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rieure, qui «Tant de mourir avait demandé à Mme de Lézeau de devenir la Mère de ses chères filles.
Ces six premières Mères de la congrégation furent : Mesdames Maroteau, sœur Marie-Aimée de Chantai; Dagoty, sœur Marie de la Croix; 1'Ëcureux, sœur Marie-Geneviève de Sales ; Provost, sœur Marie-Angélique; Webb, sœur Marie Arsène; Leiupereor, sœur Marie des Anges. Dès lors toutes commencèrent à enseigner aux enfants à lire, à écrire, è compter, ainsi que tous les ouvrages qui pouvaient les mettre è même de subvenir à leurs besoins, et les rendre, à leur sortie de la maison, utiles à la société, tels qne lingerie, couture, broderie en or et en argent, etc. Mais à ce moment aucune élève ne savait manier l'aiguille, et un cer* tain temps devait s'écouler avant que leur travail pût offrir une ressource. Celles qu'elles appelaient leurs Mères redoublaient «te zèle, et ce|>endant le gain était encore très-insuffisant; ce fut alors que la digne fondatrice eut recours à la générosité de Son Altesse Impéritile le prim e Louis, plus tard roi de Hollande, ?t de son auguste éoouse. Le prince rédigea de sa main un projet do souscription pour les trente jeunes filles, alignant à chacune d'elles une pension de 2» livres par mois. Il prit pour lui-même les six premières souscriptions; la princesse en prit «leux, Sa Majesté l'impératrice Josôi tune souscrivit |K>ur dix autres, et se dé- • iarii protectrice de la maison des orphelins. I'*r l'intermédiaire de ces augustes personnages, l'établissement recouvra des ressource» plus considérables que celles qu'il avait perdues au jour de l'ouverture. Mme de Lékiu et ses compagnes adoptèrent les règlements et le costume des dames de la communauté des orphelines de la Mère de Dieu. M. de Pierre, curé de Saint -Sulpice, dès (Tact la révolution, et qui avait pu apprécier l*s services rendus par cetto œuvre avant r*ue ép >que,reconnnl Mme do Lézeau comme 'H|»érieure, et fut lui-même déclaré supérieur spirituel du nouvel établissement, en vertu du droit que lui donnaient les lettres latentes de 1678, et que confirmaient celles
1778. Des administrateurs furent nommés, parmi lesquels quelques-uns lavaient été <ie l'ancienne maison. Ces premiers administrateurs furent : M Ramond de Lalande, rurèdeSaint-Thomas-d'Aouin; M. Lamblardie et M. Bertrand, aumôniers de leurs Altesses Impériales le prince et la princesse Louis; M. Maurice de Cararoan, M. Cadet de Chambine, M. Duvey et M. ChapeMier.
Le conseil apporta quelques modifications »ux anciens statuts ; 1* que l'œuvre se bornerait h recevoir seulement les orphelines; i* que l'admission ne serait plus en faveur <'es seules enfants de Saint-Sulpice, mais 'Je toutes les orphelines de Paris, à quelque paroisse qu'elles appartinssent.
Bientôt le nombre fixé par le prince Louis
fut plus suffisant pour le zèle et la charité 'le Mme de Lézeau; elle ne pouvait se décider a refuser de pauvres jeunes filles dont
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les malheurs étaient aussi honorables qu'ils rendaient leur position intéressante. Préludant alors à la mission qui devait un iour lui être confiée, on. la vit, dans le choix qu'elle était obligée de faire parmi les orphelines qui lui étaient proposées, préférer celles dont les pères avaient péri sur le champ de bataille. Le nombre des élèves fut porté a quaranto-six.
En 1807, Mme de Lézeau, au nom de toutes ses filles, adressa à l'impératrice une demande par laquelle elle sollicitait la grâce de reprendre leur ancien titre de Dames de la maison de la Mère de Dieu, et d'y joindre celui de congrégation; de plus, qu'il leur fût accordé d'avoir un noviciat : ee qui leur fut permis. De ce moment, les dames professes se distinguèrent des novices en portant un anneau d or au doigt et une croix d'argent sur la poitrine.
Sur ces entrefaites, le bail fait avec le propriétaire de l'hôtel de Pont étant expiré, la maison des orphelines fut transférée rue du Pot-de-Fer-Saint-Sulnice, n" IV.
En 1809, la pieuse fondatrice eut la consolation de voir les statuts de sa congrégation revêtus du sceau et de l'approbation de Son Em. le cardinal Fesch, et signés par le ministre secrétaire d'Etat le duc de Bassano, et
5>ar le ministre des cultes, M. Bigot de >réameneu.
L'œuvre se continuait et prospérait; le nombre des maltresses augmentait rapidement; elles s'engageaient par de simples promesses à observer l'obéissance à l'égard de la supérieure, et à travailler è l'amendement d» leur vie par la pratique des conseils évangéliques. Cet engagement était temporaire et renouvelé chaque année.
La réputation de Mme de Lézeau s'étendait et parvint jusqu'à l'empereur, au moment où il projetait la fondation de six nouvelles maisons d'éducation, où les filles des membres de la Légion d'honneur, appartenant aux rangs inférieurs de l'armée, recevraient une éducation non moins solide, mais plus simple que celle qui était donnée aux jeunes personnes admises dans les maisons d'Ecouen et de Saint-Denis. Mme de Lézeau
f>arut à l'empereur être la femme propre à 'œuvre qu'il méditait. Un décret rendu à Rambouillet, le 15 juillet 1810, fixa la création de six nouvelles maisons, dont la direction était confiée aux dames religieuses de la congrégation de la Mère de Dieu. Mme de Lézeau demeura supérieure générale de la congrégation.
Ce fut avec bonheur que la vénérable Hère reçut ce nouveau champ ouvert h son zèle; une incertitude lui restait cependant, son cœur maternel n'aurait pu la résoudre à abandonner les enfants qu'elle avait recueillis; que deviendraient-ils sans sou secours 1 Elle soumit ses .miiétés à l'empereur qui les comprit, et daigna admettre les orphelines de Saint-Sulpice au nombre de celles qui devaient composer les maisons Impériales.
De ces jeunes personnes, ainsi adoptées
MîC DICTIONNAIRE par la souverain, plusieurs consacrèrent les Clients quelles lui durent, nu service (Je la patrie qui les avait élevées, en embrassant la vie religieuse dans ln congrégation.
Les maisons impériales .succursales de Saint-Denis devaient être situées : l'à Paris nu Marais, rue Barbette, n* 2; 2° dans l'anrienne abbaye de B.-irh aux, département de Seme-el-Marne; .'{'' dans l'ancienne al. hâve