‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 133 sur 323 · SAINT · texte numérisé non relu

SAINT

Quelques-uns ont prétendu que l'ordre iks chevaliers de Saint-Lazare de Jérusalem « «a son origine dans le magnilique hôpital K saint Basile le Grand fit bâtir, l'an 370, vlau un des faubourgs deCésarée pour toute* sortes de malades, mais surtout pour les 'fpreui, el que saint Grégoire de Nazianzc r m|iare à une ville pour son étendue ;0rax. 20, De laudibut Basilii) On dit aussi va cet ordre fut approuvé nar le l'api? mm Datuase et que les chevaliers se Client, |>ar esprit de charité, aux soins des litres lépreux, dans les hôpitaux qui wieni destinés pour les recevoir; qu'ils se ré;uD*lirctit dans la Palestine où ils reçu- Mile oom d'hospitaliers ; que c'est pour «4 qu'on les confondit avec ceux de Saint- Itia de Jérusalem, narce que comme eux *•* avaient un hôpital dans celte métropole, tyml qUe les Sarrasins avaient détruit, wis «jo/jIs recouvrèrent par la p rotection

Croisés. Mais les critiques n'admettent point d'ordre de chevalerie avant l'époque jacroUades; les écrivains pensent généra- *tt*ot qae cet ordre ne fui pas le même •i"* celui dont nous allons parler et que

]] H » U fin du vol., 1*9.

W il a dejà tié question de ecl ordre au ton. Il « *i oovr»5«; on peut y lire la dissertation du

l'ordre militaire el équestre de Saint-Lazare commença à exister à Jérusalem vers l'an 11IS>, chez les Chrétiens d'Occident devenus maîtres de la Palestine; ils prirent les armes pour défendre les principes chrétiens sans négliger cependant le soin des malades dans les hôpitaux. Beaudoin II, roi de Jérusalem» el les princes de la Terre-Sainte, Icuraerordèrent leur protection, à cause des services qu'ils leur rendirent.

Anciennement, non-seulement on recevait chevaliers ceux qui étaient atteints d» la lèpre, afin de soigner ceux qui en étaient infectés, mais, ce qui est bien plus admirable, ils s'obligeaient à ne nommer de grand maître que parmi les chevaliers lépreux de l'hôpital de Jérusalem. Mais lorsqu'on 1253» ils furent obligés d'abandonner lacilé sainle, pour celte raison et parce que celte maladie affreuse avait cessé ses ravages, les chevaliers supplièrent Innocent IV de leur accorder la faculté d'élire un grand maître parmi les chevaliers qui ne souffraient pas de cette iutirmilé; ce qui leur fut accordé. Le Souverain Pontife Alexandre IV confirma les chevaliers de l'hôpital des lépreux de Saint- Lazare de Jérusalem, que son oncle Grégoire IX avait approuvé sous la règle de»

P. Hclyot. La notice que nous donnons ici ert »ssrz différente de la sienne pour ne pas faire double emploi et d'ailleurs elle la complète.

LAZ

IMCTIONNAIUE

LAZ

Siint- Augustin, par une bulle donnée à ÎSapios le 11 avril 12oo; el en 12">7. Il les mil sous la protection du Saint-Siège et eonlirmaaux chevaliers les donations que leur a faite Frédéric II, dans la Si» ib-, dans In fouille, dans la Cal.due et ailleurs. Les croi- >rs et les chevaliers de Saint- Lazare avant été chassés de la Palestine par les Sarrasins, les chevaliers suivirent le roi de France, saint Louis, qui les prit sous sa protection, comme ses prédécesseurs; il leur confia les soins d'un grand nombre d'hôpitaux du royaume et lixa la résidence du chef do l'ordre à Boigny près d'Orléans, terre qui availétédonnéoà l'ordre par le roi Louis VII, depuis 115'* et où il exerçait une juridiction très-étendue. Ce fut en 1*39 qu'eut lieu l'union do l'ordre de Saint-Lazare, qu'on appelait alors de Bethléem et de Nazareth, à I ordre de S-iinl-Jean de Jérusalem, union qui fut confirmée par Innocent, en l'»90. Cependant il y eut toujours en France un grand maître do Saint-Lazare, parce que les chevaliers ayant eu recours à l'autorité du parlement, il fut déridé que l'ordre continuerait d'être séparé en France comme auparavant.

En 1565, le V mai, Pie IV, par sa constitution Inter assiduas d,ius le bullaire romain (t. IX, arl. ii, p. *2I5) et par les soins de Jeannolle Casliglioni, son parent, restaura, augmenta , coumla de faveurs l'ordre de Saint-Lazare en Italie, en énumérant dans cette constitution toutes les faveurs et les privilèges que ses prédécesseurs avaient accordés à l'ordre de Saint-Lazare. Spondano en parle dans celle même année >ous les numéros 1G et 17. Pie IV nomma en même temps Jeannolle grand maître de l'ordre. Sous le successeur de Pie V, l'ordre de Saint- Lazare eut beaucoup à souffrir d'avoir livré ses biens h celui de Jérusalem; mais Grégoire XIII, ayani accordé en 1572, à Emmanuel Philibert, duc de Savoie, l'ordre de Saint -Maurice, il les réunit à celui de Saint- Lazare, avec le consentement du grand maître, el, après la mort de Jeannolle, il déclara que les «lues de Savoie et ses successeurs seraient toujours grands maîtres des deux ordres; c'est pourquoi le 15 octobre 1575, le Pape confirma tous les anciens privilèges de l'ordrede Saint-Lazare par sa constitution Pro apostolico servi tulis onere (Bullaire rom.t t. IV, ail. h, p. 111).

Les chevaliers de Tordre de Saint-Lazare faisaient de» vœux solennels. Outre les séculiers, il y avait des religieux répandus dans les diverses parties île l'Europe, mais surtout en Suisse où il y avait un couvent de religieuses. Leur décoration était une croix verte jilacécsur un par-dessus blanc. Sous le ponlilicat de Léon X, celle croix fui modifiée el rendue semblable à celle de l'ordre de Malle et de Jérusalem, c'est-à-dire à huit pointes en conservant les mômes couleurs. Eu 1619, le duc de Savoie ordonna que la croix de l'ordre de Saint-Maurice et de Saint- Lazare fût blanche et vert-pomme h l'extrémité avec des bandes vcrlcs aux quatre angles

en mémoire de l'ordre de Saint-Laiarc h P. Bonanni parle des chevaliers de Sainl-U zare.dans son Catalogue des ordres rehgieui el équestres à la page lxv; il en donno Ii costume.

Le changement dont nous venons de pir 1er n'eut pas lieu en France, où Kvrarus oi Aimeroz de Chartres, dit le Chaste, chevalif de Jérusalem, conçut le dessein de le fair refleurir, lorsqu'il fut grand mallre de l'or dre dans le royaume; mais la mort Pempê-b d'accomplir entièrement son projet. Phihber Nératan ou de Nérestang, gentilhomme d rares vertus et capitaine desgardesdu corps lui succéda dans cette entreprise; aidé di conseil de P. Pierre de la Mère de Dieu, Car me déchaussé et prédicateur du Souve rain Pontife; il agit si efficacement anprè d'Henri IV, qu'il parvint à se faire nomme grand maître par ce monarque en IG08; i obtint aussi du Pape Paul V l'union de l'onjp militaire et équestre du Carmel ou de Marn duCarmel avecles mêmes privilèges de l'onJn de Saint-Lazare de Savoie et son indépeo dance de celui de Jérusalem. Le grand mal Ire Vénétano fixa sa résidence à Paris «ton le monastère de Saint-Lazare, qui avait *|parlenu aux chanoines réguliers de sain Augustin, el il se servit des formules et ce rémoniesde Saint-Jean de Jérusalem pou recevoir dans l'ordre un grand nombre * chevaliers, et il parvint à recouvrer uni partie des biens dont il avait été dépouillé Entre les prérogatives dont jouissaient le chevalitrs, ils avaient la faculté do se marie el de jouir en même temps des bénéfice consistorianx.

Louis XIV fît rclleurir l'ordre ; le ducd'Or léaus cl plusieurs autres princes du songer furent gran i> maîtres. Les chevaliers \or laient sur la poitrine et sur le manteau pou décoration, une croix à huit rayons sera blable a celle des chevaliers de Jérusalem Un côlé était en émail, couleur amarant en violet avec l'image de la Vierge aumilieu l'autre côté était vert avec celle de Saint Lazare. Chacun des rivons de lacroiiaw la pointe d'or, et une fleur de lis égalemeo d'or, armoiries de la famille des Bourbom élail à chaque angle de la croix qui suspendue h un ruban couleur amarante.

L'ordre de Saiiii-La/are fut >upprioif comme lous les autres, au milieu des dis sensions politiques qui éc laièrent les <Jer nières années du xvm* siècle, tandis qu celui de Saint-Maurice et de SaiB'.-L* zare est dans toute sa splendeur. Le P. *> nanni parle des chevaliers de Saini-Lau" el Sainte-Marie du Mont-Carmel en Fraoa dans la page lxvi de son Catalogue de ordres rc igieux. Il y expose l'image dm grand mallre avec le costume solennel

Une histoire complète de l'ordre de &>ot Lazare fut publiée en 177fc, par M. de Sibert membre de l'Accadémic royale des inscriptions et belles-lettres. Voyez aussi code d< saint Louis, statuts et -règlement ro.vaiii. militaires et hospitaliers de Saint- Lî«re o< Jérusalem el de Notre-Dame duMunt-urofii

us

DES ORDRES RELIGIEUX

Page 1