent dans toutes les classes de la société, les fruits de bénédictions qu'ils produisirent chez tant de peuples divers, l'admiration qu'ils ne cessèrent d'exciter, sont une nouvelle preuve que Dieu se sert de ce qu'il y a de plus faible, de plus méprisable aux veux des hommes, pour opérer des merveilles. Qu'elle est puissante la religion qui inspire des œuvres si héroïques, qu'elle est sublime, qu'elle est divine cette charité qui, fait entreprendre de si grandes choses pour l'union et pour lo soulagement du prochain I
C'est une vérité constante annoncée par la bouche du Seigneur, qu'il y aura toujours des pauvres sur la terre et qu'ils seront répandus dans toutes les parties du monde, afin d'être l'objet de la charité des fidèles. On peut dire qu'il était en quelque manière nécessaire que l'ordre, qui porto le nom do cette vertu et qui la pratique avec autant de zèle, s'étendît de tous côtés et ou'il eût par-
rttOVINCES.
tout des maisons aûn d'être lasirc et le refuge de tous les misérables. Aussi, voyonsnous quela Providence l'a faitîrecevoir presque dans tous les royaumes chrétien*. Il prit naissance en Espagne, la piété de Philippe II, qui y régnait alors, le porta à lui donner plusieurs maisons en différentes villes pour y exercer l'hospitalité , et son exemple excita une sainte émulation dans l'esprit des principaux seigneurs de la cour et des plus riches habitants, en sorte qu'en peu de temps des hôpitaux considérables furent établis. Le Portugal signala aussi sa piété par plusieurs beaux Hôpitaux, qui furent fondéj par les rois et par des particuliers pour j établir des religieux de Saint-Jean de Dieu et pour y recevoir les pauvres, I*s autres Etats furent bientôt informés de l'utilité de cet institut. Le Pape Grégoire XIII fit venir a Home plusieurs de ces religieux, leur fit bâtir un hôpital, et, dans un temps de peste, les envoya au secours des Flamands. On voulut pnrcîllcmcnt|en avoir en Sicile, à Naples, à Milan, h Florence, en Savoie, en Sardaiene et dans les différentes principautés d'ItoV Pou de lenip.vaprès, on en appela aussi en Alleraagnceten Pologne, où ils ont toujours exercé depuis leurs fonctions d'hospitalité avec tant d'applaudisssements. Ils ne furent introduits en France qu'à laftnduxvti'siècle.
Mats ce qui prouve mieux encore quelle a été l'importance de l'institut dos frères delà Charité, avant que les décrets révolutionnaires du 2 novembre 1789 et du 13 février 1790 lui eussent onlevé les établissements qu'il possédait enFrance;avantqu'une révolution récente les dépossédât de toutes les maifons dans la Péninsule, c'est le tableau ci-après, qui indique par généralat et par province ecclésiastique lo nombre d'hôpitaux qu'il avait créés, le nombre de religieux qui les desservaient et lo nombre de lits que ce» hôpitaux contenaient.
Espagne.
Possessions espag.
du Nouv.-Mondc.
Portugal.
CémUalnt d'Espagne.
Frovince d'Andalousie.
— de Castille.
de PAmériquc du Sud.
du IVtou cl du Chili, de h Nouvelle-Espagne.
Iles Philippines.
de Portugal.
Possessions portugaises de l'Inde.
Etats romains.
Gîtu'ralat d'Italie.
Province de Saint-Pierre de Honte.
— de l.omhardie.
— de Sardaigne.
Province de Naples.
Etal» napolitains. — de Bari.
— de Sicile.
Province d'Allemagne.
— de Pologne.
— de France.
Colon, françaises. !W?\^,ÎMîs" , Ile Saint Donringtic.
Totaux.
Totaux.
hôpitaux.
NOMnnrs
de religieux.
de lits.
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