‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 183 sur 323 · OT · texte numérisé non relu

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Jean de la Barre, prêtre, docteur en droit canonique, chanoine de l'église Saint-Mauri« d'Angers, conseiller cl aumônier ordinaire de la reine mère, vicairo général, tant «spirituel qu'au temporel, de Mgr Charles îliron. Ce décret est du 20 mai 1G23. Co «cil qu'après avoir relaié tous ces moyens rOiistence assurés aux religieuses de la Flèche, qu'il érigea leur maison en monastère sous l'invocalion de Notre-Dame. Il réserve à l'éveque et à ses successeurs d'eiaminer les postulantes et novices, de les admettre a prendre l'babit religieux, et a {lire profession selon que le prescrit le saint rooeilede Trente. Il oblige ceux qui auront l'administration des biens du monastère à lui en rendre compte tous les ans, ainsi au'à la supérieure et au couvent, et à payer claque année au synode de la fête Saint- Lac, 1 l'éveque d'Angers, un écu d'or pour le droit catbédral et en reconnaissance de «priorité.

Pour obtenir celte autorisation définitive , I» habitants de la Flèche s'étaient montrés pleins de zèle, mais une fois leur but atteint, ils oublièrent les engagements qu'ils avaient pru devant leur évêquo. Les religieuses turent réduites à leurs propres ressources, et aux dots des jeunes personnes , issues ti« meilleures familles, qui se présentèrent eoboo nombre pour embrasser la vie religieuse.

Elles obtinrent aussi l'autorisation du roi, «t lu 17 août suivant elles obtinrent l'exemption des droits d'achat qu'elles lui devaient p»or leur maison, en raison de sa baronie de la Flèche.

Peu de jours après avoir reçu l'approbaboo canonique , la Mère Chesne) eut la «isolation de donner le voile à sept postulâtes. Dieu bénit la confiance avec laquelle file s'était constamment appuyée sur sa bonté.

Elle ût élever les murailles de la clôture, et «instruire la chapelle. Lorsque les ouvriers l'importunaient pour le payement de leur travail, elle les priait d'avoir un peu Je patience; puis, ayant recours à l'oraison, elle trouvait bientôt le moyen de les satisfairc par des voies même extraordinaires : amsi la fourrière reçut un jour une somme considérable d'argent de la main d l'une persane inconnue, qui ne dit ni son nom, ni l' raison qui la portait à faire cette libéralité.

Us Religieuses de Notre-Dame, sous la wrwluite si sage, si vigilante, si régulière «le la supérieure, se concilièrent promptenent l'estime et la confiance des habitants <1* la Flèche et des environs. La réputation Je leur zèle et le désintéressement qu'elles "aient montré dans leur établissement Orent espérer à quelques Catholiques d'Alençon qu'elles voudraient bien leur procurer les toémes avantages, sans rien exiger pour leur fondation. Cette ville, qui sous la domination de la reine Jeanne de Navarre, était l'wbée au pouvoir «les calvinistes, s'améliorait de jour en jour» depuis quo le brave

cl zélé catholique Matignon, devenu plus lard maréchal de France , T'avait reprise sur les Huguenots : riiéicsieccpendanl y conservait un grand ascendant, et l'instruction des jeunes Allas n'y était conûéo qu'à des maîtresses de la secte de Calvin. Renée Hamel in, demoisello de la Flèche, qui avait épousé Lenoir, conseiller r.u présidial d'Alençon, appuya ce dessein et s'offrit pour en faire la proposition à la Mère Chesnel. Après quelques délibérations, la supérieure, ravie de voir la continuation des bénédictions du Ciel sur son ordre, répondit qu'elle et ses sœurs étaient prèles ù partir, qu'elles sacrifieraient volontiers leur repos, leurs biens et leur personne pourle salut d'une seule âme, et à plus forte raison pour celui de plusieurs; qu'elles ne demandaient ni récompenses , ni trais do fondation, mais seulement le consentement des habitants et la permission des évôques deSéez et d'Angers.

Julien Pasquiers, curé d'Alençon, s'occupa activement de cette fl (Taire, et décida en faveur do la nouvelle fondation , quatre jeunes personnes qui désiraient se faire religieuses. Mgr Jacques Camus de Pont-Carré, é venue de Séez, ne voulait point autoriser cet établissement avec les seules assurances que Ja communauté de la Flèche avait données par un mouvement de charité; il exigeait d'abord une maison achetée, et un fonds pour la subsistance des religieuses. La Mûre Chesnel trouva bientôt le moyen de lever cette difficulté, par un traité désintéressé, conclu avec les habitants d'Alonçon. Elle Gt acheter une maison appartenant à l'abbé et aux moines de Saint-Martin de Séez. Cette maison était dans uno situation très-favorable, bornée d'un côlé par un bras de la rivière de Briante, qui forme dans la ville une petite lie; le couvent de Sainlo- Claire était sur l'autre bord , et près de la maison destinée aux Filles de Notre-Dame était le temple des hérétiques.

L'évôque, alors, accorda très-volontiers l'autorisation demandée; celui d'Angers en ût autant. Les habitants d'Alençon, pour donner de l'éclat à la réception des Filles de Notre-Dame dans leur ville, prièrent la présidente de la Dernière et la conseillère Lenoir, dont Dieu s'était servi pour faire connaître leur institut, d'aller prendre les religieuses à la Flèche. Un des échevins les accompagna. La Mère Chesnel les reçut à leur arrivée, avec des procédés pleins de politesse, les flt saluer de toute la communauté et leur laissa môme le choix de celles qu'ils voudraient emmener pour le nouvel établissement. Mais ils le laissèrent h sa prudence. Elle leur donna quatre professes : Marie Pelard, comme supérieure ; Catherine Bidault de Rochoforl, Jeanno fielot et Françoise Touchard. Jeanne Royer se joignit à elles, pour les servir, et pour être reçue en qualité de compagne. Les deux premières revinrent plus lard à la Flèche, où elles furent nommées supérieures.

Elles partirent le 28 juillet 1C28, et arrivèrent le lendemain à Alcn<;»u , uù elles fu-

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