‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 173 sur 323 · SAIHT NOM DE JESUS DE · texte numérisé non relu

SAIHT NOM DE JESUS DE

Dans le diocèse de Bordeaux , près de la léole, il existe une chapelle dédiée à Notretoaiedu Roullo, depuis plusieurs siècles; faiel est placé sur une fontaine; les pèlenu vont avec confiance et ferveur visiter * sanctuaire. Ils seraient bien plus nombreux eucore si les routes qui y conduisent «lient moins impraticables en hiver, et si ta étrangers y trouvaient un asile, quelques ftHonrces.

A côté de la chapelle existe, depuis quatre ans, le couvent de Jésus de Nazareth; il tait destiné à l'adoration perpétuelle du iicré cœur; mais les ressources ont toujours cunijuépour cette fondation. La chapelle se trouve dans la paroisse de Sainl-Micnel La- >uj*ie; on y dit la Messe le dimanche et les jours de pèlerinage.

U sœur Eléonore Onelly se soumet à taoïes sortes de privations, même spirilles, dans l'espoir que, par sa persévér*nce, Notre -Seigneur voudra bien, tôt ou •H seconder l'inspiration qu'elle croit «oir reçue d'honorer le nom qu'il avait vlopté fendant sa vie cachée et mortelle. Pourquoi le nom de Jésus de Nazareth ne *eraîi-ii pas honoré comme son sacré cœur, comme son précieux sang, comme sa tunicomme sa couronne d'épines? Au jar- <"D des Olives il répondit deux fois aux soldats qui le cherchaient. Au sépulcre les »Jges dirent aux saintes femmes : Vous chertetJétut de Nazareth. (Matin, xxvm, 5.) »>nt Piol, sur le chemin de Damas, entendit 'â joix qui lui dit : Je suis Jésus de Naza- (icf. xxu, 8 .) Le premior miracle de *M ^erre se fil au nom de Jésus de Naza- 2\iAct- "»» 6.) Enttn sur la croix, au-des- ™sde la tête de Notre-Seigneur crucifié,

^mmesur l'autel où s'offre le saint sacrifice,

tlikV1 m ,e ,,,eu,e n0,n » Jésus d« N°*a' rfl*. (/oob. xix, 19.) Son érainence le cardi-

(0 % à la An du vol., n» 179.

UiCTiosa. des Ordres relmj. IV.

nal Donnet, archevêque de Bordeaux, a exhorté les pieuses filles associées a la sœur Eléonore , è agréger le couvent de Jésus de Nazareth è une ancienne congrégation; elles n'ont rien négligé pour entrer dans les vues de son éminence et pour lui être agréables; elles attendent maintenant de Mgr l'archevêque l'autorisation de former un ordre nouveau, sous son autorité, en l'honneur du nom sacré de Jésus de Nazareth, espérant qu'alors viendront les secours de la Providence.

Le personnel du couvent de Nazareth est composé de trois sœurs religieuses, d'une orpheline de treize ans ; vingt petites filles fréquentent l'école; il y a, outre cela, trois pensionnaires. Le dévouement de la sœur Eléonore et de ses compagnes est admirable; tout leur désir est de devenir quelque chose pour être utiles et travailler a la gloire de Dieu. Elles comprennent qu'il faudra des miracles pour que le couvent de Jésus de Nazareth, comme le grain do sénevé, puisse se développer et prendre de l'accroissement; en attendant avec confiance le moment de In Providence, elles se glorifient d'être pauvres et de souffrir comme celui qui a voulu naître dans une élabie, être réchauffé (tarde vils animaux, et qui se sert souvent des plus vils et des plus faibles instruments pour l'exécution desesdesseins.(l)

NAZARETH (Congrégation de la sainte famille de), au Plan, diocèse de Toulouse.

La paroisse du Plan, où est établie ta congrégation de la sainte famille de Nazareth, est une succursale du doyenné de Cazères, dans le diocèse de Toulouse. Le 31 mai 1851, le soin de quelques enfants pauvres de la paroisse fut confié à une jeune fille de seize ans, sous le patronage de l'institutrice. Celte classe gratuite commença dans le corridor d'une petite maison. Au bout de quinze jours une autre fille vint se joindre a la première; un mois après en vint une troisième ; elles furent six au mois de novembre suivant, et douze en janvier 1833.

Dès les commencements de cette petite communauté, Mgr Mioland, coadjuteur de Mgr le cardinal d'Aslros, l'avait encouragée, aidée de ses conseils; il lui continua ses soins et ses conseils quand il fut devenu archevêque de Toulouse. Il permit, au mois de janvier 1853, que celles qui avaient six mois de séjour dans la maison prissent l'habit religieux. Ce fut le 2 février suivant qu'eut lieu la cérémonie où les dix premières entrées reçurent l'habit religieux.

Ce n'était pas sans obstacle qu'on en était venu là : une maison que l'on construisait pour la communauté naissante s'écroula ; et. quelques jours après, les filles composant la communauté reçurent le conseil d'entrer dans une congrégation déjà établie ; aucune ne voulut le suivre; et la maison fut reprise sur des proportions un peu plus grandes ; c'était en avril 1852.

En 1853, au mois d'avril, la commune do Calmont, en grande partie protestante, reçui

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