‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 148 sur 323 · MAR DES ORDRES · texte numérisé non relu

MAR DES ORDRES

itoo, d'abord pour cinq ani et ensuite pour toujours; i* les exercices spirituels, l'oraijoo, les retraites, même d'un mois, l'adoranon do Verbe incarné et la confession à ce Jivia Sauveur, considéré comme souverain prêtre.

Les autres moyens pour atteindre le but de la congrégation sont : 1* l'éducation de ii jeunesse; y les missions et autres foncitonsdu saint ministère, môme dans un poste i «barge d'âmes; mais on ne peut y être placé que temporairement, si l'on ne doit |>as *'j trouver en nombre suffisant pour y jouir désavantages de la vie commune.

La congrégation est essentiellement dioetaioe, parce que les enfants de Marie im- BKulée se mettent, par i'oblation, d'une (K >o toute spéciale sous la main de leurs «rèques respectifs, et parce qu'ils ne peuvent, sans leur propre consentement, être raptoyés d'une manière permanente hors du diocèse auquel ils appartiennent, quand ils oui contracté des liens.

L'évêqoe est le supérieur des Enfants de Marie dans le diocèse où ils sont établis; imu il délègue ses pouvoirs a un supérieur qui lui est présenté par le chapitre (1), et tjoi lui doit l'obéissance par vœu comme le» autres membres de la société.

La congrégation ne se compose pas seulement de prêtres, mais elle admet aussi des frères pour l'instruction de la jeunesse et pour les travaux manuels.

MARIE-JOSEPH (Congrégatio* des Soklrs wj. Maison mire au Dorât [Haute-Vienne).

Appelée par la Providence à une vie d'humilité, de dévouement et de sacrifice , la coagrégation de Marie-Joseph prit naissance •iaos I' obscurité. Une prison fut son berceau. Voici quelle fut son origine :

Ls 15 octobre, 1805, Mlle Elisabeth Duplei commença à foire des visites régulières, et» porter des secours aux détenus des pri- »os de Lyon. Bientôt quelques pieuses «oœpsgnes se joignirent a elle, et peu à peu il se forma une petite société qui voulut »»oir son règlement particulier et son coswme uniforme.

Ou sait qu'à cette époque les prisons étaient loin d'être organisées et disciplinées comme «ilesle sont aujourd'hui. A Lyon, les détenus Ouverts de vermine, couchés sur do la [aille, et dans des lieux humides, offraient » l'œil le spectacle le plus douloureux. On o entendait dans ces sombres demeures que thèmes, disputes, imprécations, etc..

Mlle Duplex rencontra bien des peines, bien des difficultés dans sa charitable mis- "on, plus d'une fois elle fut accablée d'injures, et plus d'une fois aussi elle se vit

«uenacée des plus mauvais traitements; mais

Itoergie de son caractère lui fit surmonter

tous les obstacles, pendant que sa bonté lui

(M D'après la règle primitive du P. Baudoin , le £l*nwr de$ Enfouis de Marie, dans le diocèse 7* ^«n, devait, au moyen de vicaires diocésains,

1*cr t°« les membres de la congrégation, dans •ttvWwe diorèsr »j»ril» fuss- nt établis ; mais il n'en

attirait iusensiblemenl les cœurs de ces malheureux captifs. De son côté l'administration des prisons, bien disposée & améliorer le sort des détenus, en étudiait sérieusement les moyens, et favorisait de tout son pouvoir Mlle Duplex et ses compagnes.

Au début de son œuvre, la petite société s'était contentée de visiter les prisons; mais plus tard il lui avait été accordé un logement spécial dans l'enceinte môme des prisons, afin qu'elle pût, la nuit et le jour, veiller aux besoins des prisonniers et surtout des ma taries. .

Grâce à son zèle, à son dévouement, ainsi qu'à la bonne volonté de l'administration > les maisons de détention de Lyon changèrent de face, et l'on y vit régner l'ordre et la propreté.

Cependant l'ad mi ni si ration ecclésiastique, remarquant les succès qu'obtenaient les Sœurs des prisons (c'est le nom qu'avait pris la société), engagea fortement Mlle Duplex et ses compagnes à s'affilier à une congrégation religieuse. Ce fut à cette intention

3u'en 1819, Mlle Duplex entra chez les sœurs e Saint-Joseph a Lyon. Elle passa trois mois a la maison mère pour en prendre l'esprit, la règle et l'habit, avec le nom de sœur Saint-Polycarpe (2).

Néanmoins on ne tarda pas à s'apercevoir qu'un noviciat unique, jusque-la exclusivement occupé à former des sujets pour l'éducation, était peu propre à développer .o goût et les aptitudes nécessaires au service des prisons. Deux œuvres si différentes demandaient deux noviciats distincts. Sœur Saint-Polycarpe fut naturellement chargée de former le noviciat nouveau. On lui donna le nom de supérieure provinciale des sœurs de Saint-Joseph (section des prisons), et la nouvelle maison fut transférée è la Solitude, rue de Montauban.

En 1835, sœur Saint-Polycarpe se démit de la supériorité. Elle fut remplacée par son assistante sœur Marie Saint-Augustin, qui hérita de sou zèle et de son dévouement pour l'œuvre des prisons.

Kn 18W), le gouvernement appela les sœurs do Saint-Joseph (section des prisons) à la surveillance des maisons centrales de Montpellier et de Fontevrault. La fondation inattendue de ces deux grands établissements, la perspective certaine d'être rappelées dans les autres maisons centrales ou de détention de l'Etat, révélèrent tout à coup les desseins de la Providence sur le jeune institut qui se formait dans la maison de la Solitude.

Or, ces circonstances toutes nouvelles, en donnant à I Buvre son véritable caractère, créèrent un obstacle plus grand encore è la fusion des deux œuvres. Les exigences du service des prisons, évidemment incompatibles avec l'observatiou intégrale de la règle des sœurs de Saint-Joseph, demandaient non-

élait pas moins soumis à l'évéque de son propre

diocèse.

[ïj Sortir Saini-Po'.yrarpe esi décidée à Lyon , dans une de* matons des sœurs de Saint-Joseph , le ii juillet 1819.

seulement un .noviciat distinct, mais encore une organisation et un mode de gouvernement tout différents.

Mgr le card inal de Donald, dans sa haute prudence, jugea les choses à ce point de vue, et reconnut l'affiliation impossible. Son Eminence prit le seul parti que conseillait la sagesse. Elle rendit une ordonnance, en date da 30 janvier 1841, par laquelle les sœurs de la Solitude furent hissées libres de suivre leur aurait particulier. Les unes purent, comme par lé passé, s'en tenir aux œuvres compa-

tibles avec les constitutions de Saint-Joseph; (Aube).

de base à la constitution de l.i nouvelle congrégation. Quant aux exercices spirituels, on continua à s'en tenir aux règlesde Saint- Joseph, autant que te service (les prisons te pouvait permettre, se réservant de modifier ces règles lorsque l'expérience aurait appris ce qu il conveuait do retrancher ou d'ajouter.

Au mois de juillet 18Vt, les sœurs d« Marie-Joseph furent appelées par le gouvernement à la surveillance du- quartier des femmes de la maison centrale de Clairvaux,

les autres furent autorisées à fonder une nouvelle cougrôgalion pour le service des prisons.

Ce fut en vertu de cette autorisation que ïur Marie Saint-Augustin, suivie d'environ

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