‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 139 sur 323 · MAK · texte numérisé non relu

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lion publique érigeait, maison d'Angers en i

muets, chanoine de l'éul

de Paris. I

un

des quarante île l'Académie française, etc., certifie que Mlle Victoire Bloui'n, âgée de 21 ans, m 'ayant été adressée par sa respectable tante'', .Mlle Blouin, institutrice des sourds-muets à Angers, et la première élève du célèbre abbé de 1'Kptc, a reçu avec soin, en 1815, pendant l'espace de cinq à sis mois, des leçons pour le perfectionnement dans l'art d'instruire les sourds et muets, dont elle avait reçu les premières leçons de sa tante, et son instruction sous ce rapport ne laisse plus rien à désirer ; sa conduite a éié exemplaire et digne des plus grands éloges; et je pense qu'on peut en toute assurance lui confier la direction d'un établissement pareil à celui que sa tante gouverne avec la plus grande distinction et le plus noble désintéressement.

« Paris, le 23 août 1820.

« Sifjné : abbé Sicabd. »

« De retour a Angers, Ursule et Victoire furent chargées des élèves, lâche qu'elles remplirent à la satisfaction Kénérale. ». Cependant, une grande épreuve attendait Mlle Charlotte. Les deux nièces sur lesquelles elle avait fondé tous ses espérances pour la prospérité et l'avenir de son établissement, ses deux nièces voulurent la quitter pour se faire religieuses, lin elî'et. Mlle Tau. ion entra chez les sœurs de la Sa-

« hn conséquence, la commission propos lairéie suivant :

• Mlle Blouin, institutrice des sourds-muets, sera destituée, t.. oie par elle «l'avoir prêté le serinent exige p.ir la loi.

< Les élèves seront provisoirement places dans un des hôpitaux de la ville d'Angers, jusqu'à ce cu'on ait pris un parti ultérieur » tel égard. (Trois des sourds- muets |>l tc«îs dans les hospices d Angers existent encore et habitent la maison de la rurét.)

« Le conseil général, après avoir entendu le profiteur syndic, a adopte le projet daiiéle qu'il, a

gosse. Llle donna des leçon* aui >uunKmuets d'Auray, fut depuis supétieure à Poitiers, etaujourd'hui elle est «hrcetnre de l'école des sourds-muets d'Orléans. Quelques années [dus lard, Mlle Victoire nfoutti partit pour la Trappe, où elle ne rota q ie trois mois. Vaincue par les prières de >j tante et peut-être intimidée par les men^e» des autorités d'Angers, elle consentit à-jiuter un séjour qu'elle aimait, niellant toutefois pour condition que sa tante lui bisserait la liberté d'établir dans sa maiM.n une espèce de congrégation religieuse dont les membres seraient destinés a perjèiuer l'uni vre de l'éducation des sourds-rnuvis, Mlle Blouin y consentit dans la crainte ùt perdre sa nièce. Cette dernière prit un habit particulier qui fut aussi donné è pinceur* jeunes personnes tant parlantes que souncsmuelles (l). Llles s'engagèrent par de simples promesses à continuer l'œuvre de Mie Blouin. Malheureusement tout cela était »ur la seule permission verbale de M^r Mvitault. et n'offrait pas de sûres garanties [ o^r i 'a venir.

L'établissement était en ce moment a l'hôtel de (iizeux (2). Lorsqu'on voulut entourer la ville de boulevards, le jardin vt une partie de l'hôtel furent compris dans l'alignement. Alors, en 1823. Mlle BUuin acheta le domaine île Mille-Pieds, sur 11 roule de Trelazé (3) et y transféra ses élèves. Déjà à cette époque plusieurs institutions nouvelles s'élevaient dans les déparr.ients circon voisins qui n'envoyaient plus leurs sourds-muets à Angers. Cependant on y comptait quarante élèves, tant garçons que tilles. Mlle Charlotte ne jouit pas longtemps de sa nouvelle acquisition. Atteinte en juillet 1829 d'un mal qui semblait peu de chose, elle y apporta peu d'attention; mais deui mois après une opération ayant été jugée nécessaire, elle s'y soumit, et au lieu de I» santé elle y trouva la mort, le 29 septembre 1829, Agée de 71 ans, elle avait eu le i-ressentiment de sa fin. Aussi voulut-elle recevoir les sacrements et faire son testament avant l'opération. Sa mort fut un deuil général dans >on établissement, les élèves u'U- Inrcnl eux-mêmes la porter à sa dernière Jemeure.

Mlle Victoire Blouin prit la direction la maison. Llle fut puissamment aidée J-iiu sa tAche par de pieuses institutrices uue^

charge le procureur gcnérjl svn lie de LiremW-' à la (die Itlouin, et faire atlicher dans lesoio» de la ville d'Angers, avec le tappoil de la < unmission. »

(1) Ce costume consistait, pour les femnies.dai:* nue robe verte et une pèlerine blanche. Lcsnimi? ét. dent habilles en vert. t

(2) Cet hôtel est aujourd'hui la demeure de M. >t comte Théodore de Quairebarbes.

(5) Qui ne se souvient des nombreux \op?'*de .Ville-Pieds à Angers, que faisait chaque j"<" Mlle Blouin dans une voilure d'oski co:;»Ht»*l!af un muet de son établissement.

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nait «levées. En 1833, six bourses furent créée» parle conseil général. Le nombre des é'ère* admis gratuitement se trouva porté i dis-huit. En nroie à une cruelle maladie, Mile Victoire Blouin succomba le 8 octobre ujtè, igée de 43 ans.

Après la mort de celte regrettable pertoose, la commission chargée d'inspecter raidissement, jugea convenable de donner j celte maison uoe direction stable. On jeta Imjous sur les dames de la Charité Sainte- IL ne. Ces dames avant reçu l'autorisation ù.i gouvernement, achetèrent la jolie pro- ; rui- de la Forêt où elles installèrent les KHirJs-muels, le 1" janvier 1844. Ce lieu U choisi par elles pour placer leur novioit.

Nous ne terminerons point ce que nous irions à dire sur la congrégation des dames «le la Charité Sainte-Marie, sans parler des directeurs de celte pieuse association. Le premier, nommé par Mgr Moulaull,en 1809, lit il. l'abbé Monlalanl; puis vint ensuite Ï.Meiihoc, M Prieur, M. Régnier, devenu irtiierèque de Cambrai , et en dernier lieu y. l'abbé Joubert, vicaire général du •iweese. Grâce aux soins multipliés de cet «xlésiasiique , la congrégation des sœurs Sunte-Marie a pris une vaste extension.

L» maison de la Forêt réclamait une chapelle. M. l'abbé Joubrrt voulut que l'édilice iftJigieux de la Forêt fût dans le style le plus pur du moyen âge, c'est-à-dire le style du ii'i" siècle. "il chargea M. Duvêtrede la construction et s'occupa du choix et de l'ageuirmeni des verrières. Celle charmante chaule fut bénie au mois d'avril 1855. Tous ceux, et ils sont nombreux, qui connaissent k •^intéressement et les etïorts multipliés h M. l'abbé Joubert pour cet établissement, 'coderont, nous en sommes persuadé, de ttfoiul voir reproduit, dans une des verwresdu chœur, les traits de cet estimable ^olaiteur.fl)

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