MIS DICT
ner de* rrti nitos a la communauté; il fallait établir une discipline plus sévèro, un plus giand req ccl pour in règle, une plus grande lidelilé à l.i pratique de l'obéissance religieuse. Or cette exacte discipline, < elle religieuse régularité, cette fidèle obéissance dans les plus petit-s i lio-^s , qui multiplie les mentes on sanctifiant toutes les oeuvres, personne n'est aussi propre à les faire péné- Uer dan> i'espril des sa-urs, à les leur faire goûter et pratiquer, que des hommes voués eux-mêmes à l'obéissance, accoutumés au joug de la règle et pratiquant ce, tju'ils eomiii -n-lrni au\ autres.
L • vénérable M. Jlazin n'éprouvait d'autre désir que de voir prospérer son couvre et était heureux de voir le bien qu'elle opérait dans un grau 1 nombre de localités ; en fondant --a i ■ummunamé, le saint | rètre était loin d'en prévoir les prodigieux accroisseuieiils. Son intention avait été de réunir auiour de lui une famille spirituelle, composée de tilles pieuses et dévouées ; de les e\ créer aux pratiques de la vie chrétienne et religieuse, en le* appliquant selon leurs forces ou soulagement spirituel et corporel des malades, surtout «les malades pauvres; mais il ne soupçonnait pas qu'en peu d'années et sous ses \eux sa communauté se répandrait s ir quatre diocèses, ». ans quinze établisscments : et qu'elle aurait besoin, pour se maintenir dans la ferveur et accomplir dignement sa mission, d'une organisation presque semhlahle à celles des ordres religieux proprement dits.
Le fardeau devenant trop lourd pour un vieil tard toujours biùhnt de l'amour do Dieu, mais dont 'es l'.e ulies et surtout la mémoiiv timiininieiil de jour en jour. Monseigneur donna p'us dVtcnduc aux pouvoirs de M. Durand, alin qu'au besoin, et tout en eonseivant un profond respect pour les volontés du vénciab'e fondateur, il pût prendre les mesures iit « e«sa res aux intérêts de la congrégation. Mgr joily fut transféré à l'archevêché de Sens, dont il a. la prendre possession au commencement de l'année 18 » 't. Le vénérable prélat fut vivement regrelt-.'e la communauté de la Miséricorde pour les s.u.'s réformes qu'il v avait introduites.
Mgr Housseb i fut installé le Carême suivant. Dans toutes les occasions qui se soi t présentées, ce prélat a montré le plus vif intétèt à cette congrégation, il a complété t è-a\.!i:ta4eus. -lient les utiles rélorincs du. s a son prédécesseur, on approuvant l'admissM.n des sieurs converses destinées à aider les professes, à se livrer aux soins temporels et aux travaux extérieurs. Par cette sage mesure , en donnant tf utiles auxiliaires aux sonirs professes, il a facilité l'. nliée de l'établissement à de vertueuses tilles propres à devenir de ferventes religieuses t-t à rendre de véritables services, tandis qu'on aurait eu la douleur de les renvover faute d'instruction ou d'autres qualités, si on n'avait eu ù leur confier ces nu>ilcsics emplois.
!>. ]»»» is que des div« -ses modilieations
v.YMitE MIS *j
avaient été apportées aux constitutions .: la Miséricorde, M. Hazin sentit qu i! dtv.i s'elTaeer peu à peu pour laisser agir pS librement le directeur et le conseil, dév»r niais |ilus en état que lui de gouverner J'.i prés les principes de la nouvelle règle. îsîii renoncer a la charge de supérieur , il b>rii son action à donner quelques cncoiira*" monts, à sanctionner le bien qui s*opér;i et h fjire desrendre par ses prières le>té nédiclions du ciel sur sa chère fa.ml'f. C fut pour lui l'occasion de réaliser !t* va qu'il avait tant de fois exprimé , de ps-^c dans le recueillement et la prière lr> d»r ibères années de sa vie, afin île se pr yirc a rendre compte a Dieu des actes de >a k-n gue carrière. Cette partie de sa vie ne fi: pas moins édifiante; elie a été remplie! vertus, qui, pour avoir été radiées , iu> tu rent pas moins digues d'admiration.
Il vécut entièrement étranger aux de ce moule; à peine s'aperçut-il .o î. chute de la royauté de Juillet; il ur r:i presque qu'il vivait sous une répul ii |ii" ou sous l'empire. Les révolutions s'.vinm plissaient, les dynasties passaient, les tr.v nés s'écroulaient sans qu'il en fût ému, tow était grande sa confiance en la Provuieao? a due sa volonté soit faite, » disait-il ïom- Vf nt, « Dieu nous aime, il connaît nos k- >oius, qu'avous-nous à faire, si ce n'est <J< nous abandonner à sa conduite?» Il sVntrfleuait conslammeiil avec Dieu; il priait, lisait, méditait, cl les moments lui prisaient courts ; il était avare de son terni"» comme aux jours où toutes les amures in diocèse et la direction d'un établissait nombreux se réunissaient pour l'af . i ^r La prospérité de sa congrégation lui * ausau une grande joie; il éiail heureux de voir arriver les jeunes aspirantes, destiner * peupler bientôt ses divers établissements, mais il se contentait do prier pour sa laroill» et de l'édifier par l'exemple de ses vertus et nomme si les longues heures qu'il crail a des exercices de piété n'eussent pas élé.sullisantes, il priait encore en.iLv:t d'un bon dans un autre.
Il avait la sainte habitude de faire t»ni' lesj urs le chemin de la croix. Celte ap^f ration journalière à suivre les traces sanglantes de l'Homme-Dieu, le cœur pëncf'* et souvent les yeux mouillés de larme», avait excité dans l'anie sensib'e »Ie M. Ibzin un plus ardent désir de suivre sou i'1 '■' Maître dans la voie de la croix; la i"":U :'' cation avait été d'ailleurs pendant sa une de ses vertus les plus familières.
Il ne connut jamais des jours de trêve, ci de moments de rtqios et de délassement, pmais ii n'avait pris de récréation. A |'« ' ^ son repas était fini qu'il se remellatt au twvail pour ne le quitter que le soir, et «|uei ipiefois il lo prolongeait fort avant dans nuit. Au séminaire, comme à la Miséricoro'»-. pendant longtemps il ne lit qu'un repas par jour et une légère collation le soir; il ^' prima même celle collation pendant r'^* sieurs années et s« contenta J'un
m MIS DES ORDRES
.Huer; il avait un seul plal è sa table, du Uauf bouilli.
Il n'est pas genre d'infortune que M. Ba- 2id n'eût cherché à soulager. L'exercice de la chanté, la pratique de l'aumône étaient pour lui une habitude et un besoin. La plupart des vieillards craignent de manquer du nécessaire dans leurs derniers jours, le saint prêtre ne redoutait qu'une chose , c était qu'on trouvât chez lui quelques pièces de monnaie; il se serait fait un reproche de laisser une misère à soulager, une douleur è calmer, une larme à sécher, quand il poovait rendre quelques services : les nécessités des pauvres lui faisaieut oublier jes propres besoins.
Il conserva toujours la plus grande simplicité dans toutes les choses qui étaient à son usage, soit pour ses habillements, soit pour ses meubles, soit pour son logement, («rte qu'il ne comprenait pas qu'après iroir renoncé au monde on conservât quelque attrait pour tout ce qui pouvait avoir •ie l'éclat et de l'ostentation. Pendant qu'il était supérieur du séminaire, il ne cessait d'adresser aux jeunes clercs des recomman- «iiiions pour leur faire aimer cette simplicité. Dans sa communauté il avait fait les prescriptions les plus sévères.
Les réformes opérées dans la congrégation de la Miséricorde furent une des sources de son affermissement et de sa prospérité intérieure. Une des premières supérieures qui contribua à obtenir cet heureux résultat fut Rose Sarmé, ûlle d'un jugement droit, douée de toutes les qualités du cœur propres a lui gagner la conliance; sa direcii <n fut douce et maternelle. Elle mourut à Poitiers dans le cours de ses visites, le 13 avril I8tâ. Deux personnes l'avaient puissamment aidée dans son gouvernement : la Mur Augustin Michel, avec le litre de vicegérante, et la sueur Marie- Rose Poulard , nuitresse ue* novices. Celte dernière fut •nlevée, le 11 janvier 1852, aux affections de la communauté à laquelle elle rendait d'importants services par son esprit, ses talents, l'exemple de ses vertus et l'aménité de son caractère. Après la mort de la sœur Rose Sarmé, les suffrages de la communauté appelèrent à la charge de supérieure générafe l'ancienne vice-géranle, la sœur Augustin Michel; la plupart des améliorations ••opérèrent sous son gouvernement el depuis sa nomination jusqu'au moment où nous traçons ces lignes, novembre 1856, la direction générale n'a pas changé.
Peu de temps avant sa mort, M. Bazin avait eu comme un pressentiment de sa (in prochaine; il ne voulut plus s'occuper quo de Dieu el de l'espérance de le voir dans le "el. Sans avoir aucune maladie caractérisée, il tomba dans un assoupissement qui permit* peine de lui administrer les derniers weremeots. Il rendit son âme à Dieu le 15 novembre 1855, à l'âge de quatre-vingt-huit »ns, »epl mois. Quoique la vie du vénérable fondateur se fût éteinte par degrés, la nouvelle Je sa mort fit couler beaucoup de lar-
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mes; on se rappelait avec attendrissement ses admirables vertus , sou émiuente piété, son mépris du monde, ses aumônes abondantes, sa mortification de, tous les instants.
Le corps de M. Bazin fût embaumé, puis exposé à la vénération des fidèles dans une chapelle ardente pendant quatre jours. Il y eut un concours continuel de personnes de tout âge, de toutes conditions, attirées par l'odeur de ses vertus. Les anciens so rappelaient les longs et importants services qu'il avait rendus à la religion, les pauvres pleuraient un bienfaiteur. Le public éprouvait la même conliance que les sœurs : on se sentait plus porté à réclamer les prières du vénérable prêtre qu'à demander le repos de son âme, qu'on croyait envolée dans le sein de Dieu el jouissant du bonheur des saints.
Depuis les funérailles de Mgr Saussol jamais il n'y eut autant de pompe ni un clergé plus nombreux. Une partie (les prêtres qui n'avaient pu assister à l'inhumation, se tu un devoir d'assister au service funèbre qui eut lieu huit jours après. C'était un juste hommage rendu aux vertus de M. Bazin, au zèl«> qu il avait déployé, aux services qu'il avait rendus au diocèse pendant près de trente années ; il l'avait peuplé de bons prêtres, auxquels il avait communiqué son amour pour Dieu et son désir du salut des âmes. La congrégation qu'il a fondée, et sur laquelle la Providence a déjà répandu tant de bénédictions, suflirait pour perpétuer sa mémoire.
Cette nouvelle association est destinée à répandre de nombreux bienfaits et à rendre des services précieux è toutes les familles. Plus que toute autre elle renferme dis éléments d'avenir et de prospérité. Lo plus grand nombre déjeunes lit les qui so présentent pour entrer dans une maison religieuse appartiennent à des familles honnêtes, mais sans fortune, ou à des parents qui se feraient un reproche d'employer une partie de leurs revenus a favoriser leur vocation; c'est un malheur ou une injustice; voilà |K>urquoi il y a tant de jeunes personnes qui sont privées de suivre leur attrait pour la vie religieuse ; voilà ce qui explique aussi pourquoi les vocations affluent à la Miséricorde, ou la dotation n'est pas une condition de leur admission, et où la porte est ouverte à presque toutes les filles qui se présentent avec les qualités requises pour remplir les fins de l'institut.
Les services, si précieux el gratuits que reçoivent des sœurs les paroisses, rendent faciles des établissements qui n'imposent d'ailleurs quo de faibles sacrifices aux communes; car, en n ellant do côté l'intérêt matériel el la sécurité que la présence d'une sœur offre aux familles, surtout dans ces moments douloureux où la mort laisse souvent uue maison tout en désordre; de quel intérêt n'est-il pas pour un malade d'avoir unie sœur à ses côtés? Quel avantage ne lire-t-il pas de ses soins a>sidus, de son expérience, de ses attentions, de sa vigilance,
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MCTIONNAIRE
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de ><mi exa lilude dans l'application «les remèdes indiqués par l'homme de l'art? On sait combien île malades succombent par l'imprudence des personnes qui les entourent et par l'emploi des dangereuses recettes vantées par l'ignorance et exploitées par la crédulité.
Au point de vue religieux surtout, quelle est la famille qui ne veuille, au inoins dans les grands dangers, procurer à ses membres les remèdes <Ie lmne et les consolations que l'Kglise olIVe à >es enfants. Kt dans ces iiminenls décisifs, (pie do secours rendu* parla sieur de la Miséricorde! Combien d'hommes indifférents .sentent leur foi se ranimer et leur cœur s'enllammer auprès de ces anges de la terre! Combien de cœurs durs, intraitables, ont cédé aux insinuations de leur charité! Les personnes pieuses ont besoin elles-mêmes d'être soutenues et foi tiliées dans ces pénibles circonstances; fut-on un saint, on désirerait avoir un saint à ses côtés pour recueillir de sa bouche quelques paroles d'encouragement. Faut -il s'étonner si on désire dans les paroisses former île pareils établissement*, >e procurer de pareilles ressources, du si puissantes auxiliaires? Ajoutons à cela l'impression favorable que le dévouement des sœurs produit dans tous les lieux où elles sont établies. Leur vie entière, jusqu'à ce que leurs forces soient épuisées, se passe dans l'exercice de ces pénibles devoirs de la charité. Ou los voit souvent passer deux, trois ou quatre nuits de la semaine sans témoigner ni ennui, ni répugnance. Viennent les maladies contagieuses, les lièvres pestilentielles, le choléra, elles bravent le danger; elles sont partout où les appellent les pauvres malades; elles oublient le danger qu'elles courent pour multiplier les secours et les consolations. C'est !e louchant spectacle qu'elles ont donné à l'Aigle, h Mortagne, au Mans et ailleurs. Lorsque, il y a quelques années» une maladie épidémique régnait A Poitiers, les sœurs ne suffisaient plus pour soigner les personnes atteintes, on fit appel à Séez, au dévouement dos sœurs et des novices ; trente personnes se présentèrent pour partir; il n'y eut que l'embarras du choix. Plusieurs furent victimes de leur charité, mais le lendemain un nombre égal avait répondu à un nouvel appel. L'héroïsme de ces sacrilices, et le bien sensible opéré par la charité des sœurs de la Miséricorde , a fait sentir le besoin de voir leurs maisons se multiplier, et c'est ce qui s'accomplit.
L'intérêt tout particulier que les sœurs portent aux malades pauvres, ou plutôt la préférence qu'elles leur donnent, suivant les intentions du digne fondateur, ne contribuo lias peu à leur gagner la conliance de tout le monde, et à leur assurer la protection des administrations et des personnes bienfaisantes. Plus elles montrent de désintéressement, plus on croit qu'il est comonable de les aider à remplir leur sublime mission. Un homme riche, d'une ville remarquable, conseiller municipal , se présenie à la commu-
nauté, et prie la supérieure d'envmcr H, et lui une sœur, pour passer la nuit près «Si- •:• femme qui est malade. Tout examen fait. > supérieure lui exprime le regret «le ne pou. voir le satisfaire. — « Comment se lait i que madame la supérieure n'ait pas une *i;hi pour Mme N...? — G la vient. Monsieur, il> ce que nous axons h soigner trop <ie im lades pauvres; presque toutes nos su'ur« y sont occupées. » Le conseiller muimif; se relire ému et en murmurant. CepeiMji;t rentré chez lui, réllé» hissant sur la ron-iu 1. de la supérieure et sur l.i sienne, il s'aperçoit (jue ce n'est pas chez lui que se irouTcii1 les sentiments les plus généreux ; peu à pt-, le mécontentement fait place à l'admirât on, et dans une séance du conseil munirijal ; fait une motion pour obtenir un surir II il secours aux sœurs de la Miséricorde, aum!< les indemniser du temps qu'elles consacre) i et des charitables services qu'elles retin t! aux malades les plus pauvres et les plus du laissés. Les mêmes impressions, suivies de-» mômes résultats, se sont souvent renouvelées ; Dieu s'en est servi pour féconder <•<!!<' œuvre qu'il avait inspirée, qui contribuera à le faire glorifier ei à perpétuer dans la mémoire des hommes le souvenir de l'un «lf> plus humbles et des plus fidèles serviteurs do Dieu.
Voici, d'après l'époque de leur fondation, les divers établissements que possède la communauté de la Miséricorde.
A Séez, maison mère en 1823; h Alen<;nn, en 182.'»; à Toulouse, en 1828; à Morla^esur-Huisne, en 1829; à Vimouliers.en 18-W : à ïonchebra) , à Poitiers et à Vire, en 1S&; à Felors (Orne), en 1835; au Mans, è Manier* et à Condé-sur-Noireau, en 1836; à l'Att'e, en 1837; à Argentan, en 18V2; h Lisieui, eu 18iG; à Baveux, en 185G. Les conditions W celte dernière fondation avaient été faite* du vivant de M. Bazin, quoique rétablissement n'ait eu lieu qu'après sa mort.
La congrégation compte dans son sein deux cent quarante sœurs et soixante-quinze n '♦ vices ou |ostulanles; mais il en faudra:! Itcauroup plus pour remplir les vuic> * pour satisfaire aux demandes qui sont adrewws de toutes parts.
Nous n'avons rien dit dans celte notice, do peur de lui donner trop d'étendue, de toutes les instructions que M. Bazin adressait si fréquemment aux membres de la cun-
f;régation pour les former aux vertus et » 'esprit de leur état, pour les préparera I importante mission qui était l'objet do leur vecation, et pour les soutenir dans l'acow plissement de devoirs toujours si pénH,|(,,> souvent dégoûtants, bien des fois daagereux.
Il rappelait souvent aux sœurs de la Miséricorde l'excellence et les avantages soin des malades, et ce qu'elles a va ieni 1 faire pour bien s'en acquitter. Il leur fn*" comprendre que c'était un bonheur !"">■ elles d'avoir été choisies pour se dévi-iK. celte œuvre de miséricorde, qu'il fan' r:Ur
ouelqilelois jusqu'à l'hén'lMUC J'UiM""'
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d'après Notre- Seigneur Jésus -Christ luimême, il regarde comme fait à lui même ce qu'on fait pour les pauvres, qui sont ses membres. Puis il leur rappelait ce que dit Jesus-Christ de la récompense promise, au dernier jour. «Si ceux, »aioulaii-il, «qui n'auront fait que le visiter dans la personne de quelques malades doivent entendro , devant
I univers assemblé, ces consolantes paroles : Untx, Us bénis de mon Père, car j'ai été ma~ lait et tous matez visité [Matth. xxv, 34, 36), quel accueil ne fera-l-il pas, quelles expressions de tendresscu'adressera-t-il pas à celles qui luront fait leur occupation continuelle de les visiter, de les assister, de les consoler, de les extiter à la patience, au regret de leurs butes à l'amour de Dieu; de les portera souffrir leurs maux en esprit de pénitence, à unir leurs souffrances à celles de Notre- Seigneur Jésus-Christ. » Il leur disait que, continuant l'œuvre de Jésus-Christ sur la terre, rien n'était plus noble, plus glorieux pour elles; que Notre-Seigneur était continuellement occupé à soulager des malades, iju'il allait de préférence chez les pauvres l»ur les secourir.
Il leur mettait devant les yeux les services sans nombre qu'elles rendaient aux malades, que leur charité, lour désintéressement, leur dévouement préparaient à profiler des moyens de sanctification qu'un zèle industriel» et prudent saurait leur proposer.
II leur faisait entrevoir l'heureuse perspective de pouvoir mourir martyres de la chanté. • Quels vœux vous restent-ils à former, > leur disait encore ce digne supérieur, « do mourir de la mort des justes? Espérez, mes chères filles; espérez cette précieuse faveur, puisque Jésus -Christ [Uattk. v. 7) a promis de faire miséricorde a ceux qui auront exercé la miséricorde envers les autres. El s'il est dit de l'aumône rori orelle, qu'elle est assez forte pour em- •4'l>er ceux aui la nraliauent de tomber en enfer, que sera-ce oe tant d'actes de charité dans lesquels votre vie se sera consumée? ■
Il réduisait a six les qualités qui devaient accompagner le soin des malades : un zèle infatigable, une compassion affectueuse, une £rao<iedouceur, une patience a toute épreuve, "ne vigilance continuelle, une charité infatigable el que cien uc devait rebuter. (1)
MISÉRICORDE (Soeurs de la), à Montréal.
Les Sœurs do la Miséri?orde, appelées aussi Sœurs de Sainte-Pélagie, ou Sœurs do a Maternité, ont pour vocation d'assister, dans leurs maladies, les personnes enceintes, u)«t pauvres qu'aisées, mais plus |>arlicu!ièrvinent les pauvres. Les sœurs reçoivent thri elles les femmes eu couches, ou elles
transportent è domicile, lorsqu'on les en requiert. La fondation de cette communauté dme de 1848, et elte fut alors érigée cano- "■•jiiement par mandement de Mgr Rourget, a 'a date du 16 janvier, aime veuve Galipeau foi la première supérieure de celte œuvre si U'i-ouunandable, qui remplace, près des femn>«« en couche* la vénalité par la piété. Les
(•) »** à la fiu du vol., n"» t >7.