‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 177 sur 323 · MIT · texte numérisé non relu

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M si pathétique, qno ses sœurs étonnées et émues so sentirent pénétrées du saint et eflicnce désir d'imiter ses exemples. A ces nuslérités elle ajoutait des prières ardentes pour toucher plus efficacement le cœur de Dieu en faveur des justes et des pécheurs

Mais Dieu qui ne so laisse point raineren générosité, qui récompense, même dès ce monde, un verre d'eau froide qu'on donne en son nom, répandit ses bénédictions sur cet établissement. Outre une concession de terrains qui leur fut faite par

et par la ferveur et par la puissance de ses des seigneurs, M. le supérieur y en ajouta

oraisons; elle semblait être le plus ferme soutien de cette colonie, aussi M. Souarl, qui l.i dirigea pendant plus de douée ans, convaincu du grand crédit de la sœur Bourgeois pour négocier les intérêts du pays auprès de Dieu, aimait a la considérer comme la pefife Sainlc-Gcneviève du Canada. Kl il était persuadé que quelques eiïorts que fissent les ennemis de la religion de I Etat, la colonie ne souffrirait aucun mal considérable, étant soutenu par les prières de celte sainte Ame. Quoiqu'elle ne prit qu'un sommeil très-court, elle l'interrompait toutes les nuits par deux heures d'oraison dans les postures les plus humbles et les plus incommodes. Malgré sa vie austère, la sœur Bourgeois n'avait rien dans son extérieur qui ne fût propico à attirer les âmes et 5 les gagner au service de Dieu.

Je ne crois pas avoir jamais vu de fille aussi vertueuse que la sœur Bourgeois, écrivait le P. Bouvard, supérieur des Jésuites de Québec : tant j'ai remarqué en elle de grandeur d'âme, de foi, de confiance en Dieu, de dévotion, de zèle, d'humilité, do mortification.

Vers ce temps une vertueuse Iroquoise, Thérèse Tégakouïta, donna un exemple aux filles de la nation en se consacrant a Dieu par le vœu de chasteté, résolution qui lui fut inspirée par J'odeur des vertus que la sœur Bourgeois et ses tilles répandaient à Villemarie. Kilo mourul peu après et laissa elle-même une réputation do vertus, qui n'a fait que s'accroître depuis à l'occasion de plusieurs guérisons miraculeuses qu'on lui attribue.

Entre autres vertus que les sœurs offraient à l'édification publique, on doit remarquer le désintéressement. Elles instruisaient les enfants et rendaient gratuitement toutes sortes de services. Ce désintéressement les obligeait à travailler de leurs mains pour subsister et à s'imposer les privations les plus dures, et la sœur Bourgeois en avait fait une condition l l'admission des lilles qui se présentaient dans la Congrégation. Tout en taisant les écoles, la sœur Bourgeois et ses compagnes travaillaient nuii et jour à coudre, à tailler, pour habiller les femmes el pouf vêtir les sauvages; elles vivaient ainsi sans être à charge à personne. Elles se contentaient de la nourriture la plus grossière , couchaient sur des paillasses avec des couvertures, sans draps; et ce qui relevait devant Dieu le mérite d'une vie si pauvre, c'est qu'elle était volontaire de leur part, el elle leur servait comme d'un moyen pour assister elles-mêmes les nécessiteux,

toutes les

trente-cinq arpents qui étaient en valeur, on put bâtir une grande maison sur le terrain qui était a côté do létable depuis longtemps devenu insuffisant pour le personnel delà Congrégation. En 1670 on pressa la sœur Bourgeois de faire un nouveau voyage en France pour solliciter de la cour des lettres patentes et pour amener de norjvelles compagnes à raison du grand accroissement de la colonie Ello s'embarqua, n'ayant pas dix sous dans sa poche. L'beoreux résultat qu'elle obtint et un concours de circonstances prouvèrent jusqu'à l'évi» dence que Dieu avait ordonné ce voyage el qu'il voulait paraître l'auteur des fruus qu'on en cueillit. Non-seulement le ministre, M. Colbert, lui délivra les patentes signées par le roi à Dunkerque au mois de mai 1671 et enregistrées au parlement de Pans le 20 juin suivant, mais il écrivit encore en [sa faveur à M. Talon, intendant du "Canada.

Elle emmena do France pour vitre en communauté, six filles, dont plusieurs de ses nièces- Flics se rendireut à Paris, duu au Havre J'où. elles partirent le 2 juillet, fêle de la Visitation. Parmi les passagers qui étaient au noiubro de quaranle-cin^ se trouvait M. François Lefèvre, prêtre «3e Sainl-Sulpice. La sœur Bourgeois emportait avec elle une statue miraculeuse devant laquelle elle faisait faire de fréquents exercices de dévotion et qu'on regarda comme une sauvegarde dans la traversée. L'arrivée de la sœur Bourgeois fut un grand sujet de joie pour les habitants do Villemarie; ils bénirent la Providence du succès quelle avait obtenu pour la Congrégation et en vovant arriver pour se consacrer à celte œuvre les zélées coopératrices qu'elle amenait. Mais un autre sujet de joie pour le pays fut l'acquisition que la sœur avait faite de la statue miraculeuse qui devait être bientôt pour les fidèles une source de grâces et l'occasion d'un renouvellement de la dévotion envers Marie.

C'est la sainte Vierge qui avait inspiré le projet de l'établissement des trois communautés pour la conversion du Canada; c est sous son patronage que tous les efforts avaient été dirigés pour accomplir cette grande œuvre; la sainte Vierge n'avait cessé de donner des preuves visibles de la protection qu el <î accordait pour le succès de celle entreprise. Aussi, grandes étaient la dévotion et la contiance dos peuples envers cette bonne et tendre Mère qu'on allait vénérer à la chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours. On ? allait en procession pour les besoins et '<•>

car elles pratiquaient à la lettre .wU.v.o ru, v...vu

règles de la plus généreuse charité à l'égard calamités publiques, et toujours avec suc^t du prochain. c'était la promenade des personnes dévoie^

DES OROHES RELIGIEUX.

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