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que publia.cn 1775, le P. Picot de Clorivièrc, de I.i Compagnie de Jésus; enfin dans l'histoire plus complète encore publiée en 18^9 «diez Adrien le Clerc, h Paris. C'est a relie dernière que nous avons emprunté letraits dont noire nolire ne reproduit qu'une très-pâle copie.
La compagnie do Marie se rompos-r? du prêtres missionnaires et de frères coudjuleurs dits du Saint-lîsnrit.
Prêtres missionnaires de
Marie.
la eompajnie de
de sauver les
expérience de
Monlforl, dévoré du zèle /Irues et convaincu par sou l'efficacité des missions faites « a la Providence, » comme il disait, se sentait depuis longtemps inspiré de réunir dans un môme corps les prêtres qui voudraient s'attacher à son «ouvre et la perpétuer. Il voulut sanctifier ce corps «l'élite par la même règle, par le môme esprit et par les mômes travaux. Il .s'en ouvrit à M. de Champllour, évùque de la Hochelle et l'un des prélats les plus respectables de cette époque. Le digne évèpie approuva !e projet et pressa Monlforl de le mettre à cvért:tion. Celui-ci, dès lors inébranlable dans son pieux dessein, profita de I intervalle de> missions de I7l.'i pour rédiger la règl«» des prêtres missionnaires de la compagnie de Marie, que l'on eonserve «'crilc en entier do sa main. Kl le commence par une admirable prière pour obtenir de Dieu la naissance et le développement de cette compagnie dont Monlforl annonce des merveilles; puis, à la lin de la règle, comme si déjà son oui prophétique eûl vu ces missionnaires futurs, il leur adresse une allocution où respire tout son esprit de foi et d'abandon à la Providence.
Quand mourut Monlforl, les PP. Vatel et Mulot formaient seuls loule la société «les missionnaires. Leur vocation, il est vrai, avait ru quelque chose de miraculeux ; mais ils étaient encore jeunes, sans habitudes de la prédication, et môme sans talent naturel pour v réussir; jusque-là, leur ministère s'élail borné à entendre les confessions. Durant [très de deux ans, ils se tinrent dans la retraite, attendant avec humilité les ordres de la Providence et espérant, contre toute espérance, que les promesses de leur maitre auraient plus lard leur accomplissement. Kn effet, le moment arriva. Appelés comme malgré eux à monter en chaire, ils durent se contenter de faire «les lectures pieuses et d'y ajouter quelques comtes indexions; mais, « toutes simples qu'elles étaient, » dit un témoin oculaire, « leurs paroles produiraient un otret des plus prodigieux. Ce n'étaient pas de simples soupirs et des larmes, mais un érlat lerrib'e, des cris et «les sanglots qui s'élevaient de tous rôtés dans l'auditoire. »» Une bénédiction si merveilleuse, en môme temps qu'elle les encouragea, les
\\) Son IreieJi.iii fui fine «le S.iinl Ponqwin ; deux de s* tœurs, Cliailoilc et Marie, se vouemit
fil demander de toutes parts et leur «>U. des évftques et du Souverain Pontife lu môme plusieurs faveurs importantes. M.
Valois, ilonl Monlforl avait du six ans pi: lot, <• un jour il sera des nôtres, o \mt joindre alors à la compagnie naissante. 1 P. Mulot en fut élu supéiieur.
Monlforl avait prédit que le ciel se sen rail d'un laïque pour piocurer une denier à sa compagnie. Cet homme fut le mariju de Maguane, plus recommandab!e t*n--<n par sa rare piété que par l'éclat de sa ne* sauce et de ses talents. Plein de grainu.! pour les avanlages qu'il avait jadis rdn de ses liaisons avec Monlforl, il saisit an bonheur l'occasion de la lui témoignent la personne de ses enfant?. Une maison, ai pelée depuis le Petit-Saint- Esprit, leurfi. achetée de ses deniers le 7 avril 1721; »■;; est à quelques pas de l'église où se timjve I tombeau du saint fondateur. Mais l'étst i toyablc «Je celle maison ne permit pas au missionnaires de venir l'habiter avant le: vacances de 1722, et c'est de cette éjM-Hjm que date rétablissement à Sainl-LsureM sur-Sèvre des prêtres missionnaire* «le ! roiiqingnie «le Marie. 1K y o« < upenl dcj'in soixante ans une habitation plus vaste c plus commode ; mais tout près d'eux, loui première demeure, quoique délabrée, c> toujours respectable à leurs yeux par h souvenir des vertus «jui l'ont sanctilice.
Le P. Mulot gouverna la compagnie pendant vingt-sept ans avec une grande sagesse; sa vie et sa mort furent éga'einent dignes du premier héritier de Monifurt. Kl comme ce fut lui qui donna pour ainsi dire un corps à la pensée du vénérable fondateur, nou< allons cousarrer quelques détails a ce vertueux enfant du Poitou.
La famille Mulot, maintenant éteinte éurt originaire de Saint-Ktienne de Brillouei. près de Saint-Hermine, en bas Poitou. 'J'»'ù elle se répandit dans plusieurs i»oiirgs ùe la contrée. Au xvi* siècle, elle appartewit encore à l'humble classe «les laboureurs, el n'enira dans les rangs de la bourgeoisie une vers le commencement du xvn' siècle. L*£glise appela à elle plusieurs de ses membres : Jean, frère du bisaïeul de Hené Mulot, fut pourvu en 1020 de la cure de Nuio"- Damede Fontenav, mais ne put en poivre possession. Kn 1053, René, son grand-onde, transigea avec Pierre Broussel , le fanieui conseiller au parlement de Paris, qui joua un rôle si actif dans les troubles de ]i Fr onde ; il s'agissait «les revenus du prieuie de Saint-Laurent de Villiers-en-Plaiiie [\w de Niort), plusieurs autres de ses parent* ou alliés furent également admis au sarrr* dore. C'est de cette famille religieuse <] * sortit Hené Mulot (1). Né à Fontenav. eo 1083, de M. Mulot, procureur, et de Charlotte Cuitton, il fit ses études au collège^ Jésuites de Fontenay et au séminaire ae ta
aux lionnes enivres et habitèrent avec Icpicuifl* de Saini-Pompain.