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Tel était la longue liste des nombreux éiiblissements de l'ordre de la Charité qui proposaient jadis la province du France. Noos n'irons pas de renseignements sur les wrenus et les charges des établissements administrés par les religieux de Saint-Jean <k Oieo dans les colonies françaises; les etirtfres que nous a lions donner s'appliquent spécialement aux hôpitaux de la métropole ; » incomplets qu'ils soient, ces chitTres montrait aueis immenses services l'institut hospitalier des frères de la Charité rendait lui classes pauvres è la fin du siècle dernier, et ils permettent o> donner un aperçu •ta secours considérables dont cet institut « «posait pour le soulagement d'innombrab*e» malades.
Le revenu de Tordre se composait en FrtD«de61i,72i livres. Ces revenus étaient rapiorés presque entièrement à faire face à ii dépense qui s'élevait a la somme de a90.7SO fr. L'excédant de recette de 23,967 b eut! affecté soit aux besoins généraux rft l'ordre par te provincial , soit a des tratm extraordinaires par les maisons ellesftAnts. Les religieux de la Charité recèlent annuellement dans leurs hôpitaux fi.no malades environ , dont la durée wenne de séjour était d'un mois, ce qui proiuisait 1,000,000 de journées par an. Uai$ doqs ne comprenons pas dans ce taomtolous les malades que les religieux aoifluieat ou médicamentaient A domicile. Il fl'j i aucune induction qui puisse nous permettre d'en donner le chiffre approximatif, wlesboos Frères de la Charité pratiquaient '< précepte évangélique dans toute 5a ripear.et souvent leur main gauche ignorait tfbeoqoe faisait leur main droite.
Comme on le voit dans ce tableau dos loœbreui établissements créés par les frères d* la charité, la France et ses colonies te- <u*d( le premier rang avant 1789 parmi les corses contrées où ce remarquable institut ««u pénétré. En effet, cet ordre y comptait »n personnel de 355 religieux, aans corn- KMdre les domestiques chargés de desserl!' 3,181 lits repartis en 36 maisons différ<i>îes,et toutes ces maisons réunies sons le Internement d'un provincial, constituaient <«•« véritable administration hospitalière.
maintenant que les questions d'as- »->unce publique, de charité privée ont tant actualité, il est curieux do voir comment les religieux de la Charité administraient m mu' siècle des hôpitaux dont la gestion e*t aujourd'hui cooGée à l'action séculière, c't<ten retraçant les faibles commencements l'ordre hospitalier que fonda Jean de b<u, en examinant l'accroissement rapide b> se» nuisons répandues sur toute la terre ; & rapjielant les revenus, les charges, la fpulauon des hôpitaux que les Religieux 5* U charité possédaient seulement er f rince et dont la tourmente réf olulionnair
Dktios*. nts Ounnrs nEt.io. IV.
Totaux généraux.
2X1 Î.9U les a chassés il y a 60 ans, il * est facile de faire la comparaison et de se convaincre des immenses avantages qu'avaient les Irères de la Charité sur le nouveau système proclamé aujourd'hui.
je fut en 1601 que la reine Mnrie de Médicis, femme de Henri IV, fil venir h Paris les Frères de la Charité. Elle les avait vus à Florence déployer le plus grand zèle pour Je soulagement des pauvres malades, et cet institut hospitalier lui avait paru si utile, qu'elle apppela de cette ville cinq religieux, lie frère Paul fîallo, majeur et général de Tordre, en Italie, en envoyant ces religieux, institua l'un d'eux, nommé Jean Bonnelli, provincial général pour le royaume de France, et celui-ci obtint du roi Henri IVdes lettres patentes données à Paris, au mois de mars 1602, où il est dit :
Nous avons, par le rapport et récit de ta Reine, nostre tris-chère et aimée compagne et espouse, esté assurés et informés de la singulière piété , dévotion, soin et affection envers les pauvres des frères religieux de la congrégation du dévot Jean de Dieu, approuvée, confirmée et autorisée de ["autorité de notre saint père le Pape et establie tant à Rome que ex autres plus notables villes d'Italie, et te bien et utilité que reçoit le public des villes où leurs hôpitaux sont jà fondes, pour estre leur principal soin, travail, fonction* et exercice , après le service de Dieu, de retirer, nourrir, traister , panser, médicamtnter et faire enterrer les pauvres et autres autres pieuses et charitables, desquels considérant que la même commodité et utilité se peut retirer par leur établissement en cestuy nostre royaume, notamment en cette bonne ville de Paris, et la multitude et abondants des pauvres qui s'y retirent , mérite et requiert bien d 'estre secourus, aidés et assistés de quelque ordre plus exact que celui qui s'observe ex hôpitaux jà fondés et ordonnés en icelle. Pour ces causes , inclinant à la trèshumble prière de nostre dicte épouxe, en participant ou xèls et singulière affection que nous f avons qu'elle a de voir ladicte congrégation, et quelque monastère de Cordre et profession d' icelle establis en nostre dicte ville ou ex faubourgs ; pour le seul bien quelle désire et s'en promet aux pauvres et la pitié et compassion qu'elle en a, ayant déjà choisi elle-même et loué une maison assex propice et commode pour servir à la retraite d'aucuns desdits religieux ; désirant avancer autant qu'il sera possible V effet de ses saintes, pieuses et charitables intentions après avoir vu le pouvoir donné à frère Jean Bonnelle.... nous avons audit Bonnelle, vicaire général éTicelie congrégation, donné et octroyé, donnons et octroyons, par ces présentes, signées de notre main, pouvoir et permission expresse, tant pour lui que pour ses confrères de ladite congrégation de demeurer et d'habiter eii notre royaume et y vivre selon tes ordonnan-