MAR DES ORDRES
Dieu ; il n'en fui rien, et le V. Monfort, au lieu •le la reconnaissance que lui méritaient son abnégation, son esprit de sacrifice et ses vertus surhumaines, ne trouva que contradictions , humiliations et ingratitude. U> des administrateurs et la supérieure se liguèrent contre lui ; des pauvres mêmes, de ceux que les vices avaient conduits à la misère et qui étaient restés vicieux, se prêtèrent à de tristes calculs, et partout sous ses (tas, le V.Montfort vit se dresser des difficultés et des obstacles. « Pendant cette bourrasque, » comme il l'écrivait lui-même, « il gardait le silence et la retraite, » continuant le bien malgré ceux qui ne lo voulaient pas, et se fortifiant par ta prière contre le découragement. Ceux qui s'étaient hiU ses ennemis furent frappés d'une façon irovidentielle : l'administrateur mourut bientôt; six jours après la supérieure le suivait; quatre-vingts pauvres tombaient malades; plusieurs succombèrent. Le V. Montfort redoubla de zèle et de soins ; il ne fut point atteint, mais il ne parvint pas non plus h regagner tous les cœurs. Enfin, en 1702, il résolut d'aller à Paris prendre encore conseil de ses directeurs. Il quitta l'hôpital général de Poitiers sans rien dire à ses pauvre*, qui eux du moins le chérissaient et ne l'eussent point laissé partir.
A Paris comme a Angers, où il s'était arrêté, le V. Montfort n'éprouva que rebuts et humiliations de la part de ses supérieurs; il se réajgna, calme et joyeux comme si ces croix, si rudes au cœur d'un homme ordinaire, eussent été la source de délicieuses consolations. Repoussé par ses amis et ne croyant pas devoir retourner A Poitiers, il offrit »es services à l'hôpital de la Snlpôtrière ; ils furent agréés. Son zèle et sa capacité, bientôt reconnus, loin do lui valoir l'estiroeet la confiance, excitèrent sans doute lWie, et un jour, il trouva sous son couvert un billet qui lui donnait l'ordre de se retirer. Il obéit quoiqu'il fût sans aucune ressource, et se réfugia dans une misérable maison de la rue du Pol-de-Fer, où Pallu chercher la confiance du supérieur des ermites du Mont-Valérien, pour le charger de ramener au sein de cette maison , la concorde qui en était bannie. Les paroles évangéliques et mieux que ses paroles, les actes de piété extraordinaire du V. Montfort atteignirent le but proposé; la paix et l'édification rentrèrent au Mont-Valérien, elle V. Montfort regagna son obscur réduit.
Ce fut alors que ses pauvres de Poitiers le rappelant de tous leurs vœux, il s'y rendit dans les premiers jours de janvier 1703. Il trouva des cœurs disposés à l'aimer comme autrefois, et aussi moins de contradictions. Le nouvel évêque, Claude de la Poype de »ertrieu, le seconda de son autorité, et il put remettre en vigueur ses règlements ou- Miés , ses prescriptions inobservées. Les w»ns de son hôpital ne l'empêchèrent pas non plus de se livrer à la prédication et à u direction des nombreux fidèles que sa winteie reconoue attirait près de lui, ou qui
entretenaient avec le saint prêlre une correspondance suivie.
Mais il n'était point à bout de ses souffrances ; les mêmes causes produisirent les mêmes effets, et ce ne fut pas seulement la persécution des hommes qu'il eut a endurer, car au dire de témoins respectables, il lui fallut subir plusieurs fois alorsjes atteintes matérielles de l'esprit du mai , qui se vengea sur lui de tout ce que faisaient perdre a l'empire du démon sa vie sainte, ses prédications écoutées, ses exemples plus éloquents encore que ses prédications.
Au milieu des tribulations quo lui causèrent les oppositions constantes qu'il rencontrait au sein même de l'hôpital général et de la part des personnes qui auraient dû le seconder plus efficacement, le V.Montfort n'avait pu méconnaître combien il était difficile que la conduite d'une maison do charité pût être convenablement dirigée par des personnes étrangères à la vie religieuse, et par suite à l'esprit de charité et d'obéissance qui en forment la base. Cette pensée l'avait amené à concevoir le projet d'une fondation qui devait obvier aux inconvénients dont son expérience lui indiquait et la source et le remède lo plus certain ; cette pensée, le Dieu qui la lui avait inspirée lui fournit presque aussitôt l'instrument principal destiné a la réaliser.
Dès son premier séjour à Poitiers, lo V. Montfort avait admis parmi ses pénitentes, la fille d'un procureur au présidial, Mlle Marie- Louise Trichet, qui n avait encore que 17 ans, et qui cependant lui avait manifesté le désir d être religieuse. Sur ses instantes prières, et bien qu'il eût refusé de répondre jusqu'alors à ses fréquentes interrogations, le V. Montfort avait fini par lui dire iTun ton inspiré : « Ma fille, consolez-vous, vous serez religieuse. » Confiante dans les promesses de son directeur, elle attendait leur effet, et, lorsqu'il revint de Paris, elle fut admise par lui au nombre des dix-huit ou vingt filles pauvres de l'hôpital qu'il avait réunies dans une même chambre qu'il désignait sous le nom de ta Sagesse.
Tel fut le noyau de l'association dont nous raconterons les développements, en ce qui concerne la part de Mlle Trichet, à l'article de cette sainte fille. Quant au vénérable directeur do l'œuvre, il nous suffira de dire que, dès l'origine, il en fut l'âme, et que si elle ne fut pas brisée à son début par de puissants obstacles, ce fut lui qui la soutint, la rendit ferme, stable, victorieuse.
Peuaprèsavoir jeté les fondcmenlsde l'inslitutqui était destiné à donner à l'hôpital de Poitiers, et h ceux de ta France presque tout entière, les seules directrices dignes de ces pieuxasiles de la misère, le V. Monfort se vit forcé d'abandonner lui-même la retraite, où il sentait ne plus pouvoir faire le bien. H quitta donc l'hôpital de Poitiers, et alla s'offrir à l'évôque pour donner des missions dans son diocèse. Ses débuts au faubourg de Maubernage furent éclatants; le souvenir en est encore vivant, et si ses habitants
Mirent se distinguer dans les mauvais jours par des sentiments rares à cette époque, ce fut précisément à ce souvenir du zélé missionnaire qu'ils durent cet heureux résultat. Telle mission fut suivie docclle que leV.Montfort donna (1705) dans l'église des religieuses •lu Calvaire, puis (1706) en l'église de Saint- Saturnin, dans un des faubourgs de Poitiers. Près de là se trouvait un jardin public dit des Quatrc-Figures, parce qu'il était orné do quatre ligures colossales; c'était alors un lieu de rendez-vous coupables. Le V.Montfort y fit faire une réparation solennelle, et il annonça dans un discours plein d'énergie que ce lieu, jadis si tristement profané, serait
bientôt un lieu de prières Peu après,
passant dans le faubourg Saint-Saturnin, ce digne prêtre y trouva un pauvre atteint d'uno maladie incurable; il le prend sur sus épau- Ie5, le dépose dans une misérablo chambre pratiquée sous le rocher , dans le jardin des (Juatrc-Figures; bientôt à ce pauvre il eu joint deux, puis trois autres, et il les cnntieaux soins de vertueuses demoiselles. C'est là que s'élevaient plus tard, par les soins de M. Déliméric d'Echoisi , |grand
I trieur d'Aquitaine, les bâtiments d'un vaste lôpilal, lequel après avoir été administré par des personnes séculières, était confié en 1758 aux saintes Filles du V. Montfort, aux Filles de la Sagesse. La prédiction du missionnaire de 1706 était accomplie, et il en avait préparé lui-même sans le savoir, la réalisation.
Au moment où, après une guerison miraculeuse opérée en la personne de Mme d "Armagnac, femme du gouverneur de Poitiers, .'homme de Dieu se disposait à donner une reirai te aux religieuses de Sainte-Catherine de Poitiers, ses unnemis parvinrent à tromper 3a bonne foi de l'évèque, qui, sans cesser d'estimer les vertus et le lalciit du missionnaire, tui enjoignit de cesser ses prédications. On était au Carême de l'an 1706; il entreprit de faire à pied un pèlerinage à Rome pour soumettre au Pape Clément XI le désir qu'il avait d'aller travailler et mourir pour la foi chez les peuples intidèles ; mais le Souverain Pontife, eu le nommatil missionnaire apostolique, lui assigna la France pour théâtre de ses travaux, et, dans une audience bien douce au cœur du saint prêtre, il lui donna pour mission spéciale d'y combattre le jansénisme, dont il s'était déjà montré, non sans danger pour lui, le rude adversaire (6 juin 170H).
Après avoir subi les humiliations, les rebuts les fatigues qui l'avaient si cruellement éprouvé pendant la route, le V. Monlforl revint près de >f>s cliers Poitevins, qu'il avait réconfortés en parlant par une lettre où respirent les plu* tendres et les plus affectueux sentiments. Il arriva au prieuré de Ligugé le 25 août 1706, tellement affaibli et détiguré par les rudes travaux de son long pèlerinage, qu'il fut à peine reconnu.
S'appliquanl avec un courage tout nouveau à remplir les intentions du vicaire de Jésus-Christ, il ne put êlre arrêté par
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les persécutions de tout genre qu'il éprouva presque partout où il [>orta ses pas. Semblable, dit son historien, à une torche q.jj s'allume davantage à mesure qu'elle est plus agitée, il travailla sans relâche, et toujours avec des succès prodigieux, dans un grand nombre de diocèses. Nous citerons principalement ceux de Sainl-Malo, de Rennes, de Nantes, de Luçon et celui de la Rochelle, dont l'évèque, appréciant toute la valeur d'un tel coopérateur, sut l'employer et le retenir près de lui jusqu'à sa mort. Les exemples continuels d une vertu extraordinaire, plus encore que sa rare éloquence et lesmiHe industries de son zèle, plus même peut-être que les miracles qui l'appuyaient presque toujours, expliquent comment un simple prêtre, partout persécuté, voyait tous le» cœurs, tous les obstacles céder à sa parole de la façon la plus merveilleuse.
Parmi les faits matériels qu'enfanta cetenthousiasmereligieuxquocet apôtre zélésavait si bien souiller à son auditoire, nous aimons à citer l'érection du fameux calvaire de Pontchâteau, au diocèsede Nantes, en 1709 et 1710. Celte montagne factice, que des milliers do bras avaient élevée sous l'inspiration d'un seul homme, et qui se voyait de douze lieues à la ronde, devait rappeler à cette contré* fidèle les souffrances de l'Homrue-Dieu et U souvenir du saint personnage qui l'avait si géuéreusement évangélisée. Après des vicissitudes successives, ce magnifique monument de la piété des populations bretonne* et du zèle qui les avait inspirées a été restitué à son état primitif, et i\ honore aujourd'hui les mains des enfants de ceux-là mêmes qui l'avaient construit autrefois
Accueilli avec la plus haute faveur par l'évèque de la Rochelle, le vénérable prêtre se livia bientôt à son goût prononcé pour les prédications. Il donna plusieurs retraites au sein de la ville protestante, et recueillit par <io nombreuses conversions la récompense de son zèle; mais ces conversions lui suscitèrent des ennemis implacables qui cherchèrent à l'assassiner et ne purent parvenir qu'à lui faire prendre dans un bouillon un poison mortel dont il fut tellement malade, que m vie dut en êlre abrégée de beaucoup. U échappa de même aux corsaires chargés d* !• prendre à son passage de la terre ferme à flled'Vcu qu'il allait évangéliser.el d'où il revini après une ample moisson. Les diocèses de Luçon et de la Rochelle le virent encore signaler son passage par les succès nombreux et par les miracles qu'attestent des témoin» dignes de loi.
Ce fut pendant les vacances de 1713, c'eslà-dire au moment où le saint missionnaire pouvait prendre un repos nécessaire, mais nullement souhaité, qu'il songea sérieusement à créer deux congrégations destinées à perpétuer l'œuvre do sa parole et de ses exemples. L'une était cello donl le germe avait été déposé dans la ville de Pottier*; l'aulro était celle des missionnaires de compagnie de Marie et des frères coadjulnir» du Saint-Esprit. Ce fut au séminaire du Saint-
K-nrit, fondé à Paris peu d'années auparavant i>ar un de ses anciens condisciples, M. l'abbé Déplaces, qu'il alla recruter ses premiers disciples; pais il revint se livrer è ses travaux. Un voyage lointain fait à pied au tra- »ers de la France entière fut suivi de nouvelles mission*, et ce fut alors que l'un des élèves du séminaire du Saint-Esprit, l'abbé Vatel, rint a la Rochelle, où il lut amené, malgré des projets tout opposés, à se joindre au saint missionnaire.
Frappé de celte pensée que c'est par l'édu- ■atiouseuleque l'on peut proléger la jeunesse contre l'impiété, le libertinage et leurs suites fielleuses, l'homme de Dieu songeait déjà a créer à la Rochelle des écoles charitables, et il eu avait écrit à la sœur Marie-Louise de Jrtus [Mlle Trichel), demeurée à l'hôpital de roiliers.ou elle retnplissaittonjours la charge ^économe. Lorsque son projet, agréé par i'évèquede la Rochelle, dut recevoir un comiwïucemenl d'exécution, il prévint sa coopérante de prendre ses mesures pour venir le rejoindre. Celle-ci, malgré de grands obstacles répondit au vœu de son saint directeur, (/ai la mit à la tôle des écoles de ûlles, en lui rappelant que dix années auparavant il lui mu annoncé les desseins de Dieu sur elle. El co effet, à dater de ce jour, la congrégation des tilles de la Sagesse, dont nous dirons Wotôi Ihistoire, recevait des mains de son fondateur la première directrice chargée de Mgomerneret les règles qui devaienlassurer •près lui l'existence et les succès de celte yanJe œuvre.
Le V. Mont fort ne fut point distrait pendant Ugtenips du soin qu'il donnait aux mis- *ons (lj.et la ville de Fontenay fut lémoin c'e uts nouveaux succès. Ce fut là qu'il ûi la unqoête du P. Mulot, l'un de ses aides les ferveuts, et qui devint son successeur.
Mint-Pompaio , Villiers-en-Plaine ei Saint- LfirenUsur-Sèyre accueillirent ensuite le "lut missionnaire, qui semait sous ses pas, m milieu des marques sensibles de son pouvoir près de Dieu, les conversions éclatantes filesretours les plus inespérés. Ce Tutà Sainl- Pompain que cet infatigable ouvrier, sentant m ûn s'approcher, et.persuadéque les œuvres «esa piété ne lui survivraient pas, si elles n'ôtoeni soutenues par Dieu, voulut se mettre x>os la protection plus spéciale de celle à lui Dieu n'a jamais rien refusé. Le pèleri-
(') C'est à celte époque de sa vie que se raprjteb bit suivant : Le 28 octobre 17 «5, le sub- «Je la mailr.se des eaux cl forêts de Fon- **>ï rt le procureur du roi de la même juridiction, * Jeur greffier, se transposèrent dans la ** vie Vouvent, en un lieu appelé la Roche aux- <"t. situé à IVxirémilé du Mareau de Puy-Hru-
*T*jlr ..^J""1 du colcau <l«" domine le ruisseau
conenl
iv b *n '* ****** dressèrent procès-verbal un il 1 ■ iM>u de Mo,,lf°rL ci lui signifie ii * i ' ce$6er ,a construction d'un mur qu'il er P°ur Préserver la groiiede la Ruche- ,, nf JC". où il voulait se retirer en certains I année, d'être aussi exposée aux vents du 1 U iairi,( procès- verbal rend du reste justice P'«e du prédicateur qui venait de faire, pen-
nage qu'il fit à celte intention à Notre- Dame des Ardilliers de Saumur avec une confrérie de trente pénitents pris parmi les habitants de Saint-Pompain , est demeuré célèbre, et s'il fut une des causes des succès prodigieux que la dévotion b Marie valut au fidèle serviteur de la Mère de Dieu, il fut aussi comme la préparation du saint missionnaire à la mort qu'il avait prédite. 1
En elfet, au milieu des travaux de la mission de Sainl-Laurcnt-sur-Sèvre, il fut saisi d'un mal que son extrême faiblesse et l'épuisement complet de ses forces physiques rendirent mortel. Néanmoins, voulant recevoir dignement l'évèque de la Rochelle, il ne crut pas pouvoir s'abstenir de monter en chaire; mais ce dernier elfort brisa son infatiguablo énergie, et le V.Montfort reçut bientôt après les derniers sacrements de l'Eglise.
Le 28 avril 1716, après avoir béni les nombreux fidèles dont la piété avait réclamé cetto dernière consolation, il rendit doucement son âme è Dieu au milieu de circonstances qui rappellent exactement celles qui accompagnèrent la mort du thaumaturge des Gaules, saint Martin.
Ainsi mourut, à l'âge de quarante-trois ans deux mois et vingi-huit jours, le vénérable serviteur de Dieu, Louis-Marie Grignon de Monifort. La haute réputation de sainteté dont il jouissait pendant sa vie attira dès lors à son tombeau un concours d'hommages et de prières qui n'a fait que s'accroître depuis cette époque, au point que ce tombeau, placé dans l'églisn paroissiale de Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée), est aujourd'hui un lieu de pèlcriuage très-freqnenté, et Dieu a bien souvent récompensé d'une manière miraculeuse la piété des pèlerins. Aussi la cause de la béatification de ce saint fondateur, déjà déclaré Vénérable par décret apostolique du 7 septembre 1838, se poursuivitelle è la sollicitation d'un très-grand nombre d'archevêques et évôqties (2).
Pour se faire une idée exacte de la vie extraordinaire de cet homme de Dieu, il faut en lire les détails dans son histoire publiée en 1724 par Grandet, d'abord curé de Sainte- Croix à Angers, puis directeur du séminaire de celte ville et membre de la société de S?iul-Sulpice; dans l'histoire plus étendue
danl deux mois, une mission à Mcrvenl, lieu voisin de la groite. Le P. Monifort s'était en outre emparé de la troisième partie d'un ai peut de terrain inculte appartenant au roi, et avait fait arracher sept vieilh-g souches de châtaigniers, pour rendre plus abordables les environs de sa retraite. Nous ignorons quelles furent, pour le contempteur des droits de b. M., les suites du $u$dii procès-verbal, lequel a été publié par M. Fillon dans la Revue de» provinces dciOuett, année 1855, p. 153.
(2) Déjà un jugement de la congrégation des Rites, eu date du i mai t83.\ rendu après les plu» rigoureuses discussions, a déclaré que les écrits de Monifort ne renfermaient rien qui put s'opposer à sa béatilieaiion.