W> MIN DES ORDRE
l<r$ortilfl quelconque, la faculté et l'autorité de les juger et de les interpréter autrement ; h nous déclarons nul tout ce qui serait tenté par ignorance ou sciemment contre la leoue des présentes, nonobstant les lettres ipostoliques mentionnées de Henoll XIV sur la croix de cet ordre, de Paul III, nos prédécesseurs, touchant le privilège d'accorder cet ordre ; celles de Jules III, de Grégoire XIII, de Sixte V, également nos prédécesseurs, de quelque manière qu'elles neot été approuvées; nonobstant notre règle rt celle de la chancellerie apostolique, sur le droit et qui no peut être enlevé; nouobstant les antres lettres apostoliques, les constitutions et ordonnances faites par des conciles généraux, provinciaux, synodaux, les constitutions particulières, alin qu'on (misse confirmer et renouveler les statuts, 1rs coutume*, les privilèges de l'ordre de cberalerie de la Milice dorée par serment, |w l'autorité apostolique et par quelque œ<\veo que ce soit. Pour assurer l'effet de ton ce que dessus en faveur dudit ordre, mus dérogeons expressément, mais pour '«te fois seulement, o toutes les constituions sus-mentionnées et à tout ce qui y fait contraire, quelque digne que cela fût c'une expresse exécution.
•Donné à Rome à Saint-Pierre, sous l'anneau du pécheur, le 31 octobre 18M, de notre pontificat le onzième.
■ Signé A. cardinal Laubciuschiui. »
MINIMES (Ordre des Pênes), A Marseille.
Le P. François de Paule-Bœuf, correcteur •« Minimes de Marseille, pour accomplir ■i volonté de Dieu en se rendant à la voix <it l'obéissanco, so démit, en 1845, des foncions de vicaire, qu'il remplissait dans la Poisse de Notre-Dame du Mont en cette '*]|«, et se dévoua inclusivement a une «me qui avait pour but le rétablissement « Tordre des Minimes en France.
hficoura^é par J'heureuse réussite des r^itgieux du même ordre, qui avait eu lieu
1841 , sous les auspices et la juridiction ■i*1 Mgr l'évêque de Marseille, il quitta celle pour entrer dans l'ordre des Minimes •i se rendit à Naples pour y faire son noviciat dans la maison que le P. général lui init désignée.
Devenu religieux, proies, le P. François ^ Paule rentra en France nu mois de novembre 18i5, et jeta les premiers fondements ïune œuvre si utile, dans une petite pa- ™'«e de Marseille, que Mgr l'évêque conta * ses soins et qui avait été le berceau des PP. Minimes qui étaient venus s'y établir
Cinq ans après, en 1850, le P. François d< Paul, comptant uniquement sur les so- <wn do la Providence, fit l'acquisition 11 une chapelle et de ses dépendances, sur 'antique sol qui avait appartenu aux Miniprès de la pleine Saint-Michel et s'y &*!4»tavec la nouvelle famille de religieux. • u fondation dont le P. François de P.uile 'été l'instrument, «dit Mur de M'^zenod.
évêque de Marseille, dans une apnrobation qu'il accorda, « reproduit tonte la perfection des premiers temps de l'ordre des Minimes. L'œuvre établie a Marseille est une réforme radicale, qui en rendant a la France l'institut daus toute sa pureté primitive , pourra avoir un jour des conséquences heureuses pour les Minimes d'Italie. Ceux-ci ne formant qu'un corps avec leurs frères de France , seront ramenés a la stricte observance par l'influence de l'exemple et du zèle; cette réformation mérite surtout d'être encouragée pour l'honneurde l'Eglise et l'édification de ses enfants.»
L'ordre des Minimes a pour fin immédiate la contemplation joinlo a la vie active, c'està-dire que les religieux Minimes, tout en se livrant aux exercices de la prière prescrite par la règle, s'adonnent en môme temps aux fonctions du ministère évangélique. Ils prêchent ies stations du Carême et de l'Avent; entendent les confessions des fidèles et donnent des retraites.
Aux trois vœux ordinaires et selennels û* religion, les religieux en ajoutent un quatrième, celui de la vie quadragésimale , eu vertu duquel, le cas de maladie excepté, leur vie est un Carême perpétuel, tel qu'on le pratiquait dans les premiers temps de l'Eglise.
Les PP. ne .s'adonnent quà l'étude dus sciences ecclésiastiques et a l'exercice des fonctions du ministère. Les frères ne sont employés qu'aux emplois de l'intérieur de la maison; le travail des mains n'est pas d'obligation, la règle cependant ne le défend pas.
Leur principale pénitence consiste dans l'usage strict et rigoureux des premiers siècles de l'Eglise et dans la pratique d'un perpétuel Carême qui consiste dans la privation de chair et de tout ce qui provient de la chair, œufs, laitage, beurre, et fromage.
Ils jeûnent environ sept mois de l'année et se lèvent à minuit pour psalmodier l'office, toutes sortes de chaut leur sont absolument interdit. Les Minimes suivent on tout leRituel romain el toutes les cérémonies qui y sont prescrites.
En chaire et au confessionnal ils ne se servent que de surplis, iU ne revêlent les ornements sacrés que lorsqu'ils remplissent les fonctions à l'autel; partout ailleurs ils portent l'habit monacal, qu'ils ne peuvent jamais quilter, le conservent même pendant la nuil; mais en cas de maladie le médecin peut ordonner de le quitter.
L'habit des religieux Minimes est noir, à très-grandes manches. Leur capuce de mémo couleur est rond , dans le genre de celui des Carmes, et descend par devant et derrière, . jusqu'au milieu de la cuisse, il se termine en demi -cercle. — Un cordon noir aussi noué de cinq nœuds simples leur sert de ceinture.
Dans la saison de l'hiver, ils se servent d'un manteau également noir auquel est attaché un capuce ou cucule, tant dedans quedehorsdu monastère. Ce manteau, quoique de règle, n'entre point, à proprement parler, dans I habit des Minimes, puisque ceux-d
»iT ^ > bit. 1.0
t,t- \t> | ortet'l jamai.» dans a>n un-- céténeniie pub ;que où ils se trouvent i un 1 > elM o: j S de communauté.
D':i|Tt-- le texte rie h urs lègles le- re'.igieui Minimes devraient avo.r i.i tète wcoiiverle avec une simple louronneue piètre et pied» m 1 1 s . Leur habit devrait èlre Je
I étoffe et fie ;a < ou i»-ur 'les UK. PI*. Ca;uiein>, i 'e»tavec cet extérieur de pénitence que le P. François .le l' iule éta l rentrés Marseille après son uo vji i.it. L'.i et ses >* d'anls o,.t si. i vi et pratiqué exactement ce» points ce reJe jusqu'en que le Souverain Pontife- Pie IX leur a ordonné Oe s'unilormcr, ipiarit a l'extérieur, à leurs frères «l'Italie ; et c'est en vertu el par la force de ce décret, donné le 17 juin ISoJ, que les Minimes de Marseille oui renoncé à leur première couleur, oi.l mis des souliers et un chapeau noir.
Les Miniim s de Marseille laissaient aussi croître leur barbe ; le même décret leur a ordonné de la couper et de >e raser souvent.
M1N1MKS ; Or mit: ors Rti.iuiLc sr.s\ n'inbUcs à Marseille.
La translation des religieuses Minimes dans un nouveau monastère eut lieu le jour de l'Assomption de l'année iHol. M^r l'evèque de Marseille qui, malgré ces suivmtedix ans, sait se multiplier pour se trouver à toutes les cérémonies religieuses, s'y était rendu comme le père qui attend les enfants «Je sa famille, h l'entrée de sa maison pour les y recevoir el les introduire.
Cette communauté est l'œuvre de son zèle; non -seulement c'est le seul couvent do France, mais c'est peut-être le seul dans l'univers catholique qui suive rigoureusement la lègte primitive; il peut èlre assimilé aux ordres les plus austères de l'Eglise.
Après la bénédiction de la chapelle et du monastère, le prélat, avec cette noble simplicité el celle touchante familiarité dont il ne se départ jamais au milieu ues siens, a tour à tour félicité les vierges du Seigneur de leur généreux sacrifice, consolé les parents qui ne pouvaient s'empêcher d'accorder une larme a la nature , el édilié tout l'auditoire par le récit des vertus héroïques, dont cette maison allait devenir le théâtre.
II a vengé succinctement, mais en termes énergiques, les vierges du chaire, du reproche aussi injuste (pie sacrilège de n'y mener qu'une vie oiseuse et inutile.
Aujourd'hui on veut bien admettre les communautés religieuses ; le monde leur tait la grâce de leur acrurder, jusqu'à un certain point, droit de cité , mais c'est à la condition qu'elles se livreront à l'éducation des jeune» personnes el qu'on les trouvera près du grabat du malade indigent. C'est sans doute là une belle mission, el la religion n'y a jamais lait défaut , mais est-ce tout? N'y a-t-il plus rien à faire dans le champ des misères humaines? Le monde le dit ainsi, et il veut avoir fait une large concession à la religion eu lui permettant de s'adonner à dos œuvres qu'il appelle philanthropiques ,
>\ i.:: MIS
a lin lie ne pï> leur donner leur véni.i.., i.i-;.:. « L.< chv.i ile, » dit en terminant le rabie prél.it, « n'a | as de limites si élroiu» le» enii ailles de la religion qui l'inspire >-ii •iilaiée»; ei.e sent qu'il y a d'autres besoi; <i.iiis la grande famille chrétienne , el cl est heureuse de trouver dans la divers.i ties établissements monastiques les luoyei d'y pourvoir. U ie ^le grâces ce» précieux sei vailles ou Seigneur, recueillies juur i nuit ;i l'ombre «lu sanctuaire, ont fait de: cendre du ciel comme une rosée bienfaisaiii dans l'aine des pécheurs étonnés eux-u.éiut de leur conversion, n'en pouvant explique humainement la cause. Combien qui dans I cœur de la nuit, à l'issue d'une iêteinondjirj ou d'une débauche, ont entendu la voix *: Dieu eu même temps que le sou de lacli-vl, du monastère'. Combien de fois les fervente prières de ces saintes tilles ont forcé l'an, exterminateur de remettre l'éj ée dans su. foui rcau ?... et lorsque la mesure des m, quités est comblée el qu'il faut à Dieu île victimes à sa juste colère, croyez-vous qui le sang des pécheurs désarme son cour roux? Dans un pécheur immolé il oe uvuïi qu'une victime souillée; mais qu'une mm cachée aux veux du monde, vivant àUw d'expiation continuelle pour des péiii-': qu'elle n'a pas commis, succombe sous Ici coups du Seigneur, sa justice s'apaise silistaile devant une victime enrichie de tous les trésors de l'innocence la plus pure, eu* tout le superllu de la pénitence la plus rigoureuse el la plus volontaire. Lsl-ce !i mener une vie inutile ! »
MISÉIUCOHDK (Concrkg vtio^ oes Saris dk i.a), maison uu're à Seez (Orntr
M. Haï in , ancien vicaire général, ancien supérieur du grand" séminaire de Séez, uu des hommes qui ont le plus contribué à Ij régénération de ce diocèse, fonda, en 1843, la congrégation des Sœurs «le la Miséritorde, i»our le souiagement spirituel et corporel des malades, surloul des pauvres à domicile.
Le courage que ce digne prêtre déplf'.a dans la persécution, le zèle qu'il inootra dans les fonctions du saint ministère, le* 'révaux qu'il entropril, les services qu'il * rendu au diocèse de Séez, pendant sa lingue administration dans des temps si ditii; ci les et dans la fondation de la communal"' «:c la Miséricorde, font connaître l'homme de Dieu et l'un des plus beaux mo.lèiVs <e vvrtu que l'on puis»c oiTriraux Chrtiien».
Ce vénérable prêtre eut le boudeur & venir au monde dans une contrée où la p upart des habitants avaient conservé une M picd'ou le el des habiludes religieuses. H naquit à F resne», département de l'Orn'- Sa mère, surtout, était une femme d'une m>* lide vertu. Les mœurs d'un |wy», et surtoirt les habitudes de la maison paternelle exercent une grande influence sur les mœurs it sur le caractère des enfants. Il en e>l m l'esprit des personnes avec lesquelles '"NJ, vivons dans nos premières a;uiées
Si?
DES ORDllES
de l'air que nous respirons : s'il est pur, il nous soutient et nous vivifie; il affaiblit et I*ri6 souvent des germes do mort, s'il est contagieux ou corrompu. Dès ses premières innées, Bazin donna des signes d'une vertu précoce et bien au-dessus de son âge. On pouvait déjà remarquer dans ses habitudes les indice» d'une grande piété , et comme 1rs premiers signes de sa vocation au sacerdoce. Un jour sa mère le trouva le visage prosterne contre terre et les yeux baignés Je larmes; il voulait réparer, par cet acte d expiation, une faute qui lui était échappée. Il n'avait que de l'éloigneiuenl pour les jeux bruyants et les amusements frivoles. Il il des progrès remarquables dans ses étude*, par uno application constante au Ira* va l; il remplaçait par un jugement solide, par un cœur droit, les qualités séduisantes <{ut oui quelquefois plus d'éclat que de solidité. Ce fut pendant le cours de sa théologie, a Bay eux, que se développèrent cette tendre piété, cet amour de la retraite et ces tenus austères dont il avait donné des marques dès ses premières années. Avant même d'avoir reçu l'onction sainte, il consacrait ses vacances à éyangéliser la jeunesse chrétienne. De sinistres présages se faisaient sentir lorsqu'il se préparait à recevoir la prêtrise. Les nuages s'amoncelèrent à l'hor.roo politique, l'orage éclata avant qu'il edi reçu le sacerdoce.
Quoique M. Bazin ne fût pas prêtre, il se trouvait atteint j»ar les lois préventives; sa vie fut sérieusement menacée. Trahi par relui dont il devait attendre une généreuse l>ruicctico, il fut condamné h la dénorlaion; même en prenant le chemin de l'exil, >! fut poursuivi par la fureur des révolutionnées, et exposé à de grands dangers. Il
rendit à Jersey , où il fut ordonné prêtre, fur i'évAque de Tréguier, le 25 novembre tWi. Il passa de là en Angleterre, où il chercha, pour se rendre utile» toutes les occasions que lui suggéraient sa charité et »on zèle. Kn quittant leur patrie, la plupart de* confesseurs de la foi se flattaient de la revoir bientôt, et n'avaient pris, pour la rMert, que très-peu de provisions : quelle amertume pour eux, quand ils virent des années de troubles se succéder, et notre Minle religion, toujours proscrite comme *>ne ennemie! Que de privations leur imposa w séjour dans une terre étrangère, lorsque toute communication avec la France était prohibée sous peine de mort. Al. Bazin i*^a lotit son temps dans la lecture des Litres saints, des livres ascétiques. Les exerces religieux tenaient toujours le premiei r*ng dans l'ordre de ses journées : le reste "*m tem|« était employé à l'étude de la théologie et à la composition de quelques MWroetions familières.
L?s plus fougueux persécuteurs de la refjf'î" «raient porté en France leur têle sur ^ftafaud. Les autels de la Raison étaient VjW'és sous rexécralion et le mépris. Kir £°l» un concordat était passé à Paris, entre N Samteié Pie VU et la gouvernement