‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 134 sur 323 · LIS · texte numérisé non relu

LIS

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irii 1783. Voyez aussi les Bullœ antiquorum rmltgiorum pro nonnullisRom.Pontif.relig.

milit. S. Laxari Hierosotym. Romœ 1567.

UERLN (Confrérie de SAINT-), à Arrat {Pas-de-Calais).

La charité chrétienne est ingénieuse. Elle rend le pauvre au berceau, le soutient et kliire dans son enfance, le guide dans sa uoesse, lui prête un appui dans l'âge mur M recueille dans sa vieillesse. Sa sollicite s'étend même jusqu'à la tombe. Le pau- * vient-il de rendre le dernier soupir? La tinté oe l'abAndonne pas encore. Elle préde à sej funérailles et à sa sépulture- L'est i que lait à Arras la confrérie de Liérin. un établissement remonte jusqu' à la fin du i* siècle (U98). Jean Penet, chanoine d'Ar- », fit bâtir, à l'entrée du cimetière de jici-Sioaise, une chapelle en l'honneur ♦Miot Liérin, patron des agonisants, qu'il m, «le plus par lettres en date du 15 Jan • w 1515. Les exécuteurs testamentaires du aioe Jean Penel, assurèrent è la susdite charte les fomls nécessaires pour son entretien, lue confrérie y fut établie et confirmée par <d bref de Benoit XIV, en date du 4- novem- « ITiO, réintégré le 5 juillet 180V, en vertu ia rescrit du cardinal (laprara. Elle compte i»;uurd'bui 5,000 confrères. Moyennant dit mimes par jour, 1« confrère de Saintbénn a la consolation de penser qu'à «a décès le syndical de la confrérie se rfaargedes frais de son inhumation, et qu'il un célébré, pour le repos de son âme, un anice funèbre dansl'église de Saint-Liérin, wuo Vérier, sans qu'il en coûte rien à sa taille.

US(0m>RE DE CHEVALERIE DE NoTRE-DaMEDu).

Olordre militaire fut institué, si l'on en ™iFavin, parGarsias VI, roi de Navarre, f» mémoire d'une image miraculeuse de la » ;iie Vierge, trouvée dans un lis à Magera. Ce rot malaJe & l'extrémité fut guéri, dit cet jeteur, lorsqu'on trouva cette image. Pour ! »rrr honorablement, il fit bâtir, en 10^8, église et un monastère, où il mit des rewitui de Cluny. Il forma ensuite l'ordre biliaire du Lis, dont il voulut que lui et ses 'i-wseurs fussent les grands maîtres. Il le do trente-huit chevaliers nobles, faisaient vœu de s'opposer acn Maures, «Mirais Uu royaume, ils portaient sur la [«tome uu Us d'argent en broderie, et aux solennelles, une chaîne entrelacée de i Rieurs M. M. gothiques, d'où pendait lis dor, émaillô de blanc, sortant d'une ■i?we «IcSinaple et surmonté d'une grande *■ D autres écrivains ne s'accordent |>as avec "U1 dans les circonstances. Jépez, dans sa canonique de saint Benoit, place l'institution '*c*t ordre et la fondation du monastère du *Ç» • l'an 1052. Il raconte que ce fut le qui , étant à la chasse , trouva '•^miraculeuse. II ajoute qu'auprès de ne image on trouva un vase pleiu de lis, toaa il donne au nouvel ordre lo nom de

Vase de lis. Selon le même auteur, au bout dn collier de l'ordre, qui était composé de chaînes d'or et d'argent, il y avait un vase plein de lis. Il représente cet ordre florissant sons les rois successeurs de Garsias VI; i»l ajoute qu'il fut éteint peu de temps après la mort du prince qui l'avait institué. Les autres écrivains ne sont pas plus d'accord entre eux à ce sujet; ce qu'on peut recueillir de plus certain, c'est que Ferdinand, infant de Castille, depuis roi d'Aragon, institua l'ordre du Vase du Lis le jour de l'assomption du l'an 1403, et fit,, de ce jour là, plusieurs chevaliers dans la ville de Médina del Catnpo, voulant donner par là des marques de sa dévotion h la Vierge. On ne sait pas en quel temps cet ordre a été supprimé.

LIS (Ordre de chevalerie du), d Viterbe.

Bonanni, qui donne dans son catalogue des ordres religieux le coutume des chevaliers de l'ordre du Lis, nous apprend, à ln page 60% que ce fut le Pape Paul III, qui l'institua à Viterbe, en 1546, pour récompenser les services qu'avaient rendus des citoyens pleins de courage, pour défendre le "littoral do l'Eglise romaine contre les irruptions des barbaresques, pour pourvoir aux besoins de l'état de l'Eglise, affligée alors d'une cruelle fia mi ne, et aussi pour défendre le domaine de saint Pierre contre les invasions des Turcf.

Le môme Pape avait institué pour la même fin, daus la Romagne, un ordre militaire et de chevalerie de Saint -Georges; il érigea aussi un collège de 50 chevaliers et comme dans la bulle in beati Pelri «ede, imprimée dans l'ancien Bullaire par les héritiers d'Antoine Blado, le Saint-Père comparait à une fleur de lis la province du patrimoine de Saint-Pierre, à cause de sa beauté, de la douceur de la température et de l'aménité de ses habitants, il voulut que les membres de celte sociétés'appelassentdu Lis.

Pour correspondre à ln bienveillanco de Sa Sainteté, ils voulurent contribueraux frais de cet établissement et donnèrent à la chambre apostolique 2,500 écus d'or, le Pape leur attribua une pension de 3,000 écus d'or, assurée sur les droits d'entrée delà province. Paul 111 leur donna pour décoration uno médaille d'or, représentant d'un coté l'image de la Sainte-Vierge, dite de la Quorcia, à laquelle est dédiée une église de Viterbe, hors des murs, et qui devait ôlre suspendue à un collier d'or, descendant jusqu'à ta poitrine, de l'autre côté était un lis couleur azurée, dans un champ d'or et ayant autour cette épigraphe : Pauli Jlf, Pont. Max. munui. Il faut observer que ce Papoavuit pour armoiries des fleurs de lis.

P.irmi les privilèges en grand nombre que Paul 111 accorda aux chevaliers du Lis, nous devons remarquer la faculté de porter les armes dans l'état ecclésiastique; d'avoir le pas dans toutes les fonctions sur tous les autres ordres de chevalerie, qu'ils devaient être choisis dans les familles nobles, chargés de prendre les bâtons du baldaquin, quand le Souverain Pcnlife eu usait et qu'il

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