‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 163 sur 323 · III MIL DES ORDRES · texte numérisé non relu

III MIL DES ORDRES

no prince du sang, avec l'agrément du roi. xir l'ét u du Saint Michel » sur la face de la

ra. ration, ou lit l'épigraphe suivante : (/vii ut Dcm f

.sur les quatre parties de la croix sont les impies F. F. F. P. qui signifient pirtai, ftjttiiu , fortiludOy perteverantia : piété* hùélih', force et persévérance. Au revers f à la légende : Dominas polena in prctlio.

MILICE CHRÉTIENNE ou DR LA CON- CEPTION (ORDRE DBS CUEVAUERS DE LA)

Ce f ji Charles de Gonzaçue de Clèves, dur Je Nivernais et Relhclais, pair de Franqui institua cet ordre à Olmilz, Tan 1618, sous la protection de Notre-Dame et iojmt Michel. L'année suivante, plusieurs h- .'neurs le reçurent a Vienne eu Autriche. I?î «loin principaux préceptes de la loi éungélique étaient les fondements de celte uni ne chrétienne. Aimer Dieu de tout son jiur et de toulo son Ame et son prochain ,'imme soi-même. La Un de cet ordre était vc procurer la paix et l'union entre les r.nceset les peuples chrétiens, cl de délivrer des mains des infidèles les Chrétiens ;ii gémissaient sous leur tyrannie. Les s taille cet ordre contenaient vingt-cinq nrii'lo>. 11 était dit dans le VU* qu'il serait composé d'un chef.de douze grands prieurs, ;t soixante-douze grands-croix, de comtraedeurs et de chevaliers. Il était ordonné lins l'article douze que cet ordre aurait ;>»ur marque deux croix dont une d'or touillée de bleu, ayant d'un côté l'image •J* ?wire-Daiue tenant Notre-Seigneur entre l^bras et de Outre côté celle de saint ileliel. Cette croix devant êire portée au i»u avec un ruban de soie bleu et or, large Je trois doigts. L'autre marque des cbeCaii r» devait être de velours bleu, en broderie d'or, dans le milieu de laquelle était l'image delà sainte Vierge environnée de jmi<£ étoiles, portant Notre-Seigneur entre <e*l>ras, un sceptre a la main droite , et un rroîssant sous les pieds. Autour de cette Rurqtie était le cordon de Saint-Fançois, et ^ juatre angles de la croix, il sortait des diurne* d'or. Le gouvernement temporel ')f tel ordre était divisé en celui du Levant, "lui .le l'Occident et celui du Midi. Le gou- '-'iiement de l'Orient comprenait le pa^s * Al[-es el d'Italie, depuis la mer Adna- 'fiejusqu'flu Rhin. Celui du Midi s'éleni <l«putsle Rhi-n jusqu'à la mer de Gênes, fin lui(Je l'Occident comprenait les autres de l'Europe. L'élection d'un chef se w'iil par vingt-neuf prieurs qu'on avait 'rés au sort. Entre leurs œuvres pies, en '"i^i n»ii; nui mérite d'être distinguée. Le Kurde, la fête de la Conception de la sainte '«erge, il y avait vingt-cinq jeunes demoi- ^!les, bien nobles, dont trois tiraient le> billets |iour l'élection du chef. Leur habit ^•J'ibleo céleste. Les chevaliers devaient donner cinquante florins pour aider à marier; ils étaient aussi obligés de réci- ,,<r leur bréviaire el de faire les vœux rc- Lors.ju ils alla. eut en campagne, ils

Dictiosx. ue> Ordres reuo. IV.

avaient sur un des côtés de leur enseigne, une croix avec l'image de Notre-Dame.

MILICE DORÉE (Chevaliers de la).

Grégoire XVI Souverain Pontife.

• Pour en perpétuer la mémoire.

« L'esprit el le rœur de l'homme n'étant jamais plus puissamment encouragés à pratiquer fa vertu avec zèle, à entreprendre de grandes choses, à accomplir de belles actions, que par le zèle religieux, par le désir de la gloire, par l'espoir d'obtenir pour récompense les honneurs et les louanges, les Pontifes romains, animés du désir ardent de travailler à la prospérité de l'Eglise et de l'Etat, ont la sage habitude de créer des ordres de chevalerie, de rétablir dans leur ancien lustre ceux qui existaient, et de les enrichir de nouveaux privilèges, pour exciter plus efficacement les hommes à la piété el à la pratique de toutes les vertus ; ne convient-il pas surtout à celui qui, par le choix de Dieu même a été placé sur la chaire sublime du Prince des apôtres, d'apporter tous ses soins pour que les hommes plus enflammés par l'espoir d'acquérir des honneurs et de la gloire, étudient et pratiquent en première ligne la religion, la piété, la justice el toutes les vertus; qu'ils apportent toute leur application à cultiver les lettres, la science el les beaux-arts, et qu'ils s'eiTorcent, qu'ils consacrent toutes leurs facultés à tout ce qui peut contribuer a la splendeur el à la prospérité de l'Eglise catholique et du gouvernement. Personne n'ignore que, parmi ces ordres de chevalerie, aucun ne brilla d'un plus vif éclat que celui de la milice dorée, à cause de l'antiquité de son origine, à cause du motif do son institution, et par l'honneur qui y était attaché, el à cause de l'opinion qui a prévalu el qui a été confirmée par des écrivains d'une grande autorité; opinion quia reconnu Constantin le Grand pour le fondateur de cet ordre. Ce fut à l'occasion du prodige éclatant qui lui montra clans le ciel une croix entourée d'une lumière brillante, et de la merveilleuse victoire qu'il remporta a la suite de celle vision, victoire qui le fit triompher d'une manière si miraculeuse du tyran .Maxence. Celte opinion nous apprend aussi que cet ordre fut approuvé par saint Sylvestre, notre prédécesseur, et qu'il revêtit lui-même I empereur Conslantin de cette décoration. C'est pourquoi, dans les temps anciens, les Souverains Pontifes et ies plus grands princes en firent le plus grand cas ; el les Papes n'accordèrent cette décoration qu'à ceux qui, par leurs services éclatants, avaient surtout bien mérité de l'Eglise. Cependant, comme cet ordre avait perdu de son éclat et de la considération dont il avait joui (par la suite des temps et par la vicissitude des choses humaines), suivant les exemples de nos prédécesseurs, nous avons décidé de lui rendre son premier éclat, et d'ajouter des honneurs à ceux dont il jouissait déjà ; car, puisque tous ceux qui sont destinés à être membres de cet ordre,

H-, M.L bH.TioNNAllŒ

outre • honnêteté, la probité et le zèle ordinaire pour la religion; outre leurs connaissarues dans les sciences les belles-lettres et les lois «Je la discipline; outre qu'ils doivent exceller dans les beaux-arts; outre la distinction qu'ils ont acquise dans les emplois sacrés, civils ou militaires qu'ils ont exercés, doivent réunir "le généreux rUorts pour se rendre «lignes de cette récompense par des services, des actions éclatantes, pour bien mériter de la religion, du gouvernement et du Saint-Siège, nous avons jugé convenable de rendre à cet ordre sa première splendeur, afin que tous ( eux qui seront doués de ces qualités reçoivent une récompense proportionnée à leur mérite, et soient excités par elle à s'en rendre de plus en plus dignes par leurs belles actions. CVt pourquoi nous décrétons par ces présentes lettres apostoliques, qui doivent être toujours observées, et nous voulons qu "à l'avenir le même ordre, conservant le nom de la Milice dorée, suit divisé en deux classes, l'une de commandeurs, et l'autre de chevaliers ; que, tous portent le collier, l épée et les éperons d'or, jouissant de tous les droits, de tons les privilèges dont ces chevaliers ont joui jusqu'à présent, dans les limites établies par le .sacré concile de Trente. Nous ordonnons qu'ils portent la croix d'or selon le mode et la l'orme prescrits par Ueiioit XIV, noire prédécesseur, dans ses lettres apostoliques du 17 septembre 17»f>, de manière cependant qu'à l'avenir la croix suspendue à un ruban de soie rouge, séparée par deux bandes noires avec «les bords rouges, porte au milieu, sur un champ d'émail blanc, l'elHgie de saint Sylvestre ; et aliu d'établir une différence entre les commandeurs et les chevaliers, nous ordonnons que les commandeurs porteront suspendue au cou la grande croix fixée à un long ruban, et que les chevaliers portent sur le côté gaucho ,)e In poitrine celte même noix, mus oune plus petite dimension, suivant l'usage ordinaire des chevaliers; et pour prévenir toute discussion à laquelle pourrait donner lieu le port de celte décoration, nous ordonnons qu'un modèle de chaque croix sera imprimé et remis avec le diplôme à tous les nouveaux chevaliers, et comme un degré d'honneur et de dignité mî distingue d'autant plu* qu'il est réservé a un iilus petit nombre de personnes, nous voulons qu'il n'y ait jamais plus de cent cinquante commandeurs, et de trois cents chevaliers choisis entre nos sujets pontificaux : il sera libre néanmoins à nous et ù nos successeurs d'augmenter ce nonibro dans chaque classe, eu revêtant de ces insignes des hommes choisis parmi d'autres nations. Afin que la raison de cet ordre se perpétue et ne puisse jamais changer, nous voulons de plus que le grand cham elier suit h- révérendissimL«-émineniissi me cardinal secrétaire des brefs apostoliques, et qu'il t on-

Mi I.

dans les temps reculés, ont été reçus -la. s cet ordre de la Milice dorée, nous décrétons qu'on ne reconnaîtra comme chevaliers -pic ceux rpii auror.l été agrégés en vertu des lettres pontificales, et qu'ils pourront Seuls porter l'ancienne décoration; que, ceux-là exceptés, tous ceux qui auraient été reç-ji dans cet ordre pour un motif quelconque, cessent d'en faire pat lie, et perdent le drot de poiler l'ancienne décoration hiilin.

pour que l'entrée dans cet ordre ne >«it ouverte qu'à ceux auxquels cet honneur ser.i donné en vertu des lettres apostoliques, de notre propre autorité apostolique, par la vertu des présentes lettres, nous retirons à tous et à chacun, de tout ordre , de tout grade, de toute condition, le privilège d'accorder cet ordre, quand même ils l'auraient obtenu de nos pi é iécesseurs par lettres a;ostoliqucs et par des constitutions particulières , telles que les lettres apostolique* ï'cl. rrc. de l'aul III, notre prédéccvvur, relatif à ce privilège, sous la date -lu U avi il 1039, avec le sceau de plomb, iell'.-s que celles de Jules III, de Grégoire Mil, de Sixte V nos prédécesseurs, et môme ks nôtres, par lesquelles on dit que nous les aurions continuées, et toutes autres quelconques, auxquelles nous dérogeons «le la manière la plus expresse, en déclarant et en ordonnant qu'à l'avenir elles n'auront aucune force, et qu'elles ne jouiront d'aucune autorité.

«A lin de connaître ceux qui ont obtenu cet insigne honneur en vertu des lettres pontificales, nous ordonnons que, dans l'espa e de huit mois, ceux qui habitent ttome viennent présenter leur diplôme au cardinal de» brefs apostoliques, et que ceux qui vivent sous notre gouvernement pontifical, hors '•» ville sainte, se présentent à leur propre évéque, ou à l'ordinaire. Nous avons la ferree confiance que, par la nouvelle restaura^ ' do cet ordre de la Milice dorée, que j«f l'honneur que nous ajoutons, nous obtiendrons le résultat que nous avons en vu1; c'est-à-dire que tous ceux qui feront partie de cet ordre, et (pie tous ceux qui v seront admis désormais, ne négligeront rien pour répondre à nos vœux; qu'il n'y aura r;ru qu'ils ne fassent, qu'ils n'entreprennent, pour bien mériter de la religion.de la 0<3 ^ de saint Pierre, du gouvernement pei;n..cal, p.ir leurs belles actions.

« Nous décrétons toutes ces chose?, nans les voulons, nous les commandons, nous mdonnons que ces présentes et tout ce quelles renferment, conservent leur valeur, '*>uf efficacité, qu'elles obtiennent leurs entiers et pleins effets , qu'elles soient invir-iablemeiit observées dans toutes leurs parties par tous ceux que leur contenu concerne on concernera; qu'ils en favorisent le parlait accomplissement.

serve avec soin les noms, les grades, u-s jours d'admission et le nombre de tous les ihevaliers. Ignorant quels sont ceux qui,

« Nous refusons à tout juge ordinaire, .r-u égals, aux auditeurs des causes du pal' » apostolique, aux nonces du Sainl-^'V^ aux cardinaux de la sainte Kglise rontf même aux légats a hUtrt, cl à toute auîre

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