‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 130 sur 323 · SŒURS DR SAINT · texte numérisé non relu

SŒURS DR SAINT

Lt congrégation des sœurs de Saint-Joseph Mais aujourd'hui (18o7) la congrégation ,(je r<|unv| a été fondée, au commencement des Fille» de Saint-Joseph est dans l'état le (J(? c0 s^c,e par la révérende Mère Anne- ' " Marie Javouliey, née 5 Chainblanc.au dioce^

do Dijon, le 11 novembre 1779, jour de saint Martin, pour qui elle eut toujours une dévotion particulière, à cause sans doute de fim-

plus florissant. Les religieuses «le Saint Joseph, répandues en France dans un bien plus grand nombre dediocèces, comptent plus de cinq cents maisons de leur ordre. Ou en trouve trois communautés dans le diocèse d'Ajaecio, à Albi, à Beauvais. La ville do Bourg possède une communauté

inense charité qui avait abondé dans le cœur de c»1 grand saint, qu elle chercha à imiter,

„w ..... par sa compassion, son zèle, sa tendresse pour

mère, de I ordre des sœurs de Sainl-Jo>eph : pauvres et pour les malheureux deuxeenttronte maison dépendent de celle n\i4

congrégation. Il y en a plusieurs dans celui • le Cahois; Clermont renferme une maison mère de la congrégation des sœurs de Saint- Joseph. Il y a un noviciat dans cette ville et un è Montferrand. Elles ont dans le diocèse environ quarante maisons, une communauté est établie à Limoges. Lyon possède aussi une magnifique maison inère de la congrégation des sœurs de Saint-Joseph. C'est la plus nombreuse de l'ordre. Elle compte sous sn dépendance environ trois cents maisons situées dans ce vaste diocèse , dans d'autres diocèses, et môme aux Etats-Unis d'Amémérique. Les sœurs de Saint-Joseph ont plusieurs maisons dans le diocèse du Mans. Il y en a dans les diocèses de Meaux, de Mende, do Monlpellier.de Nevers.de Périgueux.

Le Puy, berceau de la congrégation des sœurs de Saint-Joseph, possède une maison mère et plus de soixante maisons répandues dans le diocèse. Comme dans tous les chefs-lieux de la congrégation, les sœurs se réunissent chaque année dans la maison du Puy, pour vaquer aux saints exercices de la retraite. Qu'il est édifiant de voir un si grand nombre de religieuses garder pendant nuit jours un silence continuel, se ranimer dans la ferveur, et en sortir remplies d'une nouvelle ardeur, pour travailler à l'œuvre importante de leur avancement spirituel, du soin des malades et des pauvres, et de l'instruction chrétienne desjeunes personnes de leur sexel

II y a trois maisons de sœurs de Saint- Joseph à Paris, dont l'une renferme 35 religieuses, un pensionnat de 90 élèves et de 50 à 60 externes; quatre dans le diocèse de

Dieu, qui la destinait à de grandes choses, l'avait préparée de bonne heure à sa mission par des grâces et des faveurs particulières qui ne lui laissèrent aucun doute sur les desseins qu'il avait sur elle.

Apres avoir pratiqué pendant plusieurs années, en secret, les exercices de la vie religieuse, et s'être livrée à un zèle tout apostolique dans son pays natal, au milieu de II tourmente révolutionnaire, malgré les obstacles et l'opposition que lui suscitait particulièrement son père, elle fut conduite, vers 1803, par l'inspiration de la grâce, au monastère de la Val-Sainte, en Suisse, où elle connut le célèbre dom Augustin de Lestrange. abbé de la Trappe, qui, ayant compris ; cj-tle Ame. généreuse, s'était chargé de la diriger dans les voies de Dieu. Dès lors, elle s abandonna entièrement à sa conduite, et reçut de lui les premières règles spirituelles qui, pendant les premières années, dirigèrent sa société naissante.

Elle trouva aussi un bienveillant protecteur dans Mgr do Konlanges, alors évéque d Aulun, qui voulut bien encourager ses pruje*. Mais Dieu lui retira cet appui, ainsi que relui du vénérable abbé de la Trappe, presque au moment où, ayant pu vaincre la résistance que lui opposait la tendresse inquiète de ses parents, elle allait mettre la main à l'œuvre, eo

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du soin des malades et des pauvres, et de jetant les premiers fondements de son in.» «•

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vers 1805, elle eut le bonheur de recevoir ' bénédiction de l'auguste Poutife Pie tHJ» passait à Chalons-sur-Saône. Deut ans pus tard, dans colle même ville, elle se revêtait « m.i , ; - ii.ii, ocese ue I habit religieux et faisait profession avec llodez, deux dans celui de Sainl-CIaude, huit de ses sœurs, ainsi que quelques-unes ut ^

dans celui de Valence, huit dans celui de Soleur. Le diocèse de Viviers possède une maison mère des sœurs de Saint-Joseph, qui sont aussi répandues dans un grand nombre «Je paroisses du diocèse de Valence, de Séez. \\) Y o*i. a l.i lin du vol.. n» HS.

1 1 1 j 1 1 ; au nombre " de cinq, entre I» mains de Mgr Imberlier, successeur de »? ronlanges, le 12 mai de l'année JW.CWoJ la même, la petite . ommunauté fut conclu*; ou corporation religieuse et approuve*, i

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l'autorité diocésaine. Dès ce moment, la vie de la révérende Mère fut consacrée tout entière à l'œuvre que lui confiait la divine Providence, et son histoire devint celle de la conprépiiion. qu'elle gouverna pendant près d'un demi-siècle.

fri 1»08, une colonie de religieuses scrlic «k Châloos, ce premier berceau de l'institut, «établissait dans la viïle épiscopale d'Autun, ou le gouvernement impérial mit à sa disposition les bâtiments du grand séminaire.

G-aime ils furent rendus deux ans aprè3, à kur destination primitive, la communauté, très-pauvre, rut forcée d'abandonner Autan pour aller commencer la maison de Cluny, quelques années plus tard, fut reconnue le rittf-beu de la congrégation.

Pendant cette période de 1807 à 1810-, le personnel s'augmenta, et plusieurs petites fondations furent entreprises ; mais elles n'eurent qu'une eiistence précaire et de courte durée, tiuny seul prit et conserva une certaine importance à cause du noviciat qui y fut établi. Cet ew de choses du ra jusque vers la fin de 1 8 1 6 , où ii congrégation commença à prendre quelque <*or, par l'établissemeut de ses premières fondations entreprises dans les colonies français d'Afrique et d'Amérique, où elle fut ap- [*lée par le gouvernement français.

Ces missions lointaines, confiées au dévouerait de l'institut, tirent surgir des vocations, <-q même temps qu'elles exigèrent des créations assez importantes dans le nord de la France. Aussi un second noviciat fut-il ouvert, <n 1819, à Bailleul-sur-Thérain, près Beau- »êis, afin de suppléer à l'insuffisance de celui ^Qunv,qu\ ne pouvait, à lui seul, faire face à ce développement subit que prenait la petite v*iété. Celte maison de Bailleul servit encore, pendant plusieurs années, de résidence ordinaire à la révérende Mère fondatrice, oWigée a de continuels rapports avec le ministère de la marine, par suite des fondations 4sns les pays d'outre-mer, qui se succédèrent en assez grand nombre à celte époque. Dès îocî aussi, l'action et la vie de la société commencèrent à se concentrer vers Paris, où la <htïne Providence lui avait ouvert un nouvel horizon.

C'est encore en mars 1819 que, grâce aux ^marches de la révérende Mère, la congrépsuoo reçut une autorisation légale provitwe.qui assura le développement «le l'œuvre «les colonies. Alors se fondèrent les premiers tubiisseaienls de l'Ile de la Réunion, dans la œr des Indes, 1817 et 1818; de l'Ile Saint- Louh et de Gorée au Sénégal, en Afrique, M19 et 1822; de Cayenne dans la Guyane fonçais*; de la Guadeloupe, 1822; de la ^Unique, 1824; de Saint-Pierre et Miquelon, tons l'Amérique du Nord, 1826 ; de Pondicbérr.dans llnde, 1827.

Au moment de celle diffusion notable de •institut, la révérende Mère entreprit un prêter voyage hors de France, et conduisit elleœèrne, en février 1822, la petite colonie qui f,,n<ia l'établissement de Gorée. Elle passa tenx années dans cette parlie de l'Afrique, où ««releva la maison de Saint-Louis du Séné-

;al, qui, malgré le courage et le dévouement es sœurs» était sur le point de succomber, h cause des difficultés de tous genres qui marquèrent le commencement de cet établissement.

Elle ne borna pas là son zèle; son ardente charité la poussa jusqu'à la colonie anglaise de Sainte-Marie de Gambie, où elle se consacra au service des hôpitaux de cette lie. mettant jusqu'à sa vie au service des malheureux, pendant la durée d'une peste qui, même, mit ses jours en danger. Elle fil plus encore : dans ce pays dépourvu de tout secours religieux, elle baptisait les uns, elle aidait et exhortait les autres à bien mourir; en un mot, elle suppléait, autant qu'il était en elle, à l'absence des ministres de la religion, et exerçait une charité véritablement héroïque.

Rappelée au Sénégal par la tendresse inquiète de ses filles, elle y vit s'ouvrir un nouvel exercice à son zèle. La situation de ce peuple indigène, livré aux grossières erreurs du mahométisme et du fétichisme, excita profondément sa compassion, et alors germa en elle l'idée encore vague, mais arrêtée, de faire quelque chose pour le salut de tant d'Ames privées du bonheur d'appartenir à la religion chrétienne. Ce fut pour elle le point de départ d'une nouvelle existence : son Ame ardente s'enflamma du désir d'être utile à ce peuple ; dès lors elle prit la résolution de se vouer et de se consacrer tout entière à l'œuvre des noirs, non-seulement au Sénégal, mais partout où la divine Providence lui permettrait d'étendre et d'exercer son action. Elle s'attacha avec d'autant plus d'ardeur h ce projet, qu'il lui découvrait et lui révélait la signification de ce que Dieu lui avait montré dans une espèce de vision, lorsque, jeune encore, elle cherchait à connaître ce qu'il demandait d'elle.

Pour le moment, elle eut la pensée de chercher à implanter la civilisation chrétienne sur celte partie de la côte d'Afrique, au moyen de l'éducation de la jeunesse du pays. A cet effet, elle obtint du gouvernement français, en outre des écoles de jeunes filles qu elle établit au Sénégal, les moyens de faire venir, et d'élever en France, un certain nombre de jeunes gens qui, après y avoir puisé une éducation el une instruction chrétiennes, retourneraient dans leur pays, soit comme prélres, soit simplement comme pieux laïques, pour amener leurs frères à la foi. En un mot, elle avait l'espérance de former un clergé indigène qui opérerait la conversion de ce pays. La congrégation elle-même se chargea de cettn œuvre; elle réunit ces jeunes gens dans une de ses principales maisons, afin de leur faire donner une éducation soignée , et de les mettre à même de réaliser les desseins de Dieu sur eux.

Mais le climat fit périr le plus grand nombre d'entre eux ; quelques-uns rentrèrent dans leur pays, et trois seulement embrassèrent l'étal ecclésiastique. Ce premier essai n'eut donc que peu de résultais, el ne put êtrepoursuivi, à cause des difficultés que présentait l'acclimatement des Jeuncs Africains.

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