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à sa place un homme qui montrât le même xèlo ét la môme aclivivité.
M. l'abbé Brécha, membre de la Société et que J'évêque de Rennes avait rois à la tête de l'institution qu'il venait de fonder à Rennes, fui celui que le conseil de la congrégation appela d'une voix unanime à remplacer M. labbé Lebrec. Le choix était, à coup sûr, parfaitement fait, et nous ne voudrions pas y voir, comme nous l'avons entendu dire, un acte politique qui aurait fait choisir un homme hautement prisé de son évêque, afin d'assurer par là a la congrégation une protection qui n'avait peut-être pas été jusqu'alors très-prononcée.
Quoi qu'il en soit, la haute réputation de vertus, de fermeté et de savoir qui entourait M. Brécha ne fut pas sans apporter aussi à sa pente société un plus vif éclat. Jusqu'alors le supérieur général avait toujours été pris parmi les missionnaires; cette fois, on dérogea à ceUe régie, et M. Brécha restant à diriger l'institution Saint-Vincent de Paul, nomma M. l'abbé Levôque supérieur local de la maison des missionnaires. Ce dernier fut donc enlevé à la maison du noviciat de Bellevue, qui fut loinde retrouver dans son nouveau professeur de théologie celui qu'elle |«erdait. C'était en 1847.
A cele époque la pension de Mgr de Rennes prenait sous tous rapports les plus beaux liéveloppemenls, grâce en partie aux soins du savant prêtre qui la dirigeait; M. Brécha y appela quelques membres de la société, ce qui contribua encore à lui donner de l'extension, car les jeunes ecclésiastiques qui m sentaient un attrait pour l'enseignement et la vie religieuse, trouvaient là mémo ce qu'ils cherchaient. Mais ce fut surtout la direction du collège communal de Saint-Malo remise, l'année suivante 1848, entre les mains des prêtres de Saint-Méen, qui vint encore 'jouter à l'nccroissemenl de la société ; car outre que la présence des missionnaire»
répandus ainsi dans trois établissements diocésains devait éveillercertaines vocations, f êlait encore une haute preuve de l'estime « justement méritée dont ils jouissaient auprès de l'autorité.
Ils viennent tout dernièrement (1852) de recevoir l'administration du grand séminaire de Bennes, et sont sur le point de recevoir c*')e du collège de Vitré.
Il est vrai que dans les quatre établissements d'éducation qu'ils dirigent aujourd'hui, ils sont loin d'être en nombre suffisant pour pouvoir se passer d'ecclésiastiques auxiliaires , mais toujours est-il qu ils en sont les supérieurs, direc- 1 ours et administrateurs Dans le petit séminaire de Saint-Méen où ils sont en ma- J orilé, il n'y a même que les maîtres d'études qui soient pris hors de la congrégation.
Le noviciat de Bellevue qui compte au- \ ourd'hui une quinzaine de jeunes gens, la VVrt sortis ue Saint-Méen. où ils n'ont M»s été des élèves inférieurs, promettent que F'os lard les établissements dirigés par *<urs supérieurs, seront exclusivement en-
Ire leurs mains. Les études que ces jeunes novices font à Bellevue embrassent tout le *n e des élu,ies ecclésiastiques. M. l'abbé Allain, supérieur de Bellevue depuis que M^r I évêque est allé diriger la maison de* missionnaires à Rennes, y professe la théologie morale, accumulant avec cela la charg" de maître des novices; M. l'abbé Dibon est chargôdepuis un an de la théologie dogmatique, et se trouve ainsi dans un milieu qui lui convient mieux à coup sûr que celui dans lequel il se trouvait à Saint-Malo où il était chargé de la sous-direction du collège. Pour la philosophie c'est un toulieuno ecclésiastique, diacre, qui vient dVcnever son noviciat et qui s'en acquitte de son mieux. Enfin le cours d'histoire ecclésiastique leur est fait par M. Brécha lui-même, qui vient deux fois chaque semaino les instruire de cette importante partie de la science ecclésiastique qu'il possède si parfaitement, qu'il a professéedéjà avec tant do succès, que quand on veut parler de sa spécialité on dit tout d'abord que c'est un historien .
Tout en s'occupant de ces études sérieuses et importantes, les jeunes novices ne négligent aucun des exercices d'un noviciat qui les forme si bien à la sainteté et à la vie religieuse : ils s'appliquent à la fois à devenir des savants et des saints. Ainsi, outre la grande retraite de huit jours qu'ils font chaque année avec toute la communauté au petit séminaire de Saint-Méen, ils ont régulièrement une petite retraite mensuelle do trois jours, pendant laquelle sont suspendus tous les travaux intellectuels ; l'Office canonial s'y récite en commun, et l'un d'eux y fait le soir du dernier jour une instruction sur les devoirs de la vie religieuse : c'est aussi dans cette retraite qu'ils rendent à leurs supérieurs leur compte de conscience. Au noviciat se trouve établie la congrégation de la très-sainte Vierge qui est affiliée à celle des Pères Jésuites do Rome et dont les réunions ont lieu chaque dimanche soir. Lo mardi de chaque semaine se fait aussi, le soir, une instruction par un des prêtres de la maison, et tous les vendredis soir a lieu le chapitre des coulpes.
C'est après un temps plus ou moins Ion?, passé dans ces exercices du noviciat quo les novices font profession des trois vœux de religion. Les novices prêtres les font en général après un an, les autres attendent deux ou trois ans, c'est-à-dire api ès qu'ils bont entrés dans les ordres sacrés. Leur petit nombre cependant les oblige aujourd'hui à envoyer leurs novices travailler dans leurs établissements avant la profession ; c'est souvent un inconvénient pour eux et pour la société. C'est à l'époque de la retraite annuelle que se fout les professions et que les novices s'engagent par l'émission solennelle des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance à suivre tous les statuts et règlements de la congrégation.
Lo corps de i:cs statut* et constitutions quoique as^ez volumincui en upparenca
HT M LE DICTK
n'est cependant pas surchargé le détails superflus; sa rédaction dans la l'orme oratoire .m est la cause. Il contient irois parties : les constitutions, les lègles et coutumes. On pourrait peut-être y ajouter cncoro Jo règlement du noviciat ;* mais ce dernier est nécessairement moins immuable que les trois précédents, ha plus grande partie de ces divers statuts est [misée dans ceux des Jésuites, sauf quelques nuances locales et quelques petites particularités de moindre importance.
Les con>tilulions renferment Je mode d'administration de la société; la manière dont ou choisit le supérieur général, quoi nombre de voix il lui faut, quel est son nutorité; combien sa charge doit durer. Mlles veulent (lue le supérieur ait deux assistants et un conseil de six membres; il v a do plus un conseil plus nombreux, variable selon le nombre des religieux, qui seul a droit d'élection et dont on ne peut taire partie avant dix ans de profession. Elles règlent de plus les diverses attributions du secrétaire général, de l'économe général, des supérieurs locaux.
Pour les règles, elles sont divisées en un assez grand nombre de chapitres, qui sont autant d'instructions ou sermons excellents sur les ['Hn< i| aies vertus religieuses tels que la perfection, l'obéissance, ia pauvreté, la moleslie, l'humilité, le travail, etc. Chaque chapitre rst pourtant accompagné de petites règles propres à exercer dans chacune de ces vertus. Comme jo l'ai déjà dit, on les retrouve toutesdaus les constitutions de saint Ignare. Le but d'ailleurs de la société des prêtres de Saint-Méen n'est autre, comme le disent les constitutions, «pie l'instruction de la jeunesse, les missions, |,i direction des séminaires, l'étude, c'est-à-dire le même que celui de la Société de Jésus.
C'est dans le coutumier que se trouvent réglés les divers exercices de piété qui devront se pratiquer dans la société: les prières que l'on fera le matin et le soir et dans le courant du jour. On y trouve la formule de la consécration de novice, celle de la profession, et une petite litanie composée par M. Cocdro, premier supérieur général uans laquelle sont invoqués tous les .saints protecteurs de la société; les fêtes .solennisées par la société au premier rang .sont la Conception de la très-sainte Vierge, celle de saint Méen, abbé, et celle de saint Vincent de Paul. On y voit de plus les diverses pénitences que le supérieur inlligera au chapitre des coulpes pour les fautes de règle, la formule d'accusation de ces foules; les jeûnes auxquels sont soumis les religieux, les prières qu'ils doivent l'aire avec ies communions pour 'eurs confrères défunts.
Le tout en un mot est réglé avec un ensemble, un détail, une précision qui a tout prévu, qui s'est occupé de tout. Il est claii que pour une société qui n'a pas encore de bien grands accroissements, tant d'observances doivent être quelquefois, en certaines circonstances, lai>>ée> de oié; mais aussi
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ce sont là des éléments de vie qui ne manqueront pas, avec les grâces de Dieu, de donner à cette petite société la graisse de la terre et la rosée du ciel, et à étendre <ie plus en plus devant ses membres le champ du travail et du bien où depuis si long, temps déjà ils travaillent avec tant de zèle, de persévérance et de succès. B-d-k.
MEQLTl'AUISTES.
La congrégation des Méquilarisles a son chef-lieu à V enise. Kilo s'occupe surtout de recherches sur l'Eglise arménienne, sur ses antiquités, sur les ouvrages arménien;. I» ont bâti en 1838 un nouveau couvent de lew ordre, à Vienne en Autriche, dans le bubourg Sainl-Uldaric. L'empereur s'y rendit avec les archiducs Charles et Louis, elle prince héréditaire de Lucques, et pnsa ae~ solennité la première pierre de l'édifie*». M;r Alliéii, archevêque d'Ephèse et noire de Sa Sainteté, et Mgr Aristad Azanan, archevêque de Cèsarée et abbé do la <>onk,rég.ilion, reçurent l'empereur et l'assistenni dans la cérémonie. En partant leprinreiit présent à Mgr Azarian d'une belle mai pectorale et d'un anneau de ^rand prix,» l'architecte d'un autre anneau avec son chiffre, au maître maçon d'une tabatière en or et de 50 sequins aux ouvriers.
Celte même année, deux prêtres arméniens Méquilarisles vinrent de Vienne a Paris, se rendant à Londres, ils visitèrent avec intérêt la Bibliothèque impériale et les manuscrits arméniens que l'on y cotisera, lis trouvèrent dans une bibliothèque furieuse le manuscrit d'un dictionnaire arménien lalin. lait avant la révolution, paria, in* Sonrdet, professeur d'hébreu au collé> >ie Fiance; les deux religieux étaient apiielésetr Angleterre pour y fonder un établissement.
L'abbé Sourdet, censeur royal pour les belles-lettres et l'histoire, était sa vaut cl laborieux. A l'époque de la révolution, il fui le seul des professeurs du collège de Fr*': '" qui refusa le serment. Il >e renra en JuK pas>a quelque temps chez les Méquilarisles, à Veni.se, et se rendit ensuite à Pi>e où li inourul. (I)
MEUC1 (Utfi.iGiEtSKS m-: i-4 coNGinr.vnoi me la), avec ta vie de lu rh'értndt ikrt Mnrie-Cathrrine. f ondatrice de eel in*tttnL Catherine M'Anley, à qui l'Eglise et la société chrétienne doivent l'œuvre édifi*"''dont j'ai à parler, naquit le iour de la fè> saint Mic hel, 29 septembre 1784. Sonore, Jacques M'Anley, architecte, habitait Stormaustown-Honse, tout près de Dublin, en Irlande. C'était un homme d'une grande piété et d'une probité à toute épreuve; il oe craignait pas de faire une profession ouverte de son attachement à la foi ortholo"dans un temps où les Catholiques dïrlaiM'f étaient en butleà la plus cruelle persécuta»» Il était déjà avancé en âge quand il se maria, et malheureusement ses trois enfanh dont Catherine était la cadette, élaienl encore trop jeunes quand il mourut, iH,u' pouvoir apprécier sa vertu. Sa veuve eta.i
MER DES ORDRES RELIGIEUX