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contraintes do quitter l'habit religieux, d'aller à la paroisse et d'y conduire leurs élèves, ce qui dura deux années entières. Cette première succursale éprouva, routine on le voit, les mêmes persécutions que la maison mère.
Ce fut en mai 1836 que le mois de Marie fut érigé dans la chapelle, un grand concours de monde suivit les exercices de chaque jour. Cette pieuse réunion avait lieu à sept heures du soir, ei s'ouvrait par lo chant du liegina cceli. Tontes les circonstances de la vie de la très-sainte Vierge furent successivement prèchées; dans les instructions journalières que lit le supérieur général, il déploya un zèle vraiment apostolique. Dieu bénit ses généreux eirorts par les sentiments de piété qu'il imprima dans tous les cœurs. Cet exercice se terminait par le chant d'un cantique à la gloire de Marie. Ce mois qui avait donné tant de consolations, préluda à do nouvelles épreuves. Le supérieur général tomba malade peu de temps après; chaque jour en diminuant ses forces, augmenta les vives inquiétudes de la communauté.
Celle position cruelle alla toujours croissant, jusqu'au 1" m;>i 1837, qu'il nous fut enlevé.
Le 10 octobre 1837. Mgr Ulancquart deBailleul,évêquede Versailles, nomma M. l'abbé Pinard, curé de Monlrouil, supérieur général de la congrégation.
De celle nomination data une ère nouvelle pour la congrégation : son esprit d'ordre, ses connaissances, sa réputation si bien établie dans la ville, produisirent d'heureux résultats.
Après plusieurs années d'un gouvernement sage elécliiirô, la congrégation prit de nouveaux accroissements, par la fondation d'une seconde succursale : elle se lit le 20 juillet 1SV7. Trois ans après, la congrégation eut la douleur de perdre noire bien- vénérée mère Sainte-Chanlal , supérieure générale. Ame grande, forte, généreuse, elle avait supporté avec un courage héroïque, les peines et les épreuves inséparables des fondations religieuses. Ayant bu a longs traits dans le calice de son" céleste Epoux, elle y avait puisé celle énergie qui la reulit pour chacune de ses Filles, un modèle de la ferveur et de la régularité. Sa foi vive, sa tendre cnnliance eu Dieu se manifestèrent avec encore plus d'éclat dans la maladie qui l'enleva à notre amour. Sa perle l'ut immense pour toute la congrégation qu'elle avait gouvernée pendant 30 années. Sou souvenir vivra à jamais dans tous les cœurs. Le titre de fondatrice lui fut décerné d'une commune voix. Sa tendre sollicitude n'abandonna pas sa chère communauté à sa mort ; elle lui eu donna au contraire des preuves louchantes.
Statuts de la congrégation.
Art. 1". — Les religieuses do la Nativité suivent la règle de Sainl-Augustin ; leurs
constitutions sont basées sur celles de sai François de Saks.
Art. 2.— Elles font les trois vœux sirop'» de pauvreté, chasteté, obéissance, qu'eli< renouvellent chaque année, et dont eJii peuvent ôlre dispensées par l'ordinaire quand il Je juge à propos.
Art. 3. — Conformément aux lois exi' tantes, chaque sœur conserve la propriélédi fonds qui lui appartiennent, et de ceuxqi peuvent lui survenir par succession ou au trement; ello peut en disposer confono»
mentaux lois; mais lorsqu'elle en jouit elle le remet au commun de la maison.
Art. k. — La communauté est soumis* pour le spirituel, à l'évèque diocésain; * pour le civil, aux autorités établies.
Art. 5. — Les religieuses professes dési gnent, à la majorité des voix, un supérieu ecclésiastique, dmil la nomination est lati par l'évêque.
Arl. 6. — Elles oui une supérieure géné ralo pour cinq ans, dont l'élection se fa t à la majorité des voix, par les professes (/■ loutes les maisons. On ne peut élire aucuin sieur pour supérieure qui n'excède l'ag."], quarante ans, ou au moins cinq ans de profession et trente d'âge. La même peut èlr< continuée, si elle réunit la majorité des suffrages.
Art. 7. - Chaque maison a sa supérieure locale, dont la nomination est faite par la supérieur ecclésiastique conjointement a»ec la supérieure générale, sur la prcsenlalitm do trois sujets élus par toutes les professes a la majorité des voix. Celte supérieure .«en remplacée tous les trois ans, ou corutiiut • par une nouvelle élection; elle aura au moins cinq ans de profession.
Art. 8. — Elles se consacrent spécialement à l'éducation des jeunes personnes. <*( Jes forment, selon leur condition et leur goût, à l'étal qu'elles doivent exercer »Kvb le monde; la religion est la base de l'instruction. Elles se dévouent aussi à l'instruction des petites filles de la classe indigente. Ces petites filles apprennent également un étal, pour les soustraire a la misère.
Les religieuses do la Nativité sont velue* de noir, avec une guimpe et un voile comne la plupart des religieuses qui suivent la règle de Saint-Augustin.
NA ViUE (Ordre de chevalerie m)
Ce fut saint Louis ix, roi do France, qui institua l'ordre du Navire, en 1269, pour conserver la mémoire des armées nava'e> expédiées contre les Turcs, pour encourager les chevaliers à combattre les infidèles, fl des victoires qu'il avait remportées; c'est pourquoi la décoration était un collier o çr formé de coquilles et de demi-lunes ou >it croissants de lunes, qui esl la décoration ^ Ottomans; on donnait aussi le nom de lunettes aux chevaliers qui en étaient revêt^5' une médaille où était représenté un na»';e
«5 NAZ DES ORDRES RELIGIEUX
dans ta mer y était suspendue. Les coquilles ^présentaient la guerre et «le jiort d'Aignes- Mortc où avait eu lieu l'embarquement.
NAVIRE (Ordre de cdevaleiur bv).
Ot ordre de chevalerie fut institué en 1381 , par Charles III > roi de Naples. Le nom qu'il lui donna est une allusion aux navires des Argonautes, et son motif était d'inspirer aux cbenliers qu'il recevrait dans l'ordre, autant tf'irdeur et de courage que les héros qui Gèrent a la conquête de la Toison d'or. Qarits se déclara chef de cet ordre , et rboiiit pour protecteur saint Nicolas, évéqtie de livre. Il ordonna que les chevaliers de »( ordre célébreraient tous les ans la fête de te saint prélat. Ces chevaliers portaient sur leurs manteaux la représentation d'un vais- Kta sa milieu des ondes, avec les couleurs du roi, et quelques cordons en argent. Les chevaliers les plus estimés, et qui oontraient en ce temps-lè le plus de brasure, se firent honneur d'être admis dans <tt ordre.
NAZARETH (Commcnactb des Sobcrs du