‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 131 sur 323 · CH7 DICTU · texte numérisé non relu

CH7 DICTU

Toutefois, si la révérende Mère échoua dans celle tentative, ses vues ne changèrent pas, et an moment donné par !a Providence, on la vit tenter de plus grandes entreprises, qui, celte fois, laissèrent après elles les plus heureux résultats.

Sur ces entrefaites, quelques difficultés étant survenues, par suite surtout de l'éparpillcment et de l'éloignement des établissements de l'nistitut , encore naissant, en quelque sorte, ou crut opportun de solliciter l'approbation légale de la société.

Des démarches furent donc faites dans ce sens auprès du gouvernement, qui, sur la recommandation des évêqnes d Autun et de Béarnais, non moins que des ministres de la marine et des colonies, ainsi que de celui des affaires ecclésiastiques, approuva définitivement les statuts et la congrégation elle-môme, ar deui ordonnances royales, l'une du 3 et autre du 17 janvier de l'année 1827.

(les avantages obtenus, la Mère fondatrice entreprit, à fa fin de juin 1828, un second voyage d'outre-mer. Celle fois, elle alla visiter les établissements d'Amérique. Elle commença par la Guyane française, et donna plus de développement à la maison de Cayenne, qui, jusque-là, n'avait eu qu'une très'-faihle importance, lille tenta ensuite un premier essai de colonisation dans les forêts de la Guyane, sur les bords de la Mann, à soixante lieues de Cayenne.

Pendant cette absence, qui dura cinq années, elle fit deux fois le voyage de la Martinique et de la Guadeloupe, afin d'y inspecter les établissements delà congrégation, qui étaient déjà en bonne voie, et d'eveiler, par sa présence, le zèle et l'ardeur de ses filles. Puis, cédant aux instances réitérées de la congrégation, elle rentra en France au mois d'août 1833.

Deux ans plus tard, elle accepta les propositions que lui fit le gouvernement français, qui, tout alors, à ses nrojets d'abolition de l'esclavage des noirs dans les colonies françaises, se préoccupait des moyens de la pré* parer. Il ofïrit à la révérende Mère de réunir sur les bords delà Mana (Guvane française), où la congrégation avait déjà un établissement, tous les noirs appartenant au gouvernement, et provenant de captures faites sur .es navires oui se livraient à la traite des esclaves, afin de les disposer à la liberté par une condition intermédiaire, qui permettrait d'en faire des Chrétiens en môme temps que des hommes civilisés.

La Mere fondatrice accueillit avec bonheur ce projet, qui lui fournissait l'occasion de servir la religion, et de répondre à l'attrait qu'elle avait reçu de Dieu, en se dévouant à une œuvre à laquelle, depuis longtemps, elle avait résolu de se consacrer.

Elle confia le soin du gouvernement de la congrégation à l'une de ses sœurs qui résidait a la maison de Paris; et après avoir fondé, quelques mois auparavant, l'établissement de Senhs, au diocèse de Béarnais, elle partit, le 15 décembre 1835, pour la Guvane française, où elle devait remnlirsa mission.

NAIKE «s

Elle consacra sept années des plus laborieuses à l'éducation et h la moralisauon chrétienne de cette population, composée da 600 noirs, pour lesquels Dieu avait mis tant d'amour dans son cœur.

Son influence sur les noirs, qui avaient alors à peim; quelques notions du christiaoisme, fut quelque chose de prodigieux : ello exerça sur eux un ascendant, un|»reslige,qui lui attirèrent la confiance, le respect, la vénération de ces pauvres gens. C'était pour eux une mere, une protectrice, ou plutôt, ils la regardaient, en quelque sorte, comme une créature venue du ciel. Aussi vit-on se reproduire, en petit, dans les forêts de la Maria, ta merveilles de civilisation religieuse opéréev autrefois par les Jésuites au Paraguay. .Km (pie sur les bords du Parana, la famille chrétienne s'établit et obéit aux lois douces el sages de la religion, sans l'intervention d'aucune loi humaine.

Mais, si la révérende Mère obtint des résultats qui surpassèrent tout ce que ses amis el elle avaient osé espérer, la contradiction ne lui manqua pas non plus un seul instant. Dei tracasseries lui vinrent de toutes parts. Elle* vit en butte a la jalousie, à la calomnie deuils et des autres, et de ceux mêmes qui auraient dû l'encourager, l'appuyer dans cetf œuvre si digne d'intérêt. D'un autre côté, la colons virent avec une sorte de terreur jV* succès qu'elle obtenait, el qui devaient fowriser la marche vers l'émancipation des noirs, tant redoutée aux colonies par les propriétaires d'esclaves. Un l'accusa même uelroinper le gouvernement, et de n'avoir en vue. dans celle œuvre si belle, qu'une affaire^ spéculation, oui devait enrichir son insliiu. La révérende Mère souffrit tout avec la plus rande résignation : Dieu prit lui-même m éfense et ne permit pas qu'elle quittai celle terre arrosée de ses larmes sans obtenir k« plus consolants résultais, ce qui força ses Jetracleurs mêmes à rendre hommage à f n mérite, el à témoigner leur étonneiuent <io grandes choses qu'elle avait faites avec d'au^i faibles moyens. Aujourd'hui encore, celte | petite colonie de Mana est la pluschréùenue ov la Guvane française; c'est là que l'esprit ik famille s'est le plus dévelonpé.

Sa rentrée définitive en France eut lieu en août 1843. Des peines plus grandes quecd^ qui l'avaient allligéc à la Guyane I y attendaient. La révérende Mère avait toujours tendu à rapprocher le centre de sa société du nord de la France, el surtout de Pans, w s'opérait tout particulièrement sa diffusion, et où se traitaient ses affaires avec les ministère* pour les établissements des colonies. De leur côté, nosseigneurs les évôques d'Autun tenaient à conserver le chef-lieu à Cluny, dai;-> leur diocèse. Mgr d'Héricourt, particulièrement, crut avoir ses raisons pour s'oppo*f de toutes les manières au déplacement de « maison mère. Il s'ensuivit une lutte longue el pénible, tant pour la fondatrice, oui, en a soutenant, croyait, devant Dieu, chercher k plus grand bien de son œuvre, que pour l'institut lui-même, qui, à celte occasion, eutqut*

Pf K)S DES OKDRES

,juc peu à touifrirdu côté de l'opinion, parce celle-ci se trouvait trop peu éclairée sur b nature du différend et pouvait ignorer souvent la pureté des motifs qui faisaient agir la société. La révérende Hère n'eut point le bonheur de voir la fin de ces regrettables conflits, qui, ainsi qu'on le dira plus loin, ne se terminèrent qu'après sa mort ; mais ils donnèrent lieu à exercer et à manifester une fois de plus m résignation, sa soumission dans les tnbu- Itiions, sa confiance et son abandon total entre les mains de la Providence. Elle ne savait pas de quelle manière l'institut sortirait de ces épreuves; mais elle était convaincue que Dku en prendrai^ soin, et, dans cette persuasion, elle eontinua, au sein même de ces difbtultés, à lui donner une nouvelle extension, ta autorisant ou préparant elle-même la fonction des établissements de la Trinidad, dans 1^ Antilles anglaises, de Mayotte, Nossi-Bé et Sainte-Marie de Madagascar, dans la mer des Mes; de Taïti dans lOcéanie; et de Karikal dus l'Inde. D'un autre côté, a partir de 1843, uni' trentaine de maisons s'élevaient en France, particulièrement dans les diocèses de Meaux, de Rouen, de Sécz et d'Aulun, où. furent créés les établissements de Beauvais, iMipiègne, Chantilly, Breteuil, Misnil, Saint- Firaiio; de Meaux, Brie-Comte-Robert, Couras!, de Quévilly, d'Alençon, du Creuzot, etc.

Cest au milieu de celte existence laborieuse «i active qu'elle fut attaquée, à l'âge de 72 a», de la maladie qui la conduisit au tombeau le 15 juillet 185! , après avoir gouverné la conpfgatioD. en qualité de supérieure générale, l*mlant 44 ans.

Elle ne fut point surprise, car depuis quelques mois elle avait le sentiment de sa tin prochaine. En face de la mort, elle excitait «enfants à la confiance, et répondait à toute l-ur anxiété, à leurs justes appréhensions, pu l'assurance qu'il n'y avait nen à craindre P/w l'institut, et que toutes les difficultés disparaîtraient peu à peu. Profondément recueillie, unie à Dieu, elle s'exprimait ainsi, deux jours avant sa mort, devant celle de ses wurs qui devait lui succéder : * On croit jut ltjuefois, disait-elle, que je dors; mais je wis bien éloignée de dormir. Je repasse en ma mémoire tous les bienfaits de Dieu pour bous, ils sont si grands, si nombreux, si internes, que j'en suis confondue 1... Ce qui œ étonne le plus, ce n'est pas que Dieu ait &u«é se servir de nous, qui ne sommes que « pauvres filles de village, poui établir cette ■wvre si utile, et qui s'étend aujourd'hui dans w cinq parties du monde : dans sa main ^tt-puissanle, les plus faibles instruments purent de grandes choses ; mais ce qui surpwse mon étonnement, c'est de voir qu'il ait wposé en notre faveur tant de personnes de '* plus haute distinction, je dirai même tous

* S' iivernements qui se sont succédé depuis cinquante ans, au point d'accorder contas*, aide et protection < à une pauvre fille 'pu n'arait pour elle que la grâce d'une forte «divine inspiration I... Je vois tout ce qu'il

* "rt pour nous avec un bonheur, une rcwooaissance inexprimables. Qui pourrait

douter, après cela, que l'institut est l'œuvre de Dieu seul ! »

C'est dans ces sentiments d'amour, de reconnaissance et de confiance, qu'eHe quitta la terre, pour aller jouir au ciel du fruit de tant de fatigues et d'entreprises supportées, conçues, dans l'unique but de plaire à Dieu, de faire sa sainte volonté, qu'elle chérissait pardessus toutes choses.

Aimée, vénérée de ses nombreux enfants, qui admiraient en elle une âme forte et généreuse, une foi vive, une humilité profonde, un zèle ardent pour les Am?s. elle laissa au milieu d'eux, ainsi qu'au dehors, où elle jouissait de beaucoup de considération et de sympathies, d'immenses regrets, qui ne furent adoucis que par la pensée, qu'en possession du bonheur éternel, elle allait pouvoir faire plus encore pour son œuvre que pendant sa vie. Celte croyance n'a fait que se fortifier dans le cœur de ses filles, à la vue de ce qui s'est passé dans la société, à partir de cette douloureuse perle.

Depuis lors en effet, la congrégation s'est dégagée peu à peu des difficultés qui avaient gêné sa marche : Mgr de Marguerye, aujourd'hui évêque d'Autun, ayant bien voulu apprécier ses besoins, ses intérêts, la situation particulière que lui créaient ses établissements d'outre-mer , reconnut qu'il était nécessaire que la maison de Paris devint le centre de son administration, de son gouvernement. Il consentit, en conséquence, a ce que celte maison servit de résidence à la supérieure générale et au conseil. Il daigna, en outre, solliciter à Rome l'approbation canonique de l'institut, ainsi que celle de ses constitutions. Grâce à ces bienveillantes démarches, auxquelles prirent partNN. SS. les évêquesdes diocèses oùse trouvaient établies des maisons de la société , le Saint-Siège approuva la congrégation par un décret du 8 février 1854, qui cependant ajourna l'approbation des règles, jusqu'à ce qu'elles eussent reçu certaines modifications indiquées par la sacrée Congrégation des évêques et réguliers, è l'examen de laquelle elles avaient été soumises.

Un peu plus tard, un autre décret, devançant I approbation des constitutions, donnait à l'institut un cardinal-protecteur et déterminait certains points constitutifs d'où résultait sa dépendance du Saint-Siège. De plus, par ce même décret, Rome statuait en droit ce que Mgr de Marguerye avait concédé en fait relativement à la maison de Paris, savoir

2ue cette maison serait désormais le chef-lieu e la société.

A la faveur de ces heureux résultats, comme aussi à l'aide de secours précieux qui lui arrivèrent providentiellement, et notamment de la coopération sage et prudente du R. P. Schwindenhammer, supéneur général de la congrégation du SainUEsprit et du Saint- Cœur de Marie, l'institut put voir enfin, après tant d'agitations, pénétrer plus profondément dans son sein la vie surnaturelle et religieuse, s'établir son organisation administrative, se compléter et se perfectionner ses règles et

COI JOS niCTK

constitutions, se consolider ses établissements nu |>r»int do vue Oit temporel, en un mot, imprimer à toutes choses une impulsion féconde.

Au point de vue même extérieur, il a continué aussi à s'étendre. En effet, outre (pie beaucoup d œuvres anciennes ont acquis plus d'importance, de nouvelles fondations sont venues s'ajouter a celles <pii existaient pi-écédemment. Ainsi des établissements ont été créés, non-seulement en France, mais encore à Home', dans les Antilles anglaises de Sainte- Lucie et de Saint-Vincent, dans la (luyaune française et dans la mer des Indes.

Il reste maintenant à envisager l'institut sous le rapport de sa lin, de son organisation et du nombre do ses établissements.

A'ofrt. — Voir la suite tic h milice île la congrégation des religieuses de Saint-Jose|di <l<» Clnnv, col. 1 1">9 cl suiv., des nécessités matérielles nous ayant forcés de la diviser en deux parties.

JOSEPH (Institut df. SAINT-), à Saint- Fuseien.

Depuis longtemps on s'effrayait de voir à quel point la corruption et l'irréligion faisaient des progrés dans les classes inférieures. A Paris le mal était à son comble; il gagnait les campagnes : depuis 50 ans on faisait tout pour éloigner le peuple de la religion, on {"'attachait a rendre les prêtres odieux ou ridicules, et le colportage y travaillait avec nu zèle déplorable. La révolution avait ôté l'instruction au clergé; l'Université, bien loin de la remplacer, laissait un vide immense dans l'esprit de ses élevés. Le gouvernement avait essayé, dans les derniers teinns, d'apporter quelques remèdes à un si grand mal en fondant des écoles normales, destinées à fonder des instituteurs primaires : mais en beaucoup de villes ces écoles n'étaient pas dirigées par un esprit religieux ; les jeunes gens en sortaient remplis de préventions et moins bien disposés qu'en v entrant : l'esprit d'indillérence qui y régnait, les exemples qu'ils avaient sous les yeux, un sentiment de supériorité dont ils* se pavanaient a cause de quelques connaissances qu'ils avaient acquises, et qui enflaient leur orgueil parce qu'elles n'avaient pas la religion pour base, les rendaient peu propres à des fonctions si importantes; ils se regardaient comme indépendants du ministère sacerdotal , ils se mettaient en opposition avec les pasteurs, ils perpétuaient le mal que nous venons de signaler au lieu d'y porter remède.

L'institut de Saint-Joseph, fondé dans le diocèse d'Amiens, avait compris la gravité de la question et l'importance de la mission de l'instituteur primaire. M. Lardeur, prêtre de ce diocèse et directeur de l'institut , avait fondé dans l'ancienne abbaye de Saint-Kuseien, près d'Amiens, un séminaire de clercslatques instituteurs. Plusieurs communes se ressentirent bientôt ou bienfait de cette institution. La révolution de juillet 18:50 avait obligé cet ecclésiastique à suspendre son œuvre et a se réfugier en Belgique. Approuvé v\ niAnir encouragé par l'autorité supérieure,

NNA1RE JOS m

M. Lardeur, profitant du calme qui régnait, rouvrait, quelques années après, sa maison de Saint-Fuscien pour former des instituteur» primaires qui s'entendissent avec le pasteur et le secondassent dans toutes ses œuvres.

Ces instituteurs enseignent cette partie Je la jeunesse qui , se destinant aux diverses professions de la société, n'a pas besoin de l'étude des langues anciennes; cette étude est remplacée dans la maison de Saint-Joseph par l'enseignement du français et de l'anglais, des mathématiques, de' !a tenue des livres, de l'histoire, des arts d'agrément; on donne encore aux élèves les principes de l'architecture , des notions de jurisprudence commerciale et une idée de la chiwne.

L'institut de Saint-Joseph rend un grand service, non-seulement à cette classe moyenne qui acquiert de jour en jour plus d'importance, mais à la religion et a la société.

(Voyez pour plus de renseignements, Cowat-

CATION DI S SaCRÉS-CcCIRS DE JÉSCS ET »E MiEIt,

col. 1501.)

JOSEPH (Institut des soi; tu s de SAlST-j, en Belgique.

L'institut des sœurs do Soinl-Josej li el celui des dames de Marie ont une même d commune origine; se sont deux branches de la pieuse famille des Filles de Marie cl de Joseph, dites alors sœurs de Saint-Joseph, qui prit naissance à Alost, le 6 mars 1817.

Restreintes dans des bornes très -étroites, sous la domination hollandaise, les tilles di- Marie et de Joseph ne purent môme qu'avec peine, donner à la classe pauvre exelusi^emenl les soins d'une éducation chrétienne, elles durent les laisser là pendant plus de treize ans.

Après la révolution de 1830. la religion ayant recouvré la liberté, les Filles de Marie et de Joseph virent s'étendre le cercle de leurs pieux desseins pour le bonheur de la jeunesse. Dès le commencement de Tannée 1831, des écoles pour la classe 8isée fureftl ajoutées, à Alost, h celles établies pour les pauvres, et ce fut l'origine d'une nouvelle branche de la famille religieuse des sceur» de Saint-Joseph; les membres quilacompos« nt, reçurent le nom de Dames deMane. Jusqu'en 1838, les deux branches de l'in>litution étaient demeurées sous un seul et môme gouvernement, elles furent alors séparées pour faire deux instituts distincts et qui ne devaient | lus avoir entre eux que ces liens de parenté et d'affection spirituelles (pie donnent une origine commune, un M à peu près semblable et \e môme amour du commun maître et sauveur Jésus-Christ.

Pour perpéltii r le souvenir de relie iiiôaie origine et les sentiments de charité qui doivent toujours unir toutes les enfants de Marie et de Joseph , les révérendes supél ieures générales des deux instiluts se donnent mutuellement le nom de sœurs et elles enlretienneni des relations entre elles Mut de s'exciter réi iproquemeiit à marcher constamment vers le but respectif de leurs deux familles religieuses. Files se doivent mutuel-

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iement des prières. Les décès des membres lieux. On crut, par exemple, devoir embrasera chacune des deux familles sont annoncés ser l'éducation comme objet principal. Il est réciproquement et l'on se fait de part et vraisemblable qu'on aura aussi pris un autre d'autre une obligation de prier pour les dé- cos.ume que celui des sœurs de Saint-Vin- (uots. cent, qui, dans sa forme étrange, ne paraît Ce fut M. Van Crombruyghe, chanoine du supportable que chez ces saintes tilles qui chapitre de Gand, fondateur de l'institut des rendent en quelque sorte aimable et vénéré Joséphistes, qui établit celui des sœurs de tout ce qui le concerne, et que d'ailleurs Saint-Joseph en 1817; mais ce ne fut qu'a- une société nouvelle n'a pas le droit d]adopprès la révolution de 1830 que cette œuvre ter. L'association de la charité de Saint-Jocommença a se développer. Jusqu'alors l'es- seph fut reconnue, en 1815, par la législature prit tracassier du gouvernement de Guil- du Maryland. Elle se voue à toutes sortes de laome, roi des Pays-Bas, dont le caractère bonnes œuvres. Mme Elisabeth Selon mouet le xèle calviniste sont connus obligea les rut en janvier 1821, laissant dans un état membres de cet institut à se renfermer dans florissant sa congrégation qu'elle avait goumd cercle bien étroit et à éviter tout ce qui vernée pendant douze ans. On comptait alors aurait pu attirer sur elle l'attention du pou- dans cette société cinquante-neuf sœurs, y xo«r. compris les novices, et cinquante-deux éflè- II y a des établissements des sœurs de ves, outre six orphelines et environ quarante Sénat-Joseph a Bruges (deux), à Ostende, h pauvres enfants, qui occupaient un local Bau:kenberg, à Wacke, à Bellejhan, à Wat- séparé et étaient habillés, nourries, par les ton, à Mostince, diocèse de Bruges; la mai- sœurs. Elles dirigeaient de plus une maison s«n mère est à Bruges. d'orphelines et une école a Philadelphie;

Le but de cet institut est l'instruction et un hôpital et une école a New-York; une

l'éducation des enfants de la classe bour- une école de pauvres à Baltimore, et on les

demandait en d'autres villes. Mme Selon

...... n , o...,-, . eut pour successeur dans la supériorité

JOSEPH (Soeoes de la Charité dk SAINT-). Mme Rose White, une de ses premières corn-

Lorsque MM. les Sulpiciens formaient, pagnes. ?n 1807, au diocèse et h cinquante milles de

foit.more , aux Etats-Unis d'Amérique , le JOSEPH (Sobues ou Filles du SAINT-), collège ou séminaire du Mont-de-Sainte-

Vhne. près d'Etnmilsburg; on forma aussi, La congrégation des sœurs ou 61 les de tteans la même année, à deux milles de ce Saint-Joseph s'est installée è Toronto le 7 séminaire, le couvent des sœurs de Saint- octobre 1851, à la demande de Mgr de Char- )<»e|>h, destiné d'abord à l'éducation des bonnel. Cette communauté prit son origine l«ovres orphelines. Un catholique respec- au Puy-eo-Velay , où elle fut érigée par table donna pour cet effet une somme con- l'évéque du Puy , Henri de Maupas , à la snlérable, qui fut employée, en 1809, h sollicitation du P. Médaille Jésuite. Cette •dieier un terrain. La personne qui eut la congrégation embrasse toutes sortes d'œui«rt principale à celte fondation nouvelle, vres de miséricorde, telles que le soin des fut une protestante convertie, sur laquelle hôpitaux, des prisons, des maisons de réfutions allons donner une courte notice. ge, des orphelins, la tenue des écoles et la

Mme Selon était veuve d'un négociant de visite des malades. >«w-York; s'étanl convertie à l'âge do trente En arrivant à Toronto, les sœurs de Saintan*, elle lit élever ses cinq enfants dans la Joseph Marie-Antoinette Fontbonne — sœur religion catholique. Des trois filles qu'elle Marie-Delphine , supérieure, Théola Bq-> mit, deux moururent fort jeunes, dans les mine — sœur Marie-Marthe ; Sara h Margesentineais de la plus grande ferveur. Celte ron — sœur Alphonse et Ellen Dinan — sœur '-«tue, qni n'était pas moins distinguée par M»rie Bernard, furent placées h la tète d'un m» mérite et sa capacité que par sa piété et asile, appartenant à l'Evéque, et qui conle- »ao zèle, n'eut peul-étre pas la première nait vingt-trois orphelins. Elles ont depuis l«nsée de l'institut dont nous parlons, mais lors fondé trois écoles gratuites et un pénale o'en doit pas moins être regardée comme sionnat a Toronto, plus trois écoles dans ^ cofondalrice, puisqu'elle en fut lapre- l'intérieur du diocèse ; et elles y sont aumiére supérieure et que c'est elle qui te fit jourd'hui au nombre de dix-huit professes grandir et le mil dans Télat prospère où Je et dix-huit novices ou postulantes, prenant l*ii celle qui lui succéda. soin de cent trente-cinq orphelins des deax

Quand il fut question du projet d établis- sexes, et instruisant plus de six cents jeunes

[*«ent, Mine Selon offrit ses services pour filles. L'asile reçoit de plus les immigrants

* diriger. Sa prudence, ses talents, son édu- jusqu'à ce qu'ils aient pu trouver à se placer,

«non soignée la mettaient plus que per- et il en recueille ainsi plus de cent chaque

*mt en état de remplir celle lâche. De année.

l ouves filles se joignirent è elle. On forma, Les sœurs no conservent aucun rapport

kmis le nom de Saurs de la Charité de Saint- d'obligation avec la maison mère de France.

J<"*pky une association sur le modèle des Chaqueévèque peut établir.une maison mère

**ursde la Charité de Saint-Vincent de Paul, dans son diocèse, nommer les supérieures

jttii avec des modifications qui parurent et déplacer les sœurs , selon qu'il le jugo

wtées par la diversité des temps et des convenable.

JOS

MOTIONNA] HK

JOS

iûl.'ll't

On voit combien, depuis quelques années, rité d'Emilie «le Vialard: ses religieuses n.

lus rommumuiics religieuses .se sont multi- (arriérent pas à être désirées hors du rovau-

pliées et développées, «rare au zèle et aux , mo et dans les pays lointains mio vontévao-

sacrihces que Mgr de ( Ji.irl>ontiel s'est in.- ♦ uéliser nos courageux missionnaires L'A

posés da ii m;c but. Le prélat a de [dus appelé frnpie re^ut leur première colonie. '

près «le bu mie noimdle société de prêtres 1 • c..:.^ i, i.

Via lirais, les pères

Jî.

société isilieus, ipn

dirigent

un collège fréquenté par « in piaule - cinq élèves; < l les Frères îles Endes chrétiennes donnent l'instruction gratuite h iiOO enfants. La population catholique augmente aussi considérablement dans la ville môme de Toronlo, et le Haut-Canada tient à honneur de ressembler au Bas-Canada, en étendant le nombre et l'importance de ses établissements religieux. Celle communauté compte actuellement ilans la maison de leur noviciat cinq religieuses professes , onze novices, sept postulantes, quatre-vingts orphelines, 20 élevés pensionnaires, 300 externes. Elle a des établissements à Hamilton, àChatham, à Amherslhurg.

JOSEPH DE L'APPARITION (Congrégation

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