ANC
se fait entendre pour l'engager à un noumu sacrifice. Il s'agissait de transporter à Morez, diocèse de Saint-Claude, l'établissement qui avait été une source de bienfaits la j.aroisse Saint-Désiré. Mère Poux, qu'aucune considération ne pouvait arrêter quand il s'agissait de répondre à la voix du Ciel, se rend à l'invitation de son évêque. C'était en 1841. Dieu ne voulut pas en vain mettre à l'épreuve la soumission et la confiant* de son humble servante : il devait réromt>enser tant de vertus et de zèle. La joie la plus douce devait inonder ce cœur si dépouille de loi-même. L'Eglise admettait dans son sein et &ous le vocable des Saints-Anges ■a fervente société. L'évêque de Saiut- Cl.iode, qui l'avait suivie dans sa marche tout en lui donnant des constitutions dressées sur la règle de Saint-Augustin, donnait l'espérance que celte nouvelle congrégation continuerait à édifier l'Eglise i»ar I éclat des membres, et aussi par son dévouement a l'instruction de la jeunesse. Quelquesannées plus tard, en 1844, Mère Poux conduisit une totome de ses tilles à Mâcon, dans le diocèse 47Aatnn. Celte ville fut bientôt témoin des succès dus au zèle et aux talents des sujets ■us a la téte de l'établissement. Le saint évêque qui gouvernait alors ce diocèse, ainsi que son successeur, leur oui donné, dans toutes les occasions, des preuves non équivoques de leur estime et de leur bienveillance Mme Poux eut encore la consolation de fonder une nouvelle communauté a Dole {Jora) le 9 octobre 1835. Deux mois après tUt rendait sa belle âme à Dieu.
Conformément a leurs constitutions, les dames des Saints-Anges élurent une supérieure générale. Le choix se tixa sur celle qui d'abord avait été l'élève, puis ensuite la confidente de la fondatrice dans le gouvernement de la congrégation. Son élection eut lieu le 14 janvier 1856. Les dames des Saints-Anges observent pas la clôture ; les religieuses sont divisées en deux ordres; l'ordre des fcfurs de chœur, et l'ordre des sœurs adjulrices. Elles font les vœux de religion, récitent le petit Office de la sainte Vierge, etc. En doonani les constitutions de la congrégation des Saints-Anges. Mgr de Chamou nomma supérieur général M. Ecoiflier, chanoine de sa cathédrale; Mgr Mabile, actuellement évéqoe de Saint-Claude, lui confirma les mêmes titres.
ANGE-GARDIEN (Cosgrégatio* m» sokcrs oc l), maison mire à Quit'.an (Aude).
Cet institut a été reconnu comme congrégation à supérieure générale par décret impérial en date du 11 décembre 1852.
Les sœurs de l'Ange -Gardien se conservent spécialement au soin des malades pauvre» à domicile et à l'éducation des enbots de la classe ouvrière dans les crèches , ies salles d'asile, les écoles primaires et les ouvrotrs. Les indigents sont admis gratuitement.
Us <œurs tiennent aussi des écoles roix-