DES SOEURS DE SAINT
Maison mère à Marseille.
C'est Mme Emilie de Vialard qui a été ia fondatrice et la première supérieure générale de la congrégation des sœurs de Saint- Joseph de l'Apparition. Issue d'une famille noble et honorée, Emilie do Vialard avait su renoncer , dès sa première jeunesse, à I éclat et aux jouissances du momie, pour se vouer activement au service des pauvres A seize ans, elle préludait par d'ingénieuses industries à In pratique de ces bonnes œuvres qui furent l'objet constant de sa sollicitude jusqu'à sa mort. Des âmes expérimenleesco.:iprirenl alors «pie sa place était marquée parmi cette pléiade de généreuses servantes du S-igneur, chargées d'appliquer avec plus de fruit le baume de la charité évangélique.
Emilie de Vialard ne ht pas défaut à sa vocation, mais dans l'ardeur de son zèle elle s empressa d'associer à ses projets des personnes disposées, comme elle était, à vivre et à mourir pour le soulagement des classes sou m antes, c'était le vrai moyen de réaliser largement une sainte et admirable mission. La Providence avait mis entre ses mains la plupart des éléments qui. avec la grâce d'en haut, préparent le succès d'une glorieuse entreprise. Education , fortune, énergie de caractère, pitié solide, détachement invariable, rien ne lui manquait. Elle m servir ces secours puissants à la création d une communauté dont elle posa le berceau a (.aillae môme, lieu de sa naissance.
In court espace de temps s'était écoulé depuis le premier établissement qu'elle avait mis sous le patronage de saint Joseph, avec K> vocable de son apparition : déjà la généreuse fondatrice, ne voulant plus borner son uevouement aux localités qui environnaient son pays natal, concevait la pensée de poi - * ter au delà des mers le feu divin do la ctiarité qui enflammait son cœur. Un vaste Horizon s ouvrit donc bientôt devant la eha-
Le> suîui-s de Saint-Joseph exercent aujourd'hui la charité dans trente maison», presque toutes situées dans des contrée* étrangères. Peu de jours avant sa mort. [a respectable mère de Vialard bénissait une dernière fois deux de ses tilles qui partaient pour l'Australie, à la suite de quatre autres envoyées par elle en 1853.
Partout où les sœurs de Saint-Joseph de l'apparition sont fixées, elles se livrent aux diverses fondions de charité que l'autorisé ecclésiastique leur ronlie. Là où elles n'ont pas le soin des écoles, c'est dans les hôpitaux qu'elles demeurent de préférence.
Cet institut a cru devoir, dans ces dernières années, transférer à Marseille la maison mère pour rendre plus faciles les départs des sujets pour les missions catholiques.
Après avoir obtenu l'approbation de l'autorité diocésaine, il a été reconnu par l'Etat, le 15 octobre 183G.
Sa mère Emilie de Vialard a pu demeurer pendant trente ans à la tôle de sa congrégation. Tout son patrimoine de famille a été consacré au développement de son œuvre; Dieu connail en outre l'étendue de ses travaux et le mérite de ses actions.
Les sœurs de Saint-Joseph de l'Apparition firent une grande perle à la lin de l'année dernière par la mort de Mme de Vialard ; elle mourut comme elle avait vém, dans la pratique de la charité. Sur son lit de douleur, on l'a vue se préoccuper <«rloul de la maladie d'une fort jeune prétendante qu'elle préparait pour la rendre plus tard plus utile à l'institut. Son cœur sensible oubliait toul à fait qu'on avait à soigner en elle-même une santé bien autrement précieuse.
Un acte héroïque de charité qu'elle avait accompli résolument dans sa jeunesse , fot le principe de sa mort; la servante du Seigneur n'y succomba cependanl qu'après aroir fourni une assez longue carrière : elle est morte à l'âge de soixante-neuf ans. Elle a passé de ce monde dans l'autre presque sans agonie, avec le calme d'une bonne conscience, emportant l'espérance d'un avenir heureux pour sa bien-aimée congrégation.
JOSÉPIIITES (Institut DBS PÈRL's).
Il n'est pas rare aujourd'hui ae Irourer dans les collèges des jeunes gens nui, sur le point de terminer leurs humanités cl se voyant appelés à travailler au salut des âmes, s'arrêtent effrayés des difficultés que leur présente la carrière laborieuse du sacerdoce au milieu du monde. Ils sen^nt alors à entrer en religion; mais la crainte qui les éloigne du ministère séculier, les éloigne aussi des ordres qui embrassent les œuvres extérieures, puisqu'ils y trourent, sinon les mêmes dangers, du moins des dit
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tollés de même nature. D'un autre côté, ,j éprouvent de l'éloigncment pour les or- .îres contemplatifs et austères qui demanlient une force de tempérament qu'ils u'oui [4s, un attrait qu'ils ne sentent pas en eus Dans celte perplexité, les jeunes ïtos Joui nous parlons seraient sans doute L-uf eux de trouver un institut qui tint une «rte de milieu entre ces deux extrémités ; v la Pioruience, attentive aux besoins de m entants, leur offre celte ressource dans ruoiiiut des Joséphites.
Sus la protection spéciale de la sainle Vierge et Je saint Joseph, père nourricier •1c I Enfant Jésus, ces religieux se cotisar*a; à réduction de la jeunesse en général, ei a ccll*» en particulier de la classe t>é€. On y jouit du double avantage de travailler à sa propre perfection et de former « luéuie temps à la vertu des jeuues Ames, précieuse espérance de la religion et de la
Après un noviciat de deux ans, les membre de celte famille se lient par les trois i*ix de religion ; quelques-uns d'entre eux ma promus au sacerdoce. On ne pratique iwint dans celte congrégation des austérités nifjordinaires, ou y mène une vie simple et louuonne d aprèsdes règles approuvées.
Pour être admis dans l'institut, il faut aplanira une famille bonnèie, jouir d'une nfjiuiaiioa intacte, être propre à l'enseigneoem et avoir achevé ses humanités.
CiUt dernière condition n'est pourtant [ait rigueur, la société admettant aussi m leuseignement purement primaire et
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pour celui des sciences commerciales, industrielles, administrative*, physiques, mathématiques, etc., des sujets qui ont terminé soit des cours professionnels, soit les cours des écoles normales ou des écoles spéciales annexées aux collèges ou aux universités.
Les principaux établissements de cet institut sont ceux de Grammonl, de Melle, de Jouvain , de Tillemont, de Brunelles en en Belgique.
Cet institut fondé, en 1817, à Grammont (Flandre), par M. le chanoine Van Crombrugghe, rend, surtout depuis 1830, lorsque la liberté de l'instruction fut rendue à la Belgique, de très-grands services h l'éducation des jeunes gens, el principalement & ceux qui appartiennent à la classe commerçante et industrielle. Le grand nombre qui fréquentent les classes des Joséphites, partout où il existe des tlablissements de ces religieux, prouve que la méthode qu'on y emploie et les matières qu'on y enseigne sont appréciées et généralement approuvées. Il 3' a à Grammont plus de trois cents cinquante élèves, internes et externes. A Melle, il y a plus de deux cents élèves internes, on n'y admet pas d'externes. Le premier supérieur général des Joséphites fut le II. P. Ignace Guillaume Vandeurbossche; il était né a Garni, en 178V, cl il mourut à la maison mère, le 14 juin lb51. Son successeur fut nommé au chapitre général, présidé par Mgr l'évêque de Gand, au mois d'août suivant sur le mont Stanislas.
Le supérieur général fait sa résidence h Grammont. (1)
LAZARE /Ordre ob chevalerie de