‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 184 sur 323 · ST'J NOT · texte numérisé non relu

ST'J NOT

rent reçues solennellement par ics autorités civiles et ecclésiastiques , au milieu d'uno foule immense qui les attendait. Nous voyons dans l'histoire «le l'ordre des religieuses Filles de Notre Dame, jusqu'en 109<), comment Dieu bénit cotte maison. Ce fut dans cette communauté quo la Mûre Marie de la Molhc d'Ozenne, recueillit les principaux documents qui ont servi ù l'histoire do l'ordre. La mort empêcha cetto illustre religieuse d'achever l'œuvre que son zôlo avait entreprise pour la gloire de l'institut ; et la supérieure de Poitiers, h qui ce travail avait été envoyé, le confia au P. Bouzonnier, qui en a fait deux volumes in-4\ Cetto maison d'Alençon a subsisté jusqu'à la révolution. Une de ses anciennes religieuses, Françoise Thérèse Dunoyer, est venue mourir, dans le monastère de* la Flèche, où elle avait été admise, le 25 juin 1817.

Pendant que la maison d'Alençon se fondait avec tant d'édification, la Mèro Chcsnel fut sollicitée de faire un nouvel établissement à la Ferlé-lternard , dans le Maine. Marie Heulin, vertueuse veuve du sieur Boisrichard, de celte ville, se voyant privée do son mari et de tous ses enfants, résolut do fonder une maison de religieuses et de se consacrer entièrement à Noire-Seigneur, Elle découvrit sa pensée a un religieux do Saint-François, et comme elle était incertaine du choix de l'ordre qu'elle devait adopter, le saint houmio lui dit qu'il fallait était! ir une maison des Religieuses de Notre- Dame Elle obtint, le 6 juin 1631 , de monsieur le duc de Viliais Bramas, pair do Franco et seigneur de la Ferlé- Hernard , la permission de les y établir. Mais Mgr Charles do IJeauuiauoir de Lavardin, évèquo «lu Mans, dont elle alla demander le consentement, ne voulut le lui accorder que pour les religieuses de Sainte - Ursule : c'était aussi le désir des habitants de la Ferlé. Mario Heulin, qui regardait le conseil du sage Cordelier comme la voix de Dieu, ne put se déterminera abandonner son premier projet. Elle viul se retirer quelque temps dans la communauté de la Flèche, où elle fut si éditée de l'esprit religieux et de la régularité qui y régnaient, qu'au bout de cinq mois elle sortit pour aller taire do nouvelles instances auprès du prélat. Cette démarche fut encore inutile. File revint à la Flèche avec une de ses amies, pour s'y faire religieuses. Il y avait déjà dix mois qu'elle avait reçu le saint habit; elle ne s'occupait plus que du soin de sa perfection, et elle avait fait généreusement son sacrifice, lorsque l'évéque du Mans, célébrant un jour la sainte Messe, so sentit fort pres>é intérieurement de l'Esprit île Dieu, pour la fondation projetée ; il envoya à la Flèche le chanoine Corberon, porter le consentement qu'on lui avait autrefois demandé. Co retour du prélat surprit agréablement la novice. On traita aussitôt avec les habitants de la Ferté, qui changèrent plusieurs fois d'avis. Enfin, quatre religieuses professes , la sœur Heulin et sa lompajn". Fiam/i^e Gallois, ruinent va

NOT

commencement do février 163.1. Etant route , elles apprirent par deux roessOj qui leur furent envoyés, qu'on ne vou plus les recevoir; que môme on leur f merait la porte de la ville, si elles se /> sentaient. Les religieuses s'abandonnèn à la Providence, et continuèrent leur voya Ee chanoine Corberon, avec deux const lers de la Flèche, qui les accompagnait? prirent les devants pour sonder les dispe lions et ivlmer les esprits. Ils furent rei, assez froidement: cependant les principe habitants promirent de veillera la sûreté <. religieuses. Elles arrivèrent le premier >. manche de Carême, à petit bruit, louèn une maison, où elles demeurèrent six mo instruisant les enfants qui leur étaient co liées. Quelques personnes mal intentionné donnèrent bien de l'exercice à leur patient

Ce temps écoulé, les dispositions des b bitants changèrent à leur égard ; l'estin succéda 5 l'iudill'érenco . l'admiration à l' iiimosilé. Elles achetèrent une maison c faubourg Sainl-Harlhélcmy , où elles furei conduites avec une cérémonie toute noi velle : on y porta en procession le Saini Sacrement ', et les rues furent tendue de blanc en leur honneur. Ayant ensuit trouvé le lieu humide et malsain, les re ligieuses achetèrent, en 1636, une autr maison plus commode, à l'extrémité du mè me faubourg, dans la paroisse de Cherré C'est là que le Seigneur les mit à une ruA et douloureuse épreuve. Le grand iumbu de novices qu'elles avaient reçues , ei lej religieuses elles-mêmes, furent atteintes îe maladies graves, dont la plupart moururent. La maison de la Flèche fut obligée d'envoyer deux nouveaux sujets, pour rempli les fonctions de l'institut. Dieu fut sainement gloritié par les soutînmes «Je c> pieuses filles de Marie. L'histoire de lor-Jrr raconte leurs saintes dispositions, et nécrologes nous montrent le bien qo'e! " tirent dans cette ville, jusqu'à :e que H*semblée nationale constituante, supprinjiai les couvents, les força à se disperser. Uar maison fut vendue comme bien national, *t leur chapelle, depuis le rétablissement culte catholique, a été donnée aui ji'.'t1*4 de la paroisse de Cherré, pour y l'aire l'oiii-f divin, l'Eglise paroissiale de" Saiot-P^ a\ant été détruite.

La dernière supérieure de ce cornent »

élé Mme de Courcelles : depuis 1772. rt avait toujours élé réélue; elle vivait ^iruir? à la Ferté, l'anlSlO. Sa uièce, Mœe la Mustière, morte depuis peu, avait iC\& l'aile du couvent, avec une portion &*1 vaste du jardin ; elle a donné le tout^r'e" liment, à la commune de Cherré.

établissement de la congrégation «j'tww. ' condition que les sœurs feraient gratuites 1 fiole aux petites tilles de Cherrt.tf** le faisaient autrefois les Religieuses Je .< lre-l)atne, qui l'avaient élevée, et qo^ visiteraient les pauvres malades : se.' »*''lé- ont élé accomplies.

Ityis tes deux fondations li maw**"

MCI lONNAlHE

mi

NOT

DES OUDKES RELIGIEUX.

NOT

Flèche trouvait un grand motif d'entretenir son zèle pour la gloire de Dieu. La Mûre Chesnei ne pouvait souffrir le moindre relâchement, son occupation la plus agréable étaitdo travailler aux ornements de l'autel, et toutes ses Filles se faisaient un plaisir de suivre son exemple. Les veilles, les sacrifices, tout devenait agréable à ces saintes religieuses, dès qu'il s'agissait de la gloire de Dieu et de son culte ; aussi vit-on bientôt leur chapelle richement ornée, et tout ce qui tenait au service divin , célébré avec beaucoup do pompe et de piété.

Son zèle pour la perfection de ses Filles était admirable ; elle leur procurait des livres spirituels , des conférences particulières , sur la vie et sur les vertus religieuses. Elle obligeait celles qui avaient la mémoire la plus heurouse de mettre par écrit les sermons et les entretiens spirituels, dont elle faisait de temps en temps faire la lecture. Elle prenait le même soin des maisons d'Àiençon et de la Ferlé, qui étaient ses ouvrages. On lui rendait un compte exact de tout ce qui s'y passait, et elle apprenait avec joie que Dieu y était servi et honoré. La vigilance, la douceur et la fermeté ûreiU do la Mère Chesnei une femme forte dans le gouvernement de sa maison. Son exactitude à veiller sur les devoirs des oûlcières et des autres religieuses ne sentait point l'importunité; sa rigueur h corriger tes fautes ne diminuait rien à l'industrie de sa charité; elle savait adoucir autant que possible le joug de la religion. Elle visitait souvent les chambres, n'y laissait rien de superflu , et aucune ne manquait du nécessaire. Elle se possédait parfaitement, et, conservant la paix de son cœur, elle la portait partout. La mortification intérieure était le principe d'une si grande modération; car elle était d'un naturel prompt et ardent. Elle ne souffrait rien de ses tilles qui tint de la vanité séculière, dans leurs manières ou dans leurs habits. Elle avait soin de les occuper pour éviter l'oisiveté, et de mettre leursouvrages encommun pourleurôter l'esprit de propriété. Elle était elle-même un modèle accompli de dévotion et de régularité,, tout respirait en elle le recueillement, la pauvreté, la simplicité religieuse, qu'elle savait accorder avec son autorité. Sa charité envers les malades était remarquable; elle se faisait leur infirmière et rien n'était trop pénible ni trop humiliant pour elle. Ce grand feu de charité se répandait au dehors, sur les pauvres et les religieux mendiants, par ses soins et ses aumônes; elle ne les retrancha point même pendant les années de disette et de cherté ; au contraire , elle les augmenta et ordonna qu'on fit faire un plus grand nombre de pains pour les malheureux. La Providence bénissait sa charité, en lui rendant le centuple. Dieu voulut que celte digne fllle de Marie entrât plus avautdans la voie des justes, et que sa patience mit le dernier trait à sa sainteté, au milieu des grandes épreuves qui lui étaient réservées, et auxquelles la mort seule mit un ternie. Plusieurs de ses

premières associées lui causèrent beaucoup de peine, surtont la plus ancienne , qu'elle fut obligée de renvoyer à Poitiers: la paix se rétablit aussitôt; mais d'autres afflictions lui vinrent de la part do quelques religieuses, qui animèrent contre elle ses supérieurs. Quoiqu'elle s'acquittât dignement de sa charge, les faux rapports, qu'ils écoulèrent trop facilement, leur firent concevoir des sentiments de défiance, auxquels ils cédèrent en s'opposant à ce qu'on la continuât dans la supériorité. La Mère Chesnei no souhaitait rien tant que sa déposition; contente d'avoir contribué pendant douze ans à la fondation et à l'affermissement de la maison de la Flèche, elle s'abandonna entièrement à la volonté des autres, comme si elle n'eût jamais fait qu'obéir. La Mère Massonneau , qui lut succéda en 163V, lui évita d'autres humiliations, dont cette digne religieuse eût encore profité pour sa plus grande perfection ; car. elle ne conserva jamais le moindre ressentiment de la conduite qu'on tenait a son égard; ne dit aucun mot pour repousser le blême dont la chargeaient ceux qui ne connaissaient pas son innocence. Dieu la tU passer de cet état sur un lit de douleurs, par un raccourcissement de nerfs et par un tremblement de tout son corps. Elle demeura quatorze mois sur celte croix, avec le seul usage de sa langue, comme le saint homme Job, pour donner à Dieu des louanges. Ou ne saura, dit-elle, ce que je souffre, qu'au jour du jugement. Mais cé qu'on savait déja> c'était sa conformité à la volonté divine, et sa générosité à s'offrir souvent a Dieu, pour continuer ce genre de marlyre autant do temps qu'il lui plairait. Notre-Seigneur couronna enfin la patience de sa fervente épouse, le jour de la Pentecôte, 19 mai 1652.

Eu 1637 la communauté élut pour supérieure Marguerite Filloleau. Celte religieuse n'avait encore que trente ans, mais on avait su apprécier son mérite; Mère Chesnei, qu'elle choisit pour mère seconde ou assistante, l'avait elle-même chargée de la direction de ses jeunes sœurs,* aussitôt après sa profession. Cet emploi fortifia en elle l'esprit religieux, qu'ello puisa encore dans les livres de piété, et- surtout dans la lecture de l'Ecriture sainte, et dans les écrits des saints Pères, dont elle savait bon nombre des plus beaux passages. Elle avait une mémoire si extraordinaire qu'elle savait toute la Bible par cœur, et qu'il lui suffisait d'entendre une ibis un sermon pour le répéter littéralement. Elle comprenait parfaitement le latin. Chaque soir elle commentait d'une manière très-intéressante le sujet d'oraison qu'on a coutume de donner pour le lendemain. Son humilité nous a caché beaucoup de grâces particulières qu'elle a reçues du Ciel, car elle ne découvrait à ses directeurs mêmes que ses imperfections et ses misères; c'était son langage ordinaire, et le mépris qu'elle faisait d'elle-même lui inspirait ces sentiments.

Consacré dès son enfance à la sainte Vierge, elle s'ôtudiail a imiter toutes ses

R3 NOT DICTIO;

vertus. Elle trouvait dans l'exercice d'une oraison très-sublime la grâce intérieure «pii animait toutes ses actions, et les lumières «pji la rendaient si prudente dans la conduite des autres, l/amour dont celle sainte religieuse brûlait pour Dieu, ne pouvait souffrir les moindre* offenses contre sa divine majesté, aussi ne laissait-elle aucune occasion de procurer sa gloire. Dans ce dessein elle veillait assidûment au bon ordre de la maison et à l'av-inecnirnl spirituel de ses tilles. Flic leur fournissait tous les moyens, et tous les secours propres à les faire avancer a grands pas dans la perfection : «les exhortations, «les conférences, la direction des Pères de la Compagnie de Jésus, entretenaient ce monastère dans une grande ferveur. L'attachement constant que la communauté a eu pour celte révérende Mère, et les honneurs qu'elle lui a toujours rendus sont de grandes preuves de son rare mérite. Quoique très-jeune encore quand elle fut élue supérieure pour la première fuis, elle fut continuée par cinq élections à diverses reprises, et à la sixième il ne lui manqua que deux voix : elle était alors Agée de quatre-vingts ans. Mais il fallait à sa vertu un poids éternel de gloire , elle s'y disposa par une sainte mort, laissant sa communauté très-florissante et composée de quatre-vingts religieuses. Pendant sa supériorité et celle des révérendes Mères Marie Pélard, Catherine Bidault de Rochefoit, Barbe Piguard et Rousseau, la communauté avait pris beaucoup d'extension. Resserrées dans le local qu'elles occupaient proche les remparts, les religieuses avaient en 1633. obtenu du roi, de la ville et de l'évèquc, la permission d'établir une arcade sur la rue, nlin d'utiliser des maisons qu'elles avaient achetées en face, pour faire les classes aux enfants. En 1G37, elles achetèrent de l'autre côté du rempart, une pièce de terre de vingt-huit journaux, que leur vendit le marquis de la Varcnne, gouverneur du château et do la ville de la Flèche. Ce bien ayant appartenu à la couronne pouvait être racheté d'un jour à l'autre : le roi, 5 la prière lies religieuses, voulut bien renoncer à ce droit, moyennant une rente de six sous six derniers qu'elles [rayeraient chaque année à la baronnie de la Flèche, et une Messe qu'elles feraient tous les ans célébrer dans leur chapelle pour lui, ses prédécesseurs, ses successeurs et la prospérité de l'Etat. Il les autorisa en môme temps fi communiquer ce nouveau local par un souterrain quelles auraient pu établir sous les remparts, le chemin de ronde et la pièce d'eau qui les en séparaient. Ce beau parc entrecoupé aujourd'hui de différentes rues, forme ce qu'on appelle la nouvelle ville. En 1633, Henri Arnault, évèque d'Angers, vint poser la première pierre d'une chapelle plus grande, et en lit la consécration le 28 octobre suivant. Marie Pélard avait fait jeter les fondements «les bâtiments destinés h la communauté ; ils furent continués par les •ultérieures dont nous venons de parler. « t

S'.UKE NOT Ss*

par les Mères de Briolay,DacygneetBelocit,r de Mony.

Ces révérendes Mères eurent la conso,*tion «le voir un grand nombre «le leurs l»i.e« se distinguer par une piété éclairée et ufi zèle ardent pour la sanctification dos jeunes personnes «pii leur étaient confiées, il n>saurait entrer «lans nos vues de raconter la conduite édifiante de chacune; qu'il nous suffise de «lire que la même édification a c-t^ donnée sous les révérendes Mères qui se sont succédé dans la charge de supérieure, el dont nous ne pouvons que mentionner les noms pour la plupart très-connus encore «lans la ville de la Flèche; ce sont Jeanne <ie Sales, Marguerite Ribourg, Elisabeth Gallois, Françoise Ribot, Marthe Denj.au; Françoise Corvasicr «le Vanrobert, P. Denyau, Anne ISail «le la Saintonnière, Callarine Gallois de la Racinays, Agathe Di.rvaulx, Modeste Colasseau «le la Machefollière, et Marie-Thérèse Saullay. Cette dernière exerçait depuis peu les fonctions si pénibles dé la supériorité, quand l'Assemblée nationale força les religieuses à sortir de leurs couvents *et fit vendre leurs biens meubles et immeubles, La communauté de- Notre-Dame de la Flèche comptait alors une quarantaine de religieuses, dont six converses. Le pensionnat ne se corn; ts.i;t «pie d'un petit nombre d'élèves. Alors, comme aujourd'hui encore en Espagne, les pensionnats «le Notre-Dame ne recevaient ordinairement que les jeunes personnes étrangères 5 la ville, et même plusieurs de celles-ci étaient reçues dans des maisons particulières, et fréquentaient les classes gratuites où se présentaient en grand nombre les enfants des riches et des pauvres.

Toutes les religieuses de Notre-Dame furent fidèles a leurs saints engagements, el comme elles ne pouvaient se résigner à rentrer dans le monde, plusieurs se réfugièrent a l'hôpital de la Flèche, ou aux environs «lans certaines congrégations tolérées parle gouvernement. D'autres furent emprisonnées; une d'elles, Catherine Frémoot. fut «léportée à Cayenne, d'où elle revint après la révolution, heureuse de pouvoir se réunir a ses sojurs <|u'elle édifia jusqu'à 5J sa mort (1830). Ces dignes religieuses no purent rester longtemps dans les communautés qui leur avaient donné un asile.

Elles .se rendirent dans leurs familles dont elles furent l'édification par leur vertu, et où elles continuèrent d'instruire les enfants.

Ees temps étant devenus un peu p-calmes, quelques-unes des religieuses qui avaient survécu se réunirent dans une au:* son particulière, rue Vernevelle, où cl If» ti rirent une école privée. Leur nombre salant successivement élevé à onze, elles établiront «Mi 180V, avec le consentement autorités locales, une école publique, fut dès l'origine fort nombreuse et < Joui K progrès firent sentir l'opportunité de rclabln- «elle intéressante et utile cotu:.^nauté.

NOT

DhS ORDHES RELIGIEUX.

os;

On travailla a ce rétablissemonl en 1803, et le 21 mars 1806, un décret impérial autorisa provisoirement l'institut, et permit aux religieuses d'admettre de nouvelles associées; mais elles ne purent profiter alors de celte première faveur.

Pendant plusieurs années dos efforts généreux furent inutilement tentés, pour leur procurer une maison convenable. EnGn II. et Mme Devives, riches propriétaires de la Flèche, s'engagèrent dans ce dessein à donner une somme de 10,800 francs, et Mme Daroust, que les religieuses regardaient comme leur supérieure, et chez gui elles demeuraient, étant devenue héritière do limo Devives, sa sœur, se vit en état d'ac-

Suérir les bâtiments de l'ancien couvent de i Madeleine, qui étaient en vente : celle communauté avait été dissoute en 1789, par autorité épiscopale, après un siècle d'existence. Elle se pourvut auprès du gouvernement et se fit autoriser à l'acheter, et à en faire donation légale à sa communauté : celle autorisation fut confirmée de nouveau dans l'ordonnance du 18 septembre 1816 par laquelle la communauté fut définitivement approuvée.

L'acte de donation fut accepté au nom de j communauté par Mme Péan-Douasne , nommée supérieure à cet effet. Les religieuses étant ainsi devenues propriétaires de ceUo nouvelle maison, hâtèrent les travaux et réparations convenables pour y vivre selon leurs règles.

Enfin arriva le 26 juin 1817, jour à jamais béni dans celle maison. Toutes ces saintes files étaient réunies chez Mme Davousl qu'elles continuaient d'honorer comme leur supérieure. Elles avaient eu la veille la consolation do recevoir une ancienne religieuse de leur maison d'Alençon, déjà nommée plus haut. Le clergé, suivi des autorités civiles et judiciaires, vint processionnellemeul les chercher, les accompagna à l'église paroissiale, où l'on chaula une Messe solennelle du Saint-Esprit; la chapelle de la communauté étant trop petite l>our contenir les assistants. Après la Messe, la procession se remit en marche et conduisit les religieuses dans leur nouvelle maison. Elles se rendirent de suite à leur chœur, pendant que la procession se dirigeait vers leur chapelle, pour y recevoir la bénédiction du Saint-Sacrement et y chanter Alternativement avec le clergé un Te Deum d'actions de grâces, qu'elles renouvellent chaque année avec un grand bonheur.

Nous n'essayerons pas de dire les sentiments dont elles furent pénétrées dans cetle rentrée solennelle, on se voyant encore une fois séjtarées de ce monde qu'elles avaient retrouvé si méchant, où s'étaient écoulés pour elles des jours si longs et si malheureux.... Dans cette sainte sollicitude, ces dignes religieuses allaient |>ouvoir vivre selon leurs règles en vraies Filles de Notre- Dame Plus d'une, au moment de cette installation si pieuse, de cet hommage si cordial rendu a la religion dans leurs per-

sonnes, se rappelait ce jour, de si triste mémoire, où, forcées de sortir de leur cloître, elles n'avaient reçu que des marques craintives d'un intérêt inspiré par leur position, à quelques âmes honnêtes et compatissantes.

Ce jour fut vraiment une fête pour la Flèche et les environs. Tout se passa dans le plus grand calme yun ordre parfait régna pendant la cérémonie.

Le lendemain, M. de la Roche, curé de la Flèche et supérieur de cetle communauté qui lui doit en grande partie sa restauration, entra dans la maison avec l'autorisation de Mgr l'évéquo du Mans, pour la bénir ainsi que le chœur et le cimetière. 11 était assisté, par M. Gournay, aumônier des religieuses.

Rendues a elles-mêmes, ces ferventes épouses de Jésus-Christ s'appliquèrent à faire revivre leur zèle dans tous ses points. Comme elles n'avaient pas encore de supérieure élue canoniqucinent pour les gouverner, elles se réunirent le 18 juillet suivant sous la présidence do M. de la Roche, et choisirent Mme Davousl, qui fut proclamée supérieure, et confirmée dans celle charge par le président délégué par Mgr l'évêque.

Quelques jours après la Mère Perrault, qui exerçait depuis plusieurs années les fonctions de procureuse, rendit ses comptes devant M. le Supérieur et la Rév. Mère, et aussitôt, chacune des religieuses vint avec la plus grande édification apporter ce qui lui restait, soit en argent, soit en objets do quelque valeur, pour remettre tout en commun, et observer strictement la sainte vertu de pauvreté. Leurs ressources étaient bien modiques, mais elles se .reposaient sur la Providence qui venait de mettre le comble û leurs désirs.

L'année suivante, elles perdirent leur révérende Mère et la remplacèrent par la Mère Péan-Douasne, jusqu'en 1827, ou la Mère Piveron fut élue. Eu 1833 il restait un petit nombre do ces vénérables Mères oui avaient passé par les dures épreuves t e la révolution, et elles s'affaiblissaient de plus en plus; les jeunes n'inspiraienl pas encore toute la confiance désirable. Mgr Carron, évêque du Mans, proposa do demander une supérieure à la maison de Poitiers qui possédait plusieurs sujets très-remnrquables, et comme celte communauté avait autrefois fondé celle de la Flèche, la Providence ménagea celle nouvelle circonstance, pour renouveler les liens et les bous rapports de ces deux maisons.

Les religieuses, sous la présidence de Mgr l'évêque, élurent h l'unanimité Mme Pauline Fradin, religieuse de la communauté de Poitiers. Ln double du procèsverbal fut envoyé à la Rév. Mère Ménardière, sa supérieure, avec une lettre signée de toutes les religieuses de Notre-Dame de la Flèche, pour Ta prier d'accéder à leurs vœux. Leur demande fut favorablement accueillie, et Mère Fradin faisant gén reuse-

WCIlOVNAiRE

NOT

r.vi.vj m ..'.-ii de ;* n-vjv-. k- Jl

u.'n, ^■<-'>:u\-Yir\h'i de M. ij ■ ia.er.j j.t, cure !;, K;.; #7t kM. . vj'.:.. jiw.t. q-;i Client

car

rnserver

p*:i< i.'ini pies v j.gt-oMX ans • e:*.e d:gs.e ■= - a ; • *> r i -. i r • - , :>:■'■ • -, ; j m- tr.onm! à l'una- :.;:;ilti;. >■, L- S'i .ire' '^'•n M »-»g-"; et toute ii 'it'/rii*;.;", :.j i • ':, .,:<;.'! .. '.é a p: is i.a g'-3:.J a 'T'M— <"ij.:il. I, avjit ; t-n ore'ieux *Wi s qu'elle t '"i ihj:>v:i, <"-t ■ .►^ï':i e

faisait poser (-t i <'i,:r n j r::.:..-j;v [ rro 'furie nouvcil'j '.iiJ. «lie que Mgr Ikav-er, évèque du Man», v,m rôrwn r>,-r k 13 i.owunbre lfrfii, a — Mé Mgr »>j s,,i.'j!iv, évè que 'le ï?oî »ti - 1 t I.ion qui. »':r si demaude, Y'j i.ijt bien "ili> ;er j or.titkaioment à J " i > s u de ki cérémonie. Cette cliipeile fut dé : iéê a rim:iji< niée C< tn< et t.on de la sainte Vierge. sous fiuvo. •■<tio:i ciale de sainte \ oro-joiid •-• et î fit Cieui ni, martyrs.

Depuis, celte «ligne Mère a fait au*>i construire à neuf un rua^u ili- juc [ -i; - : - - n n .t t et une beMe communauté où eik» se faka t un bonheur d'introduire bientôt s;i nombreuse famille, mais D;eu a\.dt d'à .'.rvs desseins sur elle : c-Ue terre [ a otii i >e à >a f'M, et achetée au prix de la plus I d.>ori»Mi*e Mjllieitude, il lui eu a deaimi k le sac.nftv, mais pour la foire entrer dans un inonde meilleur, et la mettre on possession d'une demeure plus stable et plus heureuse, où ^es vertu !» devaient trouver une éternelle récompense.

Chaque époque a se? exigences. De nos jours, Je cercle de l'instruction donnée aux demoiselles s'est agrandie d'une manière remarquable. Mère F radin le comprenait parfailemcrt, et appréciant tout < e qu'il y a de juste dans ce que lérlaiuml les progrès de notre siècle, elle ne négligea rien pour mettre ses Filles on état de donner une é lucation convenable aux jeunes personnes qui Jeur seraient confiées. Elle ne se bornait pas à exercer ce zèle dans sa maison; son amour pour tout l'ordre lui faisait communiquer ses idées si droites aux nombreuses maisons qui s'estimaient heureuses d'être en relation avec elle. Sans cesse son zè!o les encourageait à marcher dans cette voie de dévouement, et à mettre tout en œuvre pour remplir dignement le but de l'institut. C'est ainsi qu'elle put prêter de ses filles à plusieurs communautés île l'ordre, tant en France qu'à Home.

Depuis la mort si édifiante de cette révérende Mère qui eut lieu le 21 août 1833, la communauté continue d'être animée du môme esprit; elle a fait l'année dernière le sacrifice do sa supérieure, réclamée à Bordeaux pour diriger celte maison, première de l'ordre ; dans la même circonstance, elle s'est encore privée de quelques sujets de grande espérance, afin que l'œuvre importante dont il s'agissait, devint plus facile et plus complète.

Aujourd'hui la communauté «le Nolic-

Dv:;e Je la Flèche se compose de du-hun Mères, douze sœurs de chœur, seize sœur» C'j.n: a. nés, sans compter les novices, le» j j;iu..mtes et les tourières occupes au serv,< e du dehors de la maison. Son pensionlu, un d - s plus florissants du diocèse, ■ o. ; t.* soixante-dix élèves; ses classes ^ratu •. -s sont fréquentées par près de 300 |*.

n ies, et une classe d'adultes réunit tous les dimanches, entre les Offices, m:* soixantaine de jeunes ouvrières.

NO TU F- DAM F. DE SAMONTGIE (Cov;*t- '.\tion de- ScjtLHS de) , à Sumontij',; l. -ir>. '. diocèse de Lyon.

La congrégation de Notre-Dame de Nii;;oi:tg.e a coinmencé à se former en is;j.j. Marie Villeneuve, Marie Tholas et Marte Ouatresens. se réunirent dans la première Paroisse de Medeyroles , arrondisseoietit d'Ambert, diocèse 'de Clermont (Puy-de- DOune , pour fonder une communauté. tll > s'adressèrent à la congrégation des religieuses uTs.son, diocèse de Lyon, département «.le la Loire, ipii sous le nom de N>- Li-e-Dame de Chambrais, fait l'ornement de la contrée et travaille avec beaucoup dô zè e et de sucres à l'i n > l rue lion de la jeun-'>se, et au soulagement des malades. Les rrligiouses d'L^son donnèrent une supérieure à ces trois pieuses filles, ainsi que leurs saintes règles, qui ont pour but de procurer la gloire de Dieu et de servir le prochain. Les règles et les costumes sont les mêmes que les règles et les costumes di'j religieuses de Saint-Joseph, dites du Bon- Pasteur. En 1810. Marie Séden, Anne Guerinin et Marie Bruyère fondèrent une seconde communauté ù Aix-la-Fagette, canton de Saint-Cermain-L'herm; eu 18i0, Marie- Duprat, Marie-Augier et Marie-J<»zannv tirent aussi un établissement h SamonU'ie ^ anton de Bressac.)

Les supérieurs ecclésiastiques de Lym ne voulant pas se charger de la direction de ces trois maisons établies dans le diocèsi de Clermont, Mgr l'évêque, témoin des bénédictions (pie Te bon Dieu répandait >«r ces établissements et du bien qu'ils faisaient, fixa la maison mère à Samontgie, comme la localité la plus centrale. L'oniimnance épiscopalc eut lieu le 5 novembre Itfii. Depuis cette époque, la maison mère a envoyé des religieuses aux paroisses de Vodables, de la Chapelle sous Marcourse,de granJ Kit de la Pes hères, de la Hou rl homme, et de Soubeyrat, toutes situées dans lanternai,™ où régnait la plus grande ignorance.

Ce qui rend plus précieuse la congrès lion des Sœurs de Notre-Dame de Samoiugie, c'est qu'elles remplissent un vide, qu'elles satisfont à un besoin des plus urgents auxquels n'avaient jamais pourvu les congrégations qui existent depuis de longue? années ; se contentant de peu, elles ne sont point à charge aux familles. Ces sœur» ferventes et dévouées aux bonnes <Buvre>.

mettent leur gloire à répandre dans les paroisses perdues dans les montagnes, lii**

not

DES OllDRES RELIGIEUX.

MT

traction religieuse, el avec elle la pratique Je toutes les vertus dont elles offrent le parfait modèle. Elles font la classe aux enfants; elles leur apprennent à travailler, à faire do la dentelle; elles assistent et soignent les malades, Leur dévouement et leur désintéressement admirables attirent sur celte congrégation les bénédictions abondantes du ciel.

NOTRE-DAME DE LA RETRAITE (Congrégation de), ou Notre-Dame du Cénacle. (Voy. Retraite.)

L'œuvre des retraites, but de cette congrégation, a pris naissance a Lalouvesc, petit village des montagnes du Vivarais, où l'un vénère le tombeau de saint François. Régis, i'apôlre des Cévcnnes; Dieu voulant que cette œuvre eût pour protecteur un des grands saints des derniers temps de l'Eglise, formé lui-môme h l'école des exercices qui servent de base aux retraites, et sanctiflé ]>ar leur usage. De là le nom des Retraites Saint-Régis donné à Lalouvesc, à la première maison de l'œuvre.

ta Congrégation naissante fut autorisée eo 1836 par révêque diocésain, Mgr Bounel, érêque de Viviers. Mais c'est à son successeur immédiat, Mgr Guibert, qu'elle doit en t&4 l'approlvation de ses Constitutions et de ses règles sous te nom de Congrégation de Notre-Dame de la Retraite, ou de Notre- Dame au Cénacle ; le vocable et le patronage de Marie au Cénacle, convenant spécialement au but que se proposent les membres de la congrégation. Ce que nous lisons à ce sujet dans les saintes Ecritures suggère Idée des Retraites, et en donne le modèle dans la réunion des apôlres et des premiers fidèles, sous les auspices de Marie, la mère de grâce, avec laquelle- ils persévéraient dans la prière. De plus, ce nom de bénédiction, en rappelant I origine, la Ûn cl les conditions des retraites, offre en même temps dans celte première assemblée de l'Egliso naissante le parfait modèle d'une communauté religieuse.

La Congrégation de Notre-Dame de la Retraite, outre l'approbation de ses constitutions et de ses règles, doit aussi à Mgr Guibert la bénédiction de Sa Sainteté Te Pape Grégoire XVI, et diverses indulgences quil a daigné lui concéder. C'est Mgr Guibert encore qui a sollicité pour elle auprès dejnotre TrèVSainl-Père le Pape Pie IX, qui a bien voulu les accorder, deux indulgences plénières à l'occasion des retraites , l'une en faveur des retraitantes, l'aulre en faveur des religieuses.

La congrégation a pour objet spécial l'instruction religieuse des femmes de toutes conditions : elle tend à ce but par le moyen des retraites, son œuvre principale, et par celui des catéchismes qui se font dans ces maisons, individuellement ou en commun, à toules les personnes adultes qui y viennent dans cette intention. Do plus, elle prête son concours à toutes les œuvres qui ont pour ûn le salut et le bien des âmes.

Elle ne s'abstient qr.o de celles qui demandant des soins assidus et perpétuels, iracomjwtibles avec des retraites conlinues : comme serait l'éducation des enfants, la tenue des hospices, etc., œuvres auxquelles la charité a du reste suffisamment pourvu.

Outre les retraites et catéchismes, la congrégation ouvre ses maisons, cl po.ur le temps nécessaire à ccUffet, aux protestantes ou autres personnes qui sont eu voie de conversion.

On peut considérer ces maisons comme des écoles de doctrine chrétienne, ouvertes à toutes les femmes qui seront amenées à l'y chercher, el des asiles de recueille ment, où celles qui veulent se former à la vie chrétienne trouvent à cet effet toutes les facilités et les divers genres d'assistances désirables.

Les retraites qui réunissent un nombre suffisant de retraitantes sonl présidées par un directeur qui leur donne en commun les instructions nécessaires, proportionées à l'importance de la réunion. Les retraites individuelles sont dirigées par le confesseur de chaque retraitante. Parmi les retraites communes on distingue les générales, ou celles qui sont spéciales, selon qu'elles sont données à des personnes de toules conditions ou à celles d'une profession particulière.

Dans le nombre des œuvres de la congrégation, on peut désigner à Paris l'association des institutrices, l'association en l'honneur de l'Immaculée Conception, pour les jeunes personnes employées dans le commerce, qui leur offre un soutien au milieu des dangers qui les environne. A Lyon on peut nommer la congrégation des jeunes ouvrières de Notre-Dame de Foui vières.

La Congrégation de Notre -Darao de la Retraito compte jusqu'à ce moment quatre maisons, toules soumises à la même supérieure générale. Une à Lalouvesc, près du tombeau de sainl Régis ; cette maison, berceau de l'institut, est dès lors particulièrement chère à ses membres. Une seconde à Tournon sur Rhône. La troisième a été commencée à Lvon en 1840, sur la demande de Son Kminence Mgr le cardinal de Bonald. La quatrième a été fondée à Paris, en 185Q. t ,,.

Une cinquième maison vaêire établie a Montpellier, et donnera aux provinces méridionales son asile de prière et do recueillement.

NOTRE-DAME DE SION ( Congrégation des religieuses db), maison mère à Parie

L'œuvre de Noire-Dame de Sion se rattache à la conversion qui eut lieu à Rome le 20 janvier 1842.

Celui qui fut l'objet do celle grâce se .«entit vivement;pressé, dès les premiers instants où il ouvrit les yeux à la lumière, de faire participer ses anciens coreligionnaires à celle grande miséricorde.

Sous l'influence incessante de celle pensée, il se préoccupait déjà des moyens de la

réaliser pendant si re'.;a.'.c • ''wu.ru du sont baptême.

Il en écrivit à sou fr-'-r.-- , n i — ;-,,nnairê apostolique, qui remplissait le> I >n< lions «],. soiis-direeteur de I \'i r . - ( . i . - ,.\frér. : de Notre- Dame des Vu loues, ;i I',i;is. 1 1- conjura «le faire l'acquisition o'une n/M-c,n pour v ('lover des entant» i*i,'uj'ii.-. et ■ <:..v prO'.-urrr. nvec le roiisen'cu.ent «i<- leur.- p'ireuls , le bienfait de In régénération - hréiic'î,i:e.

Celle pensée parut c x t r r. - ■ r ;i:,.it. e 5 t«>us égards Néanmoins ou r.e voulut | - ■ î r j t la rejeter sans avoir ro.,s4.;é D -u: et le m 's- .sionnaire, se t ( » : : r ri » :. t !a gêneuse bile •le Davi !, lui dit <rt \ 1 * i ■ mi; p'i- lté : . Si c'est vous, ù Marie! qu; voulu/ « • 1 1 «.* o.-uvre, et qui avez inspiré cette | ei;?0e. ùuiesde-moi connaître par un sign..-; en\ o . d sans retard un enfant, un s-ui o:iMui o'Lr>c-l . et ee sera pour u.oi, h veux, comme une marque de votre nppiv,;,:: on!

Le signe ne se lit pu> attendre.

Le même jour, :l rr^M uiie ! e- 1 î r < * de M. l'abbé Aladei, supérieur des L>zn: de Paris qui Hunu tuait qu'une dùuie i-r ielite, dangereusement malade, '.e>u ut, avant de mourir, routier ses deux jeunes ti:>s à des mains ehrélKT.u es. Ce f il au-euno ém • t i - > ri profonde qu'ii se ren lit auprès o.; «vite femme respei table. Il ni u. r.tra. ; n: i I * ■ 1 1 — criture.nueJésUs-Llii i»t était le Messie, l'unique Hédempleur sans lequel il n'y a point de : salut ; que le christhu;«uv. bon d'être nue autre reliai'»:! que celle dv> Juifs, n'é- (ait quo l'aecomi livscmeiu des prophéties sacrées; et que la toi chrétienne n'était que la fui d'Isrecl propagée dans tout l'univers, selon les promesses laites a Abraham et aux patriarches : Toutts h s iui:i> ns </<• la t>rrc seront bâtir* en celui >j'ii an tu a de vous, (tien, \\n, 18.)

Le voile tomba des yeux de cette digne lille do Jacob; elle dem i;: la 'e liaptêrne, et peu de jours après, elle mourut eu bénissant les noms de Jésus et de .Mar e.

La semaine n'était pas encore écoulée, (prune dame israélite, lia pée un récit de la conversion qui s'était accomplie à Home, vint trouver le même prêtre, et à la suite de quelques entretiens, elle lui remît se* enfants pour eu faire des Chrétiennes : luentôt après, elle voulut elle-même être baptisée; et elle amena successivement aux fonts sacrés se> jeunes tils et la famille tout entière de sa sœur.

Plusieurs autres catéchumènes «e présentèrent dans le même temps. Us s'attiraient les uns les autres en se communiquant les consolations douces que leur procurait l'instruction chrétienne. La plupart des jeunes enfants furent provisoirement placées dans la maison de la Providence dirigée par les Soeurs de Saint-Vincent de Paul, et composèrent le premier noyau de l'institut des néophytes.

Ces prémices se développaient, à vued'œil, sous la protection de la miséricordieuse Mère du Sauveur : lo moment était venu d'organi- *or l'œuvre, de la consolider et de lui donner une vie propre.

NAiRE NOT >jji

Mais alors se présentait une sérieuse duii. cuilé. On se demandait (pielles seraient l.-s servant, s (Je Dieu, les niéo e> siurjlueiles q n s'intéresseraient spécialement au salut ■„•« Juifs; qui prieraient avec | ersévérance pour ces restes de l'ancien peuplede Dieu ; ipn dévoueraient à l'instruction des catéclmiunes, h l'éducation des néophytes, aux xnm de tant d'enfants nouvellement n.'s à l'ô^Hsr? Les (.ruigrégations religieuses eiisi; ntr-* t a vaut chacune leur but marqué. I:jur splùec d'activité propre, et ne pouvant d'adieux s'écarter des limites de leurs attributions, n» semblaient pas s'adapter aux condition?

l'œuvre naissante, dont les éléments réclamaient une culture particulière. Sur ce point, l'avenir ne s'était pas encore dévoilé; e: aucune lumière, aucune indication n'avait éclairci une question si importante.

C'était h Home que la première pensée Je l'œuvre nvait jailli : c'est aussi h Rouâ qu'elle devait recevoir sa consécration.

A celte époque, au mois de juin 18*2, k sous-directeur de l'arehiconfrérie >e ren lit dans la cité sainte, avec le vénérable ci.re de Notre-Dame des Victoires. Des son arrivée, il st. mit aux pieds du Souverain Poiiiiii- Grégoire XVI; et après lui avoir exposé oque la divine Providence avait fait, il se sentit encouragé à demander au Saint- l'ère la mission spécial de travaillera ramener .v.i bercail de l'Lglise les brebis dispersées .in troupeau d'Israël. Le vicaire de Jésus-Chris!, digne successeur de l'apôtre des Juifs, daigna accueillir ce vœu; et levant ses deux mains sur la tète du missionnaire, il lui donna, avec une grande effusion de chanté apostolique, la bénédiction qui dut féconder celte couvre salutaire.

La grâce, émanée du siège de Pierre, produisit immédiatement des effets précieux; les conversions se multiplièrent pardes voies admirables; et en môme temps le cœur de Marie, source de toute tendresse maternelle, mil au cœur do quelques pieuses Chrétiennes la pensée de se consacrer spécialement à ÎJ régénération et au salut des Juifs.

Animées d'une vive confiance, ellesrassetnblent autour d'elles les âmes déjà conquises elles eu appellent d'autres, et posent les fondements d'un premier établissement.

C'était au mois de Mario 18i3.

A mesure que les brebis de celle bergerie croissaient eu nombre, le Seigneur augmentait aussi les instruments de la grâce divine. Des Chrétiennes dévouées vinrent successivement se joindre aux premières fondatrices; et toutes ensemble, unies dans un n.éme esprit et un même sentiment, travaillèrent, sous les auspices de Marie, à l'affermissement et à l'extension de leur communauté.

Au commencement de l'année la première maison ne suffisait déjà plus pour abriter les jeunes néophytes. On fit J'flajuisition d'une maison plus vaste, dont le régime intérieur prit graduellement la forme, la règle et les traditions de la vie rcligiciisv: cl la nouvelle famille se plaça tout d'alcrd sntis le patronage de Ncdre-lVunc de Sieu

Page 1