‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 150 sur 323 · S9 WAR DES ORDRES · texte numérisé non relu

S9 WAR DES ORDRES

voyées par les sœurs de Marie-Joseph dans d'autres refuges qu'elles ont fondés, et dont nous parlerons bientôt.

C'est à la fin de 185V qoe la congrégation a supprimé ce refuge, ayant reconnu quelques inconvénients* recevoir les libérées si près de leur noviciat; ce qui donnait lieu à quelques personnes de dire que ces repenties, après un certain temps, étaient admises parmi les sœur*. Cela est une erreur et une pure calomnie; la chose n'a jamais eu lieu, et les règles s'y opposent formellement, comme nous le dirons plus tard.

Au mois d'avril 1844, les sœurs de Marie- Joseph fondèrent à Saint- Symphorien-sur- Coise (Rhône), une maison de préservation pour les jeunes filles.

Au mois de juillet suivant, elles ouvrirent dans la ville du Dorai un ouvroir où les jeunes filles apprennent à travailler. La communauté fournil le local et les sœurs, sans bénéûce aucun. Les sœurs surveillent le travail, font le catéchisme, conduisent les jeunes ouvrières à l'église les dimanches et fêtes. Par là, elles préservent ces jeunes personnes de beaucoup de dangers, et les forment à des habitudes de piété, tout en leur inspirant le goût du travail.

Au mois d'août 1844, les sœurs de Mario- Joseph furent appelées à la surveillance de la prison cellulaire de Bordeaux (Gironde).

Au mois de septembre 1844, elles ouvrirent encore au Dorât une Providence pour ies jeunes filles pauvres ou orphelines. Cet établissement étant fondé en faveur des entants de la paroisse du Dorai, on n'en admet d'autres que par exception.

Au mois d'août 1845, le chapitre général, composé de toutes les supérieures locales, fut convoqué sous la présidence de Mgr Bernard Buissas, évêque de Limoges, qui venait de succéder è Mgr de Tournefort. Sœur Marie Saint-Augustin fut réélue supérieure générale, et sœur Marie Sainteroi fut élue assistante générale. La maîtresse des novices, l'économe et la secrétaire furent aussi élues par le chapitre.

A la prière de tous les membres du chapitre, Mgr de Limoges voulut bien accepter le litre de supérieur général de la congrégation; mais ne pouvant pas lui-même exercer toutes les fonctions attachées a ce titre, ce prélat délégua, pour lu remplacer, M. Brunei, vicaire général, prêtre pieux et savant, bien connu par ses doctes prédications.

Le i" juin 1846, les sœurs de Marie-Joseph furent installées & la prison d'arrêt de Toulouse (Haute-Garonne).

Au mois de septembre de la même année, elles furent appelées a Paris, et chargées de la uirection de la Maison de patronage, fondée par Mine Lamartine, et situé> rue de Vaugirard. Elles furent aussi chargées h la tué lue é|>oque de l'ouvroir de la Miséricorde, è Vaugirard.

Au mois de février 1847, elles furent appelées à Folletin (Creuse), pour prendre aoin de la lingerie du séminaire.

Le 12 mai 1847, elles furent installées a la prison cellulaire de Saint-Flour (Cantal).

Au mois d'août de la même année, le chapitre général fut convoqué pour donner son avis sur les modifications qu'il convenait de faire à la règle.

Au mois d'octobre soivant, les sœurs de Marie-Joseph furent installées à la prison cellulaire de Tours (Indre-et-Loire).

Au mois d'août 1848, Mgr de Limogos ayant compris qu'il était nécessaire, pour le bon gouvernement de la congrégation, que le supérieur général résidât auprès de la maison mère, nomma à ce poste M. Neveui, chanoine honoraire, qui vint se fixer au Dorât.

Au mois de juillet 1849, le choléra sévit avec fureur a la prison cellulaire de Tours ; un grand nombre de détenus furent frappés. Les sœurs, bravant le fléau, donnaient avec empressement leurs soins aux malades ; elles ne craignaient nullement d'exposer leur vie pour les secourir; tout leur désir était de pouvoir assister le dernier moribond. Leurs vœux furent exaucés; la supérieure et la sœur converse furent atteintes au moment où le fléau s'éloignait; elles en furent, pour ainsi dire, les dernières victimes. Ces deux martyres de la charité chrétienne succombèrent le même jour, à uno heure d'intervalle; un même convoi les conduisit à leur demeure funèbre.

La ville de Tours, reconnaissante, les entoura de ses syro|>aihiques regrets.

Le conseil municipal leur fit élever un tombeau ; et dans sa séance du 25 mai 1850, il concéda gratuitement et à perpétuité, è la communauté , le terrain du cimetière do l'Est, qui contenait les restes mortels des deux sœurs, victimes de leur dévouement.

De plus, le prince président de la république, sur la proposition de M. ta ministre de l'agriculture et du commerce, décerna aux sœurs de Marie-Joseph de Tours une médaille d'argent, en récompense de leur zèle et de leur dévouement.

Le 31 décembre 1849, les sœurs de Marie- Joseph furent installées à la grande prison de Saint-Lazare è Paris.

Au mois de mai 1850, elles fondèrent à Bordeaux un petit Refuge pour les libérées. Cet établissement, qui porte le nom de Nazareth, a pris et prend encore beaucoup d'extension. Il est actuellement établi è la Croix Saint-Genès, route de Talence, et compte environ 70 libérées.

Au mois de juin 1850, les quartiers do femmes des maisons centrales de Fontevrault et de Beanlieu furent supprimés.

On transféra les femmes détenues dans ces deux quartiers à la maison centrale de Rennes (Il le-et- Vil laine). Les religieuses s'éloignèrent donc de Fontevrault el de Beaulieu, et suivirent à Rennes les détenues qui leur étaient confiées.

Au mois de novembre 1850, les sœurs de Marie-Joseph furent installées 4 la prison de justice d'Alençon (Orne).

Dans la même année, elles fondèrent à

uau

Vannes (Morbihan), un refuge pour les libérées. Il en contient aujourd'hui plus de 60.

Pendant l'année 1851, le manuscrit «les modifications de la règle fut remis a Mgr l'évêquc de Limoges, qui l'examina et le lit ex «miner soigeuscuu.nl par une commission nommée à cet effet par Sa Grandeur.

Au mois d'août 1851, Mgr réunit le conseil de la maison mère, et lui donna connaissance des principales modifications apposées à la règle; puis Sa Grandeur les approuva et eu autorisa l'impression.

Au mois de décembre 1851, le prélat protecteur (1) eut la bonté d'adres>cr lui-même une circulaire à toutes les maisons de la congrégation, pour leur annoncer la nouvelle règle, qui devait leur éirc envoyée incessamment par la maison mère, cl qui devait être obligatoire à dater du 1" janvier suivant.

Ce serait peut-être ici :e lieu de parler du nouveau mode de gouvernement, et des modifications faites à la règle de Saint-Joseph, pour l'approprier à la congrégation de Marie-Joseph; mais pour ne pas interrompre J 'ordre des faits, qu'on nous permette de renvoyer ces détails à la tin de cello notice.

Au mois de janvier 1852, les sœurs de Marie-Joseph obtinrent du gouvernement la reconnaissance légale qu'elles sollicitaient depuis plusieurs années. Lesdécuts d'aulorisation signés à Compiègne, par le prince présideul de la république sont datés du 28 janvier.

Dans l'année 1852, les sœurs de Marie- Joseph ouvrireni encore a Hennés un refuge pour les jeunes libérées. Kl les y sont au nombre de kO.

Au mois d'aoûl 1852, le chapitre général fut convoqué de nouveau pour les élections. Sœur Marie Saint-Augustin fut réélue supérieure générale, et sœur Mai ie-Euphrasie, précédemment supérieure à Saint-Lazare, fut élue assistante générale.

Kn 1852, le prélat prolecteur fit un voyage è Kome; il voulul aller déposer aux pieds du Souverain Pontife, du bien-aimé Pie IX, l'expression de sa respectueuse et filiale affection. Sa Grandeur emporta les constitutions de Marie-Joseph, et les laissa aux cardinaux, afin qu'après les avoir examinées, ils daignassent les présenter à l'approbation de Sa Sainteté.

Au mois de décembre 1852, M. Neveux , supérieur général, fut élevé 5 la dignité de vicaire général et d'archiprélre de Guérel. Ce digne supérieur fut sincèrement regretlé de la congrégation. Il fut remplacé par M. Arégui, chanoine honoraire, aumônier de la maison mère.

Au mois de juillet 1853, les sœurs de Marie-Joseph fondèrent à Vannes une mai-

(i)La nouvelle rëjdc, ou plutôt la règle modifiée, donne ce titre el reconnaît réellement pour prélat pioueieur l'évêquc du diocèse où se trouve la maison mère. C'est donc fous relie dénomination que nous indiquerons désormais Mgr Tévéquc de Limoge», dont la sollicitude toute paternelle léalhe si

son d'éducation correctionnelle pour le* jeunes filles condamnées en vertu de l'article (iG du Code pénal. Cet établissement, situé près de la maison centrale, sur la route d'Auray, occupe.les bâtiments d'un ancien collège. De grandes réparations ont rendu cette maison parfaitement convenable à I œuvre. L'air y est très-pur : il y a cours , jardins, enclos, prairie, etc..., le tout clos de murs.

Le refuge, fondé dans la même ville en 1850, a été annexé à la maison correctionnelle, et ne forme avec elle qu'un seul établissement, quoique dans un corps de bâtiment séparé. La chapelle seule est commune, et encore les libérées sont placées dans la tribune, pendant que les jeunes condamnées occupent la nef.

Tous les inspecteurs généraux qui, jusqu'à présent, ont visité ce double établissement, ont paru très-satisfaits du bon ordre qui y règne.

Le 1U mars 1853. les sœurs de Marie- Joseph furent installées h Paris, maison des Jeunes-Incurables. Celle œuvre , qui est placée sous le patronage de la princesse Malhilde, prend chaque jour de l'accroissement. Il y a déjà 70 jeunes filles environ. La maison des Jeunes- Incurables a élé mise au rang des œuvres d'utilité publique.

Le 10 août 1855, les sœurs de Marie- Joseph furent installées a Paris, maison des Saints-Anges, destinée à élever de petites filles pauvres.

Dans le même mois, les sœurs ouvrirent à Alençon (Orne) un Refuge pour les jeunes libérées de ce département. Cette fondation est due principalement aux libéralités de M.Lindet, aumônier de la prison d'Aleuçon, qui est en instance pour obtenir de Sa Majesté l'Empereur l'approbation de la donation qu'il fait à la congrégation de Marie- Joseph pour cette bonne œuvre.

Pour nous résumer, les sœurs de Marie- Joseph sont réparties en vingt-huit établissements, qui tous dépendent de la maison mère du Dorât, savoir :

Cinq maisons centrales : Rennes, Montpellier, Clairvaux, Limoges, Vannes; quatre prisons départementales non cellulaires : Saint-Lazare, à Paris; Toulouse, Montbrison, Alençon; quatre prisons départementales cellulaires : Uordeaux, Montpellier, Saint- Flour, Tours; deux maisons d éducation correctionnelle, avec annexe d'un refuge : Montpellier et Vannes; trois autres refuges poix les libérées : Bordeaux, Hennés, Alençon; sept maisons de Providence ou de préservâtlion :les maisons du Patronage, des Saint- Anges el des Incurable», à Paris; l'ourro r de la Miséricorde, à Vaugirard, près Paris; les maisons de Saint-Syniphorien, de Montbien la signification ae celle naule expression «e son autorité sur. la congrégation. I<e> sœurs de Hjlie Jo&eph ont déjà recueilli les fruits de cebien- \ cillant Protectorat, et elles les recueillent Cftcorr chaque Jour.

DK.TIONNAIKF

m MAR DES ORDRE

i.rison et du Dorât; trois séminaires : le Dorât, Fellelin, Montworillou.

Etat du personnel de la congrégation de

Marie Joseph, au 21 avril 1856.

Nombre des religieuses qui oui fait les vœut

r*n«i8fls. 250

Nombre de celles qui ont fait des vœux

ftmr eiiM| ans. C5

Nombre des novices. 59

Nombre des pullulantes. 41

Total. ~415

fit la fin pour laquelle la congrégation a été instituée.

Les sœurs des priions de Tordre de Marie- Joseph se proposent pour fin principale, de tirre réunies en corps religieux , retirées da monde, sans toutefois garder une clôture étroite, incompatible avec le service du woebain , pour travailler sérieusement a leur perfection» par la pratique de toutes les vertus chrétiennes et l'observation des tœox simples de religion.

Elles se proposent en outre , comme fln [Brticulière de leur institut, d'assister spirituellement et corporel lement le prochain, ro se consacrant au service des prisons. (Test dans cette vue qu'elles se dévouent <fone manière toute spéciale à passer leur m dans ces lieox de pénitence, pour surveiller continuellement leurs chères prisonnières; pour leur donner l'éducation religieuse et industrielle dont elles ont besoin; (ourles former aux vertus chrétiennes, ainsi qu'à des habitudes d'ordre, d'obéissance, de •mpérance et de travail, etc. Heureuses et trop parées de leurs sacrifices, si, pour tant (ie traiâux, elles peuvent rendre à l'Eglise quelques âmes sincèrement repentantes, et i la société quelques membres utiles que la rutice humaine ne sera plus obligée de frapper.

Cest toujours dans \a même pensée , et pour compléter leur œuvre, qu'au sortir des prisons elles ouvrent aux tilles libérées des Disons ,ie refugo en aussi grand nombre <|ue la charité des fidèles et leurs propres durées leur |>ermettenl.

Si leur xèle pour la réhabilitation des <Jiei flétrie* ose affronter la vue du vice et lo crime, leur pieuse sollicitude n'en est

moins éveillée sur les moyens de prêter l'innocence. C'est pourquoi la charité 'tor inspire encore d'ouvrir des maisons de réservation, pour les petites filles pauvres u orphelines, aue l'abandon conduirait in é- ^âbletuent à la misère et au déshonneur; J'plns tard, pour les jeunes personnes d'un

un mu plus avancé, des maisons de lr*T»ii, des ouvroirs où elles puissent apfrtndre des états convenables qui leur perde vivre honnêtement en travaillant.

0* gouvernement de la congrégation.

Sons le protectorat de Mgr l'évèque de Lmoges, la congrégation de Marie-Joseph gourernée par un supérieur général, Hr une supérieure générale , et par un con-

seil d'administration, composé de l'assistante générale, de la maîtresse des novices de l'économe et de la secrétaire générale.

Le conseil est ordinairement présidé par la supérieure générale.

Le chapitre général , composé des membres du conseil ordinaire, de toutes les supérieures locales et de quelques religieuses professes est régulièrement convoqué tous les cinq ans pour les élections.

Les vocales, légitimement dispensées de se rendre è la séance, envoient leur vote cacheté.

Le chapitre général peut être aussi convoqué pour des affaires importantes, intéressant toute In congrégation. Il est présidé parle prélat protecteur, et, en cas d'absence, par le supérieur général

Des qualités requises aux novices,

1" Il faut que les novices soient issues de légitime mariage II faut que leurs parents soient de bonne réputation ; sjls étaient décriés pour quelque crime énorme ou pour avoir été punis par sentence, elles ne pourraient être reçues.

2° Il faut qu'elles aient passé leur vie dans la pratique de la vertu; car si elles avaient donné quelque scandale ou commis quelque mauvaise action au préjudice de leur honneur, elles ne seraient point reçues.

3' Il faut qu'elles aient la santé et la force nécessaires pour les exercices de la congrégation; on ne reçoit point celles qui ont des maladies habituelles, incurables, ou qui peuvent se communiquer, ou qui sont d'un tempérament trop faible, ou qui sont aveugles, manchoues, fort boiteuses ou extraordinairement contrefaites.

4* 11 faut qu'elles aient un bon sens naturel, la raison et le jugement capables de comprendre les choses temporelles et spirituelles nécessaires à leur salut et aux emplois de la congrégation.

5* Il faut qu'elles sachent lire et écrire.

6* Il faut qu'elles aient un naturel doux et flexible au bien.

7* Il faut qu'elles soient parfaitement libres et qu'elles ne soient pas engagées è des dettes, ni è l'obligation de nourrir ou secourir leurs pères et mères.

8" On n'en reçoit point avant l'âge de quinze ans complets, ni après l'Aice de trente -cinq ans.

La pensiou est fixée à trois cents francs , et la dot a six mille francs. Néanmoins, dans l'admission des sujets, la congrégation a plus d'égards aux dons de la nature et de la grâce, qu'aux dons de la fortune ; aussi fait-elle aisément des concessions, lorsque les sujets ont d'ailleurs toutes les qualités requises.

Des vaux qui se font dans la congrégation.

Après deux ans de noviciat ( sans y comprendre le temps du postulat ), les novices sont admises â faire des vœux pour cinq

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fins. Si pondant tout ce temps elles donnent des preuves solides de vocation religieuse, mnsi (jue d'Amour et d'aptitude pour les œuvres de la congrégation, elles peuvent enfin faire dos vœux perpétuels de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, auxquels elles joignent le vœu de stabilité dans la congrégation de Marie-Joseph. (1)

M A R 1 li-TII ÉH L'S E ; Co m m i n a lté des Soeurs di:J , « Limoges.

Les Sœurs de Marie-Thérèse sont connues, à Limoges, sous le nom de Strurs du Iton- Pasteur, à cause «Je l'élablissememl qu'elles dirigent. L'œuvre de ces dames est multiple ; elles doivent : 1° tenir des écoles gratuites, mi les tilles pauvres recevront jusqu'à la première communion l'instruction ordinaire, et où elles apprendront un état qui puisse les éloigner du vice, en les niellant, par lo travail, au-dessus du besoin; 2° instruire les personnes de tout âge qui pourraient ignorer les vérités de la religion ; disposer ces personnes 5 recevoir les sacrements, et à faire bénir les mariages eivilsjlclout gratuitement; 3* établir des maisons de refuge pour donner asile aux filles de mauvai.se vie qu'on espère ramener 5 Dieu; V former dons chaque maison de l'ordre un pensionnat pour les jeunes personnes, qu'avant tout on lâchera de rendre vertueuses; 5" joindre aux œuvres de miséricorde spirituelle le travail «les mains, alin de pouvoir mieux secourir les pauvres.

Marie Brochet de La Rochctière, née h Lvon, méditait depuis longtemps ce projet gigantesque ; M. LTîspiaul, curé de Saint- Kloi, à Bordeaux, en jugeant aussi la réalisation po>sible, cul le bonheur de le laire agréer à son archevêque, Mgr Daviau-Duhois de Sanzai. Quelques âmes d'élite s'offrirent avec joie pour partager le sacrifice de Mlle de La Ro< helière, et en 1815. le 15 octobre, fête de Sainte-Thérèse, qu'on choisissait pour patronne de l'ordre, plusieurs sœurs consacrèrent définitivement à Dieu leur per sonne et leur fortune. Marie de La Rochctière fut élue supérieure générale, sous le nom de Marie de Jésus.

Les Sœurs de Marie-Thérèse s'établircn à Lyon en 1824 et à Limoges en 183i. Cependant ces communautés n'avaient pas encore de règle approuvée par le Souverain Pontife. M. Férel, fondateur de la maison du Bon Pasteur h Limoges, où il était chanoine, partit pour Rome le1"novciiibreii:3'+, et au mois de mai de l'année suivante il rap porta a ses pieuses Filles, avec la bénédiction du Saint-l'ère, des règles cl constitutions approuvées. Pour ne pas trop embrasser, la maison de Limoges ne s'occupa que d'un refuge, œuvre importante et diflicile dans une ville remplie il usines, dont les ouvriers fréquentent peu l'église; œuvre au service do laquelle il faut b.en du zèle et Lieu des ressources. Du reste, de 1808 à 18*22, Mgr du Bourg, évêque de pieuse et digue mémoire, avait souhaité pour sa ville épiscopole un asile où la faiblesse des filles pauvres pût

(1) Yoij. à la fin du vol , n" lit.

M \R rr;

s'abriter contre les séductions du vu e qv„j bien des causas y rendent contagieux. La fondation de M. Férel réalisa ce vœu el reçut lo concours de toutes les âmes pieuses do Limoges.

Depuis 18V9 la maison du Bon 'Pasteur reçoit, dans un local distinct quoique adjacent, déjeunes détenues que patronnent el inspectent des dames de la ville qualifiées de visiteuses de la maison d'éducation correctionnelle du Hun-Pasteur. Cet établissement reçoit en outre, dans un troisième local, sous le nom do préservées, do jeunes filles exposées.

Quelque lemps après leur installation à Limoges, les dames du Bon Pasteur, avec l'autorisation du Saint-Siège, se sont «emparées des maisons de Bordeaux et de Lvon ; elles forment donc une comirunauté locale qui ne relève d'aucune autre. Depuis la mort de M. Féret (18V9), M. Dissandes do Bogenet, vicaire général de Limoges et archidiacre de (iuérel, a pris la haute direction de cet établissement.

Les sœurs de Marie-Thérèse sont vêtues simplement et pauvrement en laine noire. Les sœurs de chœur ont une queue à leur robe avec des manches larges et longues. Le voile est noir, d'une gaze légère, el assez long pour dé|»asser la taille. Leur bonnet a une bande de mousseline empesée el un peu plissée qui forme le demi-cercle audessus du front et retombe en forme de rabat. Au-dessus du bonnet esl un serretôle noir comme le voile. La guimpe blanche, en colon ou eu loile, a la forme d'une pèlerine. Un cordon en laine bleue suspend a leur cou un crucifix en argent, et chaque religieuse porte une alliance eu argent dans laquelle est gravé le nom do Jésus avec celui de la professe, ainsi que le jour et l'an de la profession. Au coté de chaque sœur est appendu un rosaire, attaché à un cordon bleu qui forme ceinture et au bout duquel so trouvent cinq nœuds et deux glands. Lc< sœurs converses sont vêtues de même, mais leur robe n'a pas de queue, leur guimpe es t noire et leur voile très-court.

MARJSTKS.

Ut la congrégation des Maristks ou prêtres de la société d« Marie.

Ln 1815 quelques jeunes. élèves avaieut formé ensemble), au grand séminaire do Saint-lrénée, à Lyon, le nrojel de fonder une société religieuse de prêtres qui porteraient le nom do la Sainte-Vierge et se dévoueraient, sous sa protection , à l'éducation chrétienne de la jeunesse el a la conversion des pécheurs. En 181C, le lendemain de leur promotion au sacerdoce, ils consacrèrent \ Marie, dans son sanctuaire vénéré de Fourvières, leurs personnes et leur œuvre, et il» prirent l'engagement de travailler louit leu* vie à la réalisation de leurs pieux desseins : dispersés dans toutes les parties du vasti! diocèse de Lvon et de Bclley, emplovés air diverses fonctions du saint ministère, il* attendaient dans la patience et la prière, !•:

DICTIONNAIIU:

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